• 85 = 3 milliards et demi (Extrait N°2 de la revue Que Faire ?)

    Donc d’un coté 85 pommes de terre et de l’autre 3 milliards et demi de pommes de terres. Dans un cas un sac de patates, dans l’autre plusieurs milliers de camions de 38Tonnes de patates.

     

    "QUAND LES RICHES VOLENT LES PAUVRES,

    CELA S'APPELLENT DU BUSINESS

    QUAND LES PAUVRES LUTTENT POUR RÉCUPÉRER LEUR BIEN,

    CELA S'APPELLE DE LA VIOLENCE !"

     

    Ah oui, il y a le signe = ! Dans le monde normal tout le monde comprend que 85 ne peut pas être égal à 3 milliards et demi.

    Au fait, nous ne parlons pas de patates mais d’être humains ! « Une petite élite de 85 personnes possède une fortune égale aux revenus de la moitié de la population mondiale », soit 3,5 milliards de personnes (source Oxfam).


    Pouvons nous en déduire que nous ne soyons pas dans un monde « normal » ? D’un point de vue capitaliste tout cela est très « normal ». D’ailleurs Mr Kevin O’Leary a déclaré que cela était « une excellente nouvelle » car « cela devait permettre aux plus pauvres de se motiver à devenir riches ». Mr Kevin a une fortune estimée à 300 millions de dollars.

    L’information a duré une demi-journée à la radio ou à la télé. L’accident du skieur Schumacher, plusieurs se- maines, la disparition d’un avion dure encore.


    Au demeurant pourquoi s’étendre sur un sujet aussi « normal » ? Après tout, tout le monde veut être riche. Alors tant pis pour les perdants. Et en plus : "There Is No Alternative !" il n’y a pas d’alternative, Martèle-t-on à l'infinie depuis Margaret Thatcher ancienne première ministre anglaise (« la dame de fer »).

    Ce mouvement de concentration de la richesse, enclenché dans les années 1980 s'est accéléré avec la crise et il n'y a aucune raison que cela s'arrête. Le coefficient de GINI qui mesure l’inégalité des revenus de la plupart des pays augmente aussi. Dans les pays de l'Europe, celui-ci a pris 10 % supplémentaires de 1985 à 2010. En Chine les inégalités explosent, cet indicateur est passé de 0,412 en 2000 à 0,61 en 2010 (quand l’indicateur est à 1 c’est l’inégalité totale).

    Alors on entend les pleureuses de gauche dire qu'il faut partager les richesses. Qu'il faut encore et toujours "bien voter". Et qu'il suffirait comme "au bon vieux temps" - comme si le passé était toujours mieux ! - qu'un bon gouvernement instaure un nouveau Conseil National de la Résistance pour que la vie reprenne comme avant, comme quand dans les années 50/60 des milliers d'immigrés espagnols, portugais, maghrébins remplaçaient à bas prix les ouvriers français dans les usines et les chantiers.

    Comme le dit si bien un de nos camarades : Les illusionnistes de la gauche hypocrite et les naïfs pensent que le pouvoir politique, l’État des riches, peut servir d’antidote à cette injustice ostentatoire et délirante. Ils croient – ou ils espèrent – qu’un bon gouvernement de go-gauche ou de droite réactionnaire pourra faire la différence et imposer que les riches et les entreprises privées capitalistes payent leur «juste part» sociale.

    C’est absolument impossible .... Si l’économie est en crise systémique mondiale, c’est que les capitalistes monopolistes mondiaux ne peuvent inverser cette calamité et rembourser comme par enchantement les immenses dettes souveraines que tous les pays impérialistes de la planète ont accumulées et ne peuvent rembourser ...

    Pas un de ces polichinelles politiques n’a, ni n’aura jamais, l’autorisation, ni le pouvoir de décision sur l’État-policier pour imposer que les riches et les multinationales paient leur «juste part» (slogan des illusionnistes). De toute façon quelle serait selon ces «réformistes illusionnistes» la «juste part» d’une multinationale milliardaire qui exploite le travail salarié des ouvriers ... en soutirant du sous-sol, des rivières et des champs : du travail humain, les ressources qu’ils ont expropriées sans payer ? 

    Sous le capitalisme il n'y a pas de "bon gouvernement". Le gouvernement n'est qu'une bande d'employés du capital dont la couleur varie, mais dont la mission reste la même : faire payer les pauvres ! (normal : ce sont les plus nombreux...).

    Au fait, nous avons un Président ...."normal". 

     

    Télécharger « QUE_FAIRE_02.pdf »

     

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