• La seconde farce : "Quand on est de gauche, on partage bien plus que des miettes"

    La seconde farce : "Quand on est de gauche, on partage plus que des miettes"Ce slogan du PCF et du Front de gauche est extraordinaire !

    En gros il dit :  "Bon, ok, vous pouvez continuer à nous exploiter, mais s'il vous plait patrons, donnez-nous plus de miettes !"

    Il est utile de rappeler la loi essentielle de l'exploitation capitaliste :

    C'est l'ouvrier qui crée la richesse par son travail. Cette richesse est accaparée par une minorité de parasites : les actionnaires des entreprises capitalistes dominées par les gros monopoles français et multinationaux.

    Les capitalistes acceptent de rémunérer l'ouvrier (et l'ensemble des salariés) juste ce qu'il faut pour qu'il renouvelle sa force de travail et c'est tout. Tous les suppléments telle la sécu, les retraites ont été obtenus par de grandes luttes ouvrières et jamais "données" ou "partagé" par le patronat. Ces cotisations ne sont pas une charge, mais une part des richesses créées par les salariés et servent à financer solidairement la protection sociale pour tous.

     

    Les patrons n'ont qu'un objectif : faire le plus de profit possible en diminuant toujours plus la rémunération nécessaire au renouvellement de la force de travail et bien évidemment ce qu'ils considèrent comme  des "charges insupportables" : sécu, retraites, droit à la formation, etc.

    L'État étant celui des monopoles gère la répartition des dépenses publiques au service de ces monopoles : tous les cadeaux pris de nos impôts faits à ceux-ci n'ont pas pour but de créer des emplois mais d'augmenter la part de profit des capitalistes et diminuent la capacité des collectivités à remplir leur fonction d'aménagement du territoire, de solidarité locale, etc.

     

    QU’EST-CE QUE LE CAPITALISME ? 

     

    C’est un mode de production dans lequel l’ensemble des moyens de production (terres, usines, entreprises, sous-sols, machines) et d’échange (les banques et caisses d’épargne) sont aux mains de détenteurs privés, les capitalistes.

    Ces propriétaires capitalistes possèdent et consomment une partie conséquente des richesses produites par les travailleurs. L’immense majorité du peuple (ouvriers, employés, techniciens, intellectuels salariés) ne possède aucun moyen de production, c'est-à-dire ne peut vivre sur ses propres avoirs. 

     

    Ces travailleurs sont obligés de s’engager dans le travail salarié. La classe des capitalistes est exploiteuse, c'est-à-dire qu’outre ses capitaux, elle va vivre de la vente de la force de travail de ses salariés, principalement ouvriers et employés.

    Cette vente a un caractère forcé, obligatoire, sinon l’ouvrier et le travailleur sont privés de toutes ressources.

    Toutefois, la forme d’exploitation qu’engendre le capitalisme (obtention de la plus-value produite par la force de travail) n’est pas aussi transparente et visible que celle dont était victime l’esclave et le serf.

    La bourgeoisie au moyen des programmes scolaires, des médias, des réunions d’entreprise diffusent des théories mystificatrices, relayées et développées par les partis et syndicats réformistes telles : « le patron crée des emplois », « payer le travail à sa juste valeur », « partage des richesses ».

    La plus-value est occasionnée par le fait que les ouvriers et les travailleurs avec leur cerveau, leurs mains, leur machine vont produire plus de valeurs que ce qui leur est accordé par le patron en salaire.

    Cette différence, c’est le montant de la plus-value. Ainsi, les travailleurs vont être spoliés, volés même par des accapareurs privés qui décident seuls de l’utilisation de cette plus-value.

    Cette appropriation de la plus-value est la source du profit capitaliste qui assure des fortunes immenses aux oligarques. 

     

    Le capitalisme est un système en crise !

    Depuis les premiers jours de son existence (18ème siècle) jusqu’à aujourd’hui, le capitalisme a été marqué par des crises périodiques de plus en plus longues.

    Ces crises entraînent une destruction partielle des forces productives (entreprises, emplois) y compris au moyen des guerres afin de maintenir le taux de profit capitaliste.

    Les crises vont se traduire par la ruine financière y compris de certaines couches moyennes et petits capitalistes, la paupérisation de la classe ouvrière et des masses populaires, le chômage de masse.

    La cause principale des crises est à rechercher dans les lois de fonctionnement du système capitaliste, notamment dans « l’épidémie de surproduction » selon la juste et forte expression de Marx et Engels.

    La surproduction découle des faits objectifs suivants: les capitalistes, dans leur recherche du profit, dans la lutte pour éliminer leurs concurrents vont recourir à de nouvelles techniques et formes d’exploitation (Taylorisme, Toyotisme) afin d’accroître la productivité du travail, sans augmenter les salaires.

    Ce phénomène engendre un déséquilibre entre la quantité de biens produits et les capacités d’achat des travailleurs, entraînant une surproduction (des produits ne vont pas trouver d’acquéreurs).

    Le capitalisme répond à la crise tant par le keynésianisme (intervention de l’Etat, inflation) que par la duperie des organisations ouvrières grâce à ses lieutenants réformistes et la répression des militants ouvriers de lutte de classe. Le fascisme a su utiliser les enseignements de Keynes pour conduire sa politique de terreur ouverte contre les forces démocratiques.

    Après-guerre, les gouvernements sociaux-démocrates ont utilisé les méthodes de gestion keynésienne pour développer le capitalisme monopoliste d’Etat comme en Angleterre ou en France.

    La particularité de la crise actuelle, outre sa durée, est l’incapacité des méthodes de Keynes à solutionner les maux actuels (dans l’intérêt des capitalistes). 

     

    La bourgeoisie contemporaine s’est donc appuyée sur les travaux des économistes américains Friedmann, Hayek pour mettre en œuvre (le Chili de Pinochet servant de laboratoire) la déréglementation généralisée, la privatisation des services publics, la réduction drastique des budgets sociaux, la politique de licenciements.

    Cette politique appelée néo-libéralisme, est appliquée dans tous les Etats capitalistes.

    Elle suscite une opposition massive dans le monde .

      

    LE SYSTEME MONDIAL DE L’IMPERIALISME 

     

    Les monopoles

    A son stade initial, le capitalisme est indissociable de la concurrence entre entreprises, jusqu’à l’élimination des plus faibles.

    Des concentrations vont alors apparaître formant un ou plusieurs monopoles dans un secteur donné de production ou d’échange, permettant à ces entreprises concentrées de fixer un prix de monopole, d’orienter la production selon leurs seuls intérêts de rentabilité, permettant ainsi la réalisation du surprofit.

    Dans la France contemporaine agissent de puissants monopoles : BNP-Paribas, EADS, Lagardère, Michelin, Bouygues, Renault...

    L’apparition des monopoles au début du XXème siècle s’est traduite par une nouvelle étape du capitalisme : l’impérialisme ou capitalisme de monopoles.

    Les Etats capitalistes développés forment le système mondial de l’impérialisme où les Etats nationaux sont subordonnés aux intérêts de leurs monopoles.

    Les alliances continentales n’infirment pas cette tendance. Il suffit de voir le Président de la République se transformer en VRP des grandes sociétés nationales lors de ses voyages officiels.

    Actuellement, le développement du système mondial impérialiste a conduit à renforcer l’action de la loi d’internationalisation des forces productives, conduisant à ce que les observateurs baptisent la « mondialisation ».

    Contrairement à ce qui est écrit ici ou là, ce n’est pas un phénomène nouveau, la mondialisation a commencé d’opérer sous le féodalisme et s’est accentuée avec l’avènement du capitalisme, atteignant un très haut degré d’internationalisation des forces productives au stade impérialiste.

    Toutefois, cette mondialisation a été tout un temps freinée par l’existence d’un camp socialiste et l’existence d’un marché parallèle fondé sur le co-développement, l’égalité des nations, l’entraide et la coopération économique et politique.

    La contre-révolution bourgeoise en URSS (1991) et la destruction du camp socialiste ont libéré les entraves et freins objectifs à la loi de mondialisation pour le seul intérêt et profits des monopoles.

    L’existence d’un marché mondial quasi unique à conduit à ce que les monopoles (toujours à base nationale et soutenus par leur Etat impérialiste) se sont emparés de nouveaux marchés, ont pris le contrôle de secteurs entiers de production, véritable recolonisation économique des pays dominés.

    Ainsi, les monopoles sont devenus plus encore des entreprises multinationales ou transnationales, toujours pour les intérêts d’une bourgeoisie monopoliste d’un pays donné.

    Loin d’infirmer les thèses de Lénine sur l’impérialisme, les transformations actuelles valident l’analyse léniniste.

    L’impérialisme est bien la plus haute et la dernière étape du capitalisme. 

      

    Les contradictions interimpérialistes

    A ce stade demeure toujours la compétition entre entreprises et Etats nationaux.
    Toutefois, l’impérialisme accentue toutes les contradictions du système capitaliste.
    Dans chaque Etat et au niveau international, les monopoles se livrent une concurrence effrénée.

    Les contradictions entre Etats et monopoles capitalistes vont en s’aggravant. Pour conquérir de nouvelles zones d’influence, repartager le monde à leur profit, tous les moyens sont bons : OPA, espionnage industriel, fusions et même guerre par pays interposés ou directe.

    Les contradictions interimpérialistes sont à l’origine des deux guerres mondiales. Aujourd’hui, si les Etats-Unis assurent leur hégémonie sur le monde, le bloc impérialiste de l’UE sous direction allemande ou le japon contestent cette domination. Derrière les apparences de l’unité autour des valeurs de «l’économie de marché», règnent en réalité et agissent des luttes impitoyables pour affaiblir ses concurrents y compris dans les alliances continentales.

     

     

    L’impérialisme conduit à la guerre.

    Cette lutte concurrentielle entre Etats pour conquérir l’hégémonie mondiale est multiforme.

    Des alliances entre Etats de l’UE sont tissées pour arracher des positions à l’impérialisme américain, mais à l’intérieur même de l’UE, l’administration Bush a des agents d’influence et des relais de ses vues expansionnistes, c’est l’euro-atlantisme.

    Tout est fait pour qu’à chaque consultation électorale, le candidat lié à tel visée impérialiste soit élu, pour peser ensuite sur l’ensemble de la politique commerciale et internationale.

    La destruction de l’URSS, les évènements du 11 septembre 2001 ont été le prétexte (« la lutte contre le terrorisme ») pour le passage à la politique de guerre ouverte contre l’ensemble des peuples.

    Depuis 1945, les conflits provoqués par l’impérialisme américain ont été incessants : avec notamment les guerres contre des Etats du camp socialiste : Corée, Vietnam, Débarquement mis en échec à Cuba.

    Depuis 1991, l’impérialisme américain avec ou sans ses alliés, s’attaque à des pays du « Tiers- Monde » et même d’Europe ne représentant strictement aucun danger pour les grandes puissances : guerre du golfe, Yougoslavie, Afghanistan, Irak, menaces sur la Syrie, l’Iran.

    En Yougoslavie, il s’agissait de prendre pied sur, le marché des anciens Etats socialistes, en Afghanistan, de travailler à la conquête de positions géographiques stratégiques (encerclement de la Russie et de la Chine) tant ce pays est ruiné et affaibli par trois décennies de guerres, par un obscurantisme religieux délirant.

    Dans ce cas de figure, un certain partage des rôles est possible d’autant qu’est tenu compte du poids militaire des divers Etats interventionnistes.

    En Irak, il s’agissait pour Bush, de s’assurer la mainmise totale des ressources énergétiques, d’autant que parallèlement était poursuivi l’objectif d’encerclement de la Russie, l’installation de bases de l’OTAN dans d’ex-Républiques de l’URSS, de coups d’état favorables à Washington dans les Etats pétroliers.

    Les positions hostiles à un engagement armé en Irak, « sans avoir épuisé toutes les solutions diplomatiques » exprimées par les impérialismes allemands, français, russes, avaient leur origine dans le refus de dépendre toujours plus de Washington quant à leur accès ou approvisionnement énergétique, menaçant ainsi leur propre politique expansionniste.

    Bush voulait frapper très fort pour assurer et conforter l’hégémonie US pour 50 ans encore. On sait que l’opinion publique démocratique internationale est indignée des mensonges et complots de 

    l’administration Bush et du gouvernement Blair sur les prétendues « armes de destruction massive » détenues par le régime de Saddam Hussein, des actes de barbarie sur les prisonniers irakiens et des centaines de milliers de victimes engendrées par le conflit.

    L’impérialisme américain demeure le principal ennemi des peuples, en ayant recours à des procédés fascistes en politique internationale. Le foyer principal d’agressions et de danger de conflagration mondiale se trouve à Washington.

    « Ennemi principal » mais pas unique, l’impérialisme japonais réhabilite son passé chauvin-militariste et réhabilite les criminels de guerre.

    L’Union européenne forte des traditions colonialistes des impérialismes français, britannique, néerlandais, allemand, italien, espagnol, belge peut devenir instigatrice de nouveaux conflits dans ses zones de domination en cas de révolution ou soulèvement populaire ou de non-alignement sur les vues impérialistes comme en Yougoslavie.

    L’impérialisme avec sa base matérielle faite d’exploitation et d’oppression nationale reste la source des guerres, pour supprimer le danger de guerre, il faut en finir avec l’impérialisme !

     

     

    L’impérialisme est l’époque de la fin du capitalisme.

    L’impérialisme est l’ultime stade de développement du capitalisme. Son parasitisme croissant, l’aggravation de ses contradictions internes et externes minent en profondeur ce mode de production.

    Les travailleurs des Etats capitalistes, les peuples des pays dominés (semi ou néo-coloniaux) sont confrontés à l’exploitation renforcée, à un pillage des ressources matérielles sans équivalent, à des ingérences permanentes des organismes impérialistes (FMI, Banque Mondiale, OCDE...)concernant leur cadre de vie et leurs conditions de travail.

    Le capitalisme est devenu l’obstacle majeur au progrès de l’humanité. Ce régime devenu caduc en raison du système d’exploitation de l’homme par l’homme est dans l’incapacité historique de satisfaire les besoins matériels et culturels de l’immense majorité des habitants du globe.

    La classe ouvrière constitue la principale force antagonique au capitalisme à l’échelle mondiale.

    Le prolétariat a su au début du XXème siècle se doter dans chaque pays, d’une avant-garde révolutionnaire, d’abord les partis socialistes, puis après leur trahison en 1914, les partis communistes.

    En France et ailleurs, le parti communiste a vu sa ligne théorique et pratique, se modifier dans les dernières décennies, sous l’influence de l’opportunisme et du révisionnisme.

    Le révisionnisme signifie la révision puis l’abandon des principes révolutionnaires, l’adoption d’une stratégie conciliatrice avec le capitalisme. Si bien que l’on a pu assister, non sans résistances en leur sein, à une lente social-démocratisation de certains partis communistes, rejoignant ainsi les héritiers de la Seconde Internationale dans leur trahison des intérêts populaires.

    Nous vivons l’époque de la reconstruction du mouvement communiste international et de ses détachements nationaux réellement révolutionnaire, l’époque de l’impérialisme, des révolutions prolétariennes et national-démocratiques dans les pays dominés.

    La tâche historique de la classe ouvrière et de son avant-garde le parti communiste est dans chaque pays, de prendre la tête du camp des exploités et opprimés, afin d’œuvrer au renversement du capitalisme, par une révolution ouvrière et populaire anticapitaliste, de conquérir le pouvoir d’Etat en ayant brisé la domination de classe des monopoles et leur appareil d’Etat bureaucratique et répressif, de liquider ainsi l’exploitation salariale, d’assurer la propriété sociale et nationale des moyens de production.

    L’expérience révolutionnaire de la Russie en 1917, des démocraties populaires en 1945, de la Chine en 1949, de Cuba montre que tant que le parti communiste est guidé par les principes matérialistes et dialectiques (le marxisme-léninisme), tant que la classe ouvrière reste aux commandes de l’Etat, la révolution va de l’avant, l’édification socialiste assure des avantages sociaux inatteignables sous le capitalisme.

    Par contre si le parti communiste dirigeant l’Etat socialiste se laisse gangrener par les éléments petits-bourgeois, laisse faire le bureaucratisme, affaiblit la critique d’en bas des masses et perd ainsi son immunité contre l’opportunisme, alors la perte de vigilance envers l’encerclement capitaliste et les tentatives contre-révolutionnaires de l’impérialisme menacent toutes les conquêtes socialistes.

    A ce moment là, la révolution va stagner, reculer et finalement être emportée.

    Sous le socialisme, la lutte de classes va se poursuivre, avec des formes différentes mais avec autant d’acuité que sous le capitalisme. 

     

     

    LA LUTTE (on devrait dire "LA GUERRE") DE CLASSES 

     

    Le capitalisme regroupe des classes aux intérêts contradictoires et antagoniques : celle des exploiteurs et celle des exploités.

    L’intérêt de classe de la bourgeoisie monopoliste est d’aggraver toujours plus l’exploitation des salariés (allongement du temps de travail, cadences renforcées, blocage de salaires, hausse des prélèvements) afin d’accroître ses profits.

    L’intérêt de la classe ouvrière et des travailleurs est pour mieux vivre au quotidien de limiter les profits en revendiquant la hausse de son pouvoir d’achat et obtenir ainsi une meilleure répartition des richesses produites entre travail et capital.

    Cette contradiction engendre la lutte de classes. Si la classe ouvrière veut vendre à un meilleur prix sa force de travail, elle est obligée d’engager des luttes : grèves, manifestations, pour obliger le patronat à des reculs.

    Dans cette lutte, la classe ouvrière va se heurter à la toute-puissance de la classe capitaliste (et pas seulement du patron concerné) qui va mobiliser ses médias, ses corps répressifs et utiliser les tenants de la collaboration de classes pour casser le mouvement.

    Si le patronat est contraint de « reconnaître » les revendications des grévistes, il n’aura de cesse de reprendre ce qu’il a du céder « à chaud ».

    C’est là une loi générale de la lutte de classes tant que le capitalisme reste debout. Le principal outil des travailleurs dans les batailles quotidiennes demeure le syndicalisme.

    Ce dernier toutefois a des limites objectives à sa lutte, son inscription de fait de par sa fonction de défense, dans les rapports de production capitalistes.

    Dans certains pays, il sera possible que le syndicat de lutte de classes devienne l’auxiliaire du parti révolutionnaire, communiste, en faisant acquérir par la pratique, à ses adhérents, la conviction qu’il faut renverser le capitalisme pour résoudre tous les maux quotidiens. Pour l’instant, nous sommes loin du compte, puisque l’une des importantes conquêtes du mouvement ouvrier, l’existence d’une CGT représentant le syndicalisme de classe et de masse, est en voie de liquidation.

    Les Etats-majors syndicaux se sont tous ralliés à la collaboration de classes et à l’aménagement social du système qu’ils ne qualifient même plus de capitaliste !

    « Réformistes » ou même « réactionnaires », Lénine a recommandé à tous les communistes, de militer au sein des syndicats, afin de transformer ces derniers en organes de la lutte de classes, afin de conquérir ultérieurement la majorité du prolétariat.

     

    Les alliances de classes.

    Dans le combat contre le capital monopoliste, la classe ouvrière a besoin d’alliances de classes avec au centre le regroupement de toutes les victimes du capitalisme. 

    Le capitalisme impérialiste s’attaque non seulement aux intérêts de la classe ouvrière mais menace et agit contre ceux de l’immense majorité laborieuse.

    Une des fonctions des partis réformistes est de constituer un bloc liant certaines couches populaires à la bourgeoisie.

    La fonction des communistes est de dénoncer la nature de classe de la politique réformiste afin de gagner les travailleurs influencés à la nécessité de la lutte de classes. Pour ce faire, les communistes utilisent toutes les formes de luttes : révolutionnaires dans les grèves sociales et politiques et participent à la lutte électorale pour dénoncer le parlementarisme bourgeois et les illusions qu’il engendre.

    Dans ce vaste rassemblement des couches populaires, la classe ouvrière car la plus exploitée et la plus radicalement hostile au capitalisme, (selon l’expression de Marx, elle n’a que ses chaînes à perdre) doit diriger le bloc démocratique et populaire des exploités et opprimés.

    Cela passe par une lutte constante au sein du prolétariat contre les tendances corporatistes qui isolent la classe ouvrière des autres forces.

    La tâche du parti communiste de type bolchevique est de contribuer et veiller à ce que la classe ouvrière conquière par ses mérites l’hégémonie politique dans le camp progressiste, dans la lutte contre la politique de guerre, pour la défense des droits démocratiques, pour la révolution et le socialisme.

    Le combat quotidien contre le capitalisme et la lutte stratégique pour en finir avec le capitalisme.

    La classe ouvrière poursuit des buts immédiats (la lutte contre la politique néo-libérale de l’impérialisme) et a pour mission, quand elle est dotée d’une conscience révolutionnaire, d’œuvrer à détruire l’exploitation et le système capitaliste.

    La lutte quotidienne, principalement syndicale mais pas uniquement, vise à satisfaire les besoins urgents et nécessaires du monde du travail, à ajourner des projets liberticides et antisociaux du capital et de son pouvoir, à gagner des réformes progressistes.

    Dans ce combat qui se situe dans le cadre du système et des rapports de production existants, le parti communiste ne doit jamais manquer « d’accuser le capitalisme», de façon à ce que les masses populaires s’attaquent, outre les conséquences, aussi à la source des difficultés et problèmes : la dictature des monopoles engendrée par la propriété privée des moyens de production.

    Les réformes si utiles et progressistes, soient-elles, ne sauraient résoudre cette lutte s’attaquant aux fondements même du capitalisme.

    Pour une solution définitive aux maux, difficultés, injustices et inégalités dont souffrent les travailleurs, il est nécessaire d’en finir avec le capitalisme, par une révolution sociale et politique !

    L’expérience acquise au siècle précédent montre que succédera au capitalisme, un nouveau mode de production : le communisme dont le socialisme est la première phase.

    Le socialisme constitue une longue période historique où la lutte de classes conduit à l’abolition des classes et de l’Etat.

    C’est précisément le parti communiste qui armé du matérialisme scientifique trace la voie et assure la direction politique pour conduire au renversement du capitalisme.

    Le parti communiste (et dès maintenant l’URCF) a pour mission de s’inscrire dans les luttes quotidiennes, afin de construire les alliances de classes nécessaires pour combattre et vaincre ultérieurement les monopoles.

    On ne peut prétendre œuvrer au renversement du capitalisme sans participation et militantisme exemplaire dans les combats quotidiens du prolétariat et de tous les opprimés. 

     

    Le parti communiste vise à diffuser la conscience révolutionnaire afin que grandisse la compréhension de la nécessité historique d’en finir avec le capitalisme et d’engager la marche vers le socialisme.

    Cette tâche est entreprise depuis plusieurs années par l’URCF.

    Toute la période de luttes quotidiennes de plus en plus radicales et conscientes contre le capitalisme constituera le processus révolutionnaire qui conduira à la révolution prolétarienne, socialiste. 

     

     

    LE SOCIALISME : NOTRE OBJECTIF STRATEGIQUE 

     

    Dès l’avènement du capitalisme, d’éminents penseurs : More, Babeuf, Saint-Simon, Blanqui, Owen ont proposé une alternative au capitalisme.

    Toutefois leurs vues ne pouvaient aboutir à la victoire, faute des conditions objectives, leurs théories qualifiées par Marx et Engels, de « socialisme utopique » ignoraient les lois réelles du développement capitaliste, les contradictions de ce mode de production.

    Le capitalisme en concentrant toujours plus la production, en engendrant un prolétariat toujours plus nombreux et exploité a créé les bases objectives d’une pensée scientifique anticapitaliste.

    Ce fut le grand mérite historique de Marx et Engels de développer la science matérialiste de la lutte de classes des exploités, d’analyser avec la méthode dialectique les lois générales du mode de production capitaliste.

    Sur cette base politique et théorique ont été créés des partis ouvriers, révolutionnaires agissant pour le socialisme comme alternative véritable au capitalisme.

    Certains penseurs appelés « révisionnistes », car ils rompaient avec la théorie de Marx, tels Bernstein, Jaurès, Kautsky ont estimé que le capitalisme pouvait se transformer pacifiquement en socialisme, à la fois par l’action des mécanismes économiques et politiques et grâce aux victoires électorales permettant des transformations démocratiques continues dans le cadre du système d’exploitation.

    Ces vues combattues par Lénine, Staline, l’Internationale Communiste et le PCF alors révolutionnaire, dénoncées comme réformistes, ont été réactivées par la ligne révisionniste du XXème Congrès du PCUS (1956).

    A ce congrès (et après) a été prônée une ligne stratégique d’alliances parlementaires avec la social-démocratie, pour permettre la victoire du mouvement ouvrier selon une voie parlementaire et pacifique au socialisme.

    L’expérience historique, dramatique comme au Chili, a invalidé ses hypothèses, devenues pourtant « ligne générale du mouvement communiste international ».

    Les thèses révisionnistes ignorent la nature de classe de la social-démocratie, parti au service des monopoles, nient tout caractère de classe à la démocratie bourgeoise et en fait l’existence d’une dictature de classe du capital sur l’Etat.

    Aujourd’hui, confrontés à cet échec du courant révisionniste (qui est aussi un échec du mouvement ouvrier par ses conséquences), ceux qui refusent d’autocritiquer leurs erreurs et fautes opportunistes glissent toujours plus à droite dans leurs conceptions théoriques et politiques.

    Ils vont jusqu’à rejeter le socialisme comme alternative. Leur concept détourné de Marx, de « dépassement du capitalisme » s’appuie sur la reconnaissance du caractère « incontournable » de l’économie de marché (en clair, le capitalisme).

    La direction du PCF prône « une société plus humaine, juste et solidaire » dans le cadre des rapports de production bourgeois ! Son « communisme » est aussi peu crédible que le « socialisme » de la social-démocratie. 

     

    Les marxistes-léninistes minoritaires au sein du PCF durant les années de domination révisionniste et « mutante/réformiste » ou agissant au dehors de ce parti, ont pour tâche de renouer avec les principes révolutionnaires validés par les victoires d’Octobre 17, des Démocraties Populaires (1945), de la Chine rouge (1949), de Cuba (1961).

    La lutte pour instaurer le socialisme nécessite l’action consciente des masses et la lutte de classe développée jusqu’à la nécessité comprise de renverser le capitalisme au moyen d’une révolution de tous les exploités et opprimés.

     

     

    Les lois générales du socialisme.

    Comment parviendra t-on à une société socialiste ? Est-il possible de supprimer l’exploitation salariale en abolissant le salariat ? La classe ouvrière peut-elle diriger un nouvel Etat ?

    Toutes ces questions traversent le mouvement populaire. Il faut appréhender et diffuser la connaissance des lois générales du socialisme, d’autant que son expérience historique a été calomniée, salie par toutes sortes de plumitifs stipendiés.

    La question de la propriété.

    Les moyens de production, privés sous le capitalisme, deviennent propriété sociale, c'est-à-dire commune à l’ensemble des membres du peuple-travailleur.

    Le Nouvel Etat des ouvriers, paysans, intellectuels va procéder à la socialisation (nationalisation socialiste) des biens et propriétés de la classe capitaliste.

    Devenues, propriété nationale et sociale, les entreprises sous le socialisme vont voir leur plus- value, affectée collectivement à la satisfaction des besoins matériels (sociaux) et culturels, de façon à élever constamment le niveau de vie, l’instruction, l’accès aux loisirs, le faible coût du logement et des transports pour chaque membre de la société.

     

     

    La suppression de l’exploitation capitaliste.

    Nous avons vu que la classe dominante et possédante, celle des capitalistes, vivait de manière parasitaire de la vente de la force de travail salarié.

    Sous le socialisme, en étant détenteur des moyens de production, le peuple-travailleur va travailler de manière nouvelle, à la fois pour la satisfaction de ses intérêts personnels et pour les intérêts sociaux de la collectivité.

    La direction des usines par la classe ouvrière au moyen des comités populaires ou conseils engendre des rapports de travail nouveaux de coopération et d’entraide entre les diverses couches de travailleurs.

    La socialisation de l’économie liquide les rapports de production bourgeois en donnant un contenu socialiste aux nouveaux rapports de production engendrés par la Révolution prolétarienne.

    La division séculaire du travail entre travail manuel et intellectuel, qualifié/non-qualifié subsistera jusqu’au communisme mais perd son caractère antagonique et tend à s’éteindre progressivement, au fur et à mesure que la classe ouvrière se rapproche du niveau technique des ingénieurs grâce à l’école et à la formation permanente.

    Tout ce qui est produit par les travailleurs leur revient directement ou indirectement.

    La dernière classe des accapareurs (la bourgeoise monopoliste) disparaît de la scène historique.

    En URSS, durant les années 40/50, ce sont 75 % du produit national brut qui revenait à la classe ouvrière, à la paysannerie, à l’intelligentsia. 

    En France capitaliste, en 2006, la proportion est strictement inversée puisque la grande bourgeoisie, c'est-à-dire 450 000 personnes (et 14 milliardaires en euros) détiennent la majorité du PNB.

     

     

    Toutefois, le socialisme affronte de réelles contradictions.

    La production ne permet pas encore la satisfaction pour chacun de tous ses besoins. Certaines inégalités du droit bourgeois, héritage de l’ancien système sont encore opérantes.

    L’existence du capitalisme dans les Etats les plus développés, ses tentatives incessantes de renverser le socialisme, par des complots et des guerres, oblige l’Etat socialiste à consacrer des sommes importantes à la protection des citoyens et à la nouvelle propriété collective.

    Cependant l’Armée populaire, la Police du Peuple ne seront plus des corps parasitaires et participeront aussi à la production sociale.

    Le socialisme est régi par le principe « A chacun selon son travail ». La propriété sociale assure la gratuité des services publics grâce à des fonds sociaux gérés par les travailleurs et leurs organisations syndicales dont la source se situent dans les bénéfices des entreprises.

    Sans cotiser, les travailleurs auront accès aux soins de santé et médicaments, à l’éducation, à la prévoyance, aux transports et au téléphone interurbain gratuits.

    Les loyers dans les Etats socialistes ne dépassaient pas 4 % du salaire (actuellement en France 28 %).

    Tout cela sera possible, car pour la première fois dans l’histoire en France (l’expérience de la Commune fut trop brève), les richesses produites bénéficieront à ceux qui les produisent, non aux appétits privés du capital financier.

     

     

    La planification socialiste.

    La production capitaliste a pour finalité la production et la vente de marchandises, non pour satisfaire des besoins mais pour permettre la réalisation du profit. S’il n’est pas rentable de produire un objet, alors au-delà de son utilité sociale, il ne sera pas produit.

    Sous le socialisme, la production vise à satisfaire les besoins matériels et culturels croissants de chaque travailleur et du collectif.

    L’anarchie de la production règne sous le capitalisme, puisque le principal élément de « régulation » est le marché, une véritable planification y est donc impossible.

    Avec l’Etat ouvrier et des travailleurs, il sera possible comme en URSS, de planifier la production afin de couvrir les besoins présents et futurs. L’homme, le producteur est au centre de la société.

    La concurrence capitaliste conduit aux fermetures d’entreprise, aux licenciements, au chômage, aux crises de surproduction.

    Le fléau du chômage a été aboli en URSS dès 1929, telle est la possibilité offerte par la planification et la propriété sociale !

    Le plan se construira démocratiquement en bas, par des Etats-généraux du travail, afin d’exprimer et de centraliser les besoins.

    Les comités d’usine, l’organisme national de planification, les autorités politiques, dans un va-et-vient permanent, expliqueront les choix prioritaires retenus. Ces choix seront intégrés dans le plan national de développement de la production et des services.

    La croissance incessante de la productivité, sous le capitalisme, en raison des progrès technologiques tend à éliminer le travail vivant et permet ainsi la surexploitation salariale, tout en augmentant les prix. 

    Sous le socialisme, chaque gain de productivité sera répercuté en baisse du prix des objets de nécessité courante, c’était le cas en URSS sous Lénine et Staline. 

     

    LE FRONT DE GAUCHE N'EST QUE LA TENTATIVE DE REDORER LE BLASON DE LA SOCIAL-DÉMOCRATIE et de détourner les travailleurs de la révolution socialiste

     

    La stratégie de révolution socialiste en France.

    Le mouvement ouvrier pour s'émanciper définitivement doit en finir avec le capitalisme. L'expérience montre que le réformisme, le révisionnisme constituent des obstacles majeurs qu'il faut vaincre pour assurer la victoire de la révolution.

    - La déviation réformiste.

    Nous ne faisons pas allusion ici au social-libéralisme du PS devenu un parti de la bourgeoisie monopoliste quant au contenu de classe même s'il continue d'influencer les couches populaires, mais au nouveau courant social-démocrate qui vise à chasser sur le terrain abandonné par le PS. Il est représenté par le PCF ("muté"), le Parti de Gauche, la LCR, ATTAC et d'autres petites formations.

    Les comités anti-libéraux présentent un double aspect.

    Ignorer l'un ou l'autre conduirait à l'opportunisme ou au sectarisme. Ces comités sont tout d'abord l'expression du mécontentement et de la colère engendrés par les conséquences de la politique capitaliste : le néo-libéralisme .

    En effet, le néolibéralisme lèse gravement la majorité des travailleurs, intellectuels, paysans, créateurs de ce pays. L'urgence commande de se battre contre cette politique au quotidien.

    En cela les comités représentent un développement progressiste.

    Toutefois, faute de parti ou mouvement ouvrier organisé, l'hégémonie et l'orientation de classe de ce mouvement se trouvent dans les mains des couches petites bourgeoises : (intellectuels, couches moyennes)

    Cela se reflète dans les objectifs assignés au mouvement qui en reste à lutter contre les conséquences de certains aspects du capitalisme (ce qui est bien) sans rejeter le système capitaliste dans sa globalité ( ce qui serait mieux).

    Plus problématique, le comité antilibéral sur plusieurs points va contredire les intérêts du mouvement ouvrier.

    C'est là le double aspect petit bourgeois (petit propriétaire) des dirigeants de la "gauche antilibérale".

    a) Inscription dans la défense du bloc impérialiste européen comme contrepouvoir à "l'impérialisme américain" avec le thème de la renégociation du traité constitutionnel européen, les phrases sur "l'Europe sociale, autrement".

    b) Critique du productivisme. 

     

    Dans l'esprit des rédacteurs, il s'agit en dénonçant les industries polluantes, de viser aussi la "société industrielle". Ainsi la gauche antilibérale accompagne volontairement ou pas, le résultat est là, les justifications du capital pour délocaliser et restructurer.

    Dans cette conception, on retrouve les conceptions de Toni Negri sur le "post industrialisme" et la disparition de la classe ouvrière comme figure antagonique.

    Enfin, le concept du "partage des richesses" tente de concilier les inconciliables. Vouloir à la fois prôner l'existence du capital et la nécessité que le travail arrache plus aux propriétaires des moyens de production, c’est l’utopie d’une entente possible capital/travail même « conflictuelle».

    C'est là le rêve des couches sociales intermédiaires de jouer un rôle sur la scène historique.

    Concernant la gauche antilibérale, le mouvement communiste doit donc appuyer les aspects progressistes du mouvement et combattre les tendances réactionnaires qui découlent à la fois de la négation de la théorie marxiste de l'Etat comme dictature de classe et de la théorie pernicieuse d'un Etat au-dessus des classes ; de la résurgence aménagée des théories réformistes des Bernstein sur le passage possible du capitalisme à une société capitaliste "juste et humaine".

     

    Quelles sont les ruptures du Front de Gauche avec la pratique révolutionnaire léguée par les classiques du marxisme ?


    a/ Pour le Front de Gauche, les élections et le terrain parlementaire sont premiers ; on nous oppose l’immédiateté, mais ce n’est pas être un grand clerc que de dire Mélenchon ne sera pas Président. Les questions urgentes : emplois, salaires, logements, délocalisations, retraites, ne pourront l’être que par le déploiement des luttes. 

    b/ La campagne du Front de Gauche, tout en critiquant même durement la mollesse, la « course au pédalo » de Hollande, recourt à la phrase de gauche pour mieux se rallier demain au PS (un des deux piliers du pouvoir capitaliste), comme « Parti de gauche » dont on pourrait infléchir les choix par la pression électorale.

    Prenons un exemple montrant les conséquences de cet opportunisme, alors que le PCF au moment de la signature du Programme PCF/PS (1972), avait une large avance électorale sur le PS : sa subordination au réformisme (abandon du concept de dictature du prolétariat, de la révolution, des lois générales du socialisme), sa perte d’indépendance politique au nom de l’Union de la Gauche, l’a conduit à s’affaiblir politiquement et sur le plan électoral, alors que les « abandons » visaient à rassurer les couches moyennes ! Le PS est devenu dominant et hégémonique dans ces années-là.

    c/ Le Front de Gauche a pour finalité la thèse selon laquelle, le capitalisme pourrait être aménagé socialement, un « autre capitalisme » serait possible, plaçant « l’Humain d’abord ». Ces thèses, qui sont loin d’être nouvelles car communes à toutes les formes d’opportunisme de droite, visent à l’impossible conciliation entre le Capital et le travail. 

     

     

    D'autres variantes existent de la déviation de droite.

    Le révisionnisme se montre encore actif dans la conception selon laquelle, les nationalisations conduiraient par accumulation de réformes - par un simple jeu évolutif - au socialisme au moyen d'une victoire électorale.

    Cette théorie a prouvé sa vacuité.

    La conquête d'une majorité parlementaire par les forces progressistes - circonstance rare (en raison de la dictature des monopoles) - mais dont l'hypothèse ne peut être totalement écartée ne signifie jamais la conquête du pouvoir d'Etat dont le gouvernement constitue l'un des rouages.

    Les tâches des forces révolutionnaires en cas de victoire parlementaire de la gauche antilibérale, seule ou coalisée sous telle ou telle forme avec le courant communiste, resteraient identiques quant au contenu de classe : travailler à la révolution et briser l'Etat bourgeois.

    En effet, aussi longtemps que la propriété des moyens de production et d'échange reste aux mains des capitalistes, ces derniers s'assureront de leur maîtrise totale du pouvoir d'Etat.

    La propriété privée est la base matérielle de la dictature des monopoles.

    Tant que cette propriété capitaliste demeure (et le capitalisme d'Etat ne l'infirme pas avec les nationalisations), la société reste capitaliste quelle que soit l'orientation du gouvernement.

    Les travailleurs continuent d'être exploités y compris avec la toute puissance de l'Etat bourgeois. La production est régie par la loi du profit capitaliste. Les capitalistes useront du pouvoir d'Etat (législation et mesures fascisantes, armée, police, justice) pour combattre le gouvernement anti-néolibéral jusqu'à son renversement par le sabotage économique et la fuite des capitaux (dans l'hypothèse où ce gouvernement anti-libéral conduirait une politique réellement progressiste et ne se contenterait pas de gérer la crise).

    Le pouvoir politique du capital, de dictature de classe, se traduit par sa main mise sur l'appareil d'Etat, son contrôle exclusif de l'armée, de la police, de l'appareil judiciaire et des médias.

    L'appareil d'Etat est une machine de coercition, de répression contre les travailleurs en révolte et opposition au capitalisme.

      

    A la différence des révisionnistes on ne saurait confondre nationalisation et socialisme.

    Les nationalisations présentent des caractéristiques différentes selon les pays, l'époque, le rapport de forces entre prolétariat et bourgeoisie. 

     

    Lorsque les forces productives ont été détruites en partie par la guerre, il peut être avantageux pour le capital monopoliste de voir assurer par la collectivité et l'argent public, les investissements productifs quitte à privatiser plus tard.

    En France, étant donné la puissance du parti communiste en 1945, les nationalisations présentaient en outre un caractère démocratique : satisfaction des besoins urgents, péréquation et faible coût des tarifs, création d'institutions ouvrières.

    Au fur et à mesure de l'affaiblissement du Parti Communiste, de la progression du révisionnisme en son sein, la bourgeoisie a pu infléchir la politique des services publics : Rendre dominante en leur sein puis sans partage, la loi de rentabilité financière créant ainsi les conditions politiques et matérielles des privatisations.

    Dans toutes les circonstances, nationalisation purement bourgeoise (comme en Angleterre et Autriche après-guerre) ou démocratiques (France, Italie), le capitalisme d'Etat s'inscrit dans le cadre général des rapports de production capitaliste.

    Pour que les nationalisations puissent déboucher sur une véritable socialisation, il est nécessaire que le prolétariat et la masse des travailleurs se posent la question du renversement et de la destruction de l'Etat capitaliste, la question de la révolution socialiste.

     

     

    Pour une nouvelle révolution en France.

    La révolution, produit d'un long processus révolutionnaire de luttes signifie un changement de mode de production, le passage de la domination d'une classe d'exploiteurs à la classe des exploités.

    Avec l'arrivée de la classe ouvrière et de ses alliés (employés, intellectuels, paysans, travailleurs) au pouvoir, pour la première fois dans l'histoire, la majorité du peuple laborieux sera maître du nouvel Etat.

    L'expérience acquise par le mouvement ouvrier atteste que le socialisme ne peut être introduit simplement au moyen de méthodes parlementaires.

    Cette expérience est doublée de la connaissance d'une loi de l'histoire : aucune classe exploiteuse ne disparaît spontanément et pacifiquement de la scène historique.

    La classe exploiteuse dominante utilisera tout son appareil de coercition et de répression, tout son arsenal de lois pour réprimer et écraser les travailleurs. Ces derniers au cours du processus révolutionnaire devront riposter par la violence révolutionnaire aux menées factieuses de la bourgeoisie, mobiliser la majorité du peuple travailleur pour isoler le capital monopoliste, d'où l'importance des alliances de classe avec les couches moyennes urbaines et rurales.

    Le processus révolutionnaire aboutit à un seuil qualitatif : la révolution quand l'Etat capitaliste est brisé.

    Le nouveau pouvoir s'engage alors dans la socialisation de l'économie et une politique anti-impérialiste.

    "Tous les chemins mènent au socialisme" (Molotov) il est vain de prévoir à l'avance les formes possibles, prises par la révolution dans notre pays.

    Une crise révolutionnaire survient, selon l'analyse léniniste, quand "ceux d'en haut ne peuvent plus diriger et quand ceux d'en bas ne veulent plus être dirigés".

    Dans cette crise, une grande importance doit être accordée à la créativité des masses populaires, aux expressions de démocratie directe, visant à transformer les comités de démocratie directe (les soviets en Russie) en organe de double pouvoir puis en organe de lutte pour la conquête du pouvoir d'Etat, en organe du soulèvement populaire.

    Sur cette base, après la victoire du soulèvement populaire, le pouvoir ouvrier révolutionnaire s'assurera des positions dirigeantes (militants actifs dans les comités et reconnus par les masses) dans l'armée, la police, la haute fonction publique puis transformera ces corps en institutions populaires au service des masses laborieuses.

    L'ensemble des médias sera socialisé et remis aux comités populaires. La liberté d'expression et d'impression sera garantie pour la première fois au peuple travailleur.

    La socialisation des monopoles liquidera en tant que classe sociale, l'oligarchie financière.

    A un premier stade, comme la NEP en URSS, l'Etat prolétarien reconnaîtra l'existence de la petite propriété privée capitaliste en assurant les mêmes garanties aux travailleurs de ces entreprises qu'à ceux des grandes entreprises socialisées

    Un plan de coopération sera proposé aux petites entreprises afin de gagner ces petites entreprises aux avantages du socialisme et de la propriété sociale.

    L'existence de plusieurs formes de propriété ne permet pas toutefois la planification intégrale de l'économie et conforte la loi de la valeur.

    La nécessité de l'édification communiste exige le déploiement permanent de la lutte de classe afin de procéder à la socialisation intégrale, en liquidant progressivement les dernières formes de propriété capitaliste.

    A la campagne, la terre et les moyens de production seront propriété nationale et remis gratuitement aux coopératives de production agricole avec le maintien de lopins individuels. La terre des grands agrariens sera remise et confiée aux coopératives. 

     

    Le socialisme constitue la seule alternative favorable aux intérêts de la majorité de la population.

    Seul le nouveau mode de production socialiste peut résoudre l'avenir des citoyens et du pays.

    La paix, le futur de nos enfants, la satisfaction de nos besoins ne peuvent être assurés par le système d'exploitation même "humanisé"

    La propriété privée des moyens de production n'est ni l'horizon indépassable ni « la fin de l'histoire ».

    Le socialisme présuppose pour vaincre, la formation d'une solide alliance de classe afin d'isoler toujours plus la bourgeoisie monopoliste, principal ennemi des travailleurs, afin de « monter à l’assaut du ciel » (Commune de Paris). Cette nouvelle alliance de classe sous direction de la classe la plus révolutionnaire, le prolétariat, constituera un nouveau bloc historique et populaire.

    Bloc qui assurera la continuité des traditions démocratiques séculaires et organisera la rupture avec les traditions obscurantistes, réactionnaires, coloniales et chauvines de la France bourgeoise. 

    La classe ouvrière devenue dirigeante, donnera un nouveau contenu de classe à la nation française ; un contenu internationaliste et pacifique vis-à-vis de tous les peuples.

    L'un des premiers actes du pouvoir révolutionnaire devra être l'annulation des traités inégaux en vigueur, l'annulation de la dette, l'ouverture des archives afin de faire toute la lumière sur les crimes du colonialisme et de l'impérialisme français.

    La défense de notre nation (nationale par la forme, socialiste par le contenu) sera l'affaire de l'Armée Populaire dotée des armes nécessaires, de la conscription populaire, du peuple en armes selon l'expression d'Engels.

    Une des grandes traditions démocratiques de notre peuple concerne la laïcité bien mise à mal par le cléricalisme et la montée du communautarisme sur le modèle nord-américain.

    L'église et l'Etat seront strictement séparés. Le socialisme reconnaît la liberté de croyance et de pratique du culte. Toutefois la même liberté sera accordée à la propagande matérialiste pour l'athéisme.

    Le socialisme combat avec les moyens et la force de la loi, le cléricalisme c'est-à-dire l'utilisation des croyances religieuses à des fins politiques clairement favorables aux forces féodales et capitalistes.

    L’Etat socialiste ne peut se développer sans assurer des priorités budgétaires : la santé, la suppression de la loi du profit favorisera la médecine populaire, la prévention et le suivi de santé de chaque citoyen.

    La santé n'est pas un coût mais un devoir de la société vis-à-vis de ses mandataires.

    La recherche scientifique sera aussi au cœur du développement socialiste et ce dans tous les domaines.

    Enfin le socialisme c'est l'attention constante envers la jeunesse, une jeunesse actuellement broyée par le système capitaliste.

    L'éducation populaire assurera aux jeunes, à tous les jeunes une formation de qualité et qualifiante. Le socialisme supprimera toutes les "grandes écoles" ou lycées d'élite pépinière de la bourgeoisie. La bureaucratie d'Etat (rectorat, inspections générales) sera allégée et démocratisée.

    Les comités populaires assureront la liaison permanente école/entreprise/vie de la cité.

    L'éducation sera polytechnique au sens de K. Marx assurant une formation intégrale du jeune sur le plan scientifique, littéraire, linguistique, économique et industriel.

    Le socialisme exige des citoyens instruits, aptes à la polyvalence afin d'opter librement pour la progression de leur choix et de pouvoir, si nécessaire et souhaité, changer d'activité professionnelle

    L'éducation permanente et la culture seront l'apanage de chaque bâtisseur du socialisme. 

    (Extraits :  "Le socialisme seule alternative au capitalisme" et "Critique communiste du programme du Front de Gauche")

     

    Pour en lire plus :

    Télécharger « Le socialisme seule alternative - URCF.pdf »

     

    Télécharger « Critique communiste du programme du FdG-URCF.pdf »

     

    « Paroles de trois chants révolutionnaires fondamentaux : L’internationale, L’Appel du Komintern & Le Front des travailleursCOMMENT LA LIBERTÉ DE CONSCIENCE ÉTAIT-ELLE ASSURÉE EN U.R.S.S. ? »
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