• - Combat anti-fasciste et anti-impérialiste : l'Ukraine en tête de front !

    - Combat anti-fasciste et anti-impérialiste : l'Ukraine en tête de front !Défendre l’indépendance et l’intégrité territoriale des Républiques Populaires  du Donbass doit être plus que jamais une priorité pour les anti-impérialistes et les anticapitalistes.

    Par Tribune Marxiste-Léniniste- Combat anti-fasciste et anti-impérialiste : l'Ukraine en tête de front !

    Même si cela suppose un compromis tactique. Au moment où la Russie est plus isolée et plus affaiblie économiquement que jamais, ses efforts de résistance nationaliste, même sur la base d’un capitalisme archaïque, et très loin d’un néo-impérialisme, restent malgré tout une des rares ressources d’aide pour les nations et les peuples en lutte pour leur indépendance.

    Dans le faible rapport de forces actuelles pour la gauche progressiste dans le monde, son renoncement au soutien des Républiques Populaires serait une grande victoire de l’impérialisme US-UE et du néofascisme à leur service.

    (Vous trouverez des réactions à cet article en bas de page)

     

    Tous ceux, de « gauche » comme de droite, qui veulent voir une « agression russe » en Ukraine se font objectivement les complices de l’impérialisme sous toutes ses formes, US, UE et fascisme ukrainien à la Bandera-Porochenko !

    Pour les communistes marxistes-léninistes, singulièrement, brandir à nouveau le mythe de « l’impérialisme russe », c’est un déni total du droit des nations et des peuples à disposer d’eux-mêmes, tant comme il se vit sur le terrain des luttes que comme Lénine lui-même l’avait si bien exposé, notamment dans sa célèbre polémique avec Rosa Luxemburg :

    « DU DROIT DES NATIONS A DISPOSER D’ELLES-MÊMES »

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6566x

    Cela prouve en outre qu’ils n’ont rien compris au principe même de domination du capital financier dans le processus impérialiste… Où sont les multinationales et les groupes financiers russes envahissant le monde à la mode US, ou même « exportateurs » à la mode chinoise ?

    Pour comprendre le monde actuel et ses enjeux véritables, la clef est plus que jamais dans les fondamentaux de l’œuvre de Lénine, mais il ne suffit pas de la parcourir vaguement, histoire de compléter sa culture perso, mais de mettre en regard les vrais faits du monde actuel, les vraies données et les vrais chiffres et rapports de proportions des flux financiers, avec ses concepts.

    LE PRÉSENT TEXTE, DANS CETTE OPTIQUE,  N’EST QU’UNE ÉBAUCHE, MAIS,  DANS L’URGENCE,  NÉCESSAIRE POUR FAIRE LE POINT SUR LA SITUATION DU CONFLIT UKRAINIEN ET DU SOUTIENT QUE NOUS DEVONS AUX RÉPUBLIQUES POPULAIRES.

    Il devrait sembler également évident à toute la gauche progressiste française qu’il s’agit essentiellement d’un combat anti-impérialiste, dans lequel les Républiques Populaires sont à l’avant-garde, et donc à l’avant-garde du combat anti-impérialiste en Europe.

    Il est clair que si cette résistance a survécu à la répression fasciste, et continue de le faire, c’est en grande partie avec le soutien logistique de la Russie actuelle, même si à vocation essentiellement humanitaire, contrairement aux accusations occidentales.

     

    Convoi russe : il est passé !

    http://solydairinfo.wordpress.com/2014/08/22/162/

     

    L’aide humanitaire russe aux Républiques Populaires n’a pas cessé :

    http://solydairinfo.wordpress.com/2014/11/04/288/ 

    Il est clair que cette action de soutien correspond à un choix géostratégique de la Russie. C’est la question de la nature de ce choix qui semble discréditer le combat des Républiques Populaires auprès de la « gauche progressiste » française et internationale, et abouti à leur isolement politique.

    Pourtant, d’un point de vue marxiste-léniniste, s’il y a bien lieu d’étudier la nature de cet enjeu géostratégique, cela ne devrait pas être un obstacle à un soutien unitaire à ce combat.

    Indépendamment des motivations de la Russie actuelle, ce combat représente un enjeu essentiel dans le combat antifasciste et anti-impérialiste en Europe, et c’est ce qui devrait nous motiver pour avancer de manière active et UNITAIRE, tout en étudiant la situation, et voir ce que nous pouvons faire pour l’améliorer.

    A l’évidence, le fait éventuel que la gauche progressiste se mobilise, et singulièrement les communistes M-L, malgré leurs faibles moyens, serait la meilleure chose à faire pour aider les éléments les plus progressistes de ces combats à pouvoir s’exprimer…

    Après l’Appel du Syndicat indépendant des mineurs de Donetsk,Tribune Marxiste-Léniniste a récemment traduit et publié le bref mais significatif communiqué de la gauche de Donetsk, diffusé sur le site officiel de la République Populaire, à l’occasion de la commémoration d’Octobre. Les appels de ces camarades n’ont toujours pas d’écho réel, alors qu’ils sont engagés dans une lutte décisive, et d’un point de vue marxiste-léniniste, on ne peut que très mal le comprendre …ovo, en passant par l’Irak, la Libye et la Syrie, l’impérialisme promeut des « révolutions de couleurs » (des contrerévolutions en fait) pour piller les peuples et les assujettir à ses desseins. Ces agressions ont balisé le chemin qui mène à ses véritables objectifs stratégiques le plus importants.

     

    Donetsk, Appel d’Octobre :

    http://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/11/10/2032_donetsk_appel_d_octobre_/

     

    LE TEXTE ORIGINAL DE L’APPEL DES MINEURS DU DONBASS :

    http://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/07/17/1227_appel_donbass_palestine_solidarite/

     

    En fin de compte les raisons de cet ostracisme semblent être essentiellement de deux sortes, éventuellement complémentaires pour certains :

    _la Russie serait une puissance impérialiste équivalente à celle des USA, qui soutiennent les fascistes de Kiev.

    _la partition de l’Ukraine serait un obstacle à la résistance antifasciste.

    S’il est vrai que la Russie dispose encore d’un reste de puissance militaire, essentiellement hérité de l’URSS, elle est très loin du rapport de force de cette époque, qui n’avait déjà pas suffit, manifestement.

    Mais surtout, son économie et ses finances sont dans un tel état de délabrement, encore aggravé par les « sanctions » récentes, qu’on chercherait en vain où s’exerce réellement sa domination financière…

    Son néo-capitalisme « oligarchique » est en réalité de type tout à fait archaïque et rétrograde, et peine à se hisser au niveau d’un capitalisme d’état réellement structuré. Les quelques « exportations » médiatico-spectaculaires d’oligarques parvenus tiennent manifestement plus du sauve-qui-peut que de l’expansionnisme financier…

    Fondamentalement « tiers-mondisée » depuis la fin de l’URSS, et survivant essentiellement de la vente de ses ressources naturelles en matières premières, la Russie est la proie toute désignée de l’impérialisme US en crise, mais aussi du néo-impérialisme chinois, avec lequel l’ »alliance », notamment au sein des BRICS, n’est que tactique, et contrainte par les circonstances.

    (Voir le manifeste de S. Glaziev : http://www.les-crises.fr/la-menace-de-guerre-et-la-reponse-russe/  )

    Elle ne conserve pour elle que l’immensité de son territoire et ce reste de puissance militaire qui lui permettent une résistance nationaliste assez farouche et d’envergure géostratégique encore bien réelle, même si elle cède régulièrement du terrain et de l’influence, si l’on en fait le bilan réel, au delà de quelques « coups de mains » audacieux et spectaculaires, comme en Crimée.

    Il est clair, ou plutôt, il devrait être clair que les BRICS ne sont une alternative à l’impérialisme US, encore très improbable, que pour le néo-impérialisme chinois, et uniquement dans la mesure où il se libérerait de la domination financière du dollar, ce qui est loin d’être le cas, encore actuellement.

     

    Chine yuan dollar :

    http://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/07/29/1385_chine_yuan_dollar_/

    http://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/08/04/1391_en_reponse_a_danielle_bleitrach_/

    De sorte que si l’on remet le soutien de la Russie aux Républiques Populaires dans son contexte géostratégique réel, la thèse de l’ »affrontement de deux impérialismes » en Ukraine, d’où serait justifiée l’attitude des « ni-ni » gauchistes, trotskystes, mais aussi de certains « marxistes-léninistes », est une aberration totale qui abouti à livrer les peuples du Donbass et de l’Ukraine pieds et poings liés à l’impérialisme US et aux fascistes de Kiev. Bonjour la solidarité… !!

    http://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/10/21/1773_en_2014_faillite_de_la_gauche_anti-imperialiste/

    Enfin et surtout, il est particulièrement intéressant de considérer, d’un point de vue anti-impérialiste, que l’essentiel des mouvements indépendantistes du Donbass ne sont nullement inféodés aux nationalistes russes actuellement au pouvoir en Russie, même s’il sont parfaitement solidaires et conscients de la nécessité de cette solidarité.

    Les grandes initiatives populaires et démocratiques qui ont légitimé les états naissants des Républiques Populaires ont été prises de manière tout à fait autonomes, et en fait, contre la volonté exprimée à Moscou, notamment en ce qui concerne les procesus électoraux, dont le dernier confirme cette tendance, avec le vote massif en faveur de Zakhartchenko.

     

    « On ne lâche rien ! » en novorussien … « Мы не сдаёмся ! »

    http://solydairinfo.wordpress.com/2014/11/18/361_en_nouvelle-russie_on_ne_lache_rien/

    L’autre thèse des « tièdes » de la gauche, celle du refus de la partition de l’Ukraine, avancée ouvertement, ou existante en sous-main chez certains soutiens formels de la résistance antifasciste, serait donc le maintien de l’unité comme contexte plus favorable aux luttes…

    Alors qu’il est clair que l’aboutissement du coup d’état « euromaïdan » tient au fait que les fascistes ont réussit à créer un rapport de forces politiques favorable à leur cause à Kiev et dans tout l’ouest du pays, encore nuancé dans les régions de Kharkov et d’Odessa, et totalement déficitaire dans le Donbass.

    Renoncer à défendre l’indépendance des Républiques Populaires c’est à l’évidence consolider le rapport de forces en faveur des fascistes et de l’impérialisme US sur l’ensemble du pays.

    Alors que l’établissement des Républiques Populaires, sur l’intégralité des territoires des Oblasts de Donetsk et Lougansk leur permettrait une viabilité progressiste et exemplaire qui influerait grandement sur le rapport de forces dans le reste de l’Ukraine, et notamment dans les régions « en balance », comme Karkhov et Odessa, et, à moyen terme, changerait complètement la situation de l’ensemble du pays, et peut-être même du voisinage, avec la possibilité d’un premier et réel grand recul de l’impérialisme US.

    C’est pourquoi le soutien à la résistance du Donbass comme contribution à la lutte antifasciste, mais sans l’affirmation claire de leur droit à l’indépendance, reste une position également très ambiguë et largement insuffisante.жжжC’est celle de l’aile « gauche » du PCF, et des diverses tendances qui gravitent autour, comme le PRCF et consorts.

    Mais c’est aussi celle, semble-t-il, d’une grande partie de la gauche ukrainienne.

    Elle est motivée, en sous-main, par la stratégie de former un « vaste front antifasciste », comme alternative gouvernementale « démocratique » purement électoraliste et en fin de compte, tout à fait déconnectée des luttes de classes, et sans perspectives réelles autres que capitulation ou collaboration.

    C’est évidemment négliger le fait que le fascisme n’est que le visage de l’impérialisme en crise, et le vrai visage du capitalisme, et qu’il n’y a que la lutte de classe anti-impérialiste et anticapitaliste qui puisse l’arrêter.

    C’est aussi en cela que notre soutien unifié, résolu et affirmé à l’indépendance des Républiques Populaires aurait valeur d’exemplarité pour l’affirmation de la nécessité d’un courant politique prolétarien autonome, en voie de constitution.


    La lutte des peuples du Donbass s’inscrit dans la situation internationale, qui est caractérisée, depuis des décennies, par la chute de l’URSS et ses conséquences.

    La principale de ces conséquences a été et continue d’être la domination d’une seule puissance hégémonique mondiale, l’impérialisme US qui mène particulièrement depuis lors une campagne très agressive partout où ses intérêts politiques, économiques ou stratégiques sont en question.

    Pour l’impérialisme US, la nécessité d’empêcher, par tous les moyens, l’émergence de n’importe quel pouvoir qui puisse le concurrencer est vitale.

    Depuis le Kosovo, en passant par l’Irak, la Libye et la Syrie, l’impérialisme promeut des « révolutions de couleurs » (des contrerévolutions en fait) pour piller les peuples et les assujettir à ses desseins. Ces agressions ont balisé le chemin qui mène à ses véritables objectifs stratégiques les plus importants.

    Ses deux objectifs principaux sont d’abord la Russie, qui compte encore avec quelques armes de l’époque soviétique, malgré son énorme affaiblissement industriel, politique et militaire (l’industrie soviétique qui représentait 20% de la production industrielle mondiale n’est aujourd’hui que de 3% dont une bonne partie sont dus à des investissement étrangers) ; et la Chine qui, malgré des statistiques qui peuvent faire croire que c’est réellement, comme « deuxième puissance économique mondiale », un challenger immédiat, est encore un pays semi-colonial, dont « ses » exportations viennent des usines de groupes financés à 60% par des capitaliste étrangers, et ses finances dépendent du dollar.

    En relisant Lénine… qui parlait déjà de Chine!

    http://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/03/08/en_relisant_lenine_qui_parlait_deja_de_chine/

    Toute la politique actuelle de l’impérialisme US, après avoir liquidé l’URSS et installé l’ivrogne Eltsine pour achever le travail (destruction de l’agriculture, de l’industrie, du pouvoir d’achat des travailleurs, de la vie sociale, de la culture, et avec, en outre, la perte de 9 millions d’habitants) est d’empêcher toute possibilité de résurgence d’une Russie puissante ou d’une Chine réellement forte.

    La crise ukrainienne ne peut pas se comprendre en dehors de ce plan stratégique US.

    L’Ukraine, gouvernée par des groupes oligarchiques avec des intérêts divers, avait maintenu une relation avec l’UE (principalement à travers son agriculture basée principalement à l’Ouest) mais aussi avec la Russie (par les multiples liens industriels hérités de l’époque soviétique).

    Les fluctuations de la politique ukrainienne et les luttes au sommet entre différents groupes oligarques d’intérêts divergents, trouvent leur raison d’être dans cette configuration économique particulière de l’Ukraine post-socialiste.

    Quand le gouvernement Ianoukovitch, au bord de la faillite, du fait du pillage sans scrupules des oligarques, s’est tourné du côté de la Russie qui lui proposait un meilleur marché (par des raisons stratégiques évidentes), l’impérialisme US et l’Allemagne (avec le concours de la France de Hollande) sont passés à l’action.

    Ils ont déclenché le mouvement Maïdan, utilisant les ressources d’un travail de préparation de longue haleine, par l’entremise des ONG complaisantes, des bandes nationalistes ouvertement fascistes, entrainées dans ce but depuis longtemps, et de la classe moyenne pro-impérialiste.

    Il ne s’agissait nullement d’un mouvement spontané correspondant aux aspirations réelles des peuples de l’Ouest ukrainien ou de Kiev, mais d’une manipulation habile d’une partie de l’opinion publique, en réveillant les vieux démons de la haine ethnique ressortis délibérément du placard morbide de l’histoire nazie.

    Leurs agents provocateurs sur place n’ont pas hésité a assassiner leurs propres « partisans » pour faire porter le chapeau de la « répression », jusque là très laxiste, et pour cause, au gouvernement Ianoukovitch, qui tentait une conciliation, et afin de l’achever.

    Ce mouvement Maïdan, fondamentalement réactionnaire, même avec ses connotations populistes, que certaines personnes « de gauche » ont osé peindre en « mouvement populaire », a porté au pouvoir un gouvernement nationaliste de droite qui contient des éléments néo-fascistes d’extrême droite. Depuis le début, il n’a cessé de cautionner et de couvrir les agissements de type néonazis.

    Les politiques provocatrices du nouveau gouvernement envers la population russophone dans le Sud-Est et la Crimée ont poussé ces régions vers l’insurrection d’abord (en se référant souvent à la Révolution Socialiste d’Octobre) et à la sécession.

    Le retour de la Crimée vers la Russie était un premier camouflet, historiquement justifié et politiquement très vite légitimé, à cette arrogance.

    Le gouvernement Poutine s’en serait probablement tenu là, si la pression populaire n’avait jailli à nouveau dans toute la région du Sud-est ukrainien, et avec une force singulière, dans la région du Donbass. Là encore, la sécession a reçu une légitimité populaire, avec un référendum largement voté, le 11 Mai 2014.

    Ce soutien réellement démocratique aux Républiques Populaires du Donbass et à leur projet d’union entre elles comme Nouvelle-Russie s’est à nouveau manifesté par une participation massive aux élections présidentielles et législatives du 2 Novembre.

    Le gouvernement capitaliste russe de Poutine, acculé à une réaction nationaliste par les USA et l’UE, et poussé par son opinion publique remontée contre toutes les humiliations infligées par l’occident, leur a apporté un soutien significatif, dans une tentative de résistance géostratégique assez conforme à ses propres intérêts.

    Mais le gouvernement Porochenko, avec le plein soutien des USA et de l’Europe, a poursuivi une politique de réduction des droits démocratiques et a lancé une soi-disant « opération anti-terroriste » contre le peuple du Donbass, y compris par le bombardement de zones civiles.

    Des groupes paramilitaires fascistes et nazis et des armées privées financées par des oligarques individuels ont été intégrés dans l’appareil d’Etat, qui leur a donné l’impunité pour leurs actes de violence.

    La gauche, les communistes et les militants syndicaux ont été attaqués, enlevés torturés et assassinés, leurs bureaux agressés, pillés et incendiés, forçant leurs organisations à rentrer en clandestinité.

    Le point culminant fut le massacre d’Odessa, dans laquelle au moins 48 personnes (y compris des membres du PCU, Komsomol et Borotba) ont été tués par les mains des groupes paramilitaires fascistes.

    L’organisation communiste Borotba a déjà été contrainte à la clandestinité après que ses bureaux ont été perquisitionnés et des tentatives ont été faites pour enlever certains de ses principaux militants.

    Mais le peuple du Donbass, dans les Oblasts de Donetsk et Lougansk, essentiellement ouvriers, avec une économie industrielle et minière encore vive, a refusé de capituler.

    Cette lutte héroïque a porté ses fruits et les bandes réactionnaires de l’armée de Porochenko ont été contraintes à un « cessez-le-feu », très relatif, et qu’ils violent tous les jours, en continuant à bombarder les civils, les hôpitaux, les écoles, et avec encore plus d’intensité depuis les élections du 2 Novembre.

    C’est pourquoi ces « accords » de Minsk n’ont été acceptés par les Républiques Populaires que par la nécessité d’un compromis géostratégique. Il ne peut être qu’une étape dans la lutte de libération totale de leurs territoires. C’est aussi le sens du vote massif en faveur de cet objectif, clairement exprimé, notamment par Alexandre Zakhartchenko, précédent chef du gouvernement de Donetsk, et massivement élu Président le 2 Novembre.

    http://solydairinfo.wordpress.com/2014/11/18/361_en_nouvelle-russie_on_ne_lache_rien/

    Les « accords » de cette nature, même s’ils sont tactiquement nécessaires, ne doivent nous faire oublier l’enseignement de Lénine selon lequel une révolution ne doit pas s’arrêter quand elle avance politiquement et que ses triomphes doivent se suivre aussi rapidement que possible, jusqu’à la victoire finale.

    Aujourd’hui la situation est complexe et l’armée fasciste de Porochenko rééquipée et entrainée par les US se prépare à une nouvelle offensive.

    Cette offensive est accompagnée d’un plan économique destiné à affaiblir la Russie. Il a provoqué la chute du rouble et la fuite des capitaux, et peut avoir des graves conséquences, tant pour le peuple russe que pour les habitants de la partie russophone ukrainienne et notamment pour les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk.

    L’ensemble de la situation, les menaces économiques et l’opposition interne des oligarques russes aux tentatives de résistance de Poutine, peut dégénérer en une situation qui laisse abandonnés les combattants de Nouvelle-Russie.

    Les capitalistes russes, comme les autres, ne tiennent qu’à leurs portemonnaies.

    Mais une capitulation du gouvernement russe (Poutine notamment est directement visé par cette offensive économique US et peut être forcé de signer un « accord » par ses pairs oligarques) ne peut que faire gagner du temps aux impérialistes. La conscience aigüe que de toutes manières l’impérialisme US ne s’arrêtera pas avant d’avoir réduit la Russie à rien, ne peut que conforter les partisans de la résistance.

    Alors que le vote massif au référendum du 11 Mai, les élections présidentielles et législatives du 2 Novembre ont à nouveau légitimé la revendication des peuples du Donbass pour leur indépendance et dans leur intégrité territoriale, nous devons régénérer et amplifier notre solidarité avec les Républiques Populaires.

    C’est le seul moyen d’être conséquents, tant en terme de lutte pacifiste que de résistance antifasciste. C’est le seul moyen de faire avancer réellement la cause du prolétariat européen dans le contexte actuel.

    Mais cela ne suppose aucune concession sur les droits légitimes et fondamentaux des peuples en lutte :

    Nous devons exiger de Hollande et de l’UE qu’ils reconnaissent les Républiques Populaires comme états souverains !

    Les troupes fascistes de Kiev doivent évacuer le territoire des Républiques Populaires entièrement et sans conditions !

    Les USA doivent également les reconnaitre et cesser leur soutien à la junte de Kiev !

    Ce sont les seules possibilités réelles pour éviter un pourrissement de la situation et un glissement rapide vers la guerre en Europe. Car, une capitulation russe et une victoire US transformeraient encore davantage l’Europe en un champ de manœuvres pour tous les fascistes qui y sont déjà trop nombreux !!

    Une défaite de ces républiques rendrait heureux tous les réactionnaires, et avec eux tous les gauchistes imbéciles qui parlent « d’impérialisme russe » ou traitent les deux camps de « bandits » et retarderait encore la résurgence d’un véritable Parti Communiste en Ukraine et partout en Europe et ailleurs.

    Nous croyons fermement, au delà de la victoire souhaitable des Républiques Populaires, qu’un véritable mouvement antifasciste et anti-impérialiste ne peut être construit par les peuples que sur la base des leurs propres forces et que l’internationalisme prolétarien qui les soutient (car au Donbass c’est bien en réalité la lutte d’un petit pays contre une agression impérialiste) doit être liée à la lutte contre le capitalisme.

    La seule solution d’avenir pour les travailleurs ukrainiens ne réside pas dans le nationalisme (ni ukrainien ni russe), qui les divise et permet encore aux oligarques d’imposer leurs politiques ici et là, mais plutôt dans l’unité fraternelle des travailleurs de différents groupes nationaux et parlant des langues différentes, en fonction de la reconnaissance et du respect de leurs droits culturels et linguistiques. Cela signifie l’expropriation des oligarques, la restauration de la propriété collective et l’abolition du capitalisme en Ukraine, qui aurait un effet puissant sur la Russie elle-même.

    *******

     

    Nous devons exiger de Hollande et de l’UE qu’ils reconnaissent les Républiques Populaires du Donbass!

    Solidarité avec la résistance antifasciste en Ukraine !

    Nous devons aussi exiger

    que les USA et l’OTAN cessent leur soutien à la junte de Kiev !

    Les troupes fascistes de Kiev doivent évacuer le territoire des Républiques Populaires entièrement et sans conditions !

    Pour une ferme unité populaire de classe basée sur l’internationalisme prolétarien

    Pour l’expropriation des oligarques et la construction d’une économie planifiée sous le contrôle démocratique des travailleurs

    Pour une Ukraine socialiste, pour une Russie socialiste.

    Travailleurs du monde entier, unissez-vous!

    ---

    Sur la question liée, de la lutte anti-fasciste en France, lire le très bon article de WH : 

    Djihadisme, agression d’un couple juif à Créteil, et l’arnaque du « choc des civilisations » http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/djihadisme-agression-d-un-couple-juif-a-creteil-et-l-arnaque-du-choc-d-a113910812

     

    ---

    Contributions de camarades à l'article de TML :

    • "L'attitude correcte pour un marxiste-léniniste est :


    - De soutenir la lutte du peuple ukrainien contre le fascisme et les tentative de partition du pays qui effectivement ne servent que les intérêts US et UE qui ont des visées sur les richesses de la Russie - l'Ukraine pouvant être une porte d'entrée, comme Hong-Kong est une porte d'entrée vers la Chine
    - Bien affirmer que ce soutien n'est en rien un soutien aux politiques réactionnaires du gouvernement Russe contre le prolétariat de Russie, ni un aval pour la politique internationale de ce pays qui n'est pas basée sur l'internationalisme prolétarien
    - En même temps, affirmer notre solidarité internationaliste envers les prolétaires de Russie et de Chine (comme des autres pays)
    Tout comme nous devons soutenir toutes les luttes anti-impérialistes et anti-coloniales, sans que cela soit un soutien aux politiques internes des gouvernements concernés."

     

    • "Je confirme, à ceci près que contrairement à l'effondrement du social-impérialisme soviétique, celui-ci des USA se fera (et se fait déjà) dans la douleur et une violence extrême, pouvant conduire à des guerres multiples, y compris en France (à chaque endroit sur des lignes de fractures spécifiques : en Ukraine c'était la question russe, ici ça sera la question de l'islam, etc...). 

    Par cette stratégie, ils s'assurent le contrôle des pays qui leur échappent par des méthodes ultra-violentes et n'hésitent pas à aider des groupes terroristes, quitte à ce qu'ils se retournent contre eux après (on le voit les néo-nazis ukrainiens ne sont plus totalement contrôlés par ceux qui les ont mis en place et menacent de refaire un putsch, les islamistes en Syrie et en Irak sont globalement hors de contrôle).

    Si les états-unis s'effondrent, ce sera par l'effondrement de leur monnaie, leur talon d'achille venant du fait que tout cela repose sur leur suprématie militaire, sans quoi leur dette serait insoutenable. Pour l'instant tout cela évolue lentement quantitativement, mais on assistera bientôt à un saut qualitatif violent. A ce moment là les risques d'explosions guerrière seront à l'ordre du jour, et il faudra soutenir en front toutes les forces de paix pour éviter une guerre terrible et qui plus est inutile. Or on voit que les BRICS cherchent à recomposer les zones d'influence de manière pacifique, ils peuvent être une force de paix, il faut les soutenir si nécessaire, mais pas aveuglément bien sur, et il faut savoir garder du recul."

     

    • "La question ensuite est : Ce front avec qui ? Comment le mettre en place et le faire vivre, sur quelle bases, etc. ?"

     

    • "Nous n'aurons pas initiative de créer un tel "front". Ça ne peut pas être sous la forme d'une organisation commune, en revanche il faudra être capable de s'accorder sur les thèmes les plus urgents : la lutte contre le fascisme, contre la guerre, ... J'entends par là qu'il faudra et qu'il faut, sur ces questions-là soutenir toutes les organisations qui se mobilisent contre la stratégie du "choc des civilisations", contre les guerres de l'otan (déjà présentes en europe à moyenne intensité, et qui seront croissantes). Donc ça inclut (et j'en oublie peut-être), en plus de nous :

    - les révisionnistes de type PRCF par exemple (assez en pointe sur ces questions-là, malgré leur inconsistance sur d'autres sujets importants)
    - les partis/organisations/ des sites d'information qui ont repris les anciens thèmes du pcf et qui s'opposent à la guerre : l'upr de asselineau, e&r de soral, "l'agence info libre", "réveil communiste", etc...

    Cette jonction occasionnelle n'étant pas à confondre avec notre stratégie par ailleurs pour faire un travail de fond en bordure de ces organisations pour faire progresser les éléments avancés du prolétariat vers le communisme et batailler contre la main-mise petite-bourgeoise des organisations d'opposition, vieil héritage légué par le pcf. Il faut bien distinguer ces deux aspects : il ne s'agit que d'une entente sur un sujet précis pour le "front" que j'évoquais, certainement pas une alliance ou une tentative de rapprochement globale.

    Nous aurons en face de nous et à combattre principalement :
    - les néo-conservateurs bien identifiés (le système), ceux qu'ils utilisent comme relais masqué (anarchistes, trotskistes, "antifa", ...)
    - les mouvements de type identitaire/FN, même si le FN joue la carte russe, il reste un ennemi d'autant plus dangereux que sur le cas français, il a validé entièrement toutes les thèses des néo-conservateurs

    Bref pour résumer : la priorité étant d'éviter la guerre (intérieure ou extérieure), il y a un enjeu concret à ne pas exciter les désaccords sur ces questions et à bien comprendre le véritable enjeu. Si nécessaire nous devrons faire une jonction de circonstance avec les organisations que j'ai citées, sans rien relâcher par ailleurs de notre analyse globale et de notre stratégie propre (y compris envers ces organisations elle-mêmes). Si jamais une guerre se produisait, les dégâts seraient énormes et nous perdrions un temps énorme, nous prendrions des coups violents et multiples, la défense des quelques libertés qui nous restent peut nous permettre d'accroître encore notre activité tant que c'est possible et nous n'avons pas de temps à perdre."

    "Je pense qu'on peut aussi ajouter :

    - l'URCF, Communiste, Rouge Vif, etc."
     
    • Contribution de Vincent Gouysse :
     
    "Chers camarades, voici un mail synthétisant mes positions sur l'appel du cam. TML avec lequel j'ai des accords, mais aussi des désaccords.

    Selon le camarade TML "les efforts de résistance nationaliste" de la Russie sont "très loin d’un néo-impérialisme".

    Je suis certes d'accord avec le cam. de TML pour reconnaitre que la Russie n'est plus une puissance impérialiste de premier ordre (comme elle l'était du temps du social-impérialisme soviétique), et que son industrie et son économies sont sinistrées par rapport à celles de cette époque. Pour autant, elle reste un pays bourgeois avec des ambitions d'expansion locales.

    Je rappelle que selon Lénine, le capitalisme compte des pays bourgeois impérialistes, des pays bourgeois coloniaux, et entre les deux des pays situés dans une infinité de stades intermédiaires... La Russie actuelle, dotée d'abondantes ressources énergétiques et possédant une force militaire non négligeable, bien qu'arriérées sur le plan de l'exportation de capitaux, compte parmi les puissances impérialistes d'envergure régionale (comme le Brésil et l'Iran).

    Au début des années 2000, l'Ukraine, ex-république soviétique,  avait basculé dans l'escarcelle occidentale ("révolution orange"). Mais avec la crise de déclin de nos impérialismes et la montée de l'impérialisme chinois, une fraction (significative) de la bourgeoisie ukrainienne a compris qu'il fallait mieux redéfinir cette alliance. Fin 2013, le président d'orientation nettement pro-russe a ainsi brutalement mis fin au processus d'intégration de l'Ukraine avec l'UE, relancé les négociations avec la Russie qui promettait à Kiev 15 milliards de dollars US et une baisse du prix du gaz (sans les conditions contraignantes accompagnant d'habitude "l'aide" occidentale), douchant les espoirs de nos impérialismes et les contraignant à faire tomber le masque dans les semaines qui suivirent (coup d'état fasciste Maïdan)...

    Selon le FMI, le poids économique de la Russie n'est pas négligeable : à parité de pouvoir d'achat le PIB russe et brésilien est supérieur à celui de la France...  Quant à celui de la Chine, il dépasse désormais celui des USA... Je ne suis donc pas d'accord avec le cam. TML pour faire passer la Russie et les pays du BRICS pour quantité négligeable afin de fermer les yeux sur l'existence de ces impérialismes... dont même les "secondaires" reprennent du poil de la bête...

    A l'automne 2014, Poutine déclarait lui-même :

    "Nous sommes bien conscients du fait que le monde est entré dans une ère de changements et de transformations globales, dans laquelle nous avons tous besoin d’un degré particulier de prudence et de la capacité à éviter toutes mesures irréfléchies. Dans les années suivant la guerre froide, les acteurs politiques mondiaux ont en quelque sorte perdu ces qualités. Maintenant, nous devons nous les rappeler. Sinon, les espoirs d’un développement stable et pacifique seront une illusion dangereuse, tandis que la crise d’aujourd’hui servira simplement de prélude à l’effondrement de l’ordre mondial. Oui, bien sûr, j’ai déjà souligné que la construction d’un ordre mondial plus stable est une tâche difficile. Nous parlons d’une tâche longue et difficile. Nous avons réussi à élaborer des règles pour l’interaction après la Seconde Guerre mondiale, et nous avons pu parvenir à un accord à Helsinki dans les années 1970.
     Notre devoir commun est de résoudre ce défi fondamental à cette nouvelle étape du développement".

    Qu'est-ce d'autre sinon la reconnaissance de cette profonde mutation du rapport de forces inter-impérialistes ?

    Ce n'est certainement pas un hasard si l'ouest de l'Ukraine, où s'est profondément implanté le capital occidental est étroitement lié à ce dernier alors que l'est de l'Ukraine, vivant davantage sur l'exploitation du bassin minier du Donetsk et les restes du complexes militaro-indutriel qui lui sont liés (secteurs dont l'existence est menacée par une entrée dans l'UE) sont à dominante pro-russe...

    C'est cette dernière fraction du capital (compradore) ukrainien qui joue aujourd'hui sur la fibre d'une certaine nostalgie pour le "passé soviétique" et reçoit le soutien du parti "communiste" et d'autres mouvements à priori également révisionnistes en Ukraine.

    Avec la crise, l'aigle bicéphale russe a bel et bien de nouvelles ambitions impérialistes régionales : profiter du chaos induit par la crise de déclassement de nos impérialismes qui fragilise les tendances compradore pro-occidentales pour recouvrer ce qui peut l'être du territoire de l'ex-social-impérialisme soviétique.

    La bourgeoisie compradore d'Ukraine  est aujourd'hui tiraillée entre l'occident et la Russie, et la lutte entre ces deux tendances a pris les formes les plus aigües, celles de la guerre civile. Dans cette guerre, l'aile bourgeoise compradore pro-russe en appelle à l'action des ouvriers et des masses populaires. (ce qui est indéniablement progressiste de notre point de vue, parce qu'elle aide ainsi à l'armement du peuple) Voilà les faits essentiels. Passer sous silence ces faits et contradictions n'est pas dans notre intérêt...

    (Pas plus que de découvrir une portée "anti-impérialiste" aux visées impérialistes du social-impérialisme soviétique en son temps et de continuer à entretenir les mystifications qui sont liées à cette époque...)
    Par contre, là où je suis d'accord avec le cam. TML, c'est pour dénoncer :

    - le coup d'état perpétré début 2014 par l'occident en déclin contre le président ukrainien élu.

    - par des forces fascistes "pur-jus" du capital financier ukrainien lié à nos impérialismes.

    - en bref, la violation quotidienne éhontée des sacro-saints principes de la démocratie bourgeoise et des "droits-de-l'homme" soit disant si chers à nos pantins-politicards, en gardant bien à l'esprit pour reprendre les termes si justes du cam. TML "qu'il faut arrêter de prendre les salauds pour des cons"... Nos impérialismes savent très bien ce qu'ils fond quand ils sèment le chaos aux quatre coins du monde plutôt que de complètement perdre la main sur lui !

    Et souligner :

    - la grande prudence et modération de l'impérialisme russe dans cette affaire (par rapport à l'arrogance et la brutalité sans limites de nos impérialismes).

    - le droit à l'autodétermination (et à la séparation) des régions ukrainiennes à dominante russophone (un processus d'ailleurs désormais inéluctable au regard des crimes commis par les fascistes de Kiev), conformément aux principes léninistes de la politique nationale.

    Mais, par pitié, ne faisons pas passer cela pour un soutien à des "républiques populaires" qui ne le sont pas... (au sens de pays socialistes). Et n'oublions pas que ce n'est là que la conquête de cette indépendance politique (formelle), qui ne sera qu'une première étape (certes nécessaire, mais insuffisante) de l'anti-impérialisme véritable qui passera par la fin de l'union sacrée actuelle prolétariat du Donbass/bourgeoisie compradore du Donbass  et la mise à l'ordre du jour de l'expropriation de cette dernière...

    Enfin, ne croyons pas que ce soutien suffira à résoudre nos problèmes chez nous (en créant un large front de résistance) : pourquoi notre prolétariat s'émouvrait-il davantage pour le sort de l'Ukraine que pour celui de l'Irak, de la Syrie, etc. ? Après tout, c'est grâce à ses ingérences grossières que nos impérialismes sont encore en mesure de leur conserver des bribes de chaînes dorées... Notre prolétariat bourgeois devra faire sa propre expérience du déclassement économique et social avant de pouvoir de nouveau envisager la nécessité d'un changement de société radical... et commencer à s'organiser véritablement en conséquence !"
     
     • Contribution de WH :
     
    "Chers camarades,

    J'ai lu l'ensemble des positions des différentes organisations ou personnes sur la question de l'Ukraine. J'ai déjà exprimé mon avis là-dessus et j'avais lancé comme proposition de réfléchir à un "front" anti-impérialiste. J'ai vu que certains camarades avaient semble-t-il approuvé cette idée, (d'autres sont plus sceptiques), de faire cause commune sur cette question. Aussi ce que j'ai proposé, et que je propose à nouveau de façon plus détaillée, c'est : lancer un appel (ou une pétition) aux organisations et personnes et à tous les partis (mêmes révisionnistes), sur la base de l'analyse suivante :


    1- Ces républiques populaires sont une occasion unique d'avoir une expérience pratique contemporaine d'une forme de socialisme

    2- Les partis de gauche et communistes de ces républiques sont révisionnistes (* modification : j'évoque ici les organisations communistes officielles affiliées au KPRF russe et autres du même genre)

    3- Ces républiques ne sont pas soviétiques, loin de là, mais seule l'expérience des peuples ukrainiens permettra de faire évoluer positivement la situation

    4- Nous avons l'expérience de l'effondrement de l'URSS révisionniste pour comprendre (après 25 ans) que cela n'a pas permis l'émergence d'un "vrai" socialisme et que les thèses défendant cette idée sont une escroquerie

    5- De plus c'est l'occasion de réveiller l'enthousiasme chez des communistes qui ont pris la route du désespoir, de redonner un sens positif aux combats que nous menons

    6- Nous devons garder à l'esprit que la Russie voit ces républiques comme des états qu'elle peut contrôler et exploiter si besoin

    7- Seule une indépendance politique et économique peut permettre une vraie visée socialiste

    8- Seuls les peuples de ces républiques sont bien placés pour savoir ce qu'il faut faire et nous n'avons pas à leur donner de leçon, nous devons accepter leur point de vue en premier lieu, seul reflet clair de la réalité de ces républiques populaire.

    9- Seule une lutte contre la bourgeoisie de ces républiques (dictature du prolétariat) pourra permettre l'édification d'un pays socialiste. Nous avons l'expérience de pays comme Cuba ou du Venezuela pour voir que sans dictature du prolétariat et sans économie réellement socialiste avec une vraie organisation communiste de la production (notamment dans l'industrie) et ans une réelle indépendance vis à vis du marché mondial, alors une classe bourgeoise subsiste et menace à tout moment de faire rompre le pays de l'intérieur et/ou de l'extérieur.

    10- L'urgence de la situation nous oblige à mettre de côté nos différends et à travailler de façon commune sur ce sujet.

    11- Tout cela se place dans un contexte de déclin des impérialismes occidentaux (états-unis, UE, etc...) face à la montée de la Chine et de ses alliance (BRICS), dont les terrains de conflits se font par groupes interposés. Nous constatons que cette guerre de repartage du monde, ou plutôt d'anti-repartage du monde a pour conséquence une aggravation des conflits partout où ces conflits s'exercent (nord de l'Afrique, moyen-orient, europe de l'est, etc...). Aussi ce déclin va tôt au tard passer à un saut qualitatif brutal. Sans un front contre la guerre, nous risquons un déchirement des peuples que les bourgeoisies ont pris le soin d'attiser un peu partout. D'où la situation d'urgence, et notre positionnement.



    Sur ces considérations, nous prenons les résolutions suivantes :

    1- Les républiques populaires (ou "populaires") d'Ukraine doivent être reconnues et défendues coûte que coûte
    2- La position vis à vis de la Russie doit être très claire : soutien à sa politique extérieure à l'ouest tant que celle-ci reste loyale aux républiques populaires
    3- La position vis à vis des fascistes et des milices de l'OTAN doit être très claire aussi : défense des républiques contre les agressions mais il faut militer pour un cessez-le-feu et une paix si possible
    4- Nous soutenons l'indépendance de ces républiques vis à vis de l'Ukraine de l'ouest de de la Russie
    5- Nous fournir des analyses lucides et de dire la vérité telle qu'elle est
    6- Nous devons être en contact avec les communistes Ukrainiens pour discuter de nos analyses, condition indispensable pour la réalisation du socialisme dans ces républiques populaires
    7- Nous lançons un appel les organisations ou sympathisants communistes, cet appel sous forme d'une pétition devra donner lieu à un front anti-impérialiste de soutien à ces républiques populaires, de combat contre la guerre en Ukraine, mais aussi plus généralement ce front devra catalyser toutes les résistances à l'impérialisme et à ses guerres, notamment celle qui se prépare en France ici-même, mais aussi aux agressions en Palestine, en Syrie, etc... qui loin d'être sans rapports sont très liées les unes aux autres."
     
    • TML :
     
    "Quelques précisions qui semblent utiles:

    Il n'y a jamais eu aucun doute, ni dans le court texte critiqué par le camarade Viriato, ni dans aucun autre publié sur TML, sur le fait qu'accession au socialisme et indépendance nationale soient liée. 

    C'est même la démarche politique qui est à la base du blog TML, avec la mise en avant du Rapport Jdanov, et son approche du front anti-impérialisme US. 

    La définition du concept de démocratie populaire était précisée dès le premier article publié:
    http://tribunemlreypa.wordpress.com/snowden-en-sursis-le-premier-article-a-lorigine-du-blog-acces-direct/ 
    (EXTRAITS ARTICLE 1 Télécharger « EXTRAITS ART 1.pdf » )

    Bien entendu, il serait absurde de plaquer la situation des pays de l'est en 1945 sur celle d'aujourd'hui.

    Concrètement, dans le rapport de forces actuel, ne soutenir que les forces de la gauche révolutionnaire qui réclament l'indépendance des Républiques Populaires, c'est renoncer au front uni, et affronter à la fois les forces "fédéralistes" poutiniennes... et de gauche (majoritaires, semble-t-il, et souvent "poutiniennes"  aussi en plus!),  les "nationalistes" réellement indépendantistes, et tout ça en plus des fascistes de Kiev soutenus par les USA et l'UE! Bonjour la stratégie !

    Alors que le fil qui soutien l'indépendance relative des Républiques Populaires, qui vient de la Russie, est de plus en plus fragile, l'amenuiser encore est tout simplement suicidaire. 

    Les Républiques ne sont pas encore en état de survivre sans l'aide de la Russie, et elle sera d'autant plus tentée de larguer les amarres si la majorité des forces locales lui sont hostiles. 

    Parmi les "nationalistes" indépendantistes, un dirigeant important comme Strelkov conserve une influence sur la vie politique russe, et s'opposera toujours au "lâchage", même si ce n'est pas sur nos bases idéologiques. De plus il s'est comporté très honnêtement dans les luttes unitaires contre les fascistes. Il n'y a aucun intérêt à le rejeter, au contraire. 

    Ce n'est que la suite de l'Histoire, qui fixera son rôle politique ultérieur, et non nos préjugés. Est-il utile de rappeler que les "nationalistes" conséquents se sont ralliés au bolchévisme, plutôt que de voir la Russie sombrer dans l'anarchie et le chaos impérialiste ? 

    Ce qui n'enlève rien à la nécessité de soutenir de manière privilégiée les forces les plus progressistes sur le plan social, et par priorité celles qui relient clairement l'indépendance nationale au socialisme, comme l'UJC Léniniste du Dombass et "Prizrak", le groupe de Mozgovoï."

    • Contribution de Viriato :
     
    "Bonjour camarades,

    Je réponds, non pas pour polémiquer vainement mais pour éclaircir des points qui sont importants.

    Il y a une question de perspective dans la réponse de Luniterre qui doit être discutée.

    Il écrit "Concrètement, dans le rapport de forces actuel, ne soutenir que les forces de la gauche révolutionnaire qui réclament l'indépendance des Républiques Populaires"

    De l'une, cela je ne l'ai pas dit, et "soutenir" leur indépendance c'est avant tout appuyer une cause pour qu'elle triomphe, non pas pour qu'elle soit écrasé par le jeu conjugué des énormes forces qui voudraient liquider cette expérience.

    Comme dit auparavant, la question de l'autodétermination comme la question sociale sont indissolublement unies.

    Autrement il n'y aura qu'une "autodétermination" de façade, sous la contrainte de Kiev, et elle sera liquidée dès que des nouvelles concessions seront faites.

    Il ne peut avoir d'indépendance que si les travailleurs du Donbass réussissent à entrainer les prolétaires ukrainiens de l'Ouest et ceux de Russie, neutralisant ainsi les plans des oligarques de deux côtés.

    Il s'agit de soutenir l'indépendance ce qui oblige à soutenir et impulser un programme socialiste (au moins aussi socialiste que les revendications soviétiques, que ce que le mode de vie soviétique signifiait et qui reste inscrit aux coeur de masses, à tort ou à raison).
    De plus en plus, selon ce qu'on arrive à savoir, l'emprise des forces contraires à l'indépendance se fait sentir. Tant les russes, qui, coincés par la crise économique et la pression impérialiste essaient de trouver un accord qui "respecte l'intégrité territoriale de l'Ukraine" ce qui est une opposition presque directe à l'indépendance des Républiques du Donbass,relayé par divers dirigeants des Républiques (voire la délégation qui va à Minsk où les agents de Porotchenko ont déjà fait savoir qu'ils ne voulaient pas d'un accord); comme la préparation militaire avancée du régime de Kiev soutenu par l'impérialisme US et allemand, montre que du côté des "négociations" on ne pourra jamais trouver une issue pour l'indépendance des Républiques Populaires.

    Si à cela nous ne soutenons pas ou taisons notre appui à la gauche ou à ceux qui réclament une sortie socialiste et/ou indépendantiste, nous nous alignons sur ceux qui voudraient arriver à un accord pourri,bon pour leurs intérêts particuliers mais liquidateur de toute véritable indépendance pour ces Républiques.

    Luniterre a développé aussi cet autre argument :
    "Les Républiques ne sont pas encore en état de survivre sans l'aide de la Russie, et elle sera d'autant plus tentée de larguer les amarres si la majorité des forces locales lui sont hostiles."

    C'est une évidence, même une lapalissade au moment présent. (Elle ne l'était pas en Aout, après la déroute de l'armée Ukrainienne. Et les russes ont à ce moment fait pression pour arrêter la continuation de l'offensive avec le résultat qui était prévisible)

    La question se pose autrement pour un M-L. Si les Républiques ne peuvent se soutenir, comme elle n'a  pas pu se soutenir la Commune de Paris, quelle doit être la tactique des communistes ?

    Baisser le drapeau et arriver à un compromis (bancal, pas sur du tout à moyen terme) afin de survivre?Se subordonner, nolens-volens au bon vouloir de la Russie ?

    S'agit-il d'une tactique gauchiste la défense d'un programme socialiste qui, naturellement, ne pourra pas faire plaisir aux oligarques russes ni aux iml)éraillantes mais qui peut trouver l'appui des masses ukrainiennes et russes ?

    Evidement ce n'est pas un compromis de ce type qui peut-être soutenu par des communistes conséquents.

    Mais, hélas, un tel raisonnement (celui qui expose Luniterre, amen directement à l'abandon de tout programme socialiste et à soutenir une option purement nationaliste, bourgeoise donc. Et sans aucun avenir non plus.

    Les Russes, l'ont déjà dit; ils sont pour "le respect de l'intégrité territoriale de l'Ukraine" et l'Ukraine pour eux ,c'est le régime de Porotchenko  qu'ils ont reconnu comme légitime, ainsi que les "élections" qui l'ont porté au pouvoir.

    Cela signifie qu'ils sont, tant que les pressions du bloc impérialiste occidental ne les poussent encore plus loin, pour une "autonomie dans le cadre de la 'constitution' ukrainienne", c'est à dire, contre l'indépendance des Républiques Populaires. 

    Et dénoncer, avec la manière, cette alternative serait lutter contre l'indépendance des Républiques ?

    Non, évidement, car ni les russes, ni les impérialistes, moins encore les laquais de Kiev n'en veulent et font tout leur possible pour "convaincre" les Républiques, par la force, par la "négociation" ou par la pression de céder et se contenter d'abord d'une sorte d'autonomie dans le cadre du régime de Kiev et après, d'abord l'oubli et ensuite le cercueil !

    Les Républiques n'ont pas d'autre choix que l'indépendance mais sans volet socialiste c'est un chemin fermé définitivement. C'est vrai que ce chemin est très difficile mais il n'y a pas d'autre. Seule la solidarité d'autres prolétaires de la région, fortement touchée par la crise capitaliste est la force qui peut contenir les réactionnaires, fascistes, oligarques de deux côtés et les défaire si ce mouvement prend de l'ampleur. Mais se 'fier' aux 'négociations', promesses, et autres lucioles c'est le chemin de la ruine et du massacre; la réaction furieuse est le résultat certain d'une tactique incorrecte. C'est un chemin très difficile, presque impossible aujourd'hui, mais il n'y a pas d'autre.

     Autrement, il n'y aura tout simplement pas d'indépendance, moins encore de véritable autodétermination si ce n'est que cela leur choix possible. Les sacrifices endurés ne serviront que les plans des uns et des autres puissances,  pas des peuples,  comme cela a été le cas maintes fois répétés de nombreuses luttes à travers le monde. 

    D'ailleurs , nous nous trouvons, à l'extérieur de l'Ukraine et notre propagande doit parler clair et net, c'est d'ailleurs ainsi qu'ils nous le demandent. notre défense d'un programme socialiste, notre critique d'un chemin qui est hasardeux et qui mène non pas à l'indépendance mais à son contraire, nous pouvons le dire, comme d'autres le disent.

    La tactique de Front Uni est une tactique d"union et de lutte. Unité pour combattre l'ennemi, lutte contre les influences qui portent préjudice à la lutte commune. "L'unité est un combat" et la critique aide la lutte pour l'indépendance car à l'intérieur des Républiques cette lutte d'influences, de classe, se joue aussi entre ceux qui seraient pour suivre les russes et qui ne veulent pas avancer un programme socialiste dans les faits et ceux qui défendent l'option de nationaliser les entreprises des oligarques et un programme socialiste.
    Sans programme socialiste, pas d'indépendance. Sans défendre, avec la manière l'indépendance socialiste des Républiques, on passe directement à une position de collaboration avec les forces qui ont pris l'Ukraine, tant à l'Est comme à l'Ouest comme terrain de leur affrontement réciproque."
     
    • Autre contribution de TML :
     
    Chers camarades,

    Ce soir il me semble que le débat s'est recentré sur l'analyse concrète de la situation et sur ce que nous pouvons faire pratiquement.
    Néanmoins, confusions et/ou malentendus subsistent.

    Une autre caractéristique qui distingue les ML des trotskystes est qu'ils défendent la possibilité du socialisme dans un seul pays, aussi petit soit-il . Bien entendu, cela n'a aucun sens en dehors de la solidarité internationale du mouvement ouvrier. Mais cela n'implique pas de façon absolue, nécessaire et indispensable une révolution socialiste dans les pays limitrophes.

    Une spécificité nationale du Donbass est sa forte concentration en industries lourdes, minières et de haut niveau technologique. Cette spécificité va de pair avec un important héritage culturel prolétarien et historique de lutte de classe, qui explique qu'il se trouve aujourd'hui à l'avant-garde, à la fois de la résistance antifasciste, mais aussi de la résistance anti-oligarchique. Les conditions y sont mûres pour une avancée sociale progressiste dans la reconstruction, et possiblement même socialiste, mais ce n'est pas nous qui pouvons en imposer le processus. 

    Notre rôle de communistes ML internationalistes est évidemment de soutenir par priorité les fractions les plus avancées du mouvement, qui semblent être, actuellement, UJCLD et PRIZRAK, mais ce n'est pas à nous de décider de leur ligne politique ou de leur stratégie.
    L'objectif de reconnaissance d'indépendance nationale, sur lequel nous pourrions intervenir de manière assez large et unitaire en France, si nous le voulons VRAIMENT, vise à les aider à obtenir les meilleures conditions pour le développement de leur lutte, que nous pouvons soutenir, en outre, et de manière spécifique, sur la question du socialisme, en tant que communistes ML, à un niveau politique élevé, même s'il risque d'être moins large en impact. Une synergie des deux niveaux, évidemment souhaitable, nous aidera aussi à construire notre avant-garde en France. 

    C'était déjà l'idée à la base du processus, et évoquée dans la lettre publiée par le camarade Gilles Prin en commentaire de l'article de Gilles Questiaux. Dans la rédaction de cette lettre il avait été tenu compte des remarques, observations et correctifs proposés par le camarade Viriato.  

    http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/pour-une-union-des-communistes-pour-un-parti-du-proletariat-pour-rasse-a113925718 

    Il n'a jamais été question de se cantonner à un objectif purement nationaliste, même si la question de reconnaissance s'impose comme objectif N°1, question de simple bon sens!

    Évidemment, la solidarité des antifascistes de l'ouest ukrainien et de la Russie ont toujours eu et auront encore, et si possible, de plus en plus, un rôle essentiel à jouer, mais il n'y a aucune raison de lier absolument le sort du Donbass, ni pour son indépendance, ni pour la nature de son régime social, à l'émergence d'un mouvement d'un niveau politique comparable dans les pays voisins. On peut évidemment le souhaiter, mais ce n'est qu'un vœux pieux, malheureusement loin de la réalité actuelle, et sur laquelle nous avons encore moins de prise!

    Le fait qu'en Europe occidentale nous arrivions à faire naitre un mouvement en faveur de la reconnaissance des Républiques Populaires serait déjà un puissant encouragement à la renaissance de la solidarité populaire slave. Mais là encore, c'est aux ML locaux d'être à l'avant-garde et d'avancer vers un objectif plus élevé encore.

    Lorsque le camarade Viriato reprend cette idée à lui selon laquelle :
    "Une véritable indépendance nationale dans les conditions de la région nécessite un programme socialiste qui entraine non seulement les prolétaires de l'Ukraine de l'Est mais aussi les prolétaires de l'Ukraine de l'Ouest et de la Russie." 

    Il se peut qu'il se soit tout simplement mal expliqué mais cela semble lier de manière impérative, à une même élévation de niveau d'action politique, la situation de pays certes voisins et proches héritiers de l'histoire soviétique, mais qui n'en n'ont pas moins leurs spécificités, et des capacités d'évolution actuellement très différentes.

    C'est en cela, à travers cette formulation et d'autre allant dans le même sens, que son analyse parait assez sérieusement s'éloigner du ML, et recouper plutôt une approche gauchiste qui s'éloigne du projet d'action unitaire envisagé par la majorité des intervenants, avec des nuances, certes, mais qui restent à la base du processus de convergence amorcé.

    Accession au socialisme et indépendance nationale sont liées, au Donbass comme ailleurs, mais les deux niveaux de lutte interagissent selon la spécificité de chaque contexte, tant dans les luttes locales que dans les luttes de solidarité internationalistes. 

    Il nous faut maintenant arriver à définir les modalités pratiques de nos interventions à chacun de ces niveaux, et en interaction, pour que tous ceux qui sont réellement motivés par cette dynamique unitaire y trouvent leur place!
     
    « - Pour une union des communistes, pour un parti du prolétariat. Pour rassembler il faut clarifier les débats.- Agression de Créteil : à qui profite le crime ? »
    Partager via Gmail Yahoo!

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :