• - Éventualité d’une attaque nucléaire américaine massive contre la Russie

    - Éventualité d’une attaque nucléaire américaine massive contre la RussiePar Jean Paul Baquiast

    Project 955 classe Boreï : fin 2014, trois sous-marins sont en service alors que la Marine de guerre russe prévoit la mise en chantier de deux bâtiments supplémentaires.

    Cette classe devrait comprendre un total de 8 navires d’ici 2020 et remplacera les éléments des générations précédentes qui seront retirés en 2018. Ils doivent emporter 16 R-30 Boulava.

    Bien évidemment, si la tension avec l’Amérique s’aggravait, nul ne serait à l’abri d’une décision « folle » prise en bas de l’échelle hiérarchique, par exemple provenant du commandant d’un de ces sous-marins, d’envoyer un missile nucléaire « préventif » sur une ville américaine.

     

    Pourtant des militaires américains semblent l’envisager de plus en plus sérieusement, suivis en cela par des mouvements néo-conservateurs pour qui le plus grand risque que courre actuellement l’Amérique tient en la présence d’une Russie certes disposant de forces nucléaires conséquentes mais qui pourtant ne manifeste aucune intention de s’en servir contre l’Amérique. On lira par exemple à cet égard la mise en garde d’un certain Matthew Gault, du site Nedium.com-The War Is Boring, publiée sur son site le 7 avril 2015 et commenté par Dedefensa

    https://medium.com/war-is-boring/god-no-the-u-s-air-force-doesn-t-need-another-curtis-lemay-37de19c11652

    Matthew Gault s’inquiète de la nomination à la tête du Global Strike Command (GSC) de l’US Air Force, du général Robin Rand, à qui son chef direct le général Welsh, chef d’état-major de l’USAF, a recommandé de se comporter à l’exemple du général Curtiss LeMay. Celui-ci, du temps de la guerre froide, avait été à deux doigts de provoquer un embrasement nucléaire général.

    De leur côté les Russes, exaspérés par les provocations américaines en corrélation avec la crise ukrainienne, semblent de plus en plus persuadés que les Etats-Unis veulent effectivement détruire militairement la Russie, constatant qu’ils ne peuvent rien contre elle avec les moyens conventionnels. Dans ce cas les Etats-Unis seraient de plus en plus tentés, non seulement chez les militaires mais dans les cercles néo-conservateurs les plus radicaux, de recourir à une First Strike (première frappe ou frappe préventive) nucléaire.

    Concernant le pronostic de plus en plus pessimiste que font à cet égard les stratèges russes, on lira une interview, abondamment commentée ces jours-ci, émanant de Leonid Petrovitch Rechetnikov, ancien Lieutenant-Général retiré de la direction du SVR (service de renseignement extérieur russe), directeur du RISS (Institut Russe des Études Stratégiques,Russian Institute of Stragic Studies) dont Rechetnikov ne cache pas qu’il s’agit d’une “couverture“ et que l’Institut est directement lié au SVR auquel il fournit des analyses. Rechetnikov est aussi considéré comme un conseiller direct de Poutine. Le site FortRus donne de ses propos, le 8 avril, une traduction anglaise

    http://fortruss.blogspot.be/2015/04/russian-foreign-intelligence-chief.html

    Le sakerfrancophone fait de même en français

    (http://lesakerfrancophone.net/interview-dun-ancien-analyste-russe-des-services-du-renseignement-exterieur/)

    Rechetnikov se dit persuadé, de par les renseignements et indices dont il dispose, que les Etats-Unis se sont donné 5 ans pour détruire la Russie. S’ils ne le faisaient pas d’ici là, ce serait le système américain qui s’autodétruirait du fait des ses contradictions internes et de ses aventures extérieures. Ils le savent. Bien évidemment, il serait possible de suspecter que le SVR se livre ainsi à une opération de désinformation anti américaine. Quand on lit l’interview, on ne peut cependant qu’être frappé par la pertinence des analyses.

    Cinq ans pour détruire la Russie

    Ceci étant, peut on penser que, si les dirigeants américains, civils et militaires les plus hallucinés passaient à l’acte dans les mois qui viennent, ils auraient quelque chance de réussir à détruire la Russie, sans se détruire eux-mêmes. Nous ne retiendrons pas pour notre part l’argument selon lequel la Russie, qui est en train de se doter d’anti-missiles de dernière génération S 500, pourrait grâce à eux neutraliser avant qu’ils n’atteignent le territoire russe, des missiles balistiques intercontinentaux à tête nucléaire américain. Aussi perfectionnés que deviennent à échéance d’1 an ou 2 ans les S 500, ils seraient impuissants à neutraliser une volée de missiles nucléaires américains, provenant d’un sous-marin nucléaire lance-engins (SNLE) américain patrouillant non détecté dans l’immense étendue des mers. A plus forte raison si plusieurs de ceux ci attaquaient en même temps.

    La seule réaction que pourraient avoir les Russes serait de recourir dans les minutes suivant la frappe américaine, à une frappe en retour massive provenant de leurs propres SNLE et dotés des instructions préalables en ce sens. Ces sous-marins patrouillent eux-aussi en permanence, certains non loin des côtes américaines.

    Dans ce cas la première frappe américaine détruirait à coup sûr une partie de la Russie, mais la frappe en retour russe détruirait pratiquement l’ensemble des Etats-Unis, bien plus exposés. Il s’agirait évidemment d’une situation dite de MAD, du temps de la guerre froide (Destruction Mutuelle Assurée), mais la Russie, au territoire plus étendu, aurait de meilleures chances de s’en sortir, après la fin des retombées atomiques et de l’hiver nucléaire. Ce serait de toutes façons la mort de nos civilisations respectives, mais ce qui resterait des Russes repartiraient d’un meilleur pied que les Américains, car ils sont plus rustiques. Resterait aussi la Chine, qui échapperait sans doute à une première frappe américaine.

    Sans pour autant nous rassurer complètement, nous pouvons penser, si nous ne nous trompons pas dans cette analyse, que les stratèges américains seraient fous à lier s’ils ne raisonnaient pas de la même façon de leur côté. Mais restons prudents. Dans le monde chaotique, au sens scientifique, qui est le nôtre, tout peut arriver.

     

    Réaction de Luc Brunet (membre du comité de pilotage de Europe Solidaire)

    Nous sommes ici sur un domaine très spéculatif où le bluff et les démonstrations de force sont plus nombreux que les informations objectives. 

    Je voudrais simplement ajouter quelques commentaires :

     -       l'Ukraine joue bien sur un rôle de détonateur, mais il n'est pas le seul, et risque même de disparaitre d'ici quelques mois si le régime de Kiev s'effondre. D'autres conflits régionaux ou les US risquent de se retrouver sont également très dangereux, je pense notament a une confrontation Saudi-Iran, ou a la différence de l'Ukraine,d'important enjeux économiques (les champs de pétrole !) s'ajoutent aux conflits d'intérêt géopolitiques.

    -         Sur une note un (petit) plus optimiste, n'oublions pas que les politiques et certains généraux US ne sont que les marionnettes du système économico-industriel US. Ils ont montré à maintes reprises leur mépris des réalités et il semble qu'ils ignorent également le risque qu'ils font courir à leur propre familles si ils jouent les Docteur Folamour (je ne parle pas de la population US, dont ils ne doivent pas se soucier beaucoup). Mais je pense que la majorités des cadres de l'armée US sont eux bien plus réalistes et savent quelles pourraient être les conséquences des rêveries paranoïaques de leurs leaders. On peut espérer que ceux-là pourraient décider d'intervenir et de stopper les fous qui sont au volant. Un coup d'état militaire aux US mettant fin au système et ses folies, pourquoi pas ?

    Source : http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1725&r_id=

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