• - Conscience « spontanée » et/ou avant-garde prolétarienne ? Suivi de "LE MARXISME EST- IL PÉRIMÉ?" et "La situation et nos tâches" de l'OCF

    Marxisme-Léninisme : Conscience « spontanée »et/ou avant-garde prolétarienne ? Par TML (Avec des PDF A TÉLÉCHARGER en fin d'articles)

    Dans le contexte du mouvement contre la loi El Khomri, le Marxisme-Léninisme est-il devenu une idéologie surannée, sectaire et inutile ?

     

    - Conscience « spontanée »  et/ou avant-garde  prolétarienne ?Avec l’ampleur du mouvement contre la loi El Khomri, un vieux débat a ressurgi parmi ceux qui osent s’affirmer partisans d’une révolution prolétarienne.


    Et il a ressurgi d’autant plus qu’à mesure que ce mouvement de masse se développe, avec des formes d’action démocratiques nouvelles, l’absence d’expression d’une perspective politique est de plus en plus flagrante.


    Le fait qu’aucune des forces politiques et sociales ayant récupéré et manipulé les précédents mouvements sociaux en France, soit pour les mener à l’échec (mouvement des retraites), soit à des victoires « à la Pyrrhus » devenues des impasses politiques (Non à la Constitution européenne, retrait du CPE) ne puisse actuellement renouveler cette démarche est évidemment une excellente chose.


    Pour autant, le mouvement doit-il en rester là et continuer sur ce mode de fonctionnement « spontané » jusqu’au retrait éventuel de la loi EL Khomri?

    Et ensuite?

     

    « Loi El Khomri, Précarité à vie, Cette société là, On n’en veut pas ! »
    La question d’une alternative au capitalisme commence à être posée par le mouvement de masse lui-même.


    Cette conscience « spontanée » peut-elle encore progresser jusqu’au point de constituer « spontanément » une alternative suffisamment organisée et puissante pour en finir avec l’état capitaliste et lui substituer une nouvelle forme d’organisation politique, économique et sociale?


    Ou bien les éléments les plus actifs, les plus conscients, à l’avant-garde de l’initiative prolétarienne, doivent-ils constituer une organisation politique susceptible non seulement d’organiser la résistance face aux régressions et aux répressions anti-sociales imposées avec de plus en plus de violence par la bourgeoisie, mais aussi capable de passer à la contre-offensive ?


    Le fait de nommer « Parti Prolétarien » ou non une telle organisation n’est pas le problème de fond. Le concept de « parti politique » est actuellement totalement dévalorisé par l’usage caricatural extrême que la bourgeoisie en fait elle-même.


    Le problème de fond est la fonction politique de la classe prolétarienne, la nécessité ou non d’une organisation politique de son avant-garde consciente.


    Pour les communistes marxistes-léninistes, actuellement inorganisés au véritable sens du terme, cette nécessité ne fait pas de doute. Ce n’est pas le fruit d’une affirmation dogmatique ou sectaire, mais simplement la leçon de l’histoire de plus d’un siècle et demi du mouvement ouvrier qui en atteste.

    Même si les victoires en ont été relatives et provisoires, elle n’ont eu lieu que lorsqu’il avait atteint un niveau de conscience et d’organisation qui dépassait largement le niveau accessible à la seule « spontanéité » du mouvement de masse.


    Dans son célèbre « Que faire? » Lénine exprimait déjà l’idée que le spontanéisme menait à la récupération par les révisionnistes et les réformistes « économistes ».


    L’évolution « spontanée » de la prise de conscience prolétarienne connait inévitablement une limite, du fait de la domination de l’idéologie bourgeoise.


    Dans le mouvement « spontané » le consensus majoritaire se fait nécessairement au niveau le plus bas, en apparence pour préserver l’unité, mais en fait, pour un relatif compromis de « modus vivendi » avec le pouvoir bourgeois, et il cesse de progresser, faute d’une action idéologique systématique et organisée de la part des éléments les plus avancés, qui se contentent, dès lors, de « suivre » cette majorité, au lieu de tenter d’en élever le niveau, tant sur le plan idéologique que organisationnel.


    Ce phénomène, parfaitement décrit et analysé par Lénine, non seulement conserve toute son actualité dans le contexte actuel de la lutte de classe anticapitaliste, mais il retrouve même une actualité brûlante avec l’extension des idéologies spontanéistes pour combler le vide laissé par le délitement de la bureaucratie révisionniste ancienne.


    L’argumentation des spontanéistes, qui tentent de remettre au goût du jour les vieilleries poussiéreuses des Pannekoek, Korsch et autres Bordiga, etc…, pour combler ce vide, repose sur une critique d’apparence « radicale » qui opposerait Lénine à Marx sur le thème de la conscience de classe.


    Ils accusent Lénine d’avoir affirmé qu’elle ne pouvait venir que de l' "extérieur", et, en somme, de vouloir déposséder le prolétariat de son autonomie politique.


    Même s’il a formulé des critiques à l’égard des spontanéistes qu’ils ont essayé d’interpréter de cette manière, et continuent à le faire de nos jours, c’est en fait tout simplement pour eux un moyen de nier le rôle nécessaire d’une avant-garde prolétarienne organisée.


    Ils le font en continuant de prétendre que la conscience de classe révolutionnaire et l’organisation prolétarienne révolutionnaire se développeront sans intervention consciente de la part de son avant-garde, dont ils nient pratiquement le rôle, voire l’existence elle-même!


    Un fait essentiel semble distinguer l’époque ancienne du mouvement ouvrier et la nôtre :
    Aujourd’hui, et pour l’instant en occident, l’accès à la connaissance est relativement facilité via internet.


    Pour autant, il ne se produit pas « spontanément » une idéologie révolutionnaire prolétarienne de notre époque…


    Opposer Lénine à Marx n’est donc pas une démarche fructueuse.


    Même le développement de la conscience « spontanée » est à l’évidence un phénomène inégal, qui concerne de façon inégale les différentes couches du prolétariat, et dans chaque couche, ses différents éléments et catégories.


    Il y a donc bien déjà une avant-garde relative, constituée des éléments et des secteurs les plus avancés dans la lutte.


    Les militants les plus conscients doivent-ils contribuer à élever le niveau moyen vers le plus haut possible, ou se contenter de la moyenne fluctuante, qui sous l’influence médiatique bourgeoise, tendra inévitablement à redescendre ?


    Doivent-ils cultiver l’illusion qu’un niveau d’organisation plus élevé n’est pas nécessaire, alors que le niveau de répression, pourtant déjà nettement plus élevé dès le départ de ce mouvement, et surtout à l’égard des résistances précédentes, comme à Air France, à Goodyear et dans bien d’autres entreprises, irait en faiblissant si le mouvement se développe encore ?


    C’est là une question de choix politique conscient.


    En pratique, renoncer à élever le niveau d’organisation et d’intervention idéologique des militants communistes, c’est ce que proposent les spontanéistes, soit en rejetant en bloc le Marxisme-Léninisme, soit en opposant l’attitude léniniste à une prétendue « lecture spontanéiste » de Marx …


    Certains prétendent que Lénine aurait pratiquement réintroduit une conception métaphysique dans son approche du matérialisme, et qui cesserait, par conséquent d’être dialectique:


    « Il en résulte une théorie qui traite encore du rapport sujet-objet qui revient au dualisme absolu de la pensée et de l’être, de l’esprit et de la matière » selon l’un de leurs partisans


    « Le monde réel est tout autant constitué d’objet que d’idées humaines. » Nous dit-il en outre, croyant enfoncer le clou…


    Cela est néanmoins vrai et même d’autant plus vrai que le réel ne nous est jamais perceptible qu’à travers nos sens physiques, qui le transforment, en tout état de cause, en sensations, puis éventuellement en images, en mots, en idées, concepts, etc, selon nos capacités d’élaboration mentale et intellectuelle.


    Le processus de recherche n’est jamais qu’une démarche volontaire pour accélérer par la pratique et/ou l’expérience délibérée, l’interaction entre le réel « objectif » et nos processus mentaux de connaissance.


    La réalité objective, inconnaissable dans sa totalité, non seulement en raison des obstacles « quantiques » de la nature, mais aussi de la nature relative du processus même de la connaissance, représente déjà une multitude d’aspects de la réalité, différents les uns des autres, mais tous bien réels.


    La réalité telle que nous la percevons, telle que nous la transformons en pensées conscientes et en actions en retour sur le réel, et qui agissent donc sur ce réel objectif et le transforment, est donc aussi une forme de la réalité, et elle présente manifestement une multitude d’aspects, qui sont tout aussi réels… (Même si leurs effets sur le réel objectif sont tout aussi manifestement inégaux…!)


    Voilà, en quelques mots comment il peut être possible de résumer une approche actuelle de cette problématique, élaborée davantage par le vécu que par la lecture des classiques.


    Si nous suivons le raisonnement de nos spontanéistes « modernes », elle devrait être opposée à l’approche léniniste, or ce n’est pas le cas.


    Comme nous l’avons vu, nous devons parler de situation concrète, et non pas de lectures essentiellement théoriques :


    - Y-a-t-il oui ou non une avant-garde qui se forme dans la lutte sociale ?
    Manifestement, c’est le cas.


    - Le fait que cette avant-garde améliore ses connaissances et sa formation est-il, oui ou non, un facteur déterminant de la lutte ?
    Manifestement, c’est le cas.


    - Où donc cette avant-garde en voie de développement va-t-elle puiser le savoir, sinon là où il est ?


    - Pourquoi la bourgeoisie met-elle tant d’acharnement à éloigner le prolétariat de l’accès à la connaissance ?


    Transformer la connaissance en idéologie révolutionnaire ne peut pas se faire, précisément, sans accès à la connaissance.


    Lénine envisageait le processus dans un contexte concret qui n’a pas forcément une valeur universelle.
    Par la suite, il s’est expliqué sur les déformations que les spontanéistes ont fait subir à sa pensée, mais là n’est pas le fond du problème actuel.


    Le fond du problème actuel, pour l’avenir du mouvement ouvrier renaissant en France, c’est de s’organiser dans la durée, non pas seulement pour le rejet de la loi El Khomri, mais pour la construction d’une alternative politique, pour l’enracinement d’une capacité de résistance face à la répression et aux attaques socialement régressives qui ne cesseront pas avec l’abandon de cette loi.

    Et finalement, pour une contre offensive victorieuse en faveur de l’alternative à construire !


    Une telle alternative ne peut pas non plus s’extraire du contexte de l’impérialisme comme système financier, politique et économique dominant la planète.


    Pour les communistes marxistes-léninistes dignes de ce nom les textes de Lénine ne sont pas l’objet d’une sorte de culte fétichiste, mais simplement un outil de réflexion, une base pour l’analyse, pour décrypter la complexité du système impérialiste.


    L’incapacité des pseudos-théoriciens « marxistes » spontanéistes à relier la dynamique du capitalisme décrite par Marx à son évolution impérialiste actuelle indique clairement qu’il n’y en a pas de plus « moderne », même si certains aspects des textes de Lénine sont nécessairement surannés, vu le décalage temporel.


    Ce n’est pas le cas pour les fondamentaux, qui sont, au contraire, plus actuels que jamais.


    C’est pourquoi on ne voit pas l’intérêt de s’en passer, sauf à vouloir inconsciemment reculer dans l’obscurantisme, fut-il « spontanéiste ».

     

    Source : https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/04/04/marxisme-leninisme-conscience-spontanee-etou-avant-garde-proletarienne/

     

    LE MARXISME EST- IL PÉRIMÉ ? 

    LE COMMUNISME EST IL MORT ?

    "Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."

    Warren Buffet, milliardaire américain, 1ère fortune des États-Unis

     

    (Note : dans le texte qui va suivre et pour des commodités de langage, le terme “marxisme” sera utilisé en lieu et place de “matérialisme dialectique”, plus approprié  pour définir la base philosophico-politique de ce qu’on appelle le marxisme)


    - Conscience « spontanée »  et/ou avant-garde  prolétarienne ? Suivi de "LE MARXISME EST- IL PÉRIMÉ?" et "La situation et nos tâches" de l'OCFIl n'est pas étonnant que ceux qui ont quelque chose à conserver, et qui, par définition, sont conservateurs, ceux qui veulent maintenir le régime existant, combattent la théorie marxiste puisque Karl Marx dit au régime capitaliste: « Frère, il faut mourir !  ». Et comme le régime actuel ferait plutôt disparaître toute l’humanité que de consentir à disparaître lui-même, il ne se passe pas une année sans qu'il y ait des littérateurs, des savants journalistes, académiciens ou autres, qui s'essaient à réfuter Marx.

    C'est ainsi qu'il existe sur le marxisme toute une littérature qui, par son ampleur, nous ne disons pas par sa valeur, dépassera bientôt tout ce qu'on a écrit sur Shakespeare, Goethe ou Kant, les trois hommes sur lesquels on a le plus écrit.

    Les attaques contre Marx ne nous étonnent pas. Marx n'a jamais été autant d'actualité, jamais les idées marxistes n'ont été aussi d’actualité qu'aujourd'hui.

     

    Il y a deux choses dans Marx : il y a sa méthode et y a ses théories.

    Nous allons voir d'abord si la méthode est « périmée ».

     

    La méthode de Marx

     

    La méthode de Marx est avant tout la méthode matérialiste, Marx était l'ennemi du verbalisme, même du verbalisme prétendu révolutionnaire. Il était contre tous ceux qui, comme disait le spirituel Alexandre Hertzen parlant de son ami Bakounine, ont tort « de prendre le deuxième mois de grossesse pour le neuvième ». Résultat : fausse couche !

    Il était contre les émigrés qui après l'échec de la révolution de 1848, voulaient le plus tôt possible recommencer la révolution. Pour que la révolution triomphe, il faut les conditions matérielles nécessaires pour en assurer la victoire. Il était l'adversaire de ceux qui, sous prétexte d'aller vite, pour descendre du sixième étage sautent dans le vide au lieu de prendre l'escalier. Evidemment, c'est une méthode pour aller vite. On arrive plus tôt, mais dans quel état ! –

     

    Marx appliquait la méthode matérialiste. Il étudiait avant tout la réalité, les conditions matérielles de la vie sociale. Il était en même temps dialecticien. Cela veut dire qu'il reconnaissait qu'il faut chercher dans chaque régime les éléments destructifs de ce régime, qui se développent à l'intérieur même de ce régime, ainsi que les éléments constructifs du régime nouveau. On peut dire que chaque régime existant porte dans ses entrailles le régime nouveau, comme la mère porte l'enfant.

     

    Et si Marx et ses partisans donnent au socialisme le qualificatif de « scientifique », c'est parce qu'ils ont trouvé dans la société capitaliste, dans le régime économique existant, aussi bien les éléments destructifs de ce régime que les éléments constructifs du nouveau régime.

    La méthode marxiste est basée sur l'idée de l'évolution aboutissant à. la révolution. Or, l'idée d'évolution est à la base de toutes les sciences et de toutes les conceptions modernes, avec cette différence que les évolutionnistes à la Spencer, arrêtent la loi de l'évolution au seuil du régime actuel : tout évolue, sauf le capitalisme ; la loi de l'évolution doit respectueusement s'écarter de la Banque de France et des autres banques ; là, elle perd son autorité ; elle cesse d'être applicable : tout évolue, sauf la propriété et le mode de production capitalistes.

     

    Marx, au contraire, avec une logique implacable disait « Non ! Si tout change, si tout se transforme, il n'y a pas de raison pour que le capitalisme et son mode de production restent au stade qu'ils ont atteint; il n'y a pas de raison pour que l'évolution historique s'arrête au stade capitaliste »

     

    Est-ce qu'il faut revenir au dogme de l'invariabilité des espèces, de la stagnation de tout ce qui existe, à la vieille géologie, à la vieille astronomie? L'astronomie moderne, la géologie moderne, démontrent que les comètes et les planètes se sont développées graduellement, que la terre est passée par divers stades.

    Marx est d'accord avec la théorie moderne de l'évolution qui n'exclut pas le passage rapide de l'évolution à la révolution : la théorie de l'évolution de nos jours admet avec de Vriès les passages brusques, “les sauts “ dans la marche régulière “ des choses...

     

    Marx n'oppose jamais évolution à révolution. Ainsi, l’enfant, qui se développe dans les entrailles de la mère, vient au monde avec des déchirements sanglants.

     

    Est-ce que ces idées sont périmées? Est-ce qu'il faut retourner au verbalisme idéaliste? Francis Bacon, un des fondateurs de la philosophie moderne, a dit qu'il y a deux sources de vérité :

    • il y a la méthode des abeilles, tributaires de la matière environnante, des plantes et des fleurs où elles puisent leur miel ;
    • et il y a la méthode des araignées qui tirent tout de leur propre substance. Les idéalistes « ont une araignée dans la tête », c'est-à-dire qu'ils tirent tout de leur tête, ce qui les entraîne à prendre des mots pour des réalités.

     

    A notre époque, on abuse beaucoup des grands mots. Que ce soit lors de la guerre du Vietnam, celle d’Afghanistan, plus récemment en Lybie ou au Mali, on a sorti tout le bagage idéaliste. On nous a dit chaque jour que ceux qui partaient allaient se battre pour « la justice », pour « les droits de l’homme », pour « la civilisation » On continue à faire cet abus de grands mots idéalistes qui sont vides de sens dans la société actuelle.

     

    C’est toujours au nom des droits de l'homme et du citoyen qu’il faut que le pauvre paie autant que le riche. C'est cette égalité qu'on propose. Et ce sont là des choses vivantes de tous les jours, d'aujourd'hui, d'hier, d'avant-hier. Alors, allez-vous faire à Marx le reproche de n'avoir pas eu confiance dans les mots dont on fait un si grand abus, d'avoir regardé la réalité en face? Ferdinand Lassalle a dit : « dire ce qui existe, c'est déjà un fait révolutionnaire » parce que la réalité travaille pour nous, parce qu'elle contient des éléments explosifs, parce que l'histoire contient de la dynamite, des forces vraiment révolutionnaires qui font sauter les vieux régimes « périmés »...

    Donc, au point de vue de la méthode, le marxisme ne peut être considéré comme « périmé ». Elle procède des idées les plus modernes : mouvement, transformation, évolution, révolution.

     

    Marx avait horreur du vide, de l'abstrait, des mots qui peuvent s'appliquer à tout et qui n'expliquent rien, des grands mots qu'on cherche à exploiter pour cacher de petites choses, ou même des choses abominables.

     

    La lutte de classes

     

    La base sociale de la théorie marxiste, c'est la lutte de classes. Marx ne s'est pas contenté, comme les sociologues bourgeois de cette banalité qui consiste à constater que la société se compose d'individus et non de pommes de terre...

     

    Il a dit : Non, ce ne sont pas les individus qu'il faut étudier dans la société, ni leurs besoins; ce qu'il faut étudier, ce sont les classes. Quand vous regardez quelqu'un dans la rue et que vous demandez qui est-ce ? Si on vous répond : c'est un homme, vous direz : c'est une mauvaise plaisanterie, et vous n'aurez aucune idée de celui que vous aurez rencontré.

     

    Mais si on vous dit : c'est un homme sans travail, c'est un chômeur, alors cela devient clair, vous êtes renseigné; si on vous dit : c'est Ford, ou Citroën, immédiatement vous savez à qui vous avez à faire.

     

    On nie encore l'existence des classes. Le Monde, le Figaro, les télés, les radios vous le rabâchent sans cesse : Vous nous parlez de classes, mais c'est périmé, la Révolution française est passée par là, elle a supprimé les classes ; tous les hommes sont égaux : F. Hollande  a pu devenir Président de la République ; rien ne vous empêche de le devenir vous-même ; rien n'est inscrit dans le Code pour vous l'interdire, donc les classes sont supprimées.

     

    Le Monde, le Figaro et tous ces charlatans de la presse oublient jusqu'aux classes des chemins de fer . Ils oublient aussi qu'il y a à Paris même des quartiers de classe et que la mortalité est plus importante ici que là.

    En face des événements qui se sont succédés  dans notre pays et dans le monde depuis presque deux siècles c'est une plaisanterie macabre que de dire qu'il n'existe pas de lutte de classes.

     

    On voit maintenant ressurgir le fascisme, partout en Europe. Si l'on approfondit les choses, qu'est-ce que cela signifie? : C'est la lutte de classes à son plus haut degré.

     

    Les classes dominantes ont appris quelque chose de Marx, et surtout de la pratique de la lutte de classes par la classe ouvrière révolutionnaire.

    Tant que les gouvernements étaient les gendarmes, les gardiens de la paix sociale, les chiens de garde de la propriété et du régime, on se contentait de charger l'Etat bourgeois de la défense de classe. Mais maintenant, quand, par l'évolution des esprits, par les crises permanentes, on voit que l'Etat peut être menacé sous la pression des masses, ou être mis dans l'impossibilité d'appliquer rigoureusement ses « réformes »,  sa répression contre les nouvelles forces qui se lèvent, alors les classes dominantes, en attirant les inconscients des classes moyennes ou de la classe ouvrière, leur donnent des mots d'ordre soi-disant anticapitalistes, crient contre les capitalistes, contre les banquiers — en ajoutant « juifs » —  , crient contre les pauvres de l’Europe qui viennent “manger le pain des français” en ajoutant : Roms, arabes, noirs, et s'organisent d'une façon grossièrement démagogique.

     

    C'est la défense de classe, c'est la stratégie de classe, c'est ajouter des forces nouvelles de répression terroriste aux forces régulières de l'Etat capitaliste. C'est la lutte de classes sous sa forme la plus violente. Est-ce qu'on peut maintenant nier la lutte de classes ? Est-ce qu'on peut nier les revendications de classe?

     

    Marx constate ce fait historique. Il n'est pas d'ailleurs le premier qui l'ait constaté. Guizot, le grand historien contemporain de Marx, a expliqué le développement de la monarchie française par la lutte de classes. C'est le monarque qui s'est appuyé sur la classe bourgeoise pour diminuer l'influence de la noblesse.

     

    Essayez de comprendre l'histoire moderne et d'expliquer sans l'idée de lutte de classes ce qui se passe aujourd’hui au niveau mondial,  en Chine, aux USA, en Europe, en France…  : vous n'y arriverez pas. C'est le facteur indispensable de compréhension de l'histoire.

     

    Même nos adversaires commencent à parler de classes. Les mots « classe », « régime capitaliste » étaient il y a encore peu  bannis comme dépassés  (« périmés eux aussi, peut être), ainsi que le disaient les économistes et théoriciens bourgeois. Ils les considéraient comme une exagération des communistes. Maintenant, tout le monde parle de régime capitaliste ou de capitalisme, et les fascistes sont obligés de se déclarer parti anticapitaliste.

     

    L'économie politique marxiste

     

    Marx ne commençait pas son traité d'économie politique par des banalités comme: Tout le monde, pour se nourrir, se vêtir, etc., a besoin de produire... Non.

     

    Marx commence par définir la marchandise, la société capitaliste, par expliquer la loi de la valeur des marchandises, parce que la richesse de notre système se compose non de biens destinés à satisfaire nos besoins, mais de marchandises, c'est-à-dire de biens destinés à enrichir une classe déterminée. Marx examine donc quelles sont les lois déterminant la valeur de ces marchandises. Et il en conclue : c'est le travail.

     

    En cela, il est d'accord avec les grands économistes classiques. Mais Marx précise que ce n'est pas le travail tout court qui détermine la valeur des marchandises.

     

    Si vous vous amusez à transporter sur votre dos un sac de farine de Marseille à Paris, sans passer par le chemin de fer, votre travail sera un travail inutile et n'ajoutera rien à la valeur de la farine. Il faut, pour que le travail détermine la valeur d'un produit, que ce travail soit accompli dans des conditions techniques normales.

     

    La théorie de la valeur conduit à la théorie de la plus-value par laquelle Marx démontre que le profit capitaliste se compose du travail non payé par le capitaliste, de l'exploitation de « la marchandise » qui s'appelle « force de travail ».

     

    Marx, dans son analyse du régime capitaliste, formule la théorie de la concentration capitaliste, de l'expropriation et de la disparition graduelle des classes moyennes.

    Est-ce que ces idées sont périmées? Est-ce que Hollande, Delors, Fabius … peuvent contester la concentration capitaliste ? Est-ce que les grandes compagnies multinationales ne sont pas des formes modernes de l'économie capitaliste ? Et toutes ces forces capitalistes ne sont-elles pas autant de confirmations de la loi de la concentration capitaliste?

     

    Le pays le plus capitaliste du monde, les Etats-Unis, n'est-il pas dominé par des magnats du capitalisme comme disait Marx, par ceux qu'on appelle « les rois » : rois du pétrole, des chemins de fer, de l'automobile, des mines ….. Il y a même les rois du cochon ou du bifteck.. Ce sont de véritables monopoles de toutes les richesses matérielles. Ce sont les grands maîtres qui dominent cet immense pays.

    En France, il y a encore une masse de petits propriétaires. Mais quand on examine les choses de près, on voit qu'il y a, par exemple, six grandes banques qui dominent tous les marchés et même qui dominent l'Etat. On ne peut donc pas contester, à notre époque de rnilliardaires, de grandes banques, de grands magasins, de grands commerces, la loi de la concentration capitaliste.

    Au début du 20ième siècle le réformiste Bernstein (l’équivalent des Fabius, Cameron, Moscovici …), a voulu démontrer que les classes moyennes existent. Il a ramassé tous les livrets de caisse d'épargne de toutes les domestiques d’alors pour dire qu'il y a encore là de petits capitalistes (comme si un livret de Caisse d’Epargne faisait un capitaliste !!!). Mais Marx n'a jamais prétendu que le fait de posséder mille ou dix mille euros, c'est être capitaliste !

    Pour être capitaliste, selon la définition de Marx, il faut employer les instruments de production pour exploiter le travail des autres et pouvoir vivre sans travailler. Ce n'est pas le cas d'un domestique ou d’un petit épargnant.

     

    Il y a fort à penser que ceux qui disent que Marx est dépassé n’ont pas lu Marx.

     

    Ce qui est périmé, c'est cette méthode qui consiste à réfuter un grand penseur sans le lire.

     

    Bernstein, ce réformiste qui connaissait Marx,  mettait en avant l'argument des sociétés par actions en disant : Il n'y a pas de concentration capitaliste puisqu'il y a tant et tant de millions d'actionnaires. Il n'oubliait que de nous expliquer le mécanisme des sociétés anonymes, où celuiqui possède le plus gros paquet d'actions est le véritable maitre de la société anonyme, tandis que les autres ne sont que des figurants.

    Partout, c'est la même chose. Et quand arrive une crise, quand tous les petits « capitalistes » sont balayés, il ne reste que celui qui possède le plus gros paquet.

     

    Marx a parlé de l'anarchie de la production capitaliste. N'est-elle pas démontrée – par exemple - par la destruction des stocks alimentaires pour faire monter les cours artificiellement alors que la grande partie de l’humanité vit avec la famine ?

    Marx démontrait que les capitalistes sont condamnés à l'anarchie parce qu'ils ne produisent que pour le profit, pour un marché indéterminé. Allez déterminer l'extension de la clientèle mondiale!

    On a dit que les capitalistes étaient assez intelligents pour pouvoir, avec leurs savants, leurs publicitaires, leurs experts, déterminer le volume du marché mondial. Mais est-ce qu'on a pu le faire? Est-ce que la plus grande crise de ces dernières années ne s'est pas produite justement dans les pays des trusts, des grands capitalistes (USA, JAPON, Europe..).

     

    C'est précisément aux USA, pays des trusts colossaux, que la crise a été la plus colossale.

    Cela prouve que le capitalisme ne peut sortir de l'anarchie. Il produit l'abondance de marchandises. Mais en face, il y a des millions de chômeurs.

     

    Le chômage n'est-il pas le produit du capitalisme! Ce phénomène a été démontré avec une admirable précision par Marx quand il traçait le tableau de ces immenses richesses créées par la technique moderne en face d'une armée de réserve de sans-travail crevant de faim à côté de magasins regorgent de marchandises.  Est-ce que par hasard cette théorie de la crise du capitalisme est une théorie périmée? Il faut être de mauvaise foi ou ignorant comme un académicien pour l'affirmer.

     

    Un grand nombre d'Américains ont découvert en Amérique la technocratie. Ils ont démontré avec de nombreuses données statistiques, les merveilles de la technique. On peut faire travailler une usine pendant vingt-quatre heures sans un seul ouvrier et augmenter de 4.000 fois la productivité de certains travaux.

     

    Mais Marx, précisément, citait souvent le mot d'Aristote —le plus grand penseur de l'antiquité -- qui, pour justifier l'esclavage, disait : « Si on avait inventé des machines à tisser et à faire certains travaux, on aurait pu se passer de l'esclavage ». Marx aimait à citer ce mot Pour montrer que nous avons réalisé l'idée géniale d'Aristote. Nous avons de véritables merveilles de productivité ; nous avons des machines à tout faire, nous avons d’admirables machines, c'est un héritage capitaliste que sous ne repoussons pas. Marx a même fait l'éloge de la mission historique accomplie par la bourgeoisie, qui a fait surgir des villes géantes et créé la production mécanique moderne. Il a écrit cela en 1847. S'il avait vu les miracles actuels de la production, qu'est-ce qu'il aurait dit ! Mais nous avons constaté que ces merveilles techniques, ces admirables machines, au lieu de créer le bonheur social et individuel ne servent qu'à une catégorie de privilégiés et se dressent contre les ouvriers. Chaque nouvelle machine représente une nouvelle hécatombe de travailleurs, des milliers d'ouvriers jetés sur le pavé, sans travail.

     

    La rationalisation capitaliste, c'est le rationnement du prolétariat. Plus la société capitaliste est rationalisée, moins vous avez de moyens d'existence. C'est la confirmation de la dialectique de K. Marx qui a démontré que toute société périt de ses propres contradictions. Il a consacré sa vie à l'étude des contradictions inhérentes au régime capitaliste, des abus que le régime engendre fatalement.

     

    Et il ne suffit pas de détruire ces abus, comme disent les ignorants, c'est la source même de ces abus qu'il s'agit de détruire : le système capitaliste !

     

    Marx a démontré que toutes ces contradictions sociales sont inhérentes au mode de production capitaliste, au fait que les moyens de production sont monopolisés par une oligarchie, concentrée entre les mains d'une minorité qui s'enrichit tandis que la majorité, la classe ouvrière, ne peut vivre qu'en vendant sa force de travail à ces propriétaires des moyens de production.

    C'est cela que Marx a constaté. Est-ce que ce n'est pas vrai ? Est-ce qu'il y a d'autres moyens de combattre la crise sans détruire les causes mêmes de la crise?

     

    La politique marxiste

     

    Marx, se basant sur l'analyse de la société capitaliste ne s'adresse pas à toutes les bonnes volontés, à tous les intérêts prétendus généraux, comme il base sa sociologie sur l'existence de classes opposées les unes aux autres, ayant des intérêts antagonistes, il a compris que parmi toutes ces classes celle du prolétariat est la seule classe révolutionnaire.

     

    C'est logique. N'ayant rien à conserver, elle n'a pas d'intérêt à être conservatrice. Elle n'a que sa force de travail. C'est donc une classe révolutionnaire. Elle n'a que ses chaînes à perdre et tout un monde à gagner, dit Marx à la fin de son Manifeste.

     

     Comment voulez-vous que les capitalistes soient révolutionnaires? Avez-vous connu des capitalistes demandant des courtes journées et des hauts salaires ?) Jamais la classe capitaliste ne déclarera qu'elle veut supprimer sa propriété. Il peut y avoir de rares exceptions confirmant la règle; mais jamais une classe ne s'est suicidée.

     

    Marx l'a compris, tandis que les utopistes comme Charles Fourier cherchaient à persuader la bourgeoisie d'être intelligente et d'organiser l'harmonie, la coopération sociale. D'autres, comme Robert Owen, qui a sacrifié des millions pour la réforme sociale, adressaient sincèrement et de bonne foi des lettres, des suppliques au congrès où les monarques étaient réunis, pour prendre des mesures contre-révolutionnaires. Il cherchait à persuader ces monarques qu'en adoptant son projet on pourrait faire l'économie d'une révolution. Il cherchait à persuader les loups de ne pas manger les moutons. Naturellement, on se moquait de lui et ses suppliques sont restées sans conséquences...

     

    Marx n'était pas contre l'action politique. Il n'opposait pas le syndicalisme, l'action économique de la classe ouvrière à son action politique. Il comprenait bien le rôle de l'Etat qu'il définissait ainsi : l'Etat, c'est un conseil d'administration des classes dominantes réuni pour opprimer les classes exploitées, les classes dépossédées.

    Il ajoutait :il faut détruire cette force, donnons  le pouvoir au prolétariat — c'est ce qu'on appelle la dictature du prolétariat, donnons le pouvoir d'Etat au prolétariat afin de supprimer les inégalités ou plutôt la possibilité d'enlever aux oligarchies capitalistes le monopole des moyens de production. Selon lui, il faut supprimer la domination des classes possédantes, exproprier les propriétaires. Et par quels moyens, sinon par la révolution?

     

    C'est de Marx que date le mot de « crétinisme parlementaire ». Marx n'était pourtant pas contre l'action parlementaire. Mais il appelait « crétinisme parlementaire » l'action de ceux qui croyaient pouvoir réaliser ainsi la transformation sociale. Maintenant, le crétinisme parlementaire s'est doublé du crétinisme ministérialiste.

    On croit qu'avec de bons ministres on peut transformer la société. Marx le niait. Et l'un des plus grands crimes de la social-démocratie allemande est d'avoir cru qu'à l'aide du
    « crétinisme parlementaire » et de la participation à l'Etat bourgeois, on pouvait changer le régime social. Or, vous savez ce qu’il advenu dans l'Allemagne d'Hitler.

     

    Est-ce que ce n'est pas de l'actualité ? Est-ce que l'idée de la conquête du pouvoir par la force révolutionnaire est une idée, périmée? Jamais un peuple, jamais une classe n'obtient sa libération à genoux. Il faut se mettre debout, lutter, verser son sang si on veut aboutir à son émancipation.  

     

    Ce n'est pas en s'appuyant seulement sur des millions de voix qu'on peut faire l'économie d'une révolution. En 1904, à Amster­dam, Bebel se dressait contre la participation ministérielle que soutenaient les réformistes et demandait qu'on déclare la classe ouvrière « parti de révolution ». Mais quand il s'agissait de définir la révolution, c'était une autre affaire. Il disait au même congrès : Nous augmentons nos voix par millions ; quand nous aurons la majorité, la bourgeoisie sera noyée, ce sera un îlot dans un océan. Et nous avons vu ce que cela a donné en Allemagne sous Hitler, en Espagne sous Franco …

     

    Marx n'a jamais, dans toute son œuvre, employé la phraséologie révolutionnaire. La révolution chez Marx est comme un feu souterrain qui couve sous ses théories. Il a examiné les facteurs révolutionnaires sans chercher des phrases révolutionnaires. C'est la spécialité de certaines catégories de gens. Ce n'est pas celle de Marx qui ne s'est préoccupé que de constater les faits, ce qui suffit pour en faire ressortir les conclusions logiques : organiser la classe ouvrière avec cette conscience qu'elle est une classe révolutionnaire, qu'elle n'est pas une classe pour négocier, mais une classe pour combattre, comme disait Jules Guesde.

     

    Comment !  Messieurs de la « gauche » ! Vous voulez entrer dans ce conseil d'administration des capitalistes qu’est l’Etat, pour assurer les affaires courantes de la bourgeoisie?

     

    Comment, pour vous donner un autre exemple de la collaboration de classes, comment, Mitterrand, Marchais, Hue, Jospin, Hollande, Cohn-Bendit, Mélenchon, ont-ils pu et peuvent-ils déclarer dans leurs discours et articles que nous n'avons aucun intérêt à la faillite du système capitaliste bourgeois ?

    Mirabeau lui-même, ce révolutionnaire bourgeois sorti .de la noblesse, avait compris que la faillite de la noblesse était une faillite nécessaire pour l'avènement de la bourgeoisie. Et nous ne comprendrions pas que la déconfiture du capitalisme puisse servir le prolétariat!

     

    Notre devoir, notre « mission » historique n'est pas, selon Marx, de sauver le capitalisme de la faillite, mais d'organiser et développer la conscience de classe du prolétariat.

     

    Oui, il y aura des souffrances ; mais qu’ont subi et que subissent quotidiennement des centaines de millions de personnes de part le monde depuis que le capitalisme est en place : famines, colonisations, guerres, déportations massives, ouvriers esclaves en Asie et en Inde ….. et est-ce qu'avec la guerre qui se prépare il n'y en aura pas davantage ? Est-ce que les réformistes aussi bien que les révolutionnaires ne disparaîtront pas dans la tourmente ? Pouvons-nous avoir confiance dans les palabres de « la Communauté Internationale », de l’ONU?  Est-ce que tout cela n'a pas déjà fait faillite?

     

    Marx l'a prévu en déclarant que le capitalisme est à la base de toutes les guerres modernes, et Lénine, à son tour, a démontré qu'en période impérialiste les guerres sont inévitables. Nous n'avons qu'à constater les faits qui se passent devant nous.

     

    Le marxisme n'est pas périmé. Le communisme n’est pas mort.

     

    Marx a dressé son économie contre l'économie classique de la bourgeoisie. Quel était le principe directeur, fondamental, de l'économie bourgeoise ? C'était : « laissez faire, laissez passer » ! Mais est-ce qu'il y a quelqu'un encore dans le monde qui puisse accepter ce principe et admettre qu'on dise : laissez faire la guerre, laissez passer la misère?

     

    Il y a la théorie des élites, adoptée par les capitalistes et leurs valets des gouvernements de gauche ou de droite : « Le marxisme est périmé ».

    Nous, nous disons : Il y a une autre élite, c'est la classe ouvrière, qui depuis la Commune de Paris en passant par la Révolution d’Octobre a commencé à penser, à s'organiser, à devenir une force mondiale. Quel sociologue distingué,  quel expert, homme d'Etat ou historien aurait prévu que des peuples osent ainsi briser l’ordre ancien.

    Et quel acharnement de la part des capitalistes – qui vaut toutes les démonstrations – pour réduire à néant ces révolutions.

     

    Marx et Engels ont prévu ce rôle historique du prolétariat, et c'était d'autant plus difficile qu'en 1847 le prolétariat n'existait que comme fait social, mais non encore comme organisation consciente de son but historique : la suppression du capitalisme.

     

    Marx et Engels n'avaient vu que les débuts de la classe ouvrière, mais grâce à leur méthode matérialiste dialectique ils ont prévu le rôle historique du prolétariat.

    On a pu critiquer les difficultés d'un pays représentant la sixième partie du globe et boycotté par tous les autres : l’Union des Républiques Socialiste Soviétiques. Mais on a pu voir aussi les armées du Capital mener une guerre de six années contre la jeune République. Puis ensuite la laisser seule résister à la force brutale du nazisme. Cela ce sont des faits.

     

    Alors que nos bourgeoisies collaboraient avec le fascisme, seule l’Union Soviétique à résisté et c’était le seul endroit sur terre  ou  le prolétariat avait conquis le pouvoir.

     

    Le Parti Communiste de l’Union Soviétique et son Secrétaire Générale J. Staline ont montré que seul un peuple dirigé par un idéal humain : le Communisme, était en mesure de faire les plus grands sacrifices pour faire régner la paix.

    Aujourd’hui ou les intellectuels au service du capital, de droite  comme de gauche, tentent de nous rabâcher la vieille chanson du « marxisme périmé » et de la « mort du communisme » il nous semblait important de rappeler des évidences simples.

     

    Le cadavre n’en était pas un.

    Et l’actualité du marxisme plonge ses racines dans les faits.

    A-t-on vu des faits périssables ?

    Source : http://polpresse.blogspot.fr/p/le-marxisme-est-il-perime.html

     

    LA SITUATION ET NOS TÂCHES

    - Conscience « spontanée »  et/ou avant-garde  prolétarienne ? Suivi de "LE MARXISME EST- IL PÉRIMÉ?" et "La situation et nos tâches" de l'OCFLe texte qui suit entend donner aux communistes les éléments fondamentaux permettant de mener à bien la prise du pouvoir. Le pouvoir n’a jamais été et ne sera jamais cédé de manière pacifique ou « démocratique » aux peuples du Monde. Le pouvoir, dont le représentant est l’Etat n’est qu’une machine de guerre contre les peuples.

    En revendiquant la prise du pouvoir les communistes déclarent ainsi vouloir désarmer ceux qui mènent les peuples à la misère au nom d’une seule logique : celle du profit.

    L’expérience accumulée depuis deux siècles permet aujourd’hui de dire, de manière concrète, qu’aucune des promesses faites aux peuples n’ont jamais vu le jour sauf pour la classe parasitaire des industriels, banquiers et propriétaires fonciers : la bourgeoisie.

    Les peuples du Monde ont chèrement payé la croyance dans les diverses formes qu’a revêtu le pouvoir de cette classe : république, dictature, monarchie républicaine, etc.…

    Les peuples du Monde ont chèrement payé la soumission à cette classe par le biais des diverses formes de processus électoraux.

    Les peuples du Monde ont chèrement payé la religion des « droits de l’homme et du citoyen » et  l’illusion dans une liberté, égalité, fraternité qui ne concernait en fait que ceux qui en avait édicté les principes : la bourgeoisie.

    L’époque actuelle s’ouvre sur une nouvelle avancée de l’impérialisme qui n’est que la forme mondialisée de la domination bourgeoise. Plusieurs évènements doivent être pris en compte :

    • En 1971 la rupture par Nixon, Président des Etats unis, des accords de Bretton Woods marque le début du déclin de l’impérialisme étasunien (abandon de la convertibilité stable du Dollar en or).

    • En 1991 L’union Soviétique est dissoute.

    • En 2001, le 11 septembre, la nouvelle doctrine étasunienne, celle d’un monde « unipolaire », ce monde ou « le mode de vie américain n’est pas négociable » s’établit avec tout son arsenal idéologique : la « guerre contre le terrorisme », la « fin de l’histoire », « le choc des civilisations ».

    Mais, au fond, ces trente années marquent le grand tournant de l’économie et de la finance capitaliste et c’est ce monde là qu’il faut transformer.

     

    Les communistes

    Que veulent les communistes ? L’abolition du salariat. Ont-ils réussi quelque part dans le Monde ? Non. Pourquoi ? Parce que ce programme est a proprement parler : révolutionnaire.

    C’est aujourd’hui même aller à contre-courant des idées ambiantes. Bercés par des dizaines d’années de syndicalisme de collaboration, par les illusions de ceux qui prétendent « réformer » le système de l’intérieur (les « socialistes »), les peuples n’envisagent même pas l’idée d’un tel programme.

    C’est que le salaire représente à la fois ce qui permet à l’ouvrier, au salarié, de vivre ; mais aussi aux propriétaires des usines, des fabriques, des terres, de faire des profits. C’est ce double aspect qui rend les choses plus complexes à saisir.

    Les communistes en voulant l’abolition du salariat, voudraient affamer le peuple, dit la bourgeoisie. Les communistes répondent qu’abolir le salariat, c’est abolir la classe qui a remplacé l’esclavage par le salariat. Qui a simplement transformé l’esclave ancien en esclave moderne.

    Cet esclave moderne a même « conquis » le droit de voter pour choisir ses maîtres. Mais jamais personne n’a voté pour l’armée, la police, les banques, la spéculation, l’Union Européenne … Sous le capitalisme on vote pour la forme, par pour le fond.

    Et ce qui intéresse les communistes c’est justement le fond, ce qui est radical c'est-à-dire comme l’expliquait K. Marx : les racines des phénomènes. Et souvent les racines sont cachées, souterraines. Il appartient au communistes de mettre au jour les racines des choses.

    Comment ?

    Comme il a été dit précédemment, jamais aucun pouvoir, jamais aucune classe dans l’histoire de l’humanité, n’a cédé son pouvoir de bon gré. Il a fallu une lente maturation d’idées et une évolution des moyens de production pour que les peuples refusent leur condition sociale. Même lors de la révolution bourgeoise de 1789 en France, le peuple n’a eu d’autres choix que de passer une alliance de fait avec la bourgeoisie montante, permettant à cette classe de s’emparer du pouvoir.

    La première grande tentative d’abolir l’esclavage salarié, la Commune de Paris de 1871, fut assassinée sans pitié par la classe bourgeoise qui du même coup a montré que le nationalisme  dont elle se veut la garante n’était qu’une duperie de plus. Les troupes françaises de Mr Thiers ne durent leur victoire contre les communards que grâce à l’appui actif des troupes prussiennes qui assiégeaient Paris.

    Il faudra attendre Octobre 1917 pour qu’un pays entier bascule hors de ce qui semblait être la loi générale et qu’un peuple dise oui à la paix, oui à la justice sociale et renverse le pouvoir tsariste qui régnait sur la Russie. Ce peuple immense avait été mis en marche par un parti communiste, le parti Bolchévik, avec un seul mot d’ordre : « la paix et le pain ». Alors que des millions d’êtres humains, ouvriers et paysans, mourraient dans les tranchées de l’Europe de l’Ouest, abreuvés par les discours nationalistes de la bourgeoisie et des socialistes, d’autres millions d’hommes refusant la guerre et la misère retournaient leurs armes contre leurs généraux et leurs maîtres et tournaient une page décisive de l’histoire des peuples en créant le premier pouvoir des ouvriers et paysans : l’Union Soviétique.     

    Dès lors s’ouvrait une nouvelle période, la notre, celle où devenait possible le renversement du pouvoir des industriels et des banquiers, où devenait possible le fait de briser un Etat.

    Mais, bien entendu, ce n’est pas parce qu’on renverse en quelques jours un pouvoir séculaire qu’on a accompli la révolution. Les bourgeois, industriels, financiers, propriétaires terrains, fonctionnaires de l’ancien Etat, ne disparaissent pas d’un coup de baguette magique. Les idées anciennes elles mêmes ne s’effacent des cerveaux (religions, conceptions du monde, etc.…).

    C’est pour cette raison que toute révolution, et c’est la grande leçon apporté par la révolution russe et Lénine, ne peut pas faire l’économie de l’usage de l’autorité. C’est ce qui fut appelé la Dictature du Prolétariat. L’Etat nouveau peut user de démocratie, certes, avec ceux qui respectent les nouvelles règles. Mais les couches sociales, les individus, qui de manière délibérée ou camouflée tentent de s’opposer au processus révolutionnaire doivent être soumis à un contrôle voire des mesures de coercition rendues d’autant plus nécessaires qu’une révolution communiste ne prône pas de compromis de classe, d’alliances contre-nature, comme en 1789 ; mais a pour but l’abolition du salariat et donc la disparition des classes.

    Une révolution communiste est une révolution de type nouveau. L’Etat qui en est issu n’a aucune concession de fond à proposer aux opposants d’hier. Il n’a pas honte de s’appeler une dictature car les peuples de par le monde subissent, sous des doux mots (démocratie, république ….), une dictature sur leur vie qui est bien réelle.

    Et si désormais, avec le recul du temps,  nous observons comment se comportent tous ces revanchards qui ont pris le pouvoir en Russie, dans les pays de l’Est, en Chine, ne voyons nous pas sous nos yeux la haine et la violence dont ils font preuve ? Ils n’hésitent pas à livrer les peuples de leurs pays à l’exploitation la plus éhontée, ils restaurent les symboles du nazisme, édifient des statues à la gloire des anciens dictateurs, remettent sur pied les églises et les prêtres, remettent sur leurs trônes les rois et les princes du « bon vieux temps » , organisent,  provoquent et participent à des aventures militaires  meurtrières.

    Ils  nous donnent eux-mêmes de bonnes raisons de dire oui à la Dictature du prolétariat. D’être, à l’avenir, encore plus vigilants dans l’édification de l’Etat.

     

    Apprendre de l’Histoire       

    Le communisme nous apprend à devenir maîtres collectivement de notre avenir. C’est ce qui le différencie de toutes les doctrines de philosophie politique.         

    • La bourgeoisie nous enseigne « l’éternelle nature humaine », que « l’homme est un loup pour l’homme ». En fait elle nous apprend ce qui l’arrange. Si l’homme a toujours été pareil et qu’il le sera toujours, à quoi bon vouloir changer les choses. Il y a des forts et des faibles, des riches et des pauvres. Ce sera toujours ainsi. Ainsi disent les forts et les riches !

    • L’homme est égoïste, cupide, c’est pour cela qu’il y des guerres et qu’il faut des gouvernements pour protéger les citoyens. Ainsi parlent les banquiers, les industriels, les prêtres, les généraux, les présidents. En fait ils nous décrivent leurmonde. Leur conception du monde. Et ils se donnent les moyens pour que tous les individus pensent que c’est « comme ça » (littérature, télé, films, croyances religieuses….).

    Le communisme dit : les conditions de vie des hommes conditionnent leur existence, mais les hommes ont réussi au cours d’un lent processus à dominer leur propre condition, à changer les conditions de leur propre existence. Il y a une interaction permanente entre les conditions qui nous sont faites, dont nous héritons par la famille, la société, etc.... et la manière dont nous agissons à notre tour sur notre éducation, sur la société, etc.… Rien n’est stable, figé, immuable. Tout est processus.

    Le communisme est la doctrine même de la liberté accomplie de l’homme  ouvrant ainsi la voie de l’émancipation pour l’humanité toute entière. Et c’est de cette manière que nous pouvons éclairer le passé et envisager l’avenir.

    Apprendre de l’Histoire, c’est aussi comprendre l’évolution concrète de  ce que les communistes ont réalisé et pourquoi ces premières révolutions prolétariennes n’ont pas duré dans le temps.

    Avant tout, il faut bien comprendre qu’une révolution qui s’assigne pour tâche l’abolition du salariat, des classes sociales, est une proposition RADICALE qui rompt avec les processus classiques de transformation des sociétés. Avant la Commune de Paris les révolutions ou changements de forme de l’Etat ne remettaient pas en cause la propriété privée des moyens de productions et d’échange. Un nouveau mode d’exploitation du peuple remplaçait un plus ancien.

    Les communistes disent haut et fort qu’ils vont déposséder les classes dominantes de leur pouvoir absolu sur les moyens de production (usines, propriété foncière, …) et de leur main mise sur les moyens d’échange (circuits financiers, transports, ….). De plus les communistes disent haut et fort qu’ils prendront des mesures d’autorité pour interdire aux résidus de la bourgeoisie (qui persistent après le processus révolutionnaire) de s’exprimer librement : fin du prosélytisme religieux, contrôle de la presse, contrôle de l’enseignement, etc.…

    Il faut avoir tout cela à l’esprit pour comprendre que les communistes ne sont pas là pour faire des compromis de classes mais pour accomplir dans les faits la lutte des classes. Et pour ceux, souvent honnêtes, qui reprochent aux communistes d’être des « totalitaires », il faut montrer clairement ce qu’est l’histoire et encore aujourd’hui (et sous nous yeux), la réalité de plus de deux siècles de capitalisme (guerre, misère, famines, colonisations, absence de liberté réelle d’expression …).

     

    Que s’est il donc passé en URSS ?

    Nous n’entrerons pas ici dans l’histoire pré-révolutionnaire de la Russie nous attachant à n’observer que ce qui nous parait marquant pour illustrer la plus grande tragédie du 20ème siècle que fut la destruction du premier Etat socialiste.

    En tant que communiste nous ne rentrerons pas dans les polémiques stériles sur Trotski, dont nous savons aujourd’hui –grâce aux sources historiques des archives – qu’il fut un agent zélé de la bourgeoisie.

    Lorsque le Parti Bolchevik prit le pouvoir en Octobre 1917, c’est d’un pays misérable est sous développé sur tous les plans qu’il eut à s’occuper. Immédiatement les puissance capitalistes de l’époque se liguèrent contre le jeune Etat et provoquèrent une guerre qui dura jusqu’en 1924 ― 7 années de guerre après les 4 années de la guerre 1914/1918, soit 11 années de guerre.

    Quel Etat, quel peuple, aurait pu à la fois résister à ces tueries et conserver un idéal dans son avenir ? Les peuples de Russie, désormais Union Soviétique, ne baissèrent pas les bras et malgré les pertes humaines, matérielles, de cadres du Parti, continuèrent dans la voie du socialisme.

    C’est ce qu’il faut rappeler aux détracteurs de Lénine et du parti bolchévik qui font de l’histoire abstraite, sans prendre en compte le facteur humain.          

    Dès 1924 Staline devint le Secrétaire Général du Parti Bolchevik. A période nouvelle, politique nouvelle. Il fallait désormais s’occuper d’organiser la production industrielle et agricole et donc rentrer en conflit avec les restes de l’ancienne société (qui ne s’éteignent pas après la prise du pouvoir). Cadres corrompus, propriétaires fonciers, saboteurs infiltrés par l’étranger, rendirent nécessaires le plein exercice de la Dictature du Prolétariat.   

    Mais la trêve fut brève car en 1933 Hitler prit le pouvoir (démocratiquement) en Allemagne. Il avait clairement exprimé ses visées par rapport à l’URSS centre, pour lui, du « judéo-bolchévisme ». Les soviétiques avaient depuis longtemps compris le message et le Komintern (structure internationale des communistes) avaient clairement analysé la situation. Hitler et les puissances occidentales passaient accords secrets sur accords secrets sur le dos de l’URSS.

    Sur la base de ces informations l’industrie lourde fut donc mise au service de la production d’armement et l’Etat soviétique conclut un pacte tactique avec l’Allemagne. Les peuples de l’URSS rentraient dans une nouvelle période de difficultés, dans la phase de préparation d’une nouvelle guerre dont l’enjeu était tout autant la destruction de l’URSS qu’un nouveau partage du monde (affaiblissement de l’impérialisme anglais et montée en puissance de l’impérialisme étasunien).

    En 1936 toutes les techniques et méthodes de la guerre nouvelle furent mises en œuvre en Espagne. L’aide de l’URSS, la mobilisation des peuples du Monde et les Brigades Internationales ne furent pas de force face à l’aide nazie à Franco et surtout face à la trahison ouverte des gouvernements « socialistes » en particulier le gouvernement français mené par Léon Blum.

    A la même période c’est l’appareil d’Etat soviétique, comme en attestent aujourd’hui les archives, qui eut à démasquer les agents infiltrés aux plus haut rangs (ce qui est convenu d’appeler « les procès de Moscou »).

    Entre 1938 et 1940, après l’Allemagne nazie, l’Espagne et l’Italie fasciste qui depuis longtemps avaient assassiné ou mis dans des camps les communistes et les opposants politiques, les « démocraties » européennes préparèrent le terrain à Hitler en appliquant la même politique répressive anti ouvrière et anti-communiste (Loi Sérol – du nom d’un député Socialiste de l’époque - en France).

    Avant, pendant et après la guerre qui dura 5 ans les puissances occidentales jouèrent en permanence un double jeu, laissant porter l’effort de guerre à l’Est dans l’espoir ouvertement déclaré de voir Hitler « faire le travail » de destruction du premier Etat socialiste.

    Mais en 1945, l’URSS et son parti étaient toujours là et la bourgeoisie dut s’incliner et même faire des concessions politiques sur l’Europe de l’Est.

    Le Parti Communiste avait su mobiliser les peuples soviétiques, vaincre le nazisme et maintenir l’Etat socialiste. Les peuples du Monde avaient là un exemple. Mais un exemple trop dangereux pour les impérialistes. La puissance anglaise rabaissée, laissait désormais la place à l’impérialisme étasunien et ce dernier marquait son entrée sur la scène internationale à sa manière en larguant les premières bombes atomiques sur les populations civiles du japon. Le « crime contre l’humanité » prenait une autre forme avec l’approbation tacite de la « communauté internationale ».

    En URSS, il fallait à nouveau tout reconstruire. Former de nouveaux cadres, rétablir l’économie. Depuis 1917, ce pays n’avait connu que 16 années de paix (1924/1940), ses cadres avaient été décimés par la guerre, ses infrastructures détruites. Staline, conscient de cette histoire qu’il avait partagé depuis avant 1917 se mit à rédiger des documents essentiels qui nous permettent de saisir la justesse les orientations de l’après-guerre tant sur le plan idéologique qu’économique. Mais Staline meurt en mars 1953.

    En 1956 est convoqué le 20ème congrès du PCUS, Khrouchtchev, nouveau Secrétaire Général, lit un rapport (publié au même moment aux USA) qui est un réquisitoire contre la politique de Staline.

    Il faut dire que de 1953 à 1956 le Bureau Politique et le Comité Central du Parti ont subi de nombreuses purges et que les opposants à Khrouchtchev ont été éliminés dès avant 1956.

    Dès lors la politique intérieure comme extérieure de l’URSS ne peut plus être considérée comme socialiste. Quelques points parmi des centaines :      

    • Socialiste la « coexistence pacifique » avec les USA alors que ce pays agresse la Corée, se prépare à remplacer les français en Indochine, mène une politique de répression anti-communiste sur son sol (Maccarthysme) ?

    • Socialiste l’intervention militaire russe en Hongrie en 1956 ? Plus tard en Tchécoslovaquie et en Afghanistan.

    Pour nous, communistes, seuls les faits comptent, mais la politique communiste est aussi une position éthique. Rien ne peut justifier l’agression contre la Hongrie par exemple. Nous ne sommes pas contre l’usage de la force, mais pour nous la force s’exerce lorsque elle est justifiée par la défense (par ex. : la résistance).       

    Que tous ceux qui critiquent Staline réfléchissent à tout cela car, dans ce domaine entre autres, il s’en tint aux principes du communisme.

     

    1960 : Scission du Mouvement communiste international

    81 partis communistes sont réunis à Moscou pour une conférence internationale. Le Parti Communiste Chinois est absent.
    La délégation Albanaise dresse devant les partis une analyse critique de la position soviétique considérée comme du révisionnisme moderne (reprenant les termes de Lénine). Le Parti Communiste Chinois se rangera bientôt sur les positions albanaises.

    On distinguera alors :

    • Le camp des révisionnistes modernes avec l’URSS à sa tète et l’essentiel des partis communistes du Monde.

    • Le camp Marxiste-léniniste avec les camarades chinois et albanais comme représentants de cette ligne.

     

    La révolution chinoise

    La libération du peuple chinois du joug des impérialistes est un modèle exemplaire de combinaisons de tactiques militaires et politiques. Elle a apporté aux peuples colonisés du Monde un exemple sans précédent et a ouvert la période des décolonisations. Elle a créé et diffusé une  nouvelle forme de guerre populaire à grande échelle : la guerre de partisans.

    Le mérite de la libération de la Chine en 1949 revient sans conteste au Parti Communiste Chinois qui a su unifier le peuple dans une grande lutte nationale.

    Mais pourquoi la Chine de 2010 est-elle devenue ce grand Etat capitaliste ultra-libéral. Que s’est il passé entre 1949 et aujourd’hui ?

    Dès la prise de pouvoir par le Parti Communiste Chinois on peut analyser dans les documents du Parti, comme dans les diverses méthodes utilisées pour tenter de révolutionner les moyens de production ou les rapports entre les masses et le parti, des points de vue qui s’éloignent  du matérialisme dialectique. A l’extérieur la politique du Parti chinois est ambigüe en ce qui concerne ses rapports avec ses voisins immédiats (Vietnam, Laos, Cambodge) et devient franchement hostile vis-à-vis de l’Albanie.

    A l’intérieur on assiste a des sortes de « révolutions de palais » (affaire Deng siao ping, Lin Piao, bande des Quatre …).

    La production théorique du parti cesse aussi dès après la prise du pouvoir, contrairement à l’Union Soviétique ou Lénine, puis Staline ne cessèrent d’enrichir le marxisme par leurs écrits).

    Les germes de la situation actuelle de la Chine sont donc à chercher dans l’abandon du matérialisme dialectique au profit d’une ligne en zig-zag qui a causé de grands préjudices au peuple chinois et a causé la destruction du Parti lui-même.

    Pour nous communistes, ce qui est arrivé à la Chine illustre parfaitement ce qui peut arriver lorsqu’on abandonne la boussole du marxisme, lorsqu’on pense pouvoir agir à coup de compromis avec certains principes.

    Capitaliste aujourd’hui, la Chine n’a pas fini sa trajectoire historique. Elle s’arme, laisse se développer une classe petite-bourgeoise, participe à l’appauvrissement de tous les peuples du Monde en soumettant son peuple à une exploitation effrénée. Bref elle s’avance à pas de géant vers une phase impérialiste qui va conditionner l’avenir du Monde dans les années à venir.

     

    1989 : fin du communisme ?         

    Fin 1989, le « Mur de Berlin » qui symbolisait l’opposition communisme/capitalisme pour les propagandistes de l’Ouest alors que depuis longtemps, nous l’avons vu plus haut il n’y avait que des formes différentes du capitalisme des deux cotés, ce fameux « Mur » est abattu.

    Les capitalistes tiennent enfin leur revanche. 72 années après octobre 1917 le communisme est « mort » et en plus, pacifiquement.            

    Mais pour nous communistes cet « événement » n’en fut pas un. Depuis Khrouchtchev et son « rapport » nous savions que le socialisme avait été trahi de l’intérieur. Les camarades Albanais, Enver Hoxha en tête, avaient bien analysé la situation ouverte par Khrouchtchev. 1989 n’était que la fin d’un processus, la décomposition complète du révisionnisme moderne.

    Mais le degré de prise de conscience des communistes de part le monde avait été très différent. La plupart des dirigeants communistes avaient fait preuve de suivisme et de dogmatisme, ils avaient approuvé Khrouchtchev et ce qu’il représentait. Les camarades de base, peu formés politiquement avaient eux aussi suivis. Seuls quelques uns avaient désavoués la Direction et avaient essayé de créer des partis marxistes léninistes, sans succès. En France citons François Marty qui fut à l’origine des cercles communistes marxistes léninistes dans les années 60.

    Les autres sombrèrent dans le parlementarisme, l’opportunisme et les compromis avec Mitterrand, validèrent l’inacceptable (occupation de la Tchécoslovaquie, de l’Afghanistan), crachèrent sur le mouvement de la jeunesse en Mai 1968…..

    En 2010 le Parti français n’est plus qu’un auxiliaire lamentable du parlementarisme. Réduit à une peau de chagrin. On voit encore des militants qui cherchent à le refonder, mais … on ne ressuscite pas les cadavres !

     

    Alors que faire ?

    Nous sommes dans une situation apparemment paradoxale : sous nos yeux une attaque sans précédent de notre peuple : retraites, santé, emplois, services de l’Etat, engagement dans des guerres… et nous, les communistes, impuissants.   

    Mais d’où nous vient cette impuissance apparente ?           

    • D’abord nous sommes dans un pays qui peut encore se payer une petite bourgeoisie et nous savons que politiquement cette couche de population a toujours tendance à rêver à un autre statut social. Mais qu’on ne demande pas un ingénieur ou un fonctionnaire des finances s’il veut devenir maçon !


      Pourtant certains éléments de cette petit bourgeoisie peuvent fournir les intellectuels dont le peuple a besoin, mais actuellement en France, majoritairement les intellectuels sont soit au service de la bourgeoisie EN TANT QUE mouvements anti-communistes : ATTAC, Verts, Altermondialistes. Donc il nous manque des intellectuels engagés sous la bannière du marxisme.  

    • Ensuite les rapports entre le peuple et la bourgeoisie ont changé, car le capitalisme a changé. Le crédit qu’il soit à grande ou petite échelle domine les rapports d’échange et il a une conséquence idéologique de premier ordre : la peur.Si on perd son boulot, on perd son toit, sa famille, etc. C’est une forme de violence qu’il ne faut pas négliger dans l’analyse.

    • Le capitalisme du 19ème siècle avait ses « dames de charité », celui du 21èmedispose de nombreux types d’aides publiques qui permettent à certaines franges de la population de survivre sans travailler. Pire : même si ces personnes travaillent, elles « perdent » ces aides. A quoi bon travailler, alors ! Et, dès lors, pourquoi suivre des communistes qui proposerait du plein emploi (pas sous la forme actuelle du travail évidemment, mais « un tien vaut mieux que deux tu l’auras »).

    TOUT EST BON POUR LA BOURGEOISIE POUR DIVISER LE PEUPLE

    • Parmi les couches les plus pauvres de la société, qui existent massivement en périphérie des agglomérations, il y a aussi les trafics en tout genre qui génèrent beaucoup plus d’argent que n’importe quel travail et idéologiquement conduisent au fascisme (gang, prostitution, drogue). Les communistes auront ces franges de population face à eux si des situations révolutionnaires devaient advenir.

    • La jeunesse est depuis des années et plus particulièrement depuis les « années Mitterrand » le « cœur de cible » de l’embrigadement et du décervelage systématique. La destruction de l’enseignement public, l’invasion des jeux virtuels, l’internet et ses pseudo « réseaux sociaux », la focalisation sur le football, le sport et le spectacle en général, conditionnent des générations entières à être des sujets passifs de la société. Société immuable qui apporte sucreries et divertissements.

    • Et bien sûr pour tout le monde omni présence de la propagande de masse à coté de laquelle les propagandistes nazis sont des nains. Les chaines de télévision, radio, médias en général, déversent à longueur de temps la conception bourgeoise du monde et des rapports humains, distillent sans cesse sur des centaines de medias une propagande anti-communiste de haute qualité.

    N’est-il pas un peu normal que les communistes se sentent impuissants ? Car où est le point positif, d’où viendrait une lueur d’espoir ?

    Ces questions, camarades, Lénine, Mao Ze Dong, Staline en pleine guerre, Enver Hoxha, et bien d’autres révolutionnaires se les sont déjà posées ! Et ils y ont répondu avec succès.           

     

    Comment ont-ils fait ? Avaient-ils un secret ? Non c’étaient des hommes comme les autres, sauf que :  

    1. ils avaient une confiance absolue dans l’homme et ses capacités historiquement démontrées,

    2. ils avaient beaucoup étudié l’histoire et les principes du matérialisme dialectique.

    Cela parait peu, mais réfléchissons en communistes. Nous savons que l’histoire est un enchainement de processus. Ce qui était hier ne sera plus identique demain. L’enfant devient un adulte pas un grand enfant !    

    Rien n’est figé ou définitif. L’homme fut primitif et au cours du temps il a compris puis maitrisé son environnement.           

    Sur ces simples remarques on peut déjà conclure sur l’avenir :       

    La situation actuelle évoluera que nous le voulions ou non. Cette évolution aura une action en retour sur la conscience des hommes (c’est un des principes de la dialectique matérialiste). Par exemple : à force de baisser le revenus des salariés, d’abaisser leur niveau de soin, leur possibilité de s’instruire ou d’avoir des loisirs, que va-t-il se passer ?          

    Autre exemple : les capitalistes délocalisent pour casser les montants des salaires, mais en supprimant les emplois ils suppriment aussi ceux qui PEUVENT encore acheter des objets. Pourtant ils produisent ces objets en quantité là où la main d’œuvre n’est pas chère. Donc d’un coté ils détruisent « leur » marché et de l’autre ils baissent leur taux de profit ; en quelque sorte ils scient la branche sur laquelle ils sont assis !     

    L’avenir est donc loin d’être figé comme les intellectuels capitalistes veulent nous le faire croire. La crise dans laquelle nous nous trouvons n’est qu’une des métastases du cancer qui rongent le système capitaliste tout entier.           

    Ce qu’il faut savoir c’est ce que nous pouvons faire. Car dans sa logique le capitalisme a toujours choisi les solutions les plus extrêmes (guerre, répression de masse, fascisme). En fait pour lui, à un certains moment de ses contradictions, ce sont les hommes qui sont de trop. Ceux qui ne consomment plus (parce qu’il les a appauvris), ceux qui se révoltent (parce qu’ils leur laisse des salaires infimes).         
     

    La guerre résout ce « problème ». 

    La guerre, cette autre forme de la politique, peut revêtir deux aspects suivant le lieu ou la contradiction exposée ci-dessus  se dénoue      

    • Dans un pays capitaliste donné (ou un groupe de pays, comme en Europe) ou dominent les mêmes groupes, les mêmes politiques, la bourgeoisie peut provoquer, organiser, ou laisser faire une guerre civile (la Commune de Paris fut une guerre civile par exemple), cela lui laisse le temps pour que des couches de population laissent éclater leur colère. Mais nous savons bien en tant que communistes que, faute de parti communiste, la « reprise en main » se fera rapidement, le jour ou la colère populaire viendrait à se retourner vers les vrais fauteurs de troubles : les exploiteurs.

    • Il est possible aussi que nous ne puissions empêcher une nouvelle guerre (de partage du monde, par exemple, entre la puissance chinoise montante et l’étasunienne déclinante).

    Mais nous savons là aussi, par l’expérience du Mouvement Communiste International, que si dès à présent nous ne savons pas créer un parti communiste et rallier à nous ceux qui adhéreront aux thèses élaborées ci-dessus il sera impossible :           

    • De créer les conditions d’un mouvement de masse pour la paix

    • De créer les conditions d’une Résistance apte à réaliser la Révolution socialiste.

    Et si nous n’arrivons pas à édifier ce parti tant que les conditions autorisées par la bourgeoisie nous le permettent encore, et bien, chers camarades, ne vous inquiétez pas, cela sera un peu plus difficile, mais il nous faut avoir à l’esprit d’être prêts à le faire en temps de guerre.

     

    Les communistes et l’Histoire        

    Les mouvements révolutionnaires sont faits de deux ingrédients : 

    • Une organisation politique, expression de la classe sociale qui envisage un changement radical de rapports sociaux.

    • Des conditions objectives, économiques et idéologiques qui rendent possibles cette transformation.

    Pourquoi certains communistes ont-ils abandonné le combat ? Pourquoi d’autres se repentent comme s’ils étaient des criminels ? Pourquoi d’autres encore plutôt que de ne « rien faire » comme ils disent, rejoignent-ils le camp des réformistes ou même de l’extrême droite ?  

    Il est important de comprendre pourquoi les êtres humains peuvent ainsi renier leurs idéaux.       

    Chaque individu de quelque classe sociale qu’il soit fait partie d’un moment de l’histoire. Mais l’histoire est aussi un mouvement qui dépasse ces individus. Des générations d’hommes étaient là avant nous, d’autres générations seront là après nous.

    En matérialistes nous savons que nous sommes mortels, mais il est très difficile de se concevoir comme un simple moment de l’histoire. Un maillon parmi une chaîne.

    Cela entraîne plusieurs erreurs. La jeunesse, lorsqu’elle s’engage en politique veut voir ses idéaux se réaliser rapidement (c’est-à-dire « de son vivant »), les militants plus âgés et qui ont subi les trahisons révisionnistes, les coups de la bourgeoisie, qui se sont battus inlassablement, sont soumis à l’idéologie dominante qui arrive à coups de livres, d’émissions de télévision, de conférences, etc.… A leur faire douter de leur engagement.

     Ainsi beaucoup soit délaissent le champ du combat de classe, ou croyant bien faire se retrouvent comme faire valoir dans des groupes ou organisations qui ne sont que des pâles illusions. Ils ont troqué leurs convictions, leurs idéaux pour des croyances.

    Il faut bien avoir ceci à l’esprit lorsqu’on choisit la voie du communisme. C’est une voie exigeante qui oblige à se révolutionner soi même sous peine un jour ou l’autre de tomber dans ces travers idéologiques hélas classiques. 

    Il faut aussi ― et c’est fondamental ― considérer que le communisme est un idéal politique qui ne se réalisera que par la volonté des hommes. Certes, et Marx l’a bien montré, l’histoire est faite de déterminismes (tôt ou tard le capitalisme se détruira), mais il a posé aussi que seule la volonté d’hommes rassemblés était en mesure d’épargner à l’humanité les souffrances qu’impose et qu’imposera cette agonie.

    Ainsi chaque communiste doit se considérer comme à la fois comme un agent actif  de la révolution qui peut advenir demain ou dans dix ans ou jamais au cours de sa vie, et à la fois comme un passeur envers les jeunes générations de la plus puissante et la plus éthique théorie politique, celle qui annonce la fin de la préhistoire de l’humanité et donne les outils conceptuels de cette transformation radicale.       

    Pour répondre à ceux qui disent que les transformations de l’URSS ou de la Chine obéissent aux règles « intangibles » de la « nature humaine » (vieille litanie métaphysique de l’idéologie dominante), à savoir que les hommes sont toujours les mêmes, égoïstes, voulant le pouvoir… Et que donc il est « naturel » que le communisme soit impossible, il faut répondre par des exemples simples et voir l’histoire non à notre échelle, mais sur plusieurs générations.   

    Nous ne prendrons qu’un exemple, celui de la France depuis 1789. A cette époque la bourgeoisie renverse l’état féodal, mais pour autant les idées anciennes sont encore là, les fonctionnaires de la monarchie sont partout, l’église omniprésente. En 1799 le coup d’état de Bonaparte renverse la jeune république et instaure… un Empereur. Une monarchie revient à la tête de la France. Et que l’on regarde bien ce dix neuvième siècle français : il faudra attendre la naissance de la troisième République dans le sang de la Commune de Paris pour que l’Etat républicain que nous connaissons adopte sa forme presque définitive. Mais pendant soixante dix années ce ne fut qu’alternance de royalisme, républicanisme, révolutions avortées, etc.…      

    Quelles tempêtes politiques en moins d’un siècle pour un régime nouveau qui ne se battait pas  ― et il faut le souligner ―  pour l’abolition des classes sociales, mais simplement pour une nouvelle donne dans l’exploitation du peuple !          

    Alors,  que les calomniateurs du communisme, tous ces bourgeois arrogants et ces petits bourgeois méprisants, regardent LEUR histoire avant de nous donner des leçons sur la notre, les communistes.   

    Depuis 1917,  93  années se sont écoulées. Ce qui s’est passé au 20ème  siècle illustre tout simplement ce qu’est la lutte des classes. Avancées et reculs sont inhérents à l’histoire et le communisme n’échappe pas à cette loi. Comment un régime politique aussi novateur et radical ne pouvait-il pas susciter la haine continue de ses ennemis de l’intérieur et de l’extérieur (c’est le contraire qui eut été étonnant !).      

    Nous devons expliquer et expliquer encore, c’est notre rôle d’éducateurs, que rien n’est définitivement acquis, que tout est en processus, en mouvement et qu’il ne faut jamais baisser la garde, car les gens qui nous font face savent parfaitement que nous représentons leur extinction.

    Il faut donc éduquer la jeunesse à l’étude et à la patience, comme il nous faut redonner l’espoir aux militants qui ont vécu douloureusement ce qu’ils ont cru être la fin de leur idéal.

    Il nous faut parler ouvertement aux masses et ne pas croire que les appareils d’illusion qui les abreuvent de sottises sont « plus forts » que nous.

    La misère, le chômage, les ventres creux sont au-delà de ces illusions, car ils touchent la chair des hommes et c’est nous qui pourrions être surpris des soubresauts que la réalité inflige aux convictions du « on ne peut rien faire ».           

    Bien au contraire. La dialectique nous enseigne que lorsque les contradictions s’accumulent, un point de rupture se produit. Si les communistes sont présents et actifs à ce moment là, tout devient possible. Mais ce moment privilégié de l’histoire est bref (Lénine disait que parfois l’histoire évoluait plus en deux jours qu’en deux siècles) et si nous ratons l’occasion soit parce que nous ne sommes pas encore suffisamment organisés, soit parce que nous avons sous estimé les masses ou surestimé la bourgeoisie, alors l’histoire reprend son cours au prix d’immenses malheurs pour le peuple (contre-révolution, guerre).   

    « J’aime ceux qui n’ont en partage que leur rage et leur dégoût.

    Ceux là n’ont pas besoin d’espoir pour se battre.

    J’aime ceux qui habillent leur rage et leur dégoût du manteau glacé de la raison.

    Ceux là n’ont pas besoin de chance pour l’emporter.

    J’aime ceux qui vêtent la raison des fleurs éparpillées de leurs rêves.

    Ceux là n’ont pas besoin de dieux pour bâtir. »

    Jules Vallès, Communard.

    Source : http://polpresse.blogspot.fr/p/la-situation-et-nos-taches.html

    ===

    Contactez l'OCF (Organisation des Communistes de France) >> ocf@kominform.org

    ===

    PDF A TÉLÉCHARGER :

    Télécharger « La situation et nos tâches-Programme_OCF.pdf »

    Télécharger « Le_marxisme_est_il_perime.pdf »

    Télécharger « La question de la construction du Parti.pdf »

    Télécharger « le_socialisme_seule_alternative_au_capitalisme.pdf »

    Télécharger « Altermondialisme - Attac - José Bové - Jacques Généreux - Les vraies lois de l'économie - Alternatives internationales.pdf »

    Télécharger « Comprendre_l_exploitation_capitaliste_de_facon_simple-Article.pdf »

    Télécharger « Exploitation de l'Homme par l'Homme, capitalisme, socialisme.pdf »

    Télécharger « Conscience « spontanée » et-ou avant-garde prolétarienne.pdf »

    « - Explosion des violences policières sous la présidence Hollande (Suivi de "Chronique du 31 Mars" par le camarade Viriato) + Vidéos- NUIT DEBOUT PARTOUT »
    Partager via Gmail Yahoo!

    Tags Tags : , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :