• 8 mars : journée internationale des femmes et manipulations de droite et de gauche

    8 mars : journée internationale des femmesIl arrive parfois, dans l’histoire, qu’une idée juste par son succès, soit récupérée et dénaturée de ses objectifs d’origine. Il en est ainsi du 8 mars, journée internationale de lutte des femmes, devenue dans les pays capitalistes, la " journée des femmes ", sur le modèle mercantile et commercial de la "fête des mères ".

    Le marxisme a été la première doctrine à poser la question de la femme, selon l’approche de classe et sur une base matérialiste. Avec l’avènement des sociétés exploitant les masses opprimées en raison de la division du travail, la femme a été réduite au rôle de mère et de gardienne du foyer. Les religions ont justifié cette inégalité sociale, en arguant de la prétendue " infériorité naturelle de la femme ". Le capitalisme naissant, avide de main d’oeuvre corvéable, va entrer dans le processus de salarisation des femmes. Engels écrira que la femme, en raison de l’inégalité liée au mariage bourgeois (fondé sur l’inégalité sociale, juridique des partenaires), est la "prolétaire de l’homme" mais que, salariée dans les bagnes industriels, elle est " doublement exploitée comme femme et comme prolétaire ". Il y a donc dans la lutte générale anticapitaliste, des revendications féminines spécifiques, formant un des courants du flot général dirigé contre le système capitaliste.

    Le marxisme a donc relié la question de la femme à sa lutte et à la lutte commune de la classe ouvrière et des travailleurs au combat pour l’émancipation finale et la révolution socialiste pour renverser le capitalisme.

    Le 8 mars 1857, les ouvrières du textile à New-York sont réprimées par la police lors d’une manifestation. Les revendications féminines qu’elles défendaient, entrent dans les revendications internationales des femmes ouvrières que va populariser la Seconde Internationale ouvrière au début du XXème siècle.

    - Diminution des horaires de la journée de travail avec maintien du salaire. Aujourd’hui, le cours néolibéral prôné partout dans les Etats impérialistes, vise au rallongement de la journée de travail, à l’introduction du travail de nuit des femmes, de façon à obtenir la plus-value absolue.

    - A travail égal, salaire égal homme/femme. Aujourd’hui, dans un vieux pays capitaliste comme la France, le salaire des femmes reste inférieur à celui des hommes, de 20 à 30% selon le secteur d’activité. A qualification égale, les promotions sont toujours plus difficiles à obtenir pour les femmes.

    - Abolition du travail des enfants. Aujourd’hui, dans les Etats capitalistes de l’Union européenne, l’interdiction du travail des enfants de 15 ans a été levée. En France, le gouvernement Villepin avait autorisé l’apprentissage dès 14 ans, mesure il est vrai supprimée par le pouvoir actuel car violant l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans.

    Dans les pays semicoloniaux pillés et dominés par l’impérialisme (dont l’impérialisme français), le travail des enfants est la règle. Ces enfants de 8 ans, en Inde, interdits de sortir de l’usine et attachés à leur poste de travail, illustrent le surnom de " buveurs de sang " donné aux patrons par le mouvement ouvrier au XIXème siècle. La socialiste (puis communiste) allemande Clara Zetkin joua un très grand rôle dans l’organisation du mouvement des femmes ouvrières. En août 1907, à son initiative, se tint la première conférence internationale des femmes ouvrières à Stuttgart. Encouragées par les 2 résolutions de cette conférence, les ouvrières de New-York lancèrent le mot d’ordre qui appuyait à la fois les revendications immédiates et futures (révolutionnaires) : "Nous exigeons du pain et des roses". La célèbre phrase de Karl Marx se transformait en force matérielle pour l’émancipation féminine du joug capitaliste.

    En 1910, lors de la seconde conférence internationale des femmes ouvrières, Clara Zetkin lança la revendication et l’exigence d’une journée internationale des femmes, notamment pour arracher à la bourgeoisie réactionnaire, le droit de vote pour toutes les femmes.

    En 1912-1917, les ouvrières de Russie vont jouer un très grand rôle dans les luttes de classes dans ce pays soumis au féroce régime tsariste "prison des peuples ". Après le déclenchement de la première guerre mondiale impérialiste (1914), les régimes bourgeois vont accélérer la salarisation des femmes notamment ouvrières, afin de faire tourner l’énorme machine de guerre. Les ouvrières de Russie, surexploitées par des cadences infernales, vont lier le combat revendicatif quotidien et la lutte contre la guerre impérialiste, à l’appel du parti bolchevik.

    Le 8 mars 1917 (23 février calendrier tsariste), les femmes de Petrograd, dans les usines textiles, déclenchent la grève et manifestent en exigeant la Paix et le Pain. La paix pour que leur mari, frère, fils, revienne du front d’une guerre d’oppression des peuples, le pain parce que la question du ravitaillement constituait une angoisse quotidienne. Les métallos les rejoignent et ce sera le déclenchement de la révolution démocratique-bourgeoise de Février 17, pour la République et l’abolition du tsarisme.

    Après la victoire de la révolution socialiste d’octobre 17, et la création de l’Internationale communiste en rupture avec la trahison des partis sociaux-démocrates, Lénine institua la journée internationale des femmes, en hommage aux ouvrières de Petrograd et à Clara Zetkin qui la première avait eu l’idée d’une telle journée internationale de luttes. " Pour entraîner les masses dans la politique, il faut y entraîner les femmes. Car sous le régime capitaliste, la moitié du genre humain est doublement opprimée.

    L’ouvrière et la paysanne sont opprimées par le capital ; en outre même dans les plus démocratiques des républiques bourgeoises, elles restent, devant la loi, des êtres inférieurs aux hommes, elles sont de véritables "esclaves domestiques ", car c’est à elles qu’incombe le travail mesquin, ingrat, dur, abrutissant de la cuisine et du ménage. La révolution bolchevique a coupé les racines de l’oppression et de l’inégalité de la femme, ce que n’avait osé faire aucun parti, aucune révolution. De l’inégalité de la femme devant la loi, il ne reste pas trace chez nous. L’inégalité odieuse dans le mariage, le droit familial, la question des enfants a été totalement abolie par le pouvoir des Soviets. Ce n’est là qu’un premier pas vers l’émancipation de la femme… Le second (le plus important) a été la suppression de la propriété privée de la terre et des usines.

    Voilà ce qui ouvre la voie à l’émancipation effective et intégrale de la femme et de son "esclavage domestique" par la substitution de la grande économie collective à l’économie domestique individuelle. Cette émancipation est chose difficile, car il s’agit de transformer des coutumes, des moeurs enracinées depuis des siècles."

    Le combat révolutionnaire des femmes dans le mouvement ouvrier et communiste fut illustré par de nombreuses et grandes figures : outre Clara Zetkin, ayons une pensée pour Rosa Luxemburg, théoricienne, dirigeante et fondatrice du KPD, assassinée avec Karl Liebknecht lors des journées révolutionnaires de 1919, en Allemagne, par les corps-francs réactionnaires sur les ordres du ministre de l’intérieur le social-démocrate Noske ; de Jeanne Labourbe, fondatrice du groupe communiste français de Russie qui participa au soutien politique à l’Armée Rouge, sur le front (la Russie des Soviets était la victime d’une guerre d’intervention de 14 puissances capitalistes) et qui, à l’issue d’un meeting, fut arrêtée, torturée, fusillée par des gardes blancs et les corps expéditionnaires français. Lénine rendra un vif hommage à Jeanne Labourbe, fondatrice du mouvement communiste de France : " Le nom de Jeanne Labourbe est devenu un nom de combat, un nom qui rallie tous les ouvriers de France dans la lutte contre l’impérialisme français " 3

    Tout au long du XXème siècle, les femmes ouvrières participèrent activement au grand combat anticapitaliste et antiguerre mondial. En Espagne, dans les rangs des Républicains et des Brigades internationales, dans les rangs de la résistance française et internationale contre le fascisme, dans les combats anticoloniaux de Chine, d’Algérie, de Cuba, les femmes jouèrent un rôle décisif. En URSS, la stratégie léniniste d’émancipation de la femme trouva une concrétisation éclatante dans l’héroïsme des femmes à l’arrière, où les ouvrières travaillaient avec abnégation à produire les chars, pièces d’artillerie, fusils, avions qui permirent le tournant de Stalingrad ; mais aussi au front où les femmes pilotes (surnommées les " Faucons de Staline") s’illustrèrent par leur haute aptitude au combat ainsi que les femmes partisans. La jeune communiste et partisane Zoïa Kosmodemianskaïa (18 ans) fut atrocement et sadiquement torturée par l’envahisseur nazi, ne donna aucun nom de ses camarades partisans, elle fut pendue et son corps exposé. Le PC(b)US en fit le symbole de l’héroïsme des femmes dans la guerre antifasciste.

    En 1945, les succès des Résistances armées antifascistes permirent des avancées démocratiques des droits de la femme ; en France, avec beaucoup de retard, le droit de vote pour les femmes. Mais dans les 15 pays libérés du joug capitaliste de 1945 à 1949, le 8 mars devint un jour férié où les femmes des Démocraties Populaires et d’URSS célébraient par des meetings de solidarité la lutte des femmes dans le monde, à la fois pour édifier le socialisme, combattre le capitalisme, se libérer du joug impérialiste et colonial.

    En URSS, le parti communiste sous la direction de Staline, s’attaquait aux " tâches abrutissantes de l’esclavage domestique ". Notre camarade Tamila Yabrova directrice de la revue marxisteléniniste soviétique " Marxism and Actually ", montrait, lors d’un exposé, qu’en Union soviétique après la guerre, de grands débats eurent lieu sur le mode de vie et de consommation. Sous Staline, les femmes ouvrières (et les ouvriers) pouvaient manger le soir au restaurant de l’usine ou ramener les plats pour leur famille, les crèches gratuites se trouvaient dans des bâtiments connexes des usines où elles pouvaient lors des pauses voir leur enfant. Les immeubles modernes de Moscou et des autres grandes villes étaient équipés d’entreprises de blanchisserie et de nettoyage, voire de restaurant collectif à des prix dérisoires. Seul le socialisme peut, en liquidant l’exploitation et la rentabilité financière, libérer la femme de ses tâches ingrates. Ensuite, la politique des successeurs de Staline, marquée par l’opportunisme, fut plutôt de copier le mode de consommation individuel des Etats-Unis, en valorisant les logements individuels privés où la femme à nouveau assurait les tâches domestiques, en s’appuyant sur les vieilles coutumes et en les renforçant.

    L’opportunisme (c’est-à-dire le refus de travailler avec les masses à la rupture révolutionnaire avec le capitalisme, l’engagement dans les seules réformes graduelles qui ne touchent pas à la nature du système capitaliste) va emporter la majorité des PC dans le monde. Dès lors, la question de la femme, après 1968, va être avancée et défendue par le " féminisme ".

    Du point de vue social, ce sont les femmes de l’intelligentsia, de la petite-bourgeoisie qui, voulant se démarquer du mouvement ouvrier, prônaient la lutte contre le "machisme " ; pour elles, la source de l’oppression de la femme ne résiderait pas dans la nature exploiteuse du capitalisme, mais dans " l’homme ". Leur mouvement interdisait la participation des hommes à leur réunion.

    Ce féminisme petit-bourgeois va donc ôter tout contenu de classe aux luttes des femmes, mêlant dans le même opprobre, l’ouvrier "mâle" et le bourgeois "mâle". Mouvement féministe qui se fixe la libération de la femme, dans le cadre uniquement juridique, personnel (" notre corps nous appartient "), sans se soucier des sources matérielles économiques qui alimentent depuis des siècles l’oppression des femmes. Ce mouvement aura certains succès, se fixant sur des objectifs immédiats tels le droit à l’avortement, à l’égalité juridique et familiale , en ne s’attaquant pas à la racine des maux (le capitalisme), ces succès vont être progressivement remis en question. Aux Etats-Unis, tout , mais ensuite dans beaucoup de pays capitalistes.

    En France, les attaques de Sarkozy contre la " démission de 68 ", la reconnaissance du foetus comme "être", présagent une remise en cause de l’interruption volontaire de grossesse. La social-démocratie (en fait social-libéralisme), récupérant la question de la femme après l’échec et les limites des féministes, va se tourner vers la canonisation du 8 mars. Sous le gouvernement Mauroy, est créé le ministère des droits de la femme ; le 8 mars devient une "fête" des femmes en général, bien sûr dénuée de tout contenu de classe et de combat émancipateur. Le mouvement MLF (féministe) ira jusqu’à soutenir la candidature de Ségolène Royal (parce qu’elle est une femme) alors que cette dernière s’illustre par des propos plutôt " familialistes ", traditionnels, et des références religieuses.

    Le combat de classe quotidien et stratégique n’est pas un combat qui se résumerait à la lutte contre le sexisme (même s’il faut combattre toutes ces manifestations). Thatcher n’a pas conduit au pouvoir une politique plus " pacifique " plus "humaine" que celle de son successeur Blair. Pour se libérer, la femme travailleuse doit défendre ses propres revendications, et les lier au combat général contre le capitalisme. Aujourd’hui, la question féminine est aussi une question ouvrière et anticapitaliste, quand les Ouvriers Spécialisés (la partie la plus précaire) sont pour moitié composés de femmes, quand la majorité des employés (aux conditions de vie proches de la classe ouvrière) est composée de femmes qui luttent.

    Récemment, les travailleuses de grandes surfaces ont montré la voie des luttes nécessaires pour dénoncer leurs conditions de travail et bas salaires. Alors que les revendications fondamentales posées au début du XXème siècle n’ont pas été résolues par le capitalisme, l’avenir des femmes travailleuses est dans l’émergence d’un mouvement combatif comme celui des ouvrières de New-York et de Pétrograd, dans les Clara Zetkin, Rosa Luxemburg, Jeanne Labourbe du XXI siècle.

    Depuis toujours, les femmes ont subi l’oppression patriarcale et de l’exploiteur. Alors que les intégrismes religieux, défenseurs de la femme esclave et soumise, se renforcent, la voie de la libération des femmes est conditionnée par leur entrée massive dans le combat ouvrier pour le renversement du capitalisme !

    Source : http://www.urcf.fr/spip.php?article482

     

    Lénine à propos de la Journée internationale des travailleuses en 1921

     

    La journée internationale des travailleuses

     

    Le trait essentiel, fondamental du bolchévisme et de la Révolution d’Octobre, c’est d’amener à la politique ceux qui étaient les plus opprimés sous le régime capitaliste. Les capitalistes les étouffaient, les dupaient et les pillaient aussi bien sous la monarchie que dans les républiques bourgeoises démocratiques. Cette oppression, cette duperie, ce pillage du labeur populaire étaient inévitables tant que subsistait la propriété privée de la terre, des fabriques et usines.

    L’essence du bolchévisme, du pouvoir soviétique est de remettre tout le pouvoir d’Etat entre les mains des masses laborieuses exploitées, en dévoilant la duperie et l’hypocrisie de la démocratie bourgeoise, en abolissant la propriété de la terre, des fabriques et des usines. Ce sont ces masses qui prennent en main la politique, c'est-à-dire l’édification de la société nouvelle. C’est une œuvre difficile, les masses sont abruties et accablées par le capitalisme, mais il n’existe pas, il ne peut exister d’autre issue à l’esclavage salarié, à l’esclavage capitaliste.

    On ne saurait amener les masses à la vie politique sans y attirer les femmes. Car en régime capitaliste, les femmes, la moitié de l’espèce humaine, sont doublement exploitées. L’ouvrière et la paysanne sont opprimées par le capital, et par surcroît, mêmes dans les républiques bourgeoises les plus démocratiques, premièrement elles ne jouissent pas de tous les droits, car la loi ne leur confère pas l’égalité avec les hommes ; deuxièmement, et c’est là l’essentiel, elles restent confinées dans « l’esclavage domestique », elles sont les « esclaves du foyer » accablés par les travaux ménagers, les plus mesquins, ingrats, durs et abrutissants, et en général par les tâches domestiques et familiales individuelles.

    La révolution bolchévique, soviétique, coupe les racines de l’oppression et de l’inégalité des femmes de façon extrêmement profonde, comme aucun parti et aucune révolution au monde n’ont osé les couper. Chez nous, en Russie soviétique, il n’existe pas trace de l’inégalité des femmes par rapport aux hommes au regard de la loi. Le régime des soviets a totalement aboli l’inégalité odieuse, basse, hypocrite dans le droit matrimonial et familial, l’inégalité touchant l’enfant.

    Ce n’est là que le premier pas vers l’émancipation de la femme. Aucun des pays bourgeois, même parmi les républiques les plus démocratiques n’a osé faire ce premier pas. On n’a pas osé, par crainte de la « sacro-sainte propriété privée ».

    Le deuxième pas et le principal a été l’abolition de la propriété privée de la terre, des fabriques et des usines. C’est cela et cela seul qui fraye la voie de l’émancipation complète et véritable de la femme, l’abolition de « l’esclavage domestique » grâce à la substitution de la grande économie collective à l’économie domestique individuelle.

    Cette transition est difficile ; il s’agit de refondre « l’ordre des choses » le plus enraciné, coutumier, routinier, endurci ( à la vérité, c’est plutôt une monstruosité, une barbarie). Mais cette transition est entreprise, l’impulsion est donnée, nous sommes engagés dans la nouvelle voie.

    En cette journée internationale des ouvrières, on entendra dans les innombrables réunions des ouvrières de tous les pays du monde, saluer la Russie soviétique qui a amorcé une œuvre incroyablement dure et difficile, une grande œuvre universelle de libération véritable. Des appels galvanisants inciteront à ne pas perdre courage face à la réaction bourgeoise furieuse, souvent même sauvage. Plus un pays bourgeois est « libre » ou « démocratique », et plus les bandes capitalistes sévissent avec fureur et sauvagerie contre la révolution des ouvriers ; c’est le cas pour la république démocratique des Etats-Unis d’Amérique. Mais la masse ouvrière s’est déjà réveillée. La guerre impérialiste a définitivement éveillé les masses endormies, somnolentes, inertes de l’Amérique, de l’Europe et de l’Asie arriérée.

     

    La glace est brisée dans toutes les parties du monde.

     

    L’affranchissement des peuples du joug impérialiste, l’affranchissement des ouvriers et des ouvrières du joug capitaliste avance irrésistiblement. Des dizaines et des centaines de millions d’ouvriers et de paysans, d’ouvrières et de paysannes ont fait progresser cette œuvre. Voilà pourquoi l’affranchissement du travail délivré de la servitude capitaliste triomphera dans le monde entier.

     

    4 mars 1921. Publié dans la Pravda du 8 mars 1921.

     

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