• - JANVIER 1968, RÉVOLUTION « CULTURELLE » DANS LE HUNAN : LA GAUCHE PROLÉTARIENNE ÉCRASÉE PAR LE POUVOIR MAOÏSTE !

    - JANVIER 1968, RÉVOLUTION « CULTURELLE » DANS LE HUNAN : LA GAUCHE PROLÉTARIENNE ÉCRASÉE PAR LE POUVOIR MAOÏSTE !Deux documents intéressants retrouvés dans le cadre des polémiques récentes sur la nature de classe du prétendu « socialisme à la chinoise »…

    En PDF, « Wither China ? » qui constitue en quelque sorte le manifeste de l’alliance des organisations de Gardes Rouges rebelles révolutionnaires dans le Hunan, dominante dans cette région, qui est celle d’origine de Mao lui-même, mais qui, de fait, a connu un rayonnement important dans toute la Chine, avant d’être totalement écrasée par le pouvoir maoïste, au terme d’une brève mais très violente guerre civile locale.

    Pour comprendre le contexte historique de cet aspect volontairement « méconnu » par la gauche française, incapable de se sevrer de son passé maoïste, sous une forme ou sous une autre, nous publions également directement un extrait important d’une étude générale sur la GRCP, dans le passage précisément consacré aux circonstances de l’écrasement de ce mouvement Shengwulian.

    Bien évidemment, la gauche prolétarienne dans le Hunan a commis des erreurs rédhibitoires qui l’ont conduit à la défaite, mais néanmoins elle avait commencé à discerner clairement la nature de classe bourgeoise bureaucratique du nouveau pouvoir en train de se mettre en place sous la forme maoïste des « Comités Révolutionnaires de triple alliance », une nature de classe capitaliste qui n’était pas fondamentalement différente de la nature de classe de la bureaucratie réactionnaire de Liu Shaoqi, qualifié de « Khrouchtchev chinois » par les dirigeants maoïstes.

     

    La principale erreur, à court terme, mais la plus compréhensible, dans le contexte de l’époque, c’est de ne s’être pas libéré à temps de la ferveur quasi-religieuse envers le leadership « révolutionnaire » de Mao Zedong, habile manipulateur des « Gardes Rouges » durant les premiers mois de la GRCP, et habile manipulateur des forces de répression et du double langage, par la suite, pour les circonvenir une fois ses comptes réglés avec la faction de Liu Shaoqi.

    Mais l’erreur la plus fondamentale de Shengwulian, assez bien cernée dans cette étude, actuellement une des mieux documentée sur le sujet, c’est de n’avoir pas su construire une réelle alternative programmatique, en termes de perspective économique et sociale, en terme de transformation des infrastructures, et pas seulement des superstructures.

    Cela participe évidemment également de la croyance en l’effet « révolutionnaire socialiste » de la prise de pouvoir par le parti maoïste sur la société chinoise en 1949. Alors que l’institution et le développement même du « Capitalisme d’Etat » étaient clairement inscrits dans le programme maoïste de « Démocratie nouvelle » et encore renouvelé, en Juin 1967, par la republication du texte de Mao, « De la juste solution des contradictions au sein du peuple », contenant explicitement un appel, et donc renouvelé en pleine GRCP, à la collaboration de classe avec les capitalistes !

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/07/08/de-mao-a-xi-deux-visages-et-deux-formes-du-capitalisme-detat-en-chine/

    Il y a donc bien une leçon, encore urgente aujourd’hui, sinon plus que jamais, à tirer de cette expérience tragique : la primauté de la base, des infrastructures, sur les superstructures. C’est un rappel plus que jamais nécessaire que le retour aux fondamentaux du ML n’est pas une affaire de prétendu « dogmatisme », mais bien la nécessité, pour le prolétariat, de se réapproprier l’outil théorique qui est le sien afin de construire enfin une alternative sur la base du réel actuel, et non sur des chimères idéologiques héritées des multiples strates de la dégénérescence révisionniste de la « gauche » depuis des décennies, et notamment, depuis les contre-révolutions khrouchtcheviennes, en URSS, et maoïste, en Chine, derrière la phraséologie ronflante et illusoire de la GRCP.

    En éliminant la fraction effectivement réactionnaire de Liu Shaoqi, Mao Zedong a néanmoins passé un compromis, ipso facto, avec celle, non moins réactionnaire, de Deng Xiaoping, et amorcé la mutation du capitalisme national bureaucratique chinois vers une forme comprador et collaborationniste avec l’impérialisme. Ce qui prendra concrètement forme dès sa célèbre poignée de main avec Nixon et l’afflux des dollars via la bourse de Hong Kong, en 1972.

     

    Le PDF (En anglais malheureusement) >> Télécharger « shengwulian-whither-china.pdf »

    Luniterre

    Source de l'article >> https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/07/09/janvier-1968-revolution-culturelle-dans-le-hunan-la-gauche-proletarienne-ecrasee-par-le-pouvoir-maoiste/

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