• - L’ANARCHO-SYNDICALISME REFAIT SURFACE PENDANT LA CRISE

    - L’ANARCHO-SYNDICALISME REFAIT SURFACE PENDANT LA CRISEPar Robert Bibeau

    Le document de réflexion que la Confédération Générale du Travail de France (CGT) fait circuler parmi ses adhérant est pur jus anarcho-syndicaliste – une tendance idéologique qui a marqué la go-gauche au cours de la crise économique des années soixante-dix – et que les bureaucrates syndicaux ramènent sur le devant de la scène syndicale et médiatique.

    Les militants anarcho-syndicalistes maitrisent quelques rudiments de socialisme vulgaire et de marxisme trivial, mais au fond de leur âme ce sont de véritables proudhoniens et des théologiens qui croient que la société capitaliste serait mieux administrée, plus « démocratique », plus équitable, plus écologique si les anarcho-syndicalistes étaient appelés à la gouvernance de l’État, plutôt que ces voraces capitalistes qui ne pensent qu’à leur plaisir solitaire, non solidaire (1).

     

    Les anarcho-syndicalistes gèrent les syndicats et les ONG, dont la bourgeoisie leur a confié la gouvernance à la condition que ces « grandes gueules » n’outrepassent pas les limites du droit bourgeois, faites par les riches, dans l’intérêt des riches.

    Les anarcho-syndicalistes en appellent à la compassion des possédants afin de crédibiliser la justice bourgeoise aux yeux du prolétariat. Le militant anarcho-syndicaliste est invité à vociférer contre l’injustice, contre la ploutocratie qui se remplit les poches de monnaies de singe. Le militant anarcho-syndicaliste fait rêver le salarié d’un monde « amélioré » sous un mode de production capitaliste réformer (ce qui est impossible). L’anarcho-syndicaliste souhaite que la société revienne au passé, au temps bénit et révolu de l’État providence – au temps de la soi-disant abondance, des hausses salariales raisonnables, des services sociaux améliorés.

    Ici, sa mission bourgeoise est de bien faire entendre que cela est possible sans révolution sociale. Enfin, l’antienne de l’anarcho-syndicaliste est la « défense des « acquis » salariaux et sociaux, et la conquête de l’équité salariale, la défense de l’environnement et des jobs de permanents syndicaux bien payés et de celui des milliers d’ONG subventionnées par l’État ».

     

    Un mantra de l’anarcho-syndicalisme consiste à dénoncer le bourgeois qui ne songe qu’à empocher des profits aux dépens de l’intérêt général – aux dépens de l’intérêt citoyen – et aux dépens de la société civile – les nouveaux labels sociaux qui leur évitent de parler de classes sociales, catégories que la bourgeoisie ne tolère plus comme leur ont signifié les sociologues et les idéologues universitaires.

     

    On notera dans le texte de la CGT (dont nous reproduisons des extraits ci-dessous) que s’ils n’ont pas renoncé aux gros mots comme « capitalisme et profit » – ils ont cependant écarté les expressions comme « lutte de classe, classe prolétarienne, guerre de classe, dictature bourgeoise, dictature du prolétariat » et tout ce qui fait extrême gauche.

    La novlangue à laquelle ils adhèrent est le symbole de leur adhésion au réformisme pour une nouvelle société capitaliste améliorée. Les anarcho-syndicalistes espèrent qu’ainsi ils seront appelés à la barre du pouvoir, ou du moins, qu’ils seront consultés par les commissions d’enquête et les comités paritaires de la gouvernance bourgeoise.

    Pour mériter ce privilège, les anarcho-syndicalistes doivent hurler pour faire croire aux ouvriers qu’ils peuvent les dirigés dans leur résistance, et pas trop fort pour ne pas effrayer les patrons effarouchés qui en ont déjà plein les bras avec la concurrence des cartels multinationaux et de la crise insoluble du capitalisme déjanté.

     

    L’ensemble du document de réflexion de la CGT française reflète le verbiage anarcho-syndicaliste.

    Nous allons analyser certaines de leurs compositions qui reflètent cette ligne politique « progressiste, réformiste, opportuniste ». C’est-à-dire, que ces gens croient encore – c’est leur gagne-pain quotidien qui en dépend – que par quelques remédiations politiques, financières, bancaires, monétaires, et sociales, appuyées par une certaine pratique de militantisme syndicale (marches sans lendemain et parades dominicales sans suites) – la crise économique systémique du capitalisme se résorbera et que l’on reviendra à une époque de nouvelle croissance et d’abondance… comme dans les années cinquante : « C’est un mauvais moment à passer – serrons-nous les coudes de solidarité et tout redeviendra comme avant ! » proclament-ils, dépités (sic).

     

    Le premier élément d’information qu’ils dissimulent à leurs commettants c’est que la guerre économique du capitalisme est hors contrôle et qu’elle n’arrêtera pas de s’approfondir. Ni les banquiers, ni les patrons, ni les financiers, ni les politiciens, ni quiconque sur terre ne peut solutionner, ni mettre fin à la concurrence économique, qui trouvera sa solution dans une nouvelle guerre militaire catastrophique. Personne, et surtout pas les bureaucrates syndicaux, ne peut résoudre la crise économique que l’on dit systémique pour cette raison justement qu’elle affecte toutes les composantes du mode de production social. Ce n’est qu’une question de temps avant que tout s’effondre dans un grand krach boursier.

     

    Le problème qui confronte les ouvriers français n’est pas de s’opposer à « accroitre la rémunération du capital au détriment de celle du travail », comme il est écrit dans la brochure. Nul ne pourra empêcher les salaires d’être érodés par l’inflation et l’État de transférer des fonds aux capitalistes (en pure perte soit dit en passant). Les profits continueront de descendre même si l’État transférait tous ses budgets aux capitalistes. La crise économique est systémique et structurelle et non pas conjoncturelle et intermittente.

     

    Dans le feuillet CGT, il est écrit ceci : « Que ce soit au travers du colonialisme ou encore au travers des multiples redécoupages géopolitiques d’après-guerre, les pays occidentaux n’ont eu d’autres préoccupations que l’accaparement des richesses (humaines et ressources naturelles) par une minorité aux dépens de l’intérêt général ». En quoi la classe ouvrière est-elle concernée par les « multiples redécoupages politiques des pays occidentaux » ?

    Les scripteurs de la CGT poursuivent en accusant : « les pays occidentaux de spoliation ». Erreur, messieurs les syndicalistes, ce ne sont pas les pays occidentaux, mais les capitalistes mondiaux qui ont accaparé les richesses du tiers-monde, et ce n’est pas cette spoliation des richesses du Sud qui est la cause de la présente crise économique. C’est l’incapacité du mode de production capitaliste à poursuivre l’expropriation de la plus-value ouvrière des pays du Nord qui explique la crise systémique.

    Pourquoi tout mystifier, messieurs les anarcho-proudhoniens ? Les bureaucrates syndicaux prétendent défendre « l’intérêt général citoyen » (sic). Dans une société de classe ça n’existe pas « l’intérêt général citoyen ». La question que la classe ouvrière doit se poser est : « Qu’elle est notre intérêt en tant que prolétaire ? » Nous prolétaires – qui n’avons aucun intérêt ni aucun pouvoir dans cette société bourgeoise – pourquoi devrions-nous réformer cette société ?

     

    Ensuite, le document demande suavement : « Comment en sommes-nous arrivés là ? » Qui ça NOUS ? Comme si les ouvriers avaient une quelconque responsabilité dans cette catastrophe économique, politique, sociale et bientôt militaire. Ensuite, les grands géopoliticiens syndicaux demandent : « Les politiques internationales ne relèvent-elles pas davantage du « clientélisme financier » que des valeurs de démocratie ? » Depuis quand la politique internationale des capitalistes a-t-elle relevé de « valeurs démocratiques » et en quoi la démocratie bourgeoise est-elle la démocratie du prolétariat ?

     

    Les anarcho-syndicalistes français s’opposent ensuite aux agressions militaires que fomente désespérément l’État français et ils dénoncent ces : « interventions militaires sans devoir rendre des comptes sur les conséquences de ses actes que paie la société civile ? » Est-ce à dire que si l’Assemblée nationale française était consultée, ces agressions sanglantes contre les ouvriers libyens et contre les travailleurs syriens seraient acceptables ? Qu’est-ce que la CGT va faire dans cette galère des guerres impérialistes françaises ? La seule chose à proclamer, à ce propos, c’est ceci : « Soldats français – Go Home ! »

    Plutôt que de donner ce mot d’ordre, les anarcho-syndicalistes se lancent dans des élucubrations judéo-islamo-chrétiennes à propos de la paix et de la non-violence dans le monde. Ils écrivent : « On ne fera pas taire les armes à coups de canon, en ajoutant de la violence à la violence, car les mêmes causes produisent les mêmes effets. » Les frères convers de la CGT feraient mieux de réfléchir avant d’écrire. De quelles causes et de quels effets parlent-ils ici ? Les causes des guerres impérialistes françaises seraient la violence… pour la violence ? Tels les théologiens, les anarcho-syndicalistes se perdent en sophisme spécieux.

     

    Les casuistes de la CGT poursuivent ensuite leur litanie de vœux pieux par ces mots : « Plus que jamais, la voie du progrès social et économique passe par une transformation sociale, la création de nouveaux droits pour le monde du travail, le développement des services publics pour répondre aux besoins de tous et par une politique internationale respectueuse des peuples et de leur droit à l’autodétermination » (sic).

     

    Mais messieurs les thuriféraires des propriétaires du capital, si « le monde du travail » ne parvient pas à sauvegarder les quelques « droits-privilèges » qu’il avait, ni ceux qui lui reste, ni à sauvegarder ses soi-disant « acquis sociaux », comment comptez-vous conquérir de nouveaux droits, sauver les emplois, maintenir le pouvoir d’achat, défendre les conditions de vie et de travail et quand vous aurez fait avancé tous ces dossiers de lutte, vous imposez sur le front de la « politique internationale », où ce ne sont pas les droits des peuples à l’autodétermination qui sont menacés, mais carrément le droit élémentaire à la vie des masses ouvrières et populaires qui est en jeux ?

     

    La classe prolétarienne française connait ces radotages que présente la brochure de la CGT anarcho-syndicaliste à propos des misères que les ouvriers endurent tous les jours dans leur chair et dans leurs os. La classe ouvrière n’a que faire de ces opuscules pamphlétaires. Et elle fait de moins en moins confiance aux bureaucrates syndicaux qu’elle assimile aux politiciens et aux journalistes. Ce n’est pas l’appartenance de la France à l’OTAN, à l’euro et à l’Union européenne qui sont à la source des problèmes sociaux et économiques en France. C’est le mode de production capitaliste décadent qui est l’unique problème de la société française tout entière, des ouvriers syndiqués et des travailleurs non syndiqués.

     

    La question posée et à résoudre est pourtant simple. Compte tenu de la crise économique systémique du capitalisme, et étant donné que ce cahier de doléances des patrons syndicaux (CGT) contre les patrons gouvernementaux n’a aucun intérêt pour la classe ouvrière, que doivent faire les prolétaires ? La grève générale illimitée afin d’ébranler les portes du temple, dans l’espoir de voir s’effondrer les institutions de la gouvernance. Ce n’est pas d’une transformation sociale dont on a besoin, mais d’une révolution sociale pour construire un nouveau mode de production.

     

     

    Pour compléter votre analyse sociale. Narcissisme, névrose d’une époque. http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782342037340

    Et :

    http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

     

    **********

     

    Citations : Brochure de la CGT – France, janvier, 2016.

     

    Contexte international La crise systémique du capitalisme bouleverse la vie de millions de personnes dans le monde, exacerbe les oppositions de classe, modifie les équilibres territoriaux et géopolitiques. Le capital financier prend le pas sur l’investissement productif. Dérégulation, dérèglementation, financiarisation de l’économie, décisions des gouvernements de limiter les mouvement général répond à un seul objectif : accroitre la rémunération du capital au détriment de celle du travail. Que ce soit au travers du colonialisme ou encore au travers des multiples redécoupages géopolitiques d’après-guerre, les pays occidentaux n’ont eu d’autres préoccupations que l’accaparation des richesses (humaines et ressources naturelles) par une minorité au dépend de l’intérêt général. Dans un rapport publié en 2015 par l’Organisation Internationale du Travail (O.I.T), on lit que le travail forcé génère en toute illégalité 150 milliards de dollars de profits par an dans le monde. Aujourd’hui, 21 millions de personnes font l’objet de travail forcé : pour l’essentiel dans l’exploitation sexuelle, l’agriculture, la construction, le travail domestique et la manufacture. 55% des victimes du travail forcé sont des femmes. Pour toujours plus de profit, le capital exploite les travailleurs et fait main basse sur les ressources naturelles. Le système capitaliste a mis la planète au bord de l’explosion économique, sociale, politique, climatique. Cette situation a fortement contribué au développement des mouvements extrémistes et intégristes, semant la guerre, la misère et la souffrance et poussant des milliers de gens à l’exode. Depuis des années, des réfugiés meurent en Méditerranée (plus de 3000 pour laseuleannée2015). Comment ne pas se révolter à la vue de ces hommes, ces femmes, ces enfants jetés sur les routes ou dans des embarcations de fortune, fuyant les massacres dans l’espoir de trouver ailleurs la paix et une vie meilleure ? Comment ne pas se révolter devant les barrières dressées par les pays européens et les discours nationalistes et xénophobes qui ressurgissent cherchant à opposer les travailleurs entre eux ?

     

    DES POLITIQUES AU SERVICE DU CAPITAL

     

    La violence que subissent au quotidien les populations civiles dans de nombreux pays a frappé des hommes et des femmes sur le territoire français. Au-delà de l’émotion causée par cette barbarie, ces évènements tragiques nous amènent à nous interroger sur les causes. Comment en sommes-nous arrivés là ? Qui a déstabilisé le Moyen-Orient sur fond de pétrole ? Qui fabrique et qui vend les armes dans ces pays puisque les industries d’armement ne sont pas installées là ? Qui transporte et achète le pétrole contrôlé par Daesh ? Quelles banques servent d’intermédiaires ? Quelle infrastructure supporte les campagnes médiatiques des terroristes ? Qui finance Daesh, hier comme aujourd’hui ? L’intervention militaire des pays dits « riches » a-t-elle permis une quelconque évolution démocratique dans les pays frappés ? Les politiques internationales ne relèvent-elles pas plus du « clientélisme financier» que des valeurs de démocratie ? Le gouvernement français qui prétend défendre les valeurs de la démocratie peut-il, au nom de ces mêmes principes, engager le pays dans des interventions militaires sans devoir rendre des comptes sur les conséquences des actes que paie la société civile ? Depuis toujours, les guerres ont été engagées pour s’approprier des richesses. Et les peuples sont toujours les seules victimes. Stopper les géostratégies financières est urgent, s’attaquer aux droits et libertés individuelles et collectives est une injustice et une impasse. On ne fera pas taire les armes à coups de canon, en ajoutant de la violence à la violence car les mêmes causes produisent les mêmes effets. Pour sortir de l’engrenage guerrier, la France doit sortir de l’OTAN. Le droit à la paix et à la sécurité de tout être humain et des populations doit constituer une obligation fondamentale des États et des Institutions Internationales. Plus que jamais, la voie du progrès social et économique passe par une transformation sociale, la création de nouveaux droits pour le monde du travail, le développement des services publics pour répondre aux besoins de tous et par une politique internationale respectueuse des peuples et de leur droit à l’auto-détermination. Le syndicalisme international doit faire face à tous ces enjeux. Depuis notre dernier congrès, les gouvernements des pays d’Europe aggravent et généralisent l’austérité et la réduction des dépenses publiques.

     

     

     Situation nationale EnFrancelechangementdemajoritépolitiqueen2012n’aaucunement modifié la politique libérale du précédent gouvernement. Les choix faits et les mesures prises avec l’allongement de la durée de cotisation permettant d’acquérir des droits à la retraite, le Traité de Stabilité, le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG), l’accord commercial transatlantique (TAFTA), la loi de sécurisation de l’emploi issue de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) de janvier 2013, le Pacte de Responsabilité, la remise en cause de la Prud’homie, de la Médecine du Travail et de l’Inspection du Travail, la loi Macron, la loi Santé, etc… ont répondu totalement aux exigences du patronat, de la finance, au détriment du monde du travail. Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement a lancé une négociation nationale interprofessionnelle sur le dialogue social avec pour objectif la remise en cause de la représentation des salariés. Si cette négociation a été mise en échec dans un premier temps, les revendications patronales ont été pourtant satisfaites par la loi sur le dialogue social (Rebsamen). Ainsi la loi du 17 août 2015 remet en cause les évolutions importantes issues des lois Auroux en matière de fonctionnement des Comités d’Entreprise ou de la négociation collective et confirme la mise en place d’une représentation institutionnalisée qui sera, de fait, déconnectée du terrain. Dans les rapports Combrexelle et Mettling, même logique : volonté de casse du Code du Travail et de remise en cause de la hiérarchie des normes qui permettrait d’imposer un accord en dessous des normes prévues par la loi à un salarié par la contrainte économique. L’objectif est de remettre en cause les fondements du droit du travail et le lien de subordination du contrat de travail. En poursuivant dans sa politique libérale, le gouvernement engendre des résultats catastrophiques dans le domaine de l’emploi et de la sécurité sociale, au sens le plus étendu du terme. On assiste à la multiplication des Plans dits de «Sauvegarde de l’Emploi», des restructurations et des délocalisations entrainant l’explosion du chômage et la mise en concurrence des salariés. Les chiffres du chômage d’octobre 2015 parlent d’eux-mêmes avec 5 457 400 personnes inscrites à Pôle Emploi toutes catégories confondues (A, B et C) malgré la multiplication des emplois précaires, des CDD, des temps partiels et des autoentrepreneurs qui contribue à fausser la réalité.

     

    La question de l’emploi et des salaires est primordiale à l’heure où le patronat intensifie la concurrence entre les salariés (ex: travailleurs détachés). S’appuyant sur un chômage de masse, le patronat cherche à contraindre le monde du travail à accepter n’importe quelles conditions de travail, d’emploi et de salaire. De plus en plus de travailleurs sont ainsi soumis à des contrats courts, saisonniers, intérimaires, à l’intermittence, au travail non déclaré, au chômage temporaire ou de longue durée. Contrairement aux idées cultivées par le Ministre Macron selon lesquelles la France aurait seulement son avenir dans les services, le luxe et le tourisme, l’industrie et ses capacités de production sont centrales. La reconquête de l’industrie est un enjeu économique social et environnemental. Redynamiser l’industrie permettrait de s’engager vers le développement de filières existantes et la création de nouvelles afin d’apporter des réponses pérennes aux besoins sociaux. Les capacités de recherche et d’innovation n’ont pas d’avenir sans capacités de production et sans services publics. Les services publics, eux aussi, sont soumis aux politiques de rigueur portées à l’unisson par le patronat, le gouvernement, le Fonds Monétaire International, la Banque Centrale Européenne et la Commission Européenne. Cela se traduit par le gel des salaires depuis 5 ans, des suppressions de postes massives, une aggravation des conditions de travail, l’intensification du travail, des privatisations de services… et de nouveaux cadeaux aux entreprises par de nouvelles aides publiques.

     

    Déjà, dans le PLFSS2014, le monde du travail a lourdement été mis à contribution : un véritable budget d’austérité ! 6 milliards d’économies pour l’ensemble de la protection sociale dont 4 milliards pour la Sécurité sociale.

     

    CGT janvier 2016.

     

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    Source : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/lanarcho-syndicalisme-refait-surface-pendant-la-crise/

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