• - La stratégie révolutionnaire à l'époque moderne

    - La stratégie révolutionnaire à l'époque modernePar notre camarade du site "Les prolétaires de fer"

     

    Révolution de type 1 et 2

    Il existe deux types de situations révolutionnaires qui mènent au socialisme. Nous constatons d'abord que le seul pays d'envergure où la révolution socialiste a réussi est la Russie. 

    Nous devons donc éclaircir plusieurs points : 

    - pourquoi la révolution a réussi en Russie et pas en Europe (par exemple) ? 

    - quel type de révolution a réussi en Russie et quel type de révolution a échoué en Europe ? 

    - quel type de révolution devra éclater ici en Europe et dans quelle condition cela se fera, quelles difficulté y aura-t-il à vaincre au cours des prochaines années pour le mouvement communiste ? 

    Nous allons d'abord balayer une première thèse, celle selon laquelle la vision marxiste "orthodoxe" selon laquelle Marx avait affirmé que la révolution aurait lieu d'abord dans les pays capitalistes les plus avancés (Angleterre, France, Allemagne), tandis que les pays retardataires devraient d'abord passer par le capitalisme.

    Il faut comprendre d'abord que Marx a parlé d'un type de révolution socialiste bien précis (et pas de la révolution socialiste en général).

    Deuxièmement nous n'avons encore aucune preuve concrète puisque la seule révolution socialiste qui a eu lieu n'a pas suivi ce modèle, tandis que ce modèle lui-même a subi quelques "contre-temps" fâcheux, dont nous expliciterons plus tard les tenants et les aboutissants.

    Troisièmement, Marx a lui-même corrigé sa propre thèse et a admis la possibilité d'un autre type de révolution, ce que nous aborderons par la suite. 

    La révolution est faite de deux choses : conditions objectives et conditions subjectives.  

     

    1- Quelles sont les conditions objectives ? Un prolétariat se développant puissament, c'est à dire une masse de gens qui n'ont rien à perdre, et donc ayant intérêt au socialisme.

    2- Quelles sont les conditions subjectives ? La conscience avancée de la nécessité du socialisme, sans laquelle rien ne se fait. Et celle-ci ne se fait pas sans l'existence d'un parti, qui lui-même ne peut exister sans théorie révolutionnaire.

    Nous voyons donc qu'il faut deux conditions. Sans l'une ou sans l'autre, il ne se passe rien : pas de révolution socialiste. Bien sur il peut arriver une révolution bourgeoise, mais elle ne débouche pas sur une révolution socialiste.

    Staline résumait ce point de vue de façon très claire, face à ceux qui prétendent que "les conditions sont toujours réunies" : « Cela ne signifie certes pas que, dès l'instant où le capitalisme se décompose, on peut instaurer le régime socialiste à tout moment, quand bon nous semblera. Ainsi pensent seulement les anarchistes et autres idéologues petits-bourgeois. L'idéal socialiste n'est pas l'idéal de toutes les classes. C'est l'idéal du prolétariat seulement, et toutes les classes ne sont pas directement intéressées à sa réalisation, mais seulement le prolétariat. Par conséquent, tant que le prolétariat ne forme qu'une faible partie de la société, l'instauration du régime socialiste est impossible. La ruine de l'ancienne forme de production, l'élargissement toujours croissant de la production capitaliste et la prolétarisation de la majorité de la société, telles sont les conditions nécessaires à la réalisation du socialisme. Mais cela ne suffit pas encore. La majeure partie de la société peut déjà être prolétarisée, sans que toutefois le socialisme se réalise. Car pour réaliser le socialsme, il faut, en outre, que le prolétariat ait une conscience de classe. »

    Alors analysons la situation historique d'un pays comme la France.

    La France a été l'un des premiers pays à entrer dans le capitalisme. De ce fait, ce développement a occasionné l'apparition massive d'un prolétariat urbain et industriel. Aux alentours de 1789, donc au moment de la révolution, ce prolétariat était en plein essor et donc les conditions objectives de la révolution socialiste étaient réunies !

    Ce qui manquait, c'était bien sur un parti communiste, avec une théorie révolutionnaire consciente du but socialiste et capable d'entraîner le prolétariat vers la révolution. Or c'est bien cela qui manquait.

    Les idées socialistes, comme toute idée, ne naissent pas de rien. Il a fallu des décennies de mouvement ouvrier en Europe pour qu'émerge une conscience nette des tâches de la révolution et du socialisme. Il y avait déjà des socialistes en France en 1789 (Babeuf, Mesliers, etc.), mais leurs conceptions étaient encore faibles, floues, incapables de saisir les enjeux pratiques ni même d'entreprendre une action concrète. Le prolétariat était encore jeune, ce qui fait qu'il penchait spontanément du côté de la bourgeoisie, bien plus solidement et historiquement ancrée.

    En conclusion, la révolution bourgeoise de 1789 était objectivement mure pour une révolution socialiste, mais il manquait l'élément conscient, subjectif.

    S'en est suivi plusieurs autres révolutions bourgeoises, ou petites bourgeoises, consolidant en fait l'édifice bourgeois, tandis que les revendications des prolétaires prennaient de plus en plus la forme de leur propre intérêt, conscient, de classe, celui du socialisme. Mais les conditions objectives de la révolution s'étaient déjà envolées avec la distribution des terres aux paysans en 1789 puis 1792. Ainsi la paysannerie, désormais propriétaire de sa terre, n'avait plus aucun intérêt à une quelconque révolution (bien au contraire elle avait tout à perdre), et donc elle se tournait à chaque fois du côté de la réaction ; or aucune révolution ne peut vaincre si 80% de la population s'y oppose (ce qu'on payé les communards).

    La petite bourgeoisie elle-même se retrouvait dans une situation réactionnaire, c'est à dire en lutte contre la grande bourgeoisie mais d'un point de vue réformiste, voulant retourner en arrière, voulant retrouver sa situation de petit producteur face aux "grands". C'est toute l'histoire des romans de la bourgeoisie française (zola, balzac).

    Marx dit : « De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus, elles sont réactionnaires : elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. »

    C'est la combinaison de tous ces facteurs qui explique l'échec des révolutions suivantes, mêlant prolétariat et petite bourgeoisie (1848, 1870).

    Cela ne s'arrangea pas avec la suprématie commerciale, coloniale de la France et de l'Angleterre qui au même moment, permit l'apparition, au sein même du prolétariat, d'une aristocratie ouvrière, directement corrompue par la puissance que déploient les grandes métropoles capitalistes sur le globe.

    En effet, les pays européens étaient à la tête d'immenses empires coloniaux et commerciaux, et les énormes profits tirés par les capitalistes de ce commerce mondial ont permis de corrompre et d'embourgeoiser des prolétaires, les transformant ainsi en petits capitalistes petits bourgeois, plaçant leur magot pour en tirer eux aussi une petite rente confortable, accédant à un mode de vie petit bourgeois, etc.

    Engels remarquait déjà dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858 : « L'histoire de Jones est écœurante. Il a organisé ici un meeting et parlé tout à fait dans l'esprit de la nouvelle alliance. Après cette histoire on peut vraiment conclure que le mouvement prolétarien anglais, sous sa vieille forme traditionnelle chartiste doit sombrer définitivement avant de pouvoir évoluer une forme vivace nouvelle. Il est cependant difficile de prévoir ce que sera cette forme. J'ai l'impression que Jones's new move [le dernier coup de Jones], comme toutes les tentatives précédentes plus ou moins réussies, d'une alliance de ce genre, s'expliquent par le fait que le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus et que cette nation, la plus bourgeoise de toutes, veut donc apparemment, en venir à posséder une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois à côté de la bourgeoisie. Il va sans dire que pour une nation qui exploite le monde entier c'est assez normal. Seules quelques années très mauvaises pourraient y remédier, mais il ne faut pas trop compter dessus depuis la découverte des terrains aurifères. »

    Ailleurs il poursuit : « depuis plus de quinze ans, ce ne sont pas seulement leurs employeurs qui sont satisfaits d'eux, mais eux-mêmes qui sont également très contents de leurs employeurs. Ils constituent une aristocratie à l'intérieur de la classe ouvrière; ils sont parvenus à conquérir une situation relativement confortable et cette situation ils l'acceptent comme définitive. Ce sont les travailleurs modèles des sieurs Leone Levi et Giffen (et aussi de ce bon bourgeois de Lujo Brentano) et en fait, ils sont très gentils et nullement intraitables pour un capitaliste raisonnable en particulier et pour la classe capitaliste en général. »

    Il ajoute : « Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux ; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

    Et Lénine d'ajouter : « Voilà donc, nettement indiquées, les causes et les conséquences. Les causes : 1) l'exploitation du monde par l'Angleterre; 2) son monopole sur le marché mondial; 3) son monopole colonial. Les conséquences : 1) l'embourgeoisement d'une partie du prolétariat anglais; 2) une partie de ce prolétariat se laisse diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou que, tout au moins, elle entretient. L'impérialisme du début du XXe siècle a achevé le partage du globe entre une poignée d'Etats, dont chacun exploite aujourd'hui (en ce sens qu'il en retire du surprofit) une partie du "monde entier" à peine moindre que celle qu'exploitait l'Angleterre en 1858. »

    Engels pensait que cette situation prendrait vite fin : « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

    Or, à ce monopole commercial succéda aux alentours des années 1880 le stade suprême du capitalisme : l'impérialisme. Ce qui aggrava dans des proportions titanesques le problème dont Engels avait largement sous-estimé la portée historique.

    Lénine dit : « Ce qui caractérisait l'ancien capitalisme, où régnait la libre concurrence, c'était l'exportation des marchandises. Ce qui caractérise le capitalisme actuel, où règnent les monopoles, c'est l'exportation des capitaux. »

    L'impérialisme diffère du monopole commercial, en cela que ce n'est plus sur l'exportation de marchandises que se fait le sur-profit corrupteur, mais par les investissements à l'étranger des grands financiers. 

    L'aristocratie ouvrière est dépassée en nombre et en poids par une classe moyenne du tertiaire, véritable petite bourgeoisie parasitaire improductive ou des métiers intellectuels. Cet embourgeoisement diffère du précédent en quantité et en qualité. L'émergence de classes moyennes de masses est le principal caractère des métropoles impérialistes florissantes.

    C'est donc à partir des années 1880 que l'impérialisme fit de l'Europe le bastion de la petite bourgeoisie. Se mêlant donc la petite bourgeoisie ancienne (petits propriétaires), la paysannerie propriétaire, ainsi que la petite bourgeoisie nouvelle (produit de l'impérialisme). Sur cette base donc, les conditions objectives de la révolution sont les pires qui soient, c'est bien sur le néant total. Et c'est sur cette base que le marxisme fut battu en brèche par le révisionnisme, la destruction totale du marxisme, sa trahison en masse (même si le nom de marxisme fut conservé).

    On voit donc la prédiction faite par Marx s'éloigner dans les métropoles impérialistes, du moins pour un temps indéterminé (dont nous verrons bientôt le bout).

    Cela signifie qu'une fois la révolution française faite, les conditions objectives de la révolution socialiste ont disparu. Elles ont non seulement disparu, mais même elles se sont éloignées en courant, avec diverses couches petites bourgeoises s'ajoutant les une sur les autres, un embourgeoisement de masse permis par l'impérialisme, aboutissant même ici à "l'état providence" et un système de corruption généralisée, d'embourgeoisement systématique et massif, les "acquis sociaux", les salaires élevés, l'accès de tous à la petite propriété, la moyennisation de la société.

    Phénomène évidemment temporaire, mais puissant et absolument central pour comprendre pourquoi il n'y a jamais eu la moindre révolution socialiste en Europe et en Amérique tandis qu'au contraire toutes les formes de destruction du marxisme ont poussé ici comme des champignons, sur un terrain bien fertile et riche.

    La possibilité de faire la révolution socialiste en 1789 n'était donc qu'une toute petite fenêtre de tir historique, que j'appelerai révolution de "type 1".

    Tandis que la révolution socialiste faite dans les pays avancés une fois le capitalisme ayant énormément "putréfié" sur place est la révolution de "type 2", que nous n'avons jamais vu, et qui est la version mise à jour de la révolution prédite par Marx dans son manifeste, mais mise à jour du fait des sérieux contre-temps qu'ont constitué l'impérialisme et l'embourgeoisement temporaire de larges couches de la population.

    En Russie en 1917, ce qui s'est produit est l'équivalent de notre 1789. Il y avait donc aussi les conditions objectives d'une révolution socialiste, une fenêtre de tir pour une révolution de type 1. C'est ce qu'a bien compris Lénine. Il y avait aussi les conditions subjectives, contrairement à 1789.

    En effet la Russie a bénéficié d'un siècle d'expérience européenne de mouvement ouvrier, de littérature socialiste, et en particulier du marxisme, qui en est le produit direct, mais qui n'aurait pu se développer avant. Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire, disait Lénine. Mais encore, pour qu'il y ait cette théorie révolutionnaire, il fallait un siècle d'expérience concrète de mouvement social, car sans cela on suppose une théorie tombée du ciel. Le marxisme n'est pas tombé du ciel.

    C'est donc dans un pays retardataire, la Russie, que cette expérience a échue, comme une arme chargée prête à tirer, enfin prête, mais qui n'aura pas servi à ceux qui l'ont fabriqué. Conditions objectives, plus conditions subjectives, cela signifie qu'en 1917 la Russie était mure pour une révolution socialiste (de type 1).

    C'est ce que n'ont pas voulu entendre tous les partis petits bourgeois de Russie, notamment les réformistes mencheviks.

    Marx dit en 1877 : « Je parle d'un 'grand savant et critique russe' avec la haute considération qu'il mérite. Celui-ci (Tchernitchevsky) a traité, dans des articles remarquables, la question si la Russie doit commencer par détruire, comme le veulent les économistes libéraux, la commune rurale pour passer au régime capitaliste, ou si, au contraire, elle peut, sans éprouver les tortures de ce régime, s'en approprier tous les fruits en développant ses propres données historiques. Il se prononce dans le sens de la dernière solution... Je partageais ses vues sur cette question... Pour pouvoir juger en connaissance de cause du développement économique de la Russie contemporaine, j'ai appris le russe et puis étudié, pendant de longues années, les publications officielles et autres ayant rapport à ce sujet. Je suis arrivé à ce résultat: si la Russie continue à marcher dans le sentier suivi depuis 1861, elle perdra la plus belle chance que l'histoire ait jamais offerte à un peuple pour subir toutes les péripéties fatales du régime capitaliste... Si la Russie tend à devenir une nation capitaliste à l'instar des nations de l'Europe occidentale, et pendant les dernières années elle s'est donné beaucoup de mal en ce sens, elle n'y réussira pas sans avoir préalablement transformé une bonne partie de ses paysans en prolétaires et après cela, amenée une fois au giron du régime capitaliste, elle en subira les lois impitoyables comme d'autres peuples profanes. »

    Ainsi Marx entendait déjà la possibilité de deux types de révolutions. C'est ce que le mouvement bolchevique a parfaitement compris. Saisissant d'emblée le danger qu'il y avait à laisser s'échapper cette fenêtre historique, cette occasion.

    Marx dit dans la préface russe au manifeste du parti communiste, en 1882 : « La Russie est à l'avant-garde du mouvement révolutionnaire de l'Europe.

    Le Manifeste communiste avait pour tâche de proclamer la disparition inévitable et prochaine de la propriété bourgeoise. Mais en Russie, à côté de la spéculation capitaliste qui se développe fiévreusement et de la propriété foncière bourgeoise en voie de formation, plus de la moitié du sol est la propriété commune des paysans. Il s'agit, dès lors, de savoir si la communauté paysanne russe, cette forme déjà décomposée de l'antique propriété commune du sol, passera directement à la forme communiste supérieure de la propriété foncière, ou bien si elle doit suivre d'abord le même processus de dissolution qu'elle a subi au cours du développement historique de l'Occident.

    La seule réponse qu'on puisse faire aujourd'hui à cette question est la suivante : si la révolution russe donne le signal d'une révolution prolétarienne en Occident, et que toutes deux se complètent, la propriété commune actuelle de la Russie pourra servir de point de départ à une évolution communiste.
    »


    En réalité, Marx n'a pas vécu dans l'époque impérialiste, et n'a pas vu ce qu'Engels puis Lénine principalement ont vu, à savoir l'embourgeoisement massif de la population par l'impérialisme. Avec comme conséquence l'inévitable scission du socialisme qui conduisit tous les partis socialistes européens à soutenir par exemple l'entrée en guerre en 1914, la collaboration de classe avec la bourgeoisie sous prétexte de "patriotisme".

    Lénine dit :

    « Existe-t-il un lien entre l'impérialisme et la victoire ignoble, monstrueuse, que l'opportunisme (sous les espèces du social-chauvinisme) a remportée sur le mouvement ouvrier européen ?

    Telle est la question fondamentale du socialisme contemporain. Et maintenant que nous avons parfaitement établi dans notre littérature du parti :

    1. le caractère impérialiste de notre époque et de la guerre actuelle ;

    2. l'indissoluble liaison historique entre le social-chauvinisme et l'opportunisme, ainsi que l'identité de leur contenu politique et idéologique, nous pouvons et nous devons passer à l'examen de cette question fondamentale.
    »


    C'est ce qui explique qu'au moment où éclatait la révolution socialiste en Russie, le mouvement socialiste européen piétinait voir se faisait massacrer (exemple, les spartakistes en Allemagne). Cela, bien sur, s'explique parfaitement si on a bien compris le rôle éminent de l'embourgeoisement massif des populations des métropoles impérialistes, notamment en Europe.

    Les français, les allemands, les anglais, les italiens, etc. étaient essentiellement embourgeoisés par leur impérialisme, ce qui fait qu'ils avaient bien trop à perdre à faire une révolution (d'ailleurs ils se sont au contraire jetés dans les bras de l'anti-communisme massivement). Les quelques communistes qui se sont lancés à l'assaut n'ont donc eu aucun soutien de la population et se sont fait massacrer.

    C'est ce qui fait de ce vœu de Marx de faire coïncider révolution en Russie et révolution en Europe s'est avéré être une erreur (mais inévitable du fait que Marx n'a pas connu l'impérialisme). Et c'est la raison pour laquelle l'URSS s'engagea non pas dans le délire de "révolution permanente" de Trotsky mais dans le socialisme dans un seul pays, étant bien conscient du fait que les peuples européens étaient bien trop embourgeoisés pour emboîter le pas aux russes, et qu'il serait donc criminel de soumettre le destin de l'URSS à celui de l'Europe ou de l'Amérique.

    Et les bolcheviques ne s'y sont pas trompés puisque 100 ans plus tard, toujours pas de révolution socialiste en Europe ! Ils auraient ou donc pu attendre longtemps et crever sur place une bonne centaine de fois s'il avait fallu compter sur la bonne volonté des mouvement socialistes européens, tous petits bourgeois jusqu'à la moelle et c'est encore le cas aujourd'hui.

    Bien sûr, cela ne veut pas dire qu'il n'y aura aucune révolution socialiste en Europe, car l'histoire bien sûr ne s'arrête pas, et la "fin de l'histoire", la "moyennisation de la société" sont en fait tout sauf la fin de l'histoire.

    Et pour cause, l'impérialisme des premières métropoles arrive au bout, comme on arrive au bout d'un rouleau de PQ. Il y a essentiellement trois causes à cela :

    1- Cette situation privilégiée des premières métropoles impérialistes (et donc de facto de leur petite bourgeoisie parasitaire qui vit accrochée à ses bourses) n'était due qu'au développement inégal. Lénine dit : « Les exportations de capitaux influent, en l'accélérant puissamment, sur le développement du capitalisme dans les pays vers lesquels elles sont dirigées. Si donc ces exportations sont susceptibles, jusqu'à un certain point, d'amener un ralentissement dans l'évolution des pays exportateurs, ce ne peut être qu'en développant en profondeur et en étendue le capitalisme dans le monde entier. » Or ce développement du capitalisme dans le monde entier conduit aussi au développement de l'impérialisme dans le monde entier. Ainsi la Chine, l'Inde, etc. se dirigent tout droit vers le podium des superpuissances impérialistes de demain.

    2- Ce renversement du rapport de force mondial est renforcé par le fait qu'ici c'est la stagnation économique. La baisse tendancielle du taux de profit, que le développant toujours plus puissant des machines et des robots rend encore plus violente, est un phénomène inévitable dont la seule véritable issue est l'impérialisme, c'est à dire investir et délocaliser à l'étranger dans les pays à bas prix salarial. Or si ces mêmes pays émergent, alors leurs prix salariaux augmentent et il n'y a plus nul part où délocaliser, les capitaux à investir deviennent en concurrence avec les capitaux de ces mêmes puissances devenant impérialistes (comme la Chine qui se met elle-même à délocaliser, en en masse, preuve qu'elle devient impérialiste à son tour).

    3- Les solutions trouvées par la bourgeoisie impérialiste n'est qu'un système de dettes et d'impression monétaire visant à masquer l'ampleur du désastre en remettant les problèmes au lendemain. Reste que si tout semble propre dans le présent, la catastrophe accumulée est d'autant plus grave qu'ils repoussent vers le lendemain la crise d'aujourd'hui, si bien que le saut qualitatif, l'énorme effondrement des premières métropoles impérialistes (europe, amérique) est encore devant nous. Cela d'ailleurs, ne signifie en rien qu'elles cesseront d'être impérialistes, juste qu'elles vont prendre une autre place dans la pyramide mondiale (et pas la meilleure cela va de soi).

    A la clé de ce boulversement bien sur, cela signifie que la petite bourgeoisie bien engraissée par l'impérialisme se fait désormais étriller sur place, violemment attaquer de toute part, et cela nous le constatons depuis des décennies maintenant, mais toujours de façon lente et quantitative. Ainsi les divers plans d'ajustement budgétaires et salariaux sont une vaine tentative pour les capitalistes d'ici de s'adapter au changement du rapport de force mondial.

    En réaction à cela, le socialisme petit bourgeois n'a d'autre solution que de verser dans une éternelle complainte, dans une agonie sanglante des perdants de l'histoire, en appelle à l'agitation réactionnaire, qui n'est qu'une forme de terrorisme, d'économisme et de réformisme désespéré.



    Nous pouvons donc résumer les deux types de révolutions en prenant ces deux schémas.

    D'abord la France, qui est l'exemple typique des premiers pays capitalistes (type 2, toujours pas fait) :

     



    Ensuite la Russie, qui est l'exemple d'un pays retardataire (type 1, réussi en 1917):


    Nous voyons cependant que les révolutions de types 1 sont rarissimes car il faut des conditions tellement particulières que cela les rend presque infaisables. Qui plus est le nombre de pays qui n'est pas encore entré dans le mode de production capitaliste à l'heure actuelle est : zéro. Il reste donc sans doute quelques révolutions bourgeoises à faire, mais encore faut-il aussi qu'il y ait l'élément théorique qui vienne s'implanter. Si cela a fonctionné en Russie c'est parce que l'Europe a développé le marxisme, l'a exporté du fait même de son rayonnement intellectuel. Aujourd'hui ce qui sort de l'Europe ce sont surtout les théories révisionnistes petites bourgeoises, anti-marxistes (même si elles se revendiquent du contraire). Quant à son rayonnement intellectuel... il y a de quoi sourire.

    C'est donc uniquement ici, d'une révolution de type 2 qui nous intéresse.

    Nous avons donc vu que les conditions objectives étaient de plus en plus réunies, au fur et à mesure que l'embourgeoisement cède la place au désembourgeoisement massif et forcé. Cela signifie une re-prolétariasation de masse, et donc l'apparition d'une nouvelle fenêtre de tir, peut-être illimitée, en terme de révolution socialiste.

    Mais, et il y a un mais très important, il faut aussi les conditions subjectives. Or la théorie révolutionnaire marxiste scientifique et matérialiste a été saccagée par des décennies de révisionnismes perfides en tout genre, et cela ne sera pas sans conséquence.

    Qui plus est, les fortes traditions bourgeoises et petites bourgeoises sont un frein immense, titanesque. Il n'y a ici que des traditions petites bourgeoisies et bourgeoises, ancrées depuis des siècles, qui sont le socle de l'édifice social. Les préjugés petits bourgeois sont la substance-même du socialisme d'ici, et les combattre sera d'une difficulté extrême.

    Reste également l'énorme retard de la conscience des masses, dont le principal vœu est pour l'instant de retourner en arrière d'une façon ou d'une autre, de maintenir coûte que coûte de maigres "acquis sociaux" ou ce qu'il en reste.

    Seule l'expérience politique des masses pourra les détromper, et cela signifie l'arrivée au pouvoir des partis populistes, par exemple ici le front national. Or les conditions objectives ne sont pas encore réunies, même pour la victoire du populisme, ou alors de très peu, et de façon encore très insuffisante pour que ces derniers se grillent littéralement durant l'exercice du pouvoir.

    Nous avons donc une amorce de conditions objectives, et un néant de conditions subjectives.

    La stratégie des communistes sur la question des luttes sociales pour la défense des prétendus "acquis sociaux" doit donc être un défaitisme révolutionnaire, c'est à dire d'encourager la bourgeoisie dans ses attaques contre le niveau de vie petit bourgeois qu'elle n'a plus les moyens d'entretenir aux frais de l'impérialisme.

    Certains "camarades" considèrent cela comme du cynisme ! Soyons clairs sur ce point, on ne peut en effet se passer ici de quelques éclaircissements. Lénine a toujours considéré que « Les gens les plus dangereux à cet égard sont ceux qui ne veulent pas comprendre que, si elle n'est pas indissolublement liée à la lutte contre l'opportunisme, la lutte contre l'impérialisme est une phrase creuse et mensongère. »

    Avis donc à tous les "anti-impérialistes" de pacotille, de Mélenchon aux opportunistes, aux "communistes" (du P"C"F), aux trotskistes, anarchistes ou maoïstes en passant par les "marxistes-léninistes" en carton. Allez donc expliquer comment il est possible de lutter contre l'impérialisme tout en réclamant que cet impérialisme "partage ses richesses" avec le peuple !!!

    Cela revient à demander aux voleurs capitalistes impérialistes de partager avec "leur" prolétariat et "leurs" travailleurs le butin qu'il ont pillé dans d'autres nations, à la sueur de travailleurs du monde entier.

    L'impérialisme français avait les moyens de le faire quand ce butin n'était pas menacé par les voleurs de pays étrangers désormais plus puissants (la Chine par exemple)... On ne peut, donc, comme disait Lénine, séparer la lutte contre l'impérialisme de la lutte contre l'opportunisme. On ne peut prétendre être "pour la paix" tout en réclamant que "notre" impérialisme partage avec le peuple ses profits qu'il réalise en grande partie sur le dos des peuples étrangers. Nous savons que l'impérialisme amène inévitablement aux guerres pour se partager les zones du monde à exploiter. Le prolétariat de chaque pays doit donc lutter en priorité contre "son" impérialisme et "sa" bourgeoisie et non lui réclamer les miettes du pillage impérialiste... Lutter contre l'impérialisme, lutter "pour la paix" est impossible sans commencer par lutter contre les prétendus "acquis sociaux", c'est à dire contre les couches très larges du peuple français (encore) corrompues de mille manières par l'impérialisme (et une telle lutte n'est pas limitée évidemment à la France mais vaut aussi pour chaque métropole impérialiste).

    Lénine ne disait pas autre chose lorsqu'il expliquait : « La question de l'impérialisme et de sa liaison avec l'opportunisme dans le mouvement ouvrier, avec la trahison de la cause ouvrière par les chefs ouvriers, est posée depuis longtemps, depuis très longtemps.

    Pendant quarante ans, de 1852 à 1892, Marx et Engels ont constamment signalé l'embourgeoisement des couches supérieures de la classe ouvrière d'Angleterre en raison de ses particularités économiques (colonies ; monopole sur le marché mondial, etc.) . Vers 1870, Marx s'est acquis la haine honorifique des vils héros de la tendance internationale « bernoise » de l'époque, des opportunistes et des réformistes, pour avoir stigmatisé nombre de leaders des trade‑unions anglaises, vendus à la bourgeoisie ou payés par elle pour services rendus à sa classe à l'intérieur du mouvement ouvrier.

    Lors de la guerre des Boers, la presse anglo‑saxonne avait déjà posé en toute clarté la question de l'impérialisme, stade le plus récent (et ultime) du capitalisme. Si ma mémoire ne me trompe pas, c'est bien Ramsay Macdonald lui-même qui quitta alors la « Société des Fabiens », ce prototype de l'Internationale « de Berne », Cette pépinière et ce modèle de l'opportunisme, caractérisé par Engels avec une vigueur, une clarté et une vérité géniales dans sa correspondance avec Sorge. « Impérialisme fabien » ‑ telle était alors l'expression en usage dans la presse socialiste anglaise.

    Si Ramsay Macdonald l'a oublié, tant pis pour lui.

    « Impérialisme fabien » et « social-impérialisme » sont une seule et même chose : socialisme en paroles, impérialisme dans les faits, transformation de l'opportunisme en impérialisme. Ce phénomène est devenu maintenant, pendant et après la guerre de 1914‑1918, un phénomène universel. Ne pas l'avoir compris est le plus grand aveuglement de l'Internationale jaune « de Berne » et son plus grand crime. L'opportunisme ou le réformisme devait inévitablement se transformer en impérialisme socialiste ou social‑chauvinisme, de portée historique mondiale, car l'impérialisme a promu une poignée de nations avancées richissimes qui pillent le monde entier, et par là même a permis à la bourgeoisie de ces pays d'acheter avec son surprofit de monopole (l'impérialisme, c'est le capitalisme monopoliste) leur aristocratie ouvrière.

    Pour ne pas voir que c'est un fait économiquement inéluctable sous l'impérialisme, il faut être ou bien un parfait ignorant, ou bien un hypocrite qui trompe les ouvriers en répétant des lieux communs sur le capitalisme pour dissimuler l'amère vérité du passage d'un courant socialiste tout entier du côté de la bourgeoisie impérialiste.
    »


    Ici, Lénine soulignait bien à juste titre que l'embourgeoisement du prolétariat et des partis socialistes des pays impérialistes, à cause de l'impérialisme, avaient mené à la trahison en masse du socialisme et au soutien des dits "socialistes" à l'impérialisme de leur pays. Nos anarcho-trotsko-maoïstes-mélenchonnistes opportunistes ont beau s'opposer dans les mots au social-chauvinisme, ils en font constamment le lit en réclament le maintien "d'acquis sociaux", acquis sociaux dont on sait qu'ils sont financés directement par le pillage impérialiste.

    La cohérence de cette ligne opportuniste se retrouve dans les faits puisque tous ces "camarades" sont en fait les supporters de l'impérialisme (leur soutien aux interventions étrangères en Syrie, par exemple, via la haine d'Assad ou le soutien à des groupes kurdes établis par les impérialismes occidentaux, etc.).

    Le seul remède au social-impérialisme de nos "camarades", c'est le défaitisme révolutionnaire sur les "acquis sociaux" et l'organisation d'un véritable parti qui défende non pas les intérêts des travailleurs embourgeoisés, mais les intérêts du prolétariat. Or sur ce point il va de soit qu'un tel mot d'ordre défaitiste révolutionnaire ne saurait susciter le moindre enthousiasme à l'heure actuelle dans un peuple encore terrifié par le spectre du déclassement. Il va de soi (et il faudra le répéter aussi longtemps que nécessaire), qu'à aucun moment les "intérêts" momentanés (et illusoires) du mouvement ouvrier embourgeoisé ne doivent prendre le pas sur le seul intérêt réel du prolétariat - à savoir la révolution socialiste -, car comme disait Lénine, « La politique fidèle aux principes est la seule politique juste. »

    Le camarade Vincent Gouysse l'expliquait déjà en 2013 : « C’est pourquoi il est criminel, comme le font les réformistes petit-bourgeois, de continuer à propager les préjugés démocratiques-bourgeois, avec à la clef le désarmement idéologique des larges masses populaires. Un désarmement que celles-ci paieront inévitablement au prix fort quand la bourgeoisie aura décidé que le temps est venu d’abolir sa légalité "démocratique"...

    A l’époque de l’impérialisme, le capitalisme ne peut revêtir l’habit démocratique à l’égard de ses propres masses populaires, que tant qu’il dispose d’autres peuples à saigner et à exploiter.

    Quand cette source vient à se tarir, quand la base matérielle qui lui permettait d’acheter la paix sociale s’effondre, alors il est contraint de durcir les conditions de l’esclavage salarié et de faire tomber son masque "démocratique".

    Apparaît alors au grand jour son visage profondément réactionnaire anti-ouvrier et anti-démocratique. C’est précisément dans cette période que les pays impérialistes en déclin viennent d’entrer.
    »


    Il y a donc trois axes principaux à retenir :

    1- la crise mondiale du capitalisme et le déclassement de l'impérialisme d'ici qui conduit au déclassement massif des peuples embourgeoiés, à une reprolétariasation forcée, en marche. Le peuple français doit encore faire son expérience de la crise, du déclassement, et ainsi de suite.

    2- l'expérience politique du retour en arrière, inévitable, et utile, étape indispensable pour dissiper les illusions petites bourgeoises. L'arrivée au pouvoir d'un Mélenchon ou d'une Marine Le Pen, même un temps limité, seraient suffisants pour cela. En Amérique, l'arrivée au pouvoir de Donald Trump est une très bonne chose donc, sans surprise, celui-ci ne tient aucune de ses promesses sociales, preuve supplémentaire (parmis tant d'autres) que le réformisme est impossible. Les gens verront enfin qu'il n'y a pas d'autre politique que celle-ci sous le capitalisme et qu'il n'y a d'autre choix que celui-ci : ou bien le capitalisme ou bien la révolution socialiste et la dictature du prolétariat.

    3- le travail théorique immense à mener contre le révisionnisme, bien que déjà largement engagé, est forcément très isolé, car mené par des personnes isolées et qui d'ailleurs ne peuvent être autre chose qu'isolées tant la situation est objectivement défavorable.

    C'est donc avec une détermination de fer qu'il faudra mener la lutte théorique sur une durée encore très longue. Ce travail sera d'une difficulté extrême car jamais les clercs socialistes petits bourgeois ne mèneront une lutte contre eux-mêmes, contre leurs thèses obscurantistes (qu'ils font passer pour le nec plus ultra du marxisme).

    C'est une difficulté extrême qui s'oppose au marxisme, une hostilité extrême que les prétendus marxistes opposent au véritable marxisme. Et cette difficulté ne saurait être vaincue sans un travail de fond mais aussi des conditions favorables qu'on ne peut pas inventer et sortir d'un chapeau.

    Voilà le base sur laquelle il faut envisager la révolution socialiste à notre époque.

    Source : http://www.proletaire.altervista.org/recherche%20marxisme/textes/R/revolution_type_1_2.php

     

    « - SUR LA RECOMPOSITION DES FORCES POLITIQUES DE LA BOURGEOISIE- A propos de la démocratie... Une critique de la "démocratie" actuelle et une ébauche de la démocratie prolétarienne à venir »
    Partager via Gmail Yahoo!

    Tags Tags : , , , , , , , ,
  • Commentaires

    3
    Dimanche 11 Juin à 05:59

    Tout simplement parce que ce n'était pas l'objet de cet article...

      • Mercredi 21 Juin à 22:23

        Évidemment, mais  on ne peut séparer totalement les formes d'"embourgeoisement idéologique" les unes des autres... Une cause d'embourgeoisement n'est pas exclusive d'une autre. Même si l'une peut sembler prépondérante dans certaines conditions, d'autres, qui sont prépondérantes ailleurs, continuent d'agir aussi, néanmoins. Et la pensée marxiste doit donc les considérer dans leur interaction dialectique, sinon, elle manque sa cible et se perd déjà, en fait.

        La problématique commune à ces trois situations, "forteresse" socialiste, mouvement de libération nationale, métropole impérialiste, c'est bien de lutter contre la perte de l'idéologie prolétarienne, due à une forme d'"embourgeoisement idéologique" ou une autre. Ces formes ne peuvent donc être "cloisonnées" entre elles, ni dans l'étude, ni sur le terrain, évidemment!

        C'est le sens de ma critique, qui reste positive, malgré tout. Ce camarade WH fait beaucoup d'efforts de réflexions, que tant d'autres ne font pas.

        Je lui souhaite donc bon courage, ici, à nouveau.

        Luniterre

    2
    Vendredi 9 Juin à 05:14

    Une approche théorique intéressante de l'embourgeoisement impérialiste de la classe ouvrière en occident, comme base économique et sociologique de la dégénérescence de la pensée "marxiste", par le camarade WH.

    Toutefois, elle n'explique en rien la dégénérescence de la pensée marxiste en URSS et sa transformation rapide en révisionnisme, moins de dix ans après la grande victoire anti-fasciste de 1945.

    De même, cette théorie n'explique en rien l'échec des luttes anti-impérialistes au 20ème siècle, et encore actuel.


    Luniterre

    • Nom / Pseudo :

      E-mail (facultatif) :

      Site Web (facultatif) :

      Commentaire :


    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :