• - 17 NOVEMBRE : CE QUE DISENT LES SONDAGES… Écologie, Voiture électrique, Capitalisme !!!

    - 17 NOVEMBRE : CE QUE DISENT LES SONDAGES … Écologie, Voiture électrique, Capitalisme !!!(Huffpost) CARBURANT – Plus des trois quarts des Français (78%) estiment « justifié » l’appel à bloquer les routes le 17 novembre pour protester contre la hausse du prix du diesel, contre 22% qui le réprouvent, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour France Info et le Figaro publié jeudi 1er novembre.
     
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    NDLR : CE QUE VALENT LES SONDAGES …
     
    « Cette enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par internet les 30 et 31 octobre 2018,représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. (Ouest-France) »
    « Le sondage a été réalisé selon la méthode des quotas sur la base d’un échantillon de 988 Français, âgés de 18 ans et plus, interrogés par internet les 30 et 31 octobre 2018. (Huffpost) »
     
    Ce que notent la plupart des observateurs, c’est que ce mécontentement et cette revendication sont « transversaux » entre la base de tous les courants politiques. Donc, même s’il y a une distorsion manipulatoire des sondages, ils ne peuvent que constater la réalité de l’impact de cette revendication sur les catégories populaires les plus modestes, question ressources et niveau de vie.
     
    (Huffpost) « Le mouvement d’humeur est né ces dernières semaines de la hausse du prix du diesel qui alimente les deux tiers du parc automobile français. Il s’est traduit par des pétitions en ligne et appels à des manifestations autoproclamées « citoyennes » et apolitiques, avec comme point d’orgue un appel à bloquer les routes le 17 novembre, relayé par l’extrême droite.
     
    Selon le sondage, 76% des Français jugent également que la hausse est « une mauvaise chose car il faut avant tout favoriser le pouvoir d’achat des Français, quitte à ce qu’ils utilisent plus longtemps des produits pétroliers » dans les années à venir. Pour 80% des Français sollicités, la hausse des taxes aura un impact élevé sur leur pouvoir d’achat.
     
    Une progression de 23% pour le prix du gazole
     
    En un an, le prix du gazole a progressé d’environ 23% et celui de l’essence de 15%. A 1,51 euro en moyenne la semaine dernière, le prix toutes taxes comprises du gazole a atteint un niveau jamais constaté depuis au moins le début des années 2000. Pour l’essence sans plomb 95, il faut remonter à la mi-2014 pour retrouver des niveaux similaires, à 1,53 euro le litre.
    Si les prix des carburants sont élevés en ce moment, c’est essentiellement du fait de la hausse des cours du brut et des prix des produits raffinés (+35% pour le gazole en un an et +28% pour l’essence) et de l’effet de l’alourdissement des taxes sur les carburants.
     
    La principale d’entre elle, la TICPE a augmenté au 1er janvier de 7,6 centimes sur le gazole du fait de la hausse de la contribution climat énergie et d’une nouvelle étape dans la volonté de rattrapage par rapport à la fiscalité appliquée à l’essence. Sur cette dernière, les taxes ont augmenté de 3,9 centimes par litre. En incluant la TVA, les taxes sur le gazole ont augmenté de 14% et de 7,5% pour l’essence en un an. Et elles doivent encore augmenter l’an prochain, selon le projet de budget 2019 (+6 centimes pour le gazole et +3 centimes pour l’essence).
     
    L’investissement dans les EPR, « une mauvaise chose »
     
    Parallèlement l’enquête révèle aussi que 53% des personnes interrogées voient comme « une mauvaise idée » les investissements dans de nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR, « car il faut arrêter d’investir dans le nucléaire », alors que 46% l’accueillent comme une bonne idée car il faut renouveler les installations actuelles ».
     
    Le sondage a été réalisé selon la méthode des quotas sur la base d’un échantillon de 988 Français, âgés de 18 ans et plus, interrogés par internet les 30 et 31 octobre 2018. »
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    (Ouest-France) « Le principe du « pollueur-payeur » ou de la « taxe éducative et dissuasive »avancé par le gouvernement, qui n’entend pas baisser les taxes sur les carburants pour limiter la hausse des prix, est par ailleurs vécu comme une culpabilisation injuste.
     
    Selon le sondage, 76 % des sondés pensent « que c’est une mauvaise chose car il faut avant tout favoriser le pouvoir d’achat des Français, quitte à ce qu’ils utilisent plus longtemps des produits pétroliers ».
    La grogne contre l’augmentation des prix des carburants, forte notamment d’une pétition signée par 500 000 personnes, se cristallise autour d’un appel au blocage des routes mais le degré de mobilisation est à ce stade une inconnue.
     
    Les animateurs du mouvement apparaissent très divers, certains s’y revendiquant « patriotes »et appelant à « dégager » Macron, réminiscence de la mobilisation de 1995 qui avait paralysé les réformes lancées par Alain Juppé, d’autres réfutant au contraire toute couleur politique. »
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    NDLR : Il est clair que ce mouvement semble bel et bien avoir une origine relativement spontanée, liée au mécontentement populaire réel, mais qu’il a vite fait l’objet de tentatives d’instrumentalisation et de manipulation de la part de l’extrême-droite.
     
    Pour autant, cela n’enlève donc rien au caractère socialement justifié de cette revendication, et donc la pseudo « gauche », en refusant majoritairement de la soutenir, laisse carrément le champ libre à l’extrême-droite pour ses manœuvres et contribue, de ce fait, à la renforcer !
     
    La réflexion des militants authentiquement ouvriers doit donc se poursuivre sur la nature de leur intervention à propos de cet événement.
     
    Elle doit, de toutes façons, partir du principe du soutien à la revendication immédiate, tout en cherchant à lui donner une forme politiquement compréhensible et clairement distincte des manipulations de l’extrême-droite.
     
    Luniterre
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    17 NOVEMBRE : LA VÉRITABLE « ESSENCE » DE L’ÉCOLOGIE POLITIQUE…

    Sous prétexte de vouloir en finir avec le diésel, assurant que c’est pour prouver son engagement dans la transition énergétique, le gouvernement taxe à tour de bras le carburant… et encourage l’achat de voitures électriques… mais ne s’agit-il pas d’un nouveau tour de passe-passe dont Macron est coutumier ?
    En effet, la chasse aux sorcières des « voitures pas-propres » serait destinée à valoriser les voitures électriques, lesquelles seraient la panacée… ce qui reste à prouver.
     
    Ce serait oublier bien vite que l’électricité dans notre pays est à 75% d’origine nucléaire, et à voir avec quelle lenteur ce gouvernement agit pour fermer une seule centrale, on peut légitimement s’interroger sur sa réelle volonté de sortir du cycle infernal du nucléaire, d’autant que personne n’a oublié que le 1er ministre était, il y a peu, un lobbyiste acharné de l’énergie nucléaire… et qu’il songe sérieusement à mettre en route 2 ou 3 nouveaux EPR, malgré l’échec patent de celui de Flamanville, qui, ne l’oublions pas, a multiplié son prix par plus de 3, et pris 10 ans de retard, à vue de nez. lien
     
    Un rapide calcul amène ce constat : 40 millions de véhicules dans le pays, c’est 400 000 MWh, et comme un réacteur nucléaire produit 20 000 MWh/jour, il faudrait 20 réacteurs supplémentaires pour couvrir les besoins des voitures électriques. (…)

    Une étude particulièrement révélatrice de la duplicité du système capitaliste…

    En effet, la chasse aux sorcières des « voitures pas-propres » serait destinée à valoriser les voitures électriques, lesquelles seraient la panacée… ce qui reste à prouver.
     
    Ce serait oublier bien vite que l’électricité dans notre pays est à 75% d’origine nucléaire, et à voir avec quelle lenteur ce gouvernement agit pour fermer une seule centrale, on peut légitimement s’interroger sur sa réelle volonté de sortir du cycle infernal du nucléaire, d’autant que personne n’a oublié que le 1er ministre était, il y a peu, un lobbyiste acharné de l’énergie nucléaire… et qu’il songe sérieusement à mettre en route 2 ou 3 nouveaux EPR, malgré l’échec patent de celui de Flamanville, qui, ne l’oublions pas, a multiplié son prix par plus de 3, et pris 10 ans de retard, à vue de nez. lien
     
    Un rapide calcul amène ce constat : 40 millions de véhicules dans le pays, c’est 400 000 MWh, et comme un réacteur nucléaire produit 20 000 MWh/jour, il faudrait 20 réacteurs supplémentaires pour couvrir les besoins des voitures électriques.
     
    Finalement, la voiture électro-nucléaire génère presque autant de carbone qu’un diésel. lien
     
    Cerise sur le gâteau, les tenants du nucléaire continuent de répandre le mensonge d’un nucléaire qui serait « un mal nécessaire », et qui n’aurait pas d’impact sur le climat. Lien
     
    Une prolifération de voitures électriques génèrerait en effet une nouvelle poussée vers le nucléaire, puisque les énergies propres sont en France singulièrement en panne, accusant un retard considérable par rapport à nos voisins.
    Car, bien entendu, si l’éolien, le photovoltaïque, voire l’hydraulique ou le méthane fabriqué, prenaient le relais, ça pourrait changer la donne… mais ce n’est pas le cas… alors que ça pourrait l’être à l’instar de la Suède, et d’autres pays, réellement engagés dans la transition énergétique.
     
    C’est, en effet, grâce aux eaux usées, lesquelles produisent du méthane, que des bus suédois parcourent les routes du pays sans dégager beaucoup de pollution. lien

    Mais revenons à la voiture électrique.

    Une des critiques, et non des moindres, est relative aux batteries, qui, comme on le sait, ont une vie limitée… 5 ans, même si les constructeurs font les promesses peu crédibles d’un allongement de cette durée.
     
    Ce sont finalement les charges/décharges qui limitent la vie des batteries, mais pas seulement : le roulage par temps froid, les arrêts fréquents, les accélérations trop fulgurantes, l’usage de la clim en été, sont autant de facteur raccourcissant leur vie.
     
    On ne compte donc pas en année, mais en cycles (chargement/déchargement), et généralement, on peut aller jusqu’à 2000 cycles, avant le remplacement des batteries, même si les afficionados de ce choix énergétique assurent que ces cycles atteindront un jour le chiffre de 10 000. lien
     
    L’un des autres problèmes concerne la pollution qu’elles provoquent, et certains vont jusqu’à affirmer que ça pourrait être notre prochaine catastrophe environnementale.
     
    Leur production nécessite des matériaux rares, comme le lithium par exemple, une ressource difficile à extraire et dont la production a des impacts importants sur l’environnement, s’il faut en croire une étude menée en 2013 par l’EPA(Environnemental Protection Agency). lien
     
    Outre le problème de toxicité généré par l’extraction du lithium, celui-ci provoque d’importantes émissions de CO²… et sa rareté limitera son utilisation.
     
    Ajoutons pour la bonne bouche que la production d’une batterie de voiture électrique nécessite plus de ressources et pollue plus que la production d’un moteur à combustible, alors que cette batterie représente 40% de l’empreinte carbone d’un véhicule électrique.
     
    Puis se pose la délicate question du recyclage de ces batteries.
     
    S’il faut en croire la plateforme de l’engagement RSE et développement durable, aujourd’hui, en Europe, seul 5% des batteries lithium sont recyclés… même si les constructeurs assurent que par la suite des filières de recyclage devraient être trouvées… mais n’est-ce pas les mêmes promesses que les nucléocrates nous avaient fait, alors que nous nous trouvons aujourd’hui avec des tonnes de déchets nucléaires dangereux dont on ne sait que faire ?
     
    A ce jour, les ingénieurs qui se sont penchés sur la question délicate du recyclage du lithium affirment qu’il serait possible de récupérer entre 50 et 85% des matériaux grâce à « des processus chimiques complexes »… et apparemment très chers… mais faut-il les croire aveuglément ?
     
    Les batteries en fin de course non traitées posent un grave problème à l’environnement, générant des gaz toxiques, des polluants contaminants les sols des déchetteries…
     
    Arrivé à ce point, c’est le serpent qui se mord la queue, car pour que l’industrie du recyclage se développe, il faut qu’elle soit rentable, et pour qu’elle le soit, il faudrait que les acteurs, publics ou privés, soient prêts à la prendre en charge… et pour qu’ils s’y décident, il faudrait attendre que les impacts environnementaux soient importants, et commencent à coûter trop cher à la collectivité, tant en terme financier, qu’en terme de santé.
     
    C’est le dilemme que nous vivons actuellement avec l’industrie nucléaire, et on peut légitimement se poser la question de l’intérêt du développement de la voiture électrique dans ces conditions. lien
     
    Il reste bien sur la possibilité de développement de l’hydrogène, de la pile à combustible, pour l’instant du domaine de la fiction, malgré les avancées. lien
     
    Pas étonnant dès lors que des citoyens en colère devant les hausses successives des taxes sur les carburants aient décidé d’agir le 17 novembre prochain, avec, pour certains, la volonté de « bloquer tout le pays », jusqu’à ce que le prix du carburant revienne à des proportions raisonnables.
     
    Certains veulent aller encore plus loin, faisant de cette journée une « journée morte », sans déplacement bien sûr, mais aussi sans achats, sans aller au cinéma, sans prendre de transports en commun, sans se déplacer tout court… bref, sans dépenser le moindre centime. lien
     
    Mauvaise nouvelle pour le ministre de l’intérieur, d’autant qu’il semble que la police nationale fasse sécession, décidant de ce ranger aux côtés des citoyens le 17 novembre
     
    En y regardant de plus près, ce n’est pas tout à fait exact… c’est seulement l’UNPI, regroupant les associations et collectifs de policiers qui ont lancé cet appel…ce qui fait tout de même pas mal de monde. lien
     
    Une carte des blocages actualisée chaque jour est visible sur ce lien.
     
    Il existe même un page FB permettant à tout un chacun de participer à sa façon… et alors que les médias traditionnels font la fine bouche sur l’évènement, 78% des français soutiennent ce mouvement. lien
     
    Mais revenons à l’écologie, et au titre ronflant de « champion de la Terre », généreusement attribuée à notre président, et que certain considèrent comme une blague, (lien) voire une provocation, surtout quand on réalise les incohérences du gouvernement dans tous les domaines de l’environnement. lien

    Si on fait un petit retour en arrière, on ne peut que constater qu’ils sont seulement 16 pays, sur les 197 à avoir ont signé les fameux accords de Paris, ceux de 2015, à les avoir respectés, et la France n’en fait hélas pas partie. lien

    En effet, quid de l’aide à l’agriculture propre, qui a fondu comme neige au soleil sous Macron… (lien) en complète contradiction avec les déclarations du gouvernement. lien
     
    Quid du retard français en matière d’éolien, de solaire, de méthane fabriqué, de l’hydraulique, de l’hydrolien… bien éloigné de la plupart des pays européens ? lien
     
    Quid de l’arrêt du glyphosate, dont on sait que les députés LREM ont refusé l’inscription dans la loi ?
    Leurs portraits, permettant de les interpeller sont sur ce lien
     
    Tout porte à croire donc aujourd’hui que Macron fait de l’écologie « de peau de lapin »… à coup de promesses illusoires, de beaux discours, mais sans passage à l’acte réel… manœuvre qui se veut habile alors que s’annoncent les élections européennes, espérant donc grappiller comme d’habitude dans l’électorat écologiste.
     
    En tout cas, à l’Elysée, l’argent coule à flot, et on ne s’inquiète pas trop des difficultés que pourraient connaitre les « sans dents ». lien
     
    Comme dit mon vieil ami africain : « quand le singe monte au cocotier, il doit avoir le cul propre ».
     
    Merci aux internautes pour leur aide précieuse.
    Olivier Cabanel
     
    Source:
    « - A PROPOS DU 17 NOVEMBRE… LETTRE OUVERTE AUX SYNDICATS ET PARTIS « DE GAUCHE »- 17 NOVEMBRE 2018 : ON A RAISON DE SE RÉVOLTER ! »
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