• C’est l’automne, les promenades peuvent reprendre...

    C’est l’automne, les promenades peuvent reprendre ...Dans un de nos articles précédant nous avions fait remarquer que, d’un commune accord, gouvernement et syndicats avaient suspendus leurs discussions pour l’été. Les intermittents étaient alors en grève, les cheminots avaient repris le travail et ceux de la SNCM ne savaient pas à quelle sauce ils allaient être mangés ....

    La rentrée fut molle, mais là ça y est ! Ça repart. Manif le 16 Octobre car, a déclaré la CGT « Le pouvoir confirme le « cap de l'austérité » dans ses choix économiques. ».


    Le parcours est standard : Nation/République à Paris. Mais tous les manifestants ainsi que ceux qui ne participent plus à ces mascarades savent que les revendications avancées sont de pures fantaisies.

     

    En vrac, le smic à 1700 euros, augmenter les salaires et pensions des fonctionnaires, stopper les suppressions d’emploi, créer un organisme pour des prêts à taux réduits... etc.

    Les dirigeants syndicaux, ceux là même qui ont porté Hollande au gouvernement ! (et hier c’était Mitterrand), accusent François de
    trahison (hier ils disaient la même chose pour Mitterrand !), auraient-ils « oublié » que le personnel politique, les Hollande, Valls, Sapin et toute la clique, ne sont que des employés des capitalistes ? ( Voir nos articles sur Macron et Boone). Et que c’est eux qui - il y a encore peu de temps — appelaient à VOTER pour ces larbins ?

    Mais peut être y a-t-il une autre raison. Cela fait des dizaines d’années que des centaines et des milliers de peits bureaucrates on fait
    leur trous dans le syndicalisme.
    C’est devenu leur gagne pain.
    Ceux-là, SURTOUT EN PERIODE DE CRISE, ne vont pas lâcher leur... Emploi. Ce n’est pas eux qui vont prendre le risque de scier la branche sur laquelle ils sont posés.

    Camarades, avez-vous participé à un congrès, ou à un « séminaire » syndical ? Avant même toute discussion sur le fond des luttes, les mots d’ordre, on va vous régler votre note de frais. Parfois on vous rembourse le TGV, d’autre fois l’avion. Les repas sont copieux et de qualité, sans parler des hôtels. Et si vous avez la chance d’avoir grimpé un peu plus haut, sur une branche plus haute, alors vous irez à l’étranger. Vous rencontrerez les « camarades » de FSM (Fédération Syndicale Mondiale) et de la CES.

    Et oui, la CGT en est. Depuis 1999, elle fait partie de la Confédération Européenne des Syndicats. Où elle a rejoint la CFDT, FO, la CFTC, l'UNSA, qui y étaient déjà depuis longtemps.

    Elle y occupe une place de choix :

    elle y représente, à la direction, le syndicalisme français dans son ensemble, celui de la CES en tous cas (CGT, CFDT, FO, CFTC et UNSA).

    Ce qui prouve qu'elle inspire confiance !

    La CES se définit comme un partenaire de l'Union européenne. Son objectif n'est pas de constituer un contre-pouvoir face à ceux du patronat, de la finance et des États, mais d'établir un partenariat avec ceux-ci dans la gestion des ressources humaines salariées.

    "Elle participe à l'élaboration des politiques économiques et sociales au plus haut niveau, en collaboration avec tous les organes de l'Union Européenne : Présidence de l'UE, Conseil de l'UE, Commission européenne et Parlement européen".

    C’est l’automne, les promenades peuvent reprendre ...

    Ainsi les directions syndicales (toutes confondues), composées des ces milliers de petits bureaucrates syndicaux connaissent leur boulot :

    - De temps à autre faire promener les travailleurs, agiter des drapeaux, tonner des sonos, puis on rentre à la maison jusque aux pro- chains licenciements. Bouger, manifester, n’est pas la preuve d’une lutte sérieuse contre les capital.

    - Mais le but final c’est qu’on aille VOTER, bien sagement, pour le bon « camarade », avant-hier Mitterrand, hier Hollande. Le temps passe, les hommes aussi. Ils oublient, mais leur exploitation est permanente.

    - Et en douce, entre amis, on façonne l’Europe de demain, celle des bas salaires et de la précarité. Celle de la misère et... du pognon.

     

    Les bureaucrates syndicaux qui, par facilité, paresse, abandon, sont ainsi devenus, peu à peu, des petits bourgeois apeurés de perdre leur boulot. Le syndicat les nourrit, les fait voyager, ils ont du pouvoir et surtout n’ont plus de patrons.

    Les ouvriers n’ont plus rien à attendre de ces faussaires, mis à part des coups de couteaux dans le dos.

    Hollande ne fera pas deux mandats, et alors ! On nous demandera de voter Montebourg, ou à droite dans un « front républicain » pour empêcher Mme le Pen de devenir présidente ?

    Foutaises, le capital fera élire son cheval et ses conseillers seront les mêmes.


    Assez de mensonges. Arrêtons de nous faire promener. Apprenons à marcher ensemble, unis.

    La situation n’est pas une fatalité, c’est de croire que s’en est une qui fait notre malheur.

     

    Cet article est extrait de la revue "QUE FAIRE" N°4 - Octobre 2014

     

    Télécharger « QUE_FAIRE_04.pdf »

     

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