• - 22 MARS 2018 : REFUS DES ILLUSIONS RÉFORMISTES !! Pour un front unique interprofessionnel !

    Pour un front unique interprofessionnel !

    Service «  Public  » ou «  privé  », c’est aujourd’hui un faux problème, car cela ne change plus rien aux critères de concurrence et de rentabilité dans l’époque de crise actuelle.

    Dans le contexte international actuel, de mondialisation et de concurrence entre USA, Chine et UE, le secteur public et nationalisé ne peut plus être financé aux dépens du secteur privé d’aucun pays, au risque d’être complètement liquidé. Même un pays soucieux d’indépendance et se retirant de l’UE ne pourrait plus survivre de manière tout à fait autarcique dans le contexte capitaliste actuel. Pour le système actuel, « macronien » ou non, ses secteurs publics et privé doivent donc rester également « rentables » , sauf à tomber complètement dans la dépendance de la super puissance financière US/UE, ce qui serait un résultat encore pire et même contraire aux prétentions éventuelles d’«  indépendance  »…

    Le secteur dit «  public  » doit donc demeurer «  rentable  » au point de s’autofinancer, pour l’essentiel. Il est contraint de s’aligner, nécessairement, dans le contexte capitaliste, sur les critères de «  concurrence  » du privé…  !

    La seule solution alternative est darriver à créer un nouvel équilibre économique, sur une autre base, socialiste et prolétarienne !

     

    L’URSS, malgré tous ses défauts, a pu survivre dans de bonnes conditions tant qu’elle avait à la fois un développement endogène et un commerce extérieur équilibré. C‘est la rupture de cet équilibre, au tournant des années 60, conséquence des «  réformes  » khrouchtcheviennes, qui a amorcé la pente fatale, provisoirement ralentie par la rente pétrolière au cours de l’ère Brejnev.

    Il ne s‘agit évidemment pas de reproduire à l’identique les solutions drastiques auxquelles s’est trouvée contrainte l’URSS des premières décennies, mais d’en tirer les leçons utiles pour les adapter au mieux à notre époque.

    Le piège du réformisme des syndicats actuels, toutes «  confédérations  » confondues et unies pour la circonstance, est dans l’illusion, en réalité… L’illusion qu’on pourrait en revenir à une sorte de «  compromis social  » dans lequel les services publics retrouveraient leur prérogatives d’après-guerre… Prérogatives qui n’ont existé que par la reconstitution provisoire de l’  «  empire français  » colonialiste et néocolonialiste…

    Avec la crise actuelle, le seul «  service public  » réellement social et efficace qui soit possible est celui d’une économie socialiste planifiée démocratiquement, faisant correspondance entre infrastructures productives, également dans le domaine des services, et besoins sociaux réels, également définis démocratiquement et de manière interactive !

    Il est donc nécessaire de dénoncer les défaillances actuelles pour montrer l’impasse des «  services publics  » soumis en fait inexorablement à la loi du marché…

    Des services publics dignes de ce nom ne peuvent plus se développer que dans un cadre économique libéré de la loi du marché  : le socialisme prolétarien.

    Si la lutte se développe, les militants syndicalistes conscients doivent donc tenter de la politiser, même si cela paraît «  diviser  », car entretenir l’illusion c’est, à court terme, renforcer l’illusion réformiste, et à moyen terme, aller à l’échec, de toutes façons, comme lors de la lutte anti-loi El Khomri.

    Travailler au réveil de la conscience de classe, c’est être solidaires de l’avenir, en quelque sorte, et des générations futures, même si celles d’aujourd’hui ne sont pas encore réellement prêtes à relever le défi, qui se précise, pourtant  !

    Tribune Marxiste-Léniniste

     

     

    POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE POLITIQUE 

    ET ÉCONOMIQUE A LA CRISE!

    Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société. Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

    Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

    Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète. Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

    Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

    8 points du débat de fond :

    ___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
    Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
    Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités.(fourchette de 1 à 3)

    __2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

    L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

    __3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

    __4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

    __5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

    __6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

    __7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

    __8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

    Tribune Marxiste-Léniniste

    LE TEXTE EN VERSION PDF IMPRIMABLE, FORMAT TRACT  21×29,7 AVEC, AU VERSO, LES 8 POINTS A DÉBATTRE :

    Télécharger « 22-mars-2018-tract-refus-du-reformisme.pdf »

    Source : https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/18/22-mars-2018-refus-des-illusions-reformistes/

     

    TÉLÉCHARGER AUSSI LE TRACT DU PCRF : 

    Télécharger « Tract_22mars2018_PCRF.pdf »

    « - Mais qui sont ces capitalistes méconnus ?- OMS : Après "Ocean's Eleven" au cinéma, c'est "Pandémie annuelle" à l'OMS »
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