• Interview de Nicolas Bourgoin par Eric Michel à l'occasion de la sortie du livre de N.B.

    - DICTATURE DU CAPITAL : Surveiller et prévenir, l’ère de la pénalité prédictive (En marche vers le fascisme !)Éric Michel : Qu’est-ce que la pénalité prédictive ?

    Nicolas Bourgoin : La pénalité classique consiste à sanctionner un acte déjà commis ou ébauché, dans la pénalité prédictive ou préventive il s’agit d’intervenir en amont pour empêcher sa commission. Cette gestion « proactive » peut prendre deux formes : une surveillance systématique de la population visant à construire des profils de comportements suspects au moyen d’algorithmes, une surveillance ciblée pour extraire de l’information sur des individus déjà identifiés. Dans les deux cas, ça passe par un travail de renseignement : pouvoir anticiper suppose de connaître.

     

     

    EM : Il s’agit selon toi d’une « nouvelle ère » ?

    NB : Le modèle anticipatoire touche un grand nombre d’institutions : l’école où il s’agit de repérer les enfants « à risque », les prisons où on dépiste les signes de « radicalisation », la justice qui devient « actuarielle » quand la peine est déterminée en fonction des probabilités de récidive, le travail de la police avec la multiplication des patrouilles préventives dans les « hotspots », la surveillance de l’espace public par les caméras intelligentes capables de détecter des comportements « suspects » ou menaçants et de déclencher des « alertes préventives », la psychiatrie où l’on se borne à évaluer la dangerosité des malades au lieu de les soigner, le marketing où il s’agit d’anticiper les désirs d’achat des consommateurs pour leur proposer des produits avant même qu’ils n’en éprouvent l’envie, etc. On a affaire à une véritable révolution boostée par la montée en puissance des NTIC qui va changer radicalement les modes de contrôle social et plus généralement l’ensemble des rapports sociaux.

     

     

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  • - Karl Marx aurait soutenu la loi travail ?PAR NOTRE CAMARADE WH

    Cette question semble facile. A peu près tout le monde connaît son nom, un très grand nombre de gens sait qu'il est l'un des personnages le plus important de l'histoire du communisme, c'est une grande figure du mouvement ouvrier, et une partie encore assez importante de la population connaît le nom de certains de ses livres comme le manifeste, le Capital.

    Une partie plus restreinte de la population a lu au moins un de ses livres.

    Ceux qui ont lu vraiment son oeuvre ne se crosient pas à tous les coins de rue, et ceux qui l'ont comprise encore moins. 

    Aujourd'hui, je vais parler d'un texte de Karl Marx, Discours sur la question du libre-échange datant de 1848. 

    Il faut remettre dans le contexte. A l'époque en Angleterre, il existait une loi des céréales qui mettait une taxe à l'importation de blé étranger. Cette taxe profitait aux propriétaires fonciers, les restes de l'aristocratie anglaise, tandis que la bourgeoisie, les free-traders (libre échangistes), vantaient les mérites de la liberté du commerce, ils voulaient abolir la loi sur les céréales.

    La bourgeoisie avait besoin alors de convaincre le prolétariat qu'il profiterait de cette mesure. Tout ce qui profitait à la bourgeoisie serait profitable aux ouvriers (ce qu'on appelait alors la fameuse théorie de la "main invisible", c'est du "gagnant-gagnant" diront certains !).

     

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