• - Les USA au bord du gouffre

    Par notre camarade V. G.

    « Face à un tigre menaçant, on ne recule pas, on se bat ! »


    Tel est aujourd’hui l’état d’esprit publiquement assumé des élites chinoises face à une politique extérieure américaine de plus en plus agressive et protectionniste.

    La bête qu’est l’impérialisme américain est d’autant plus dangereuse qu’elle est aujourd’hui grièvement blessée, presque mourante. Pas de quoi effrayer l’impérialisme chinois cependant… Bien au contraire, car le temps de donner le coup de grâce à l’aigle US approche à grands pas, et le temps travaille pour la Chine qui peut attendre tranquillement que l’hémorragie affaiblisse l’impérialisme américain.

    C’est pourquoi la Chine s’abstient de porter la première de nouveaux coups : elle se contente d’observer prudemment son concurrent blessé afin de contrer ses attaques. Elle ne se prive cependant plus de riposter à chacune d’entre elles. C’est ce qu’ont maintes fois démontré les derniers mois.

    Donald Trump, roi de l’auto-persuasion !


    « Quand je regarde la pandémie répandre son horrible visage à travers le monde, y compris les dégâts qui ont été faits aux États-Unis, je deviens de plus en plus en colère contre la Chine », écrivait le Président américain au début de l’été dans un tweet, alors que l’épidémie de COVID-19 se poursuivait aux USA avec à peine moins de virulence qu’au cours du printemps... Selon le célèbre adage attribué à Adolf Hitler, « un mensonge répété dix fois reste un mensonge ; répété dix mille fois il devient une vérité ».

    Nul doute que les responsables américains croient aujourd’hui dur comme fer aux mensonges qu’ils ont répété un nombre incalculable de fois au cours des derniers mois : « la Chine communiste, berceau du COVID-19, a caché au monde l’ampleur et la dangerosité de la pandémie ! » La messe est dite, la Chine est coupable et elle doit payer pour cela ! C’est du moins ce dont rêve l’Occident, enfermé dans le déni depuis janvier 2020 !

     

     

    Ce que ce mauvais plagia de la « génèse » n’explique pas, c’est comment le pays censé être la terre de naissance du COVID-19 et à qui il est reproché d’avoir laissé circuler le virus des semaines durant avant de lancer l’alerte, est parvenu à enrayer de manière quasi-complète la circulation du COVID-19 en moins d’un mois sur son sol, alors que les autres pays, notamment occidentaux, qui ont pourtant immédiatement fermé leurs frontières avec la Chine, sont aujourd’hui confrontés à une circulation virale hors de contrôle et infiniment plus massive que ce qu’elle a été en Chine en janvier-février 2020… Cela va à l’encontre de la logique la plus élémentaire. A moins que leurs gouvernements ne soient, dans leur totalité, les rois des incompétents !

    L’autre explication qui soit capable d’excuser, du moins en partie, leur incompétence et leurs mensonges, serait que la pandémie de COVID-19 ait débuté ailleurs qu’en Chine, et se soit diffusée pendant que l’Occident prônait sa mise en quarantaine mondiale ! L’Occident n’est il est vrai plus à une incohérence près, tellement certain que les esprits de ses esclaves consumérisés si longtemps dépolitisés resteront endormis encore longtemps…

    De manière indéniable, la flambée des « sentiments anti-Chine ne servent qu'à masquer les échecs de l'Occident face au COVID-19 » pour les observateurs scientifiques impartiaux qui soulignent que les dirigeants chinois ont sans délai fait ce qu’il fallait faire : « un confinement précoce pour couper les lignes de transmission du virus », « des politiques de distanciation physique strictes pour réduire les interactions sociales », et enfin la construction « d’hôpitaux temporaires pour augmenter le nombre de lits disponibles » et « envoyer les patients les plus gravement malades vers des services de soins intensifs adaptés ». C’est pourquoi,


    « Blâmer la Chine pour cette pandémie, c'est réécrire l'histoire du COVID-19 et minimiser les échecs des pays occidentaux, a déclaré le Dr Richard Horton, rédacteur en chef de la revue médicale The Lancet. « L'actuelle vague de sentiments anti-Chine a maintenant évolué vers une forme de sinophobie désagréable, voire franchement raciste, qui menace la paix et la sécurité internationales », a indiqué le Dr Horton dans une tribune récemment publiée par le journal britannique The Guardian ».


    A la grossière propagande occidentale anti-chinoise autour du COVID-19, la Chine a opposé son aide matérielle inconditionnelle sans pour autant renoncer à répondre sereinement mais d’un ton toujours ferme et déterminé aux mensonges occidentaux. Le bilan sanitaire des pays occidentaux est calamiteux et la tentation est grande de chercher à reporter la faute sur les autres. Les USA comptent aujourd’hui un total de 8 millions de personnes infectées, dont 220 000 morts. Le mois de septembre 2020 a ainsi vu la tenue de la 75e Assemblée générale de l'ONU au cours de laquelle le président américain s'est piteusement illustré, provoquant une virulente contre-attaque de la Chine. Celle-ci résuma d’abord le discours du président Trump de la manière suivante : « 7 minutes d'absurdités, ou comment les États-Unis ont perdu leur apparence de grand pays » :

    « Ceux qui sont au pouvoir méprisent la vie et ne respectent pas la science, faisant de 200 000 vies une simple note de bas de page sur « l'échec américain ». Pour de petits intérêts bassement électoraux, un petit nombre d'hommes politiques américains ne cessent de forger des rumeurs pour discréditer la Chine dans une tentative de se soustraire à leurs propres responsabilités. Le discours de Donald Trump à l'Assemblée générale des Nations Unies le 22 septembre n'était rien de plus qu'une nouvelle astuce pour faire porter le chapeau à d'autres. La BBC et d'autres médias ont souligné que les électeurs nationaux sont le public cible du président américain. « C'est un discours électoral de Trump. En s'attaquant à la Chine, il tente de détourner l'attention de son incapacité à lutter contre l'épidémie ». (…) Le 11 septembre, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté à une écrasante majorité une résolution appelant à l'union dans la lutte contre l'épidémie. Les États-Unis ont voté contre cette décision de manière arbitraire, se sont rangés du côté opposé de 169 pays. (…) Aucun pays n'a le droit de dominer les affaires mondiales et de contrôler le destin d'autres pays. La communauté internationale est depuis longtemps sortie de la jungle et les États-Unis devraient se réveiller de leurs propres rêves. Ce forum solennel des Nations Unies ne peut être ainsi méprisé, et les pays du monde entier ne sauraient endurer plus longtemps une telle volonté d'intimider les autres ».

    Pour lire le texte dans son intégralité, télécharger le PDF ci-dessous :

    Télécharger « Les_USA_au_bord_du_gouffre_Face_a_un_tigre_menacant_on_ne_recule_pas_on_se_bat.pdf »

     

    - Les USA au bord du gouffre

    Publié au journal Les Echos

    Par David Barroux
    le 13 juin 2007 à 01:01
     
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