• - 60 millions de Français désormais sous surveillance... Et pendant ce temps les vrais "assistés" peuvent dormir tranquille...

    - 60 millions de Français désormais sous surveillance... Tout en protégeant les vrais "assistés"Dans un silence médiatique assourdissant, le gouvernement vient d’autoriser la création d’un monstre informatique recensant les données biométriques de 60 millions de Français : le fichier des Titres Électroniques Sécurisés.

    Regroupant toutes les données à caractère personnel communes aux passeports et aux carte d’identité, comme les empreintes digitales, le domicile, l’adresse de messagerie électronique ou encore les coordonnées téléphoniques de (presque) l’intégralité de la population française, et accessible à tous les services administratifs, il est le rêve absolu de n’importe quel État policier…

    Combattu par le Parti Socialiste quand il était dans l’opposition, le fichier TES a finalement vu le jour. Le décret, publié en plein week-end de la Toussaint, est passé totalement inaperçu des médias (à l’exception du site Nextinpact). Il est pourtant lourd de menaces pour la protection de la vie privée et des libertés publiques, légalisant ni plus ni moins la surveillance globale de tous les citoyens.

     

    Ce gigantesque fichier, né de la fusion des fichiers des passeports et des cartes d’identité, contiendra toutes les données personnelles imaginables comme la couleur des yeux, la taille, le domicile, l’adresse de messagerie électronique, la filiation des parents, les coordonnées téléphoniques, les empreintes digitales et la photo numérisée du visage de près de 60 millions de Français. Une mégabase de données dans laquelle pourront puiser tous les services de l’État sans exception : les autorités judiciaires, la police, la gendarmerie, les douanes, les services de renseignement, Interpol ou le Système d’Information Schengen. Un tel déluge de données personnelles permettra même aux services de l’État de procéder à la reconnaissance automatisée des personnes à partir du visage ou des empreintes digitales.

    Ignorant totalement les réserves de la CNIL, le gouvernement socialiste a franchi un pas supplémentaire dans la surveillance de masse des populations. Ce décret fait suite aux nombreux textes de lois votés sous la législature socialiste qui rognent toujours un peu plus les libertés publiques et la protection du citoyen contre le zèle intrusif de l’État : loi sur le renseignement, lois antiterroristes, loi de programmation militaire. Une fuite en avant qui conduit au cauchemar d’un État panoptique*, opaque et omniscient.

    * Le panoptique est un type d'architecture carcérale construit de manière à ce que l'on puisse voir tout l'intérieur de l'édifice d'un seul point.

    Source : https://bourgoinblog.wordpress.com/2016/11/01/60-millions-de-francais-desormais-sous-surveillance/

    ET PENDANT CE TEMPS, LES VRAIS ASSISTES PEUVENT DORMIR TRANQUILLE...

    - 60 millions de Français désormais sous surveillance... Tout en protégeant les vrais "assistés"CRÉDIT D’IMPÔT POUR LA COMPÉTITIVITÉ ET L’EMPLOI (CICE) 2015

    Un bel exemple de détournement de fonds publics par le patronat (publié oct 2016)

    Principales caractéristiques du dispositif

    Derrière des objectifs  « ambitieux »

    Ce crédit accordé aux entreprises devait encourager la création d’emplois, améliorer la compétitivité  et soutenir l’investissement et l’exportation. Il ne devait pas servir à augmenter les dividendes des actionnaires, ni à verser des suppléments de rémunérations aux dirigeants.
    Et P Gattaz, le patron du MEDEF, arborant fièrement un pin’s, avait promis un million d’emplois en contrepartie de cette aide publique..

    Des critères d’attribution non sélectifs

    Cet allègement de charges, mis en œuvre à partir de 2013, s’adressait aux entreprises dont les salariés (en totalité ou en partie) étaient rémunérés en dessous de 2,5 fois le SMIC.
    Ainsi la majeure partie des entreprises a pu en bénéficier, qu’elles soient riches ou pauvres, qu’elles recrutent ou licencient, qu’elles soient exposées ou non  à la concurrence internationale.

    Un coût élevé

    Le montant budgété annuellement de 20 milliards € représente une somme de 750€ par ménage.

    Une utilisation non contrôlée

    Le gouvernement s’était engagé à n’effectuer aucun contrôle sur l’utilisation de ces fonds publics. Est-ce une confiance aveugle dans la parole patronale ou une complicité de « l’entre-soi » ?
    Pour plus de détails, se reporter à notre article 2014

    Toujours est- il que l’absence de contraintes a permis à un patronat sans scrupule de détourner une grande part de cette aide publique à son seul profit.

    Et des résultats …

    Les premières analyses officielles

    Dans son rapport publié le 29 septembre 2016, le comité de suivi du  (www.strategie.gouv.fr.) présente pour la première fois une analyse à partir de données réelles. Les conclusions sont sans appel et à l’opposé de celles présentées dans le précédent rapport  du même comité. (voir notre article CICE 2014)

    « Conclusions préliminaires
    • Le comité note que le CICE a conduit à une amélioration sensible des marges des entreprises.
    • Le comité tient pour robuste les résultats des équipes de recherche qui concluent à l’absence d’impact de court terme du CICE sur l’investissement, la recherche-développement et les exportations. Cette absence d’effet est conforme à ce que laissaient attendre les délais d’action usuels des mesures d’offre. Elle n’a pas de signification quant aux impacts qui peuvent être attendus pour les années à venir.
    • Le comité souligne les incertitudes qui entourent l’évaluation des effets du CICE sur l’emploi mais estime probable un effet direct de l’ordre de 50.000 à 100.000 emplois créés ou sauvegardés sur la période 2013-2014 »

    Et une reconnaissance implicite du  détournement

    Trois points de cette analyse sont particulièrement éloquents :
    – Il s’agit d’une « amélioration sensible » et non pas d’une restauration des marges, la nuance est importante, car elle sous entend clairement que les marges étaient déjà positives et que leur progression est significative.
    – Il est clairement affirmé que ce surplus de marge n’a servi ni à l’investissement, ni à l’exportation, ni même à la recherche.
    – Quant à l’emploi, la mesure est présentée comme incertaine et le nombre d’emplois créés ou simplement préservés reste très modeste, eu égard au million promis.

    Par Qui et Pour Qui ?

    Si les bénéficiaires de cette manne publique ne sont pas expressément désignés dans ce rapport officiel,  il suffit de se reporter aux analyses de notre site et de certains médias pour en connaître l’identité.
    L’exemple vient de haut, le patron du MEDEF, P Gattaz, a été le premier à détourner le CICE de son objectif initial pour le verser en dividendes à ses actionnaires (famille Gattaz).

    Des exemples bien révélateurs

    Précisons déjà que certaines entreprises ne déclarent pas dans leurs comptes le montant du CICE, c’est le cas des groupes Hermés, Vallourec, Eiffage, Carrefour …

    LE GROUPE RADIALL (Famille GATTAZ) : Un bel exemple de cynisme

    Le comportement de P GATTAZ, président du MEDEF est édifiant,  sa gestion du CICE a été en totale contradiction avec ses engagements. Il suffit de comparer le montant du CICE avec la hausse des dividendes.

    Montant  du CICE : 0,8 million € en 2013,  1,5 million € en 2014 et 2015
    Montant de la hausse des dividendes par rapport à 2012 : + 0,6 million en 2013 et + 1,8 million en 2014 et 2015.
    Le montant cumulé   du  CICE sur 3 ans (3,8 millions €)  a été utilisé intégralement en progression  (+4,2 millions €) des dividendes versés à la famille GATTAZ.

    La hausse des effectifs de 4% entre 2012 et 2015,  est liée à celle du chiffre d’affaires (+14%)
    Toutes ces informations ont été publiées dans l’hebdomadaire POLITIS (22 septembre 2016)  sous le titre : CICE, le casse du siècle et sous la plume de Erwan Manac’h.

    Jusqu’où ira le cynisme du patron du MEDEF qui ose réclamer de nouveaux allégements en promettant 2 millions d’emplois ? Et l’inconscience ou la duplicité des dirigeants qui s’empressent de lui donner satisfaction.

    Le GROUPE SOMFY : la noyade du CICE dans les rémunérations des actionnaires

    L’avidité des actionnaires ne connait plus de limites ne faisant qu’une bouchée du CICE et battant tous les records avec dividendes exceptionnels et destruction d’actions.

    Montant du CICE : 1,2 million en 2013 et 2 millions € en 2014 et 2015, soit un total cumulé de 5,2 millions €
    Montant de la hausse des dividendes « ordinaires »  par rapport  2012 : +2 millions en 2013 et 2014 et + 4 millions en 2015, soit une hausse cumulée de 8 millions €.

    Montant des dividendes exceptionnels  distribués en 2014 : 381 millions €
    Valeur des actions détruites  en 2015 : 88 millions €.
    Rappelons que les achats et destructions d’action  sont un mode de rémunération des actionnaires (voir notre article).

    Et sur la même période, les effectifs n’ont connu aucune progression et les dirigeants de Somfy nient toute responsabilité sociale  dans la casse de l’ex filiale Spirel en refusant d’accorder une quelconque compensation financière aux salariées mises à la rue.

    Le groupe HERMES, grande discrétion sur le CICE et belle progression des dividendes

    Chez Hermès, le recours aux subventions de l’Etat est un sport pratiqué régulièrement mais non affiché. Aucune information n’est fournie sur le CICE perçu.
    Le montant des salaires dans les entreprises de production, étant en dessous de 2,5 fois le SMIC, Hermés perçoit selon toute évidence du CICE.
    Mais la plus grande certitude est l’ampleur de la hausse des dividendes !!!

    Par rapport à 2012, les dividendes ont progressé de 21 millions € en 2013, de 576 millions € en 2014 et de 92 millions en 2015, soit une hausse cumulée de 689 millions €.
    Sans connaître le montant du CICE, il est fort à parier qu’il  est noyé dans la hausse massive des dividendes.
    Et la progression des effectifs de 21% entre 2012 et 2015 est intégralement due à celle du chiffre d’affaires (+38%)

    Le groupe CARREFOUR et les deux bénéficiaires du CICE : les actionnaires et le dirigeant.

    Carrefour, grâce à ses bas salaires, est très  bien doté en CICE : 84 millions  € en 2013, 110 millions  € en 2014 (non connu pour 2015)
    Une grande partie a été versée aux actionnaires avec une hausse des dividendes de 38 millions € en 2013 et de 51 millions en 2014.
    Et le dirigeant en a été récompensé, sa rémunération annuelle est passée de 3,4 millions € en 2012 à 7,1 millions € en 2015.
    Quant aux  effectifs, c’est peau de chagrin, ils  n’ont pas progressé !

    On pourrait aussi citer La Générale de Santé, Somfy, ACCOR …pour l’utilisation du CICE en  augmentation de dividendes (se reporter à nos analyses)

    La POSTE, grand bénéficiaire du CICE et  champion des réductions d’effectifs

    (article Politis cité plus haut )

    Le montant du CICE a été de 297 millions € en 2013, de 350 millions € en 2014 et de 344 millions € en 2015.
    Et durant cette période, 19 000 emplois ont été détruits, alors que le chiffre d’affaires augmentait de 6,4%.
    Et les dividendes sont restés stables à 160 millions €.
    Nous pourrions aussi évoquer Eiffage et Vallourec  et bien d’autres qui réduisent drastiquement leurs effectifs tout en percevant le CICE.

    Le CICE : une aide utile aux PME et TPE

    La BPI (Banque Publique d’investissement) a assuré le préfinancement (une avance) du CICE, apportant ainsi une trésorerie indispensable à certaines PME et TPE

    Selon l’article de Politis (cité plus haut) « 12000 entreprises, PME ou TPE pour les trois quarts ont pu bénéficier  d’une aide rapide pour un montant de 1,7 milliard € en 2015. l’accès à ce surplus de trésorerie a permis à des entreprises de lancer des investissements qu’elles envisageaient pour plus tard ».

    DU FAIT DE SON CARACTÈRE UNIVERSEL, LE CICE EST AVANT TOUT UN ÉNORME CADEAU AUX GRANDS GROUPES ET À LEURS ACTIONNAIRES.


    UNE SÉLECTIVITÉ TRÈS STRICTE ET CONTRÔLÉE DANS L’ATTRIBUTION DU CICE AURAIT PERMIS DE SOUTENIR L’EMPLOI, LES INVESTISSEMENTS DANS LES PETITES ENTREPRISES. CELLES-CI SONT SOUVENT TRÈS DÉPENDANTES DE LA POLITIQUE DES GRANDS GROUPES PAR LE BIAIS DE LA SOUS-TRAITANCE OU DE LA BAISSE DU POUVOIR D’ACHAT DES SALARIÉS.

    LORS DU PASSAGE AUX 35HEURES, LES AIDES DE L’ETAT ÉTAIENT CONDITIONNÉES À LA CRÉATION OU À LA PRÉSERVATION DE L’EMPLOI. SELON UN RAPPORT  DE L’IGAS, CE DISPOSITIF AURAIT PERMIS DE CRÉER 350 000 EMPLOIS ENTRE 1998 ET 2002. MAIS CE RAPPORT A ÉTÉ CENSURÉ, IL CONTREVENAIT AUX GRANDS PRINCIPES DU NÉOLIBÉRALISME ET DE LA PENSÉE UNIQUE.

    Sources :

    Rapports du Comité de suivi du CICE de 2013 à 2015.
    Hebdomadaire Politis (22 au 28 septembre 2016) : CICE , le casse du siècle Erwan Manac’h
    Emission « Spécial Investigation » Canal Plus du 21 mars 2016 avec Jérôme Sesquin
    Articles du site « cuisine des patrons »

    http://www.cuisinedespatrons.com/le-credit-dimpot-pour-la-competitivite-et-lemploi-cice-2015/

    « - Lénine : Impérialisme, stade suprême du capitalisme... 1 Siècle après…, « ringard » ou « visionnaire » ?- Ne pas confondre sionisme et religion juive »
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  • Commentaires

    1
    cotty jean-louis
    Mercredi 2 Novembre 2016 à 11:05

    Le totalitarisme menant au fascisme est en cours!!Merci pourl'information si précieuse! salutations fraternelles communistes..

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