• - Covid-19: le vrai-faux « Suicide de l’Occident »

    Par notre camarade TML

    - Covid-19: le vrai-faux « Suicide de l’Occident »CHINE :

    DU 14/12/2020 AU 19/03/2020 3245 MORTS ÉPIDÉMIE  STOPPÉE

    USA + reste de l’Occident :

    DU 13/01/2020 au 22/03/2020 9828 MORTS (dont 4825 en Italie) PANDÉMIE EN PLEINE EXPANSION

    FAIM DANS LE MONDE, EN 98 JOURS : 2.450.000 MORTS

    FAMINE MONDIALE « HABITUELLE » (c’est à dire CHRONIQUE, causée par les rapports économiques capitalistes)

    DES MILLIONS DE MORTS CHAQUE ANNÉE, ET POUR LESQUELS IL N’EST PAS QUESTION DE REMETTRE LE FONCTIONNEMENT DU SYSTÈME EN QUESTION…

    Pour l’instant, « Avantage CHINE », donc, mais il n’y a toujours pas plus de « fin du monde » occidental que de beurre en broche…

    L’appareil productif chinois a été sévèrement touché mais pas réellement amoindri et tout prêt à repartir à fond, à la conquête des marchés occidentaux… Marchés dont il dépend essentiellement pour ses débouchés et donc pour la santé économique de la Chine.

    Mais voilà néanmoins justement le hic…

    Avec la panique généralisée volontairement organisée en Occident, à grand renfort de battage médiatique, le marché occidental et pour le moins complètement « déprimé » et la consommation des ménages en voie de limitation au strict nécessaire, alimentaire et produits de survie immédiate…

    Pas forcément les secteurs économiques qui font la fortune des capitalistes chinois…

     

    Profitant de la génération, « spontanée » ou non, du Covid-19 , l’Occident met son système économique provisoirement en mode « pause » ou semi-pause, créant ipso facto un déficit important de la « demande » des consommateurs, face à une « offre » chinoise déjà amputée par le ralentissement forcé du à l’épidémie locale. Et prolongeant donc ainsi un sérieux déficit de ressources pour l’économie chinoise.

    Une politique de la « terre brûlée » qui vient donc s’ajouter opportunément à la chute des bourses qui était en réalité rendue nécessaire en raison du nouveau pic atteint par les bulles financières mortifères qui s’y étaient formées.

    « Purges financières » et « terre brûlée » de la consommation des ménages sont deux des « ingrédients » du substitut de « guerre » que le capital occidental veut instaurer dans sa confrontation avec son challenger chinois.

    Un autre « ingrédient » du même style est bien la prétendue « crise du pétrole » délibérément déclenchée grâce au refus de l’Arabie Saoudite, satellite et Kollabo zélée de l’Occident, de négocier, notamment avec la Russie, une limitation de la production pour tenir les cours à un prix utile aux autres pays producteurs, dont c’est une ressource vitale, alors qu’il ne sont plus, précisément, intégrés dans le camp occidental…

    Et cela au moment même où la pandémie commençait à prendre réellement son ampleur mondiale.

    Autre « synergie » délétère, donc, enclenchée dans ce substitut de « guerre » par lequel l’Occident tente de mettre à genou non seulement son rival chinois lui-même, mais les nations avec lesquelles ce rival a commencé à forger des partenariats économiques indépendants des circuits financiers occidentaux !

    Mais à présent que l’épidémie est jugulée en Chine, pour que cette stratégie occidentale de la « terre brûlée » porte ses « fruits » doublement empoisonnés, il faut donc qu’elle s’installe dans la durée, c’est à dire au delà des capacités de rebond rapide de l’appareil productif chinois.

    Dans ces conditions on comprend hélas trop bien que les différents pouvoirs des États occidentaux, dont la France, on le voit bien, fassent traîner au maximum, en dépit de leurs proclamations officielles, la mise en place des mesures de santé publique qui s’imposent, et en tout premier lieu, la mise en œuvre du protocole déjà expérimenté par le Pr. Raoult et son équipe : dépister, traiter, soigner.

    Avec, à la clef, comme conséquence de ce « sabordage » économique, une nouvelle vague de reculs sociaux engendrés par ce « Grand Bond en Arrière » façon occidentale, devra-t-on les « remercier » pour ne pas avoir tenté de régler leur problème « chinois » par la guerre totale et nucléaire, ou bien devra-t-on les « remercier » au sens qu’ils emploient eux-même en congédiant les prolétaires qui sont devenus « non rentables » à leurs yeux ?

    Alors que ce qui est « rentable », pour les prolétaires, c’est de travailler pour produire ce qui correspond à leurs besoins sociaux quotidiens et à ceux de leurs familles, que ce soit en Occident, en Chine ou ailleurs, et non aux « marges bénéficiaires » du capital.

    Les chiffres statistiques de la mortalité due à la faim dans le monde sont là pour nous rappeler le sens des mots, de la mesure, des rapports de proportions, et enfin de compte, des rapports économiques.

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/03/22/covid-19-le-vrai-faux-suicide-de-loccident/

     

    LIRE AUSSI :

    COVID-19 : la stratégie de déni du Capital Atlantiste est vouée à l’échec ! (Un article de Vincent Gouysse - PDF à télécharger ci-dessous) :

    Télécharger « COVID_19_la_strategie_de_deni_du_capital_financier_atlantiste_est_vouee_a_l_echec.pdf »

    Et aussi :

    Le Président du Conseil Scientifique :
    « Le confinement n'est pas la bonne stratégie »   https://mai68.org/spip2/spip.php?article5437  

    Jean-François Delfraissy,
    Président du haut conseil scientifique sur le coronavirus

    La Croix, 20 mars 2020 : Jean-François Delfraissy : « Le confinement n'est pas la bonne stratégie »

    L'express, 20 mars 2020 : Le président du Conseil scientifique demande un dépistage massif après le confinement. Cette stratégie n'est pas possible pour le moment car les tests de dépistage nécessitent des produits dont une partie vient de Chine et des États-Unis.

    Notes de do :

    Jean-François Delfraissy, le président du haut conseil scientifique sur le coronavirus auprès de Macron demande maintenant un dépistage massif après le confinement. Il s'excuse ainsi pour avoir entériné la décision prise par le pouvoir de confiner la France :

    « Cette stratégie [celle des tests] n'est pas possible pour le moment car les tests de dépistage nécessitent des produits dont une partie vient de Chine et des États-Unis. »

    Mais,

    1) Il ne parlait pas du tout de ça dans l'avis qu'il a signé le 16 mars 2020, et où le conseil scientifique "recommandait" le confinement, constatez-le vous mêmes :

    http://mai68.org/spip2/spip.php?article5427

    2) Le professeur Didier Raoult, directeur de l'IHU de Marseille dit qu'il est tout à fait possible de faire ces dépistages dans tous les laboratoires, que c'est très facile, qu'il s'agit d'une simple technique PCR ; d'ailleurs, sur Marseille, il pratique lui-même ces dépistages. Donc il a bien le matériel.

    Des arguments 1 et 2, on ne peut conclure qu'une chose : l'excuse du président du conseil sur le coronavirus est complètement bidon, de même que le conseil lui-même, qui, en fait, n'est qu'une instance avec un nom ronflant destiné uniquement à entériner des décisions prises par le pouvoir.

    Depuis que l'OMS a donné raison au professeur Raoult en disant : « Testez, testez, testez », Jean-François Delfraissy dit qu'il aurait fallu tester, et non confiner, et qu'après le confinement, il faudra tester. Il prétend qu'on n'a pas testé dés le début parce qu'on ne pouvait pas, ce qui est faux, puisque Raoult, lui, le peut !

    Pour l'article complet cliquer ci-dessous :

    https://mai68.org/spip2/spip.php?article5437

    Bien à vous,
    do
    21 mars 2020
    http://mai68.org/spip2

     

    « - Covid-19 : Pétition de soutien au Pr. Raoult pour passer à l’hydroxychloroquine en France aussi !!! (MAJ - 2 nouvelles vidéos du Pr Raoult)- Hydroxychloroquine contre Covid-19 : Ne pas relâcher la pression !!! »
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  • Commentaires

    3
    Lundi 23 Mars à 20:42

    Bonjour, camarade !

    Ma réponse reprend les élément essentiels de tes trois posts sur TML et Reconstruction Communiste, et je le reposte donc à l’identique à la suite de chacun.

    Tu prétends donner des leçons de marxisme, mais tu te contentes en réalité de colporter les propos alarmistes des tenants du système et tu contribues ainsi à leur manipulation, même si involontairement.

    Tu prétends qu’une situation telle qu’aujourd’hui, où la bourgeoisie saborde éventuellement une partie non négligeable de son appareil productif ne s’est jamais vue…

    Or c’est déjà tout à fait discutable, historiquement, si tu remontes simplement aux bombardements de la dernière guerre…

    De plus, tu affirmes toi-même : « aujourd’hui le moindre analyse de la composition sociologique des sociétés montre que le risque des conséquences politiques et sociales est trop grande pour s’y risquer. » …Ce qui est précisément l’argument du texte, (“substitut”), si tu l’as vraiment lu…

    De plus l’argument selon lequel ce qui ne s’est jamais vu ne se verra jamais est par essence un argument typiquement idéaliste, aux antipodes du marxisme!

    Les capitalistes, souvent mieux que les marxistes, malheureusement, apprennent de leurs expériences, même les plus néfastes, et en tirent des leçons. Le système a depuis longtemps intégré la “destruction créatrice” de Schumpeter, et y a même rajouté l’application de la “théorie du chaos” dans le domaine économique.

    Tu devrais te tenir au courant et étudier les questions, avant de répondre…!
    Tu cites les chiffres effectivement apparemment “astronomiques” des crédits potentiellement débloqués par les banques centrales, mais tu n’as tout simplement pas pris le temps de comparer avec les sommes remises dans le circuit après 2008…!

    Globalement, on en est donc encore très loin, et le bilan global, aujourd’hui, si l’on tient compte des destructions de capitaux déjà opérées par la chute des bourses, va dans le sens d’une “destruction créatrice”, qui à chacun des mouvements de descentes brusques et de rebonds sporadiques contribue à la centralisation et à la concentration du capital restant, ce qui est manifestement l’un des buts essentiels de l’opération.

    Idem pour l’endettement accru des États, qui sera donc également concentré et centralisé via les banques centrales.

    Cet endettement reste évidemment nécessaire pour des politiques essentiellement cosmétiques à l’égard d’une partie des entreprises, afin de faire avaler la pilule à quelques survivantes de la crise jugées utiles à la restructuration de l’ensemble.

    Ce qui ne devrait pas t’échapper, c’est que depuis le début du XXème siècle, déjà, nous sommes entrés dans l’ère du capitalisme monopoliste, et désormais, plus spécifiquement, financier.

    Les monopoles financiers contrôlent l’ensemble du système, via notamment es banques, et c’est ce contrôle qu’ils ne veulent pas perdre.

    Que des milliers d’actions soient dévaluées, cela ne fait pas pour eux une différence essentielle, du moment qu’ils conservent des paquets d’actions de plus en plus importants, non pas en “valeur” boursière, qui reste par définition du capital fictif, mais en pouvoir de contrôle majoritaire sur l’ensemble de ce qui reste de l’appareil productif, quel qu’en soit la capacité de fonctionnement et de production.

    Depuis le début du XXème siècle la structure de ces groupes monopolistes a évidemment évolué, mais pour l’essentiel sans jamais qu’ils perdent le contrôle de l’essentiel de l’économie mondiale, quelles que soient les crises, les guerres, les destructions d’entreprises, les vagues de chômage massif, etc…

    Bien entendu, cela ne les empêche pas de régler des comptes entre eux, même si cela n’aboutit que rarement à l’élimination complète de l’un de ces mastodontes…

    Aujourd’hui, néanmoins, on voit bien que les mastodontes financiers de l’occident ne sont pas décidés à lâcher une part du gâteau mondial à leurs challengers chinois, et qu’ils sont prêts à tout pour arriver à les mettre à terre… Tout, sauf peut-être une guerre totale, fort heureusement, comme tu le remarques maintenant toi-même, changeant ainsi d’avis, du reste, sur ce sujet, ce qui est donc une preuve d’intelligence.

    Tant qu’à faire, ouvre donc les yeux sur le reste du problème, et arrête de céder aux cris alarmistes qui ne servent que notre ennemi de classe.

    Rejoins donc le combat de la résistance de la Raison, avec le Pr. Raoult et tous ceux qui soutiennent son action. C’est là, aujourd’hui, que doivent se tenir les ML!!!

    Luniterre

    2
    Viriato
    Lundi 23 Mars à 13:50

    Voci ma réponse aux affirmation témeraires style "Avec la panique généralisée volontairement organisée en Occident" ou "Covid-19: le vrai-faux « Suicide de l’Occident" ou "Pour l’instant, « Avantage CHINE », donc, mais il n’y a toujours pas plus de « fin du monde » occidental que de beurre en broche…"

     

    Les perspectives de l'économie mondiale sont de plus en plus sombres. Les gouvernements jettent tout ce qu'ils ont sur la situation. Mais ils sont à court de munitions pour combattre la dernière crise. 

     

    La pandémie de coronavirus fait des ravages, entraînant la fermeture de la société et paralysant la production dans tous les pays simultanément.

     

    Cette crise sera plus grave que 2008 et plus grave que 1929-1933. Ce sera le chômage de masse, des millions de personnes perdant leur emploi. Le secrétaire au Trésor américain, a dit que le taux de chômage américain peut monter à 20 %, avec des dizaines de millions de personnes touchées. Il était de 10 % au lendemain du krach de 2008.

     

    L'Association nationale des restaurateurs prévoit déjà des pertes d'emploi de 5 à 7 millions dans les trois prochains mois. L'association du tourisme affirme que les pertes d'emplois potentielles pourraient être de 4,6 millions d'ici la fin du mois prochain.

     

    Cette crise a frappé la classe dirigeante terriblement. La panique règne partout.

     

    La Chine - qui était récemment la force motrice du capitalisme mondial - est en chute libre. La Deutsche Bank a prévu que le PIB chinois au premier trimestre diminuera de 31,7. Les exportations et les importations se sont effondrées, et une grande partie de l'économie est bloquée.

     

    La Chine ne sera plus en mesure de contribuer à sortir le monde du marasme, comme elle l'a fait il y a dix ans. Au lieu de cela, elle agira désormais comme un fardeau. Après l'effondrement de 2008, le gouvernement de Pékin a injecté des milliards dans l'économie pour la maintenir en vie. 

     

    Contrairement au reste du monde, l'économie chinoise ne s'est pas contractée à l'époque et a continué à croître de 10 % par an. Cela est désormais exclu, compte tenu de ses énormes dettes et de son manque de marchés.

     

    La plus grande économie du monde, les États-Unis, se dirige vers un effondrement. Là encore, la Deutsche Bank prévoit qu'au deuxième trimestre 2020, l'économie américaine se contractera de 12,9 %. Ce sera la plus forte contraction en 80 ans - et cela pourrait bien être une sous-estimation, car les prévisions sont continuellement revues à la baisse.

     

    Le Japon est également en récession, tout comme l'Union européenne et la Grande-Bretagne. L'Asie, l'Amérique latine et l'Afrique sont durement touchées. Aucun pays n'échappera à cette crise. Il s'agit d'une crise mondiale du capitalisme.

     

    Le monde se dirigeait déjà vers un effondrement majeur. Le virus n'en était que le déclencheur - l'accident qui sous-tendait une nécessité plus profonde. N'importe quoi aurait pu déclencher l'effondrement, qui n'attendait que ça.

     

    Aujourd'hui, la classe dirigeante est dans un état de panique face à la crainte d'un effondrement complet du système capitaliste. La demande a fortement chuté, tout comme l'offre. C'est une tempête parfaite, qui n'aurait pas pu se produire à un pire moment.

     

    L'économie mondiale ne s'était pas remise du dernier effondrement de 2008. Les politiques avaient épuisé toutes leurs munitions pour lutter contre cette crise. Il ne leur reste que très peu de choses pour faire face à cette nouvelle vague d'effondrement économique.

     

     Il y a quelques mois, l'ancien directeur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, a évoqué la possibilité d'un "armageddon financier". Eh bien, la situation est mille fois pire que ce qu'il aurait pu imaginer.

     

    Après avoir tergiversé, la Réserve fédérale américaine a réduit les taux d'intérêt à 0,1% et inondé le marché obligataire de 200 milliards de dollars "pour le ramener à la vie". Elle prévoit d'injecter dans l'économie un montant sans précédent de 1,2 trillion de dollars pour aider à soutenir le système (dont 700 milliards de dollars d'achats d'actifs), malgré les désaccords au Congrès.

     

    La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé son intention d'acheter 750 milliards d'euros d'obligations supplémentaires (en plus des 120 milliards d'euros déjà promis) - à savoir la dette publique. En outre, elle achètera 20 milliards d'euros par mois de dette, afin de soutenir les gouvernements européens.

     

    L'Italie, qui se trouve dans une position très vulnérable avec des dettes massives, exige davantage de mesures et demande à Bruxelles de lancer un fonds de sauvetage de 500 milliards d'euros. Cependant, la BCE détient déjà 364 milliards d'euros de dette italienne et devrait en racheter 150 milliards d'euros supplémentaires. 

     

    La Banque d'Angleterre a également réduit les taux d'intérêt à 0,1 %, à la suite d'une réunion d'urgence. Cela signifie que le taux d'escompte est le plus bas des 325 ans d'existence de la Banque. Le gouverneur de la Banque, Andrew Bailey, a décrit la situation comme "absolument sans précédent", avec des marchés financiers "à la limite du désordre". Il a même menacé de fermer les marchés dans ces circonstances exceptionnelles.

     

    La Grande-Bretagne est particulièrement vulnérable car elle a un important déficit des comptes courants. Cela signifie qu'elle a été dépendante des financements étrangers. Les investisseurs, qui ont des demandes de liquidités aussi élevées, peuvent faire monter les frais, ce qui pourrait paralyser la capacité d'emprunt et de dépense du gouvernement britannique.

     

    Le Japon vient d'annoncer une aide d'urgence de 275 milliards de dollars, qui viendra s'ajouter à l'énorme dette accumulée lors des précédentes récessions.

     

    Les gouvernements capitalistes savent qu'ils ne peuvent pas arrêter le crash. "Le système n'est pas vraiment conçu pour une telle attaque", a déclaré un commentateur.

     

    Ils n'ont pas les moyens de remplacer l'effondrement de la demande, car les salaires sont réduits et les gens perdent leur emploi. 

     

    Les marchés boursiers mondiaux s'effondrent. Bien sûr, elles sont ponctuées de "reprises", comme c'est toujours le cas. Mais la trajectoire est à la baisse. L'indice Dow Jones s'est effondré de près de 32 %.

     

    "Nous ne savons tout simplement pas où les actions vont toucher le fond", déclare un coursier, "mais le rythme des ventes est certainement alarmant d'un point de vue historique".

     

    Contrairement à 2008-09, la crise est universelle. Personne n'est exclu. La situation s'assombrit de jour en jour, car de plus en plus de secteurs sont touchés. Mais ce n'est que le début.

     

    La classe dirigeante est largement impuissante. Ils essaient d'injecter de l'argent dans le problème. Mais ce que nous avons n'est pas simplement une crise financière (qui va s'aggraver), mais une crise systémique du système capitaliste.

     

    Le système s'est épuisé. Les forces productives - l'industrie, la technique et la science - ont dépassé les limites restrictives de l'État-nation et de la propriété privée des moyens de production. Le marché est trop étroit pour la capacité de production que le capitalisme a créée.

     

    Ils ont tenté de contourner ce problème en élargissant artificiellement le marché. Mais plus ils repoussent la crise - une crise de surproduction - plus la crise est importante quand elle survient. Marx l'a expliqué il y a longtemps. Et ces événements justifient de manière frappante son analyse.

     

    Le danger pour les capitalistes est que cette crise se transforme en quelque chose de bien plus important, à savoir une dépression. 

     

    Ce n'est pas l'effondrement ou le crash qui a causé la dépression des années 1930, mais la politique de l'autruche introduite aux États-Unis en 1930. C'était le début d'une guerre commerciale qui a entraîné un effondrement du commerce mondial. Le capitalisme n'a pu s'en sortir que par une guerre mondiale. 

     

    Avec Trump à la Maison Blanche, qui poursuit sa politique "America First", le danger d'une guerre commerciale est implicite dans la situation. Après tout, il a déjà déclenché un conflit commercial avec la Chine et l'Union européenne.

     

    Le président américain a agi unilatéralement pendant cette crise du coronavirus, en interdisant les voyages entre l'Europe et l'Amérique, au grand dam des dirigeants européens.

     

    Une nouvelle guerre commerciale mondiale - couplée à des dévaluations compétitives - visant à répercuter les effets de la crise sur d'autres pays signifiera une nouvelle Grande Dépression.

     

    Cette fois, cependant, elle sera d'une ampleur bien plus grande que celle de l'entre-deux-guerres. Le monde est plus interconnecté que jamais auparavant.

     

     

    La crise actuelle menace de renvoyer la société à l'âge des ténèbres.

     

     

     

    1
    Viriato
    Lundi 23 Mars à 09:01

    C'est d'une absurdité totale propre des mécanistes qui, malgré qu'ils ont tous les jours la "dialectique" à la bouche n'en ont pas compris le premier mot.

    Alors maintenant la bourgeoisie paralyse la production dans son intérêt? C'est quoi ce délire?

    D'une "compréhension" complètement dogmatique de la résolution des crises capitalistes on passe, directement, sans aucune médiation, sans même utiliser la logique simple, sans filet, à attribuer à la propre bourgeoisie un harakiri qui soulève une indignation généralisée des travailleurs et de la population en général, qui la ruine et dont on ve voit pas les conséquences à court et long terme.

    Car, une chose est annoner des généralités, le propre de tous ceux qui n'ont qu'une connaissance libresque et dogmatique de la théorie, (sans parler des suppositions gratuites) et une autre c'est l'analyse concret de la réalité en passant par la determination des intérêts de classe.

    Si en 1800 et avant et après, il pouvait avoir un intérêt à réguler le capitalisme par la crise et la guerre, et cela pouvait plus ou moins être déclenché volontairement (bien que je ne connais aucun cas de la sorte, toujours les crises sont indépendantes même de la connaissance des capitalistes et de ses "experts"); aujourd'hui le moindre analyse de la composition sociologique des sociétés montre que le risque des conséquences politiques et sociales est trop grande pour s'y risquer.

    Une chose est que toute l'activité des capitalistes, plus les conditions réelles de leur système poussaient à une crise économique majeur, prédite par tous les économistes sérieux et qui n'attendait qu'un déclencheur pour exploser. Il pouvait être déclenchée, si une telle volonté aurait existé par moyen bien différente que d'avoir mis en circulation un virus qui touche déjà eux-mêmes (voir la chancelière Merkel, des députés et on n'a pas fini) afin de sortir de la crise de 2008. Ils ne faisaient pas assez des affaires comme ça?

    A un moment où toute la production de grandes pays capitalistes s'éffondre en s'amplifiant, on doit se poser la question "Qui prodest?".

    Un dogmatique mécaniste consultera ses livres et dira: A la bourgeoise! Mais il n'y a pas qu'un bénéfice tardif et qu'il faudra voir, car une crise aussi profonde (jamais toute la production des divers pays capitalistes le plus avancés a été à l'arrêt), une politique aussi criminelle, une irresponsabilité aussi manifeste, un système "neo-libéral" aussi conspué,  déclenche aussi des grèves, de la colère, et plus surement.

    Ce sera une crise énorme avec des risques terribles pour l'ensemble de la bourgeoisie. Rien  qu'en France l'indignation devant l'impréparation et l'irresponsabilité criminelle de Macron, Phillipe et Buyzin est bouillonante et les médecins les ont mis en accusation pendant que le reste de la population attend la fin de l'épidémie pour les mettre en accusation.

    On pourrait encore dire beaucoup de choses sur les inconvenients autres pour une bourgeoisie (et un gouvernement) qui aura la grande majorité des gens contre la politique de casse des services publiques.

    Quant à "l'argument" sur les morts provoqués par la faim dans le monde, il n'est qu'une feuille de figue afin de cacher le discours sur l'inocuité du virus, de tous ceux qui se sont lancés irresponsablement à minimiser cette pandemie qui va faire des dizaines de milliers de morts ou plus (certains projections parlent de millions) dans la droite ligne de la politique mise en place par tous les gouvernements, la "herd immunity" (l'immunité du troupeau) et qu'ils continuent de pratiquer jusqu'à aujourd'hui mais en faisant semblant devant la colère de l'opinion publique.

    A cet argument idiot on peut toujours opposer d'autres de la sorte, jusqu'à aller à l'extention du Terciaire qui a liquidé 90% de la vie sur Terre. Ce n'est pas un "argument"enfantin sur "qui fait mieux" mais une question politique concrète devant un gouvernement qui a menti sciément sur la gravité de l'épidémie, qui connaissait sa dangerosité, qui n'a rien fait et qui continue de ne rien faire pour donner des moyens élémentaires à tous ceux qui la combattent réellement. Et qui ne font pas des "articles communistes" (en plus!) pour nier son importance et échafauder des pseudo-théories tarabiscotées. Je ne parle pas de "marxisme" car c'est trop éloigné.

    Quant à "l'argument" aussi dogmatique qu'ennuyeux "c'est la faute au capitalisme" les sectaires de Lutte Ouvrière nous le servent depuis la nuit des temps en pure perte. C'est de la pomade du docteur Dulcamara, cela sert à tout mais surtout remplace 'avantageusement" toute réflexion concrète sur la réalité concrète. Je dis "c'est le capitalisme" je mets mon bonnet de laine et je me couche tout content d'avoir "éclairé les camarades et les masses". Eh ben, non, mille fois non. Ce n'est pas de la politique c'est le propre des flemards qui, devant une réalité concrète font main basse des formules toutes faites.

    Cette polémique dure depuis plus d'un mois et j'ai vu varier le point de vue des dogmatiques, mais il conservent la potion magique du £Dr; Dulcamara "c'est le capitalisme" et avec cette formule vide, pensent ("pensent"!) avoir trouvé la solution.

    Vous avez mal au dos? "C'est le capitalisme!" . Ainsi ces médecins malgré eux, ont des "solutions" à tous les problèmes réels, concrets des travailleurs. C'est ainsi aussi, qu'ils sont plus isolés que Robinso Crusoe. 

    Le mouvement ouvrier est passé d'un révisionnisme pourri à un gauchisme dogmatique aussi sénile et impuissant.

    Heureusement ce blog n'est pas lu par beaucoup des travailleurs, car si c'était le cas, ils s'éloigneraient de ce qu'ils croiraient les principes "marxistes-léninistes" mais qui n'est qu'une bouillie mécaniste et dogmatique infecte qui ne tient compte de rien d'autre que de leur "science" mal apprise.

    "Le marxisme est l'analyse concret de la réalité concrète" Cette vieille citation est dans la bouche de pas mal, mais elle très rarement appliquée. 

    Aujourd'hui il existe objectivement une épidémie qui se propage, qui fait des morts et qui va faire encore bien plus de morts, qui a un impact psychologique profond tant dans l'angoise de milliers des familles et individus comme un impact économique et politique énorme et qui va modifier profondément la conscience des masses.

    Les dogmatiques qui s'auto-proclament "marxiste-léninistes" n'en ont rien à cirer et crient sur les toits "vous exagérez! ce n'est rien car, car... il y a plus de morts par la faim. Tout ça c'est une mascarade!" Un discours qui sera reçu par les masses  (dont les dogmatiques n'en ont rien à faire) comme il se doit. C'est comme dire à la famille de quelqu'un qui est mort par balle "mais vous savez j'ai un parent qui est mort d'une maladie affreuse, vous exagérez..."

    Voilà la science et la politique des mécanistes dogmatiques. Si on peut appeler cela "une politique" et une science"...

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