• - Loi "travail" - ON CONTINUE JUSQU'AU RETRAIT ! Et plus encore...

    Nous avons assez concédé au capital.

    La grande bourgeoisie s'engraisse sur le fruit de notre travail et veut encore plus, toujours plus...

    Bientôt il ne nous restera que nos larmes pour pleurer !

     

    Ça suffit, passons à l'offensive, union du prolétariat à la base, luttons jusqu'au retrait et plus si nous le pouvons...

    Nous savons par expérience que les ultra riches qui possèdent tout nous reprendrons nos droits dès qu'ils le pourront.

     

    La seule solution c'est l'abolition de la propriété privée des moyens de production et d'échange, l'expropriation sans indemnité des 500 familles, la socialisation, la démocratie prolétarienne, l'économie et la politique aux mains des travailleurs et répondant aux besoins du peuple et non plus au profits capitalistes !

    Bloquons le pays ! Ne nous laissons plus faire ! Déjouons les magouilles des syndicats réformistes et des partis soi-disant "de gauche", imposons le pouvoir des travailleurs partout jusqu'à la révolution du prolétariat !

     

    Libérons-nous de l'esclavage salarié !!!

    - Loi "travail" - ON CONTINUE JUSQU'AU RETRAIT ! Et plus encore...

    Quelques sites d'informations révolutionnaires :
    http://agauchetoute75.jimdo.com
    https://bourgoinblog.wordpress.com/
    http://ciml.250x.com/index_french.html
    http://www.communisme-bolchevisme.net/
    http://www.communisme-bolchevisme.net/livres_crise_economique.htm
    http://www.communisme-bolchevisme.net/marxisme_en_bref.htm
    http://polpresse.blogspot.fr/

    La suite des articles, page suivante...

    Le 9 mars, nous étions 500 000 dans les rues, mobilisés contre le projet de loi travail du gouvernement PS/MEDEF.

    Aujourd’hui, le mouvement a franchi un nouveau cap en mobilisant 150 000 étudiants et lycéens. De nombreux lycées ont été bloqués et nous avons assisté à des défilés offensifs d’une jeunesse victime des politiques réactionnaires bien décidée à reprendre ses affaires en mains et à ne plus subir.

    Dans de nombreuses villes comme Paris, Lyon,Marseille, Rennes, Nantes, Strasbourg, Rouen ou encore Clermont-Ferrand, la juste révolte de la jeunesse s’est heurtée à la répression policière. Des manifestations ont été attaquées par les flics et nous dénombrons au moins 23 arrestations. Une fois de plus le message du gouvernement, et donc du patronat, est clair : « si tu oses relever la tête, attends toi à ce que nos chiens policiers te fassent fermer ta gueule ! ». 

    Les révoltes et la répression tracent également une ligne au sein même du mouvement entre les éléments droitiers et légalistes dont les services d’ordre jouent les supplétifs des flics en encadrant les cortèges pour « éviter les débordements », et les éléments révolutionnaires qui une fois de plus crient que l’on à raison de se révolter, se plaçant ainsi aux côtés d’une jeunesse populaire qui n’a à perdre que ses chaînes.

    Bien entendu, notre Parti comprend, approuve et participe à la révolte de la jeunesse. Pour nous, il n’y a pas de casseurs, il n’y a que des hommes et des femmes qui luttent, allant souvent plus loin dans la révolte que ce qui est acceptable par les directions réformistes des syndicats étudiants et lycéens.

    Il est hors de question de diviser le mouvement entre « bons manifestants » qui seraient légitimes car ne sortant pas du rang, et « mauvais casseurs » laissant exploser leur légitime colère et rejet de ce système pourri et de ses institutions. Il est clair pour nous que nous n’avons en aucun cas à respecter les symboles de l’oppression de classe que subit la jeunesse prolétarienne, que sont la police, la justice, mais également l’éducation nationale. Les lycéens qui ont chahuté les facs, comme à Clermont, avaient raison de le faire. C’est une réaction de classe et c’est une réaction juste d’une jeunesse ouvrière pour qui l’oppression scolaire n’est que le préambule à l’oppression patronale de demain. Nous affirmons notre solidarité avec l’ensemble des interpellés.

    Pour nous, la mobilisation de la jeunesse, et plus particulièrement de la jeunesse des quartiers populaires, est une étape importante dans la construction d’un rapport de force capable de faire reculer le gouvernement. Cependant, la jeunesse à elle seule ne pourra vaincre. C’est la classe ouvrière, par sa position dans le processus de production, qui reste l’élément déterminant de ce mouvement. Seule la classe ouvrière a véritablement le pouvoir de bloquer l’économie et donc de porter atteinte de façon directe au capital.

    Nous ne devons pas laisser diviser nos luttes avec d’un côté des journées pour les facs et les lycées, de l’autre des mobilisations pour les travailleuses et travailleurs. Si nous voulons vaincre, nous devons lutter unis, lycéens, étudiants et travailleurs. Tous et toutes ensemble nous sommes une force qui a déjà poussé les direction réformistes des syndicats à bousculer leur calendrier timoré. Demain nous serons une force, unie à la base et dans l’action, capable de paralyser le pays, de bloquer l’économie, d’occuper les lieux de production, de vie et d’étude, d’imposer une grève générale qui seule sera capable de faire mettre un genoux à terre au patronat et à ses larbins.

    RETRAIT DU PROJET DE LOI PS/MEDEF !

    SOLIDARITE AVEC LES INTERPELLES DU 17 MARS !

    VIVE L’UNITE A LA BASE POUR LE BLOCAGE DE L’ECONOMIE !

    Source : http://www.pcmaoiste.org/communique/les-suites-de-la-lutte-contre-la-loi-travail/

     

    Mecredi 9 … ! Jeudi 17 … ! Jeudi 24 … ! Jeudi 31 Mars … !! Et ensuite ? En avant pour la Révolution des 4 Jeudis !!!!

    L’idée de ce titre est naturellement venue, bien que sur le ton de la plaisanterie, à l'issue de la manif du 17 et de l'AG ayant décidé la manif du 24, pour ne pas relâcher la pression sur le gouvernement, en attendant la grande offensive sociale du 31 ... Il fait clairement allusion à l’expression traditionnelle qui désigne la réalisation d’un vœu utopique : la semaine des quatre jeudis… !

    Bien entendu, nous ne considérons pas pour autant la Révolution comme une utopie… Mai 68 avait fait renaitre l’espoir d’une autre société, au moment où personne n’y croyait plus, et alors que la crise du capitalisme/impérialisme n’était encore qu’en gestation, et non perceptible des masses populaires occidentales.

    Aujourd’hui la situation est inverse : plusieurs générations n’ont déjà connu, à des degrés diverses, que la crise … Pourtant l’essai non transformé de Mai 68, à cause non seulement des bureaucrates révisionnistes thoréziens , mais aussi et surtout des « leaders révolutionnaires » en fait opportunistes petits bourgeois et surtout désireux de liquider la cause pour quelques strapontins universitaires, administratifs ou politiciens, lèche bottes du système, à amené les vagues de luttes suivantes dans le mur de l’économisme et du réformisme. L’échec des luttes pour sauvegarder les retraites en est l’exemple le plus amer.

     

    Dans la présente lutte ce mur se profile à l’horizon du 31 Mars... Pourtant, le Mercredi 9 Mars a brusquement réveillé la flamme de la contestation sociale qui couvait sous la braise du mécontentement populaire, et qui paraissait jusque là étouffée sous les cendres de l'échec du mouvement pour la défense des retraites.

    Après le million de signatures, objectif encore totalement improbable il y a seulement quelques semaines, la concrétisation de ce fait acquis, dans la rue, remet en question le rapport de forces concernant l'avenir de cette loi inique.

    Ce retour brutal aux rapports sociaux du 19ème siècle, brutal mais concocté en douce dans les couloirs des ministère avec la potion "multiculturelle" El Khomri pour faire avaler la pilule amère, n'a pu s'effectuer comme prévu avec la complicité des syndicats collabos et de ceux qui voulaient profiter de l'occasion pour surenchérir dans la négociation, mais simplement sur le prix de leur trahison ...

    Débordées par leur propre base, lassée de ces palinodies, les bureaucraties syndicales avaient bien entendu entrepris de "soutenir" et d'"encadrer" le mouvement de la jeunesse ... Mais pour qu'une récupération soit efficace, il faut qu'elle ne soit pas trop voyante ... Le mouvement de la jeunesse conserve donc la place de tête de manif dans ces premiers cortèges.

     

    Et avec la jeunesse, rien ne se passe exactement comme prévu, ce qui est peut-être, aussi, la marque des évènements significatifs de l'Histoire... !

    A Lyon, le 9 Mars, lorsqu'en fin de parcours elle tourne le coin de la Place Jean Macé, qui s’ouvrait, vide, comme un tremplin offert à son élan, la jeunesse se découvre instinctivement un nouveau pouvoir, fondé sur le rapport de force qu'elle vient de créer par se présence massive dans la rue. 

    Si la place était vide, c'était évidemment pour faciliter la dispersion de la foule, notamment vers les accès aux transports urbains.

    Mais comme la nature a horreur du vide, la jeunesse improvise aussitôt un slogan propre à le combler :

     « On est nombreux, on fait c’qu’on veut !! »

    Mais le grand vide de cette Place Jean Macé n'en est pas moins dans l'axe de l'Avenue Jaurès, qui ramène au centre et à tous les quartiers "stratégiques" de Lyon ...

    Plus que jamais d’actu, et carrément de circonstances, en l’occurrence, un autre slogan s'est immédiatement imposé, dans une combinaison fort dynamique avec le premier :

      « On s’arrête pas, on continue le combat ! »

    Manifestement quelque peu désorganisée par ce nouveau départ aussi massif qu'imprévu, la police ne put intervenir efficacement dans cette configuration des lieux et de la foule, et se replie de plus en plus loin sur l'avenue, dans la vaine attente d'une dispersion. Bloquant l'accès à la préfecture, elle laisse le cortège se reformer en direction de Bellecour, Place la plus "centrale" de Lyon, mais sur l'autre rive du Rhône.

    Après une deuxième tentative, sur la Place du Pont, plus violente, pour isoler et disperser l'avant-garde qui s'était effectivement portée trop loin en avant, elle ne put empêcher le cortège de se regrouper à nouveau et d'atteindre enfin la Place Bellecour, d'où le cortège était initialement parti, en longeant le Rhône.

    Malgré la pluie glaciale qui avait déjà refroidi fortement l'ambiance, il faudra à la police encore plus d'une heure et beaucoup de violences pour dégager totalement la Place.

    A quoi bon cet acharnement, s'il s'agissait seulement de revenir à son point de départ ?

    Dès lors qu'elle se retrouva en "liberté" presque totale, ce que l'on peut appeler la "deuxième manif" se mit à débattre spontanément de ses objectifs à mesure de son avancée impressionnante...

     

    La Préfecture, puis le Siège du PS, paraissaient attirer les suffrages, même si le rapport de force ne le permettait pas vraiment ... Objectifs révélateurs de l'importance du discrédit de ce pouvoir d'état dans la jeunesse...

    Mais finalement, réoccuper et tenir la Place Bellecour avait déjà, pour certains, à peine plus âgés, un sens symbolique en mémoire des répressions passées violentes d'autres luttes sociales où le rapport de force était moins favorable...

    Mais ce qui est évidemment remarquable, c'est que l'état d'esprit, au cours de cette "deuxième manif", était bien différent de la première partie, et reflétait une volonté farouche d'émancipation, d'autonomie et de rejet des manipulations par les bureaucraties ...

    En ce sens, la fermeture de ce quadrilatère urbain n'était pas vraiment celle d'une boucle, mais restait en fait ouverte sur l'avenir, plutôt à la manière philosophique d'une spirale dialectique... Quadrature de la Spirale ... ?

     

    C'était déjà presque, sur le terrain, une leçon de philo prolétarienne, telle que Georges Politzer tentait de l'enseigner, il y a fort longtemps, dans la première "Université Ouvrière" qu'il avait fondé, et qui était réellement ouverte à tous, quel que soit le niveau de départ, parfois très faible. (Rien à voir avec ses succédanés ultérieurs et actuels...) : 

    « Si nous examinons d’un peu plus près le processus (…), nous voyons que la pomme est le résultat d’un enchaînement de processus. D’où vient la pomme ? La pomme vient de l’arbre. D’où vient l’arbre ? De la pomme. Nous pouvons donc penser que nous avons là un cercle vicieux dans lequel nous tournons pour revenir toujours au même point. (…)… »

    Mais en réalité :

    « …Nous n’avons donc pas un cercle, comme les apparences tendaient à le faire penser, mais un processus de développement que nous appellerons un développement historique. L’histoire montre que le temps ne passe pas sans laisser de trace. Le temps passe, mais ce ne sont pas les mêmes développements qui reviennent. Le monde, la nature, la société constituent un développement qui est historique, un développement qu’en langage philosophique on appelle « en spirale ». »

      Georges Politzer
     « Principes élémentaires de philosophie »
     (Philosophe, fondateur de l’Université Ouvrière 
     Résistant, assassiné par les nazis en 1942.)

    Comme on l'a compris, depuis son nouveau départ de la Place Jean Macé, la manifestation lyonnaise a pris réellement un tour de libération. Et même si, après avoir cherché sa route en fonction du rapport de force incertain avec la police, elle est finalement retourné Place Bellecour, d’où elle était partie, c’est après avoir fait l’expérience que tant que le rapport de force est favorable, il reste possible d’avancer, même s’il reste à bien choisir la voie …

    Pour ceux qui s’en souviendront, pour la jeunesse qui a fait là une expérience marquante, c’était encore , sur le terrain, une boucle, certes, mais déjà en spirale ascendante.

    Mais pour le pouvoir aussi, ce fut une leçon concernant la capacité de développement de cette lutte, et pout lui, le début d'une escalade dans la répression, derrière les discours réducteurs sur l'ampleur du mouvement.

    C'est pourquoi le 17 Mars ce fut, et à Lyon sans doute encore plus qu' ailleurs, une manif sous haute surveillance policière !!

    Suite à l’escapade de la manif du 9, le pouvoir y avait prévu un quadrillage extensif de tout le parcours, un suivi « serré de près » et le renfort de grilles pour protéger la préfecture !! In fine, une tentative pour repartir de la Place Guichard tournera court, mais aboutira néanmoins à une AG exceptionnelle sur la Place elle-même, décidant d’une prochaine manif le Jeudi 24 Mars, pour maintenir la pression sur le pouvoir, jusqu’à la grande manif interprofessionnelle, intersyndicale, travailleurs, chômeurs et étudiants réunis dans un même combat contre la loi El Khomri, le Jeudi 31 Mars !!

     

     

    Mais même canalisée ainsi la manifestation a permis à la jeunesse d’exprimer à nouveau, et peut-être encore avec plus de force quant à l'avenir, sa détermination à combattre ce projet de loi ultra rétrograde et même à rejeter le modèle de société qu’il implique, pour leur futur proche et pour les générations à venir !

    "Loi El Khomri, Précarité à vie, Cette société là, On en veut pas !"

    Comprendre le choix de société que ce projet implique, c'est déjà poser la question d'une alternative.

    Si ce projet de loi apparait de plus en plus clairement comme la goutte d'eau qui a fait déborder le vase du ressentiment populaire, il est aussi le révélateur de la boue obscurantiste et nauséabonde que le pouvoir remue en son fond pour tenter de sauver un système en crise chronique et qui, loin de s'assainir, vacille de plus en plus sur cette base putride.

     

    Pour l'instant, si l'alternative n'est pas encore clairement tracée, cette lutte sociale est déjà un mouvement de masse qui unit les générations pour barrer la route à un retour vers une politique économique et sociale ramenant les rapports sociaux à ce qu’ils étaient à la fin du 19ème siècle !

    Et pourtant c’était l’époque où le progrès technique aidant, l’humanité ne pouvait qu’espérer en une amélioration radicale par l’avènement d’une société socialiste universelle, balayant la misère …, comme l’exprimait la grande Louise Michel, dans « L’Ère Nouvelle » … ( https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/01/01/lere-nouvelle-de-louise-michel-1887/  )

     Et de plus, non seulement ce nouveau mouvement unit les générations, mais il rappelle aux anciens leur tentative révolutionnaire de Mai 68, et d’autant plus concrètement que cette mémoire s’incarne à la fois dans les slogans et dans la pratique démocratique des AG, comme ce fut le cas place Guichard, en dépit de la présence, puis de la répression policière !

     

     Malgré l’intimidation, puis la répression, l’AG s’est prolongée à l’intérieur de la Bourse du Travail, pour préciser l’organisation de la prochaine manif importante, du Jeudi 24 Mars, qui prendra son départ Place Bellecour à 13 heures.

    Rappelons qu’une manif encore plus importante est prévue, à l’échelle nationale, le Jeudi 31 Mars … Elle pourrait être un tournant décisif dans cette lutte, à la fin d’un mois de Mars prometteur en termes de Résistance…

    Et ensuite ? La Révolution des 4 Jeudis, serait-on tenté d’écrire … Reste à l’écrire sur le terrain et dans l’Histoire !!

    Pour endiguer ce mouvement et briser cette vague montante, le pouvoir s'affaire fébrilement à construire, avec l'aide des bureaucraties syndicales réformistes et kollabos, à des degrés diverses, le mur de la "négociation" sur lequel il espère bien la voir échouer comme tant de précédentes.

    Dans la présente lutte ce mur se profile donc à l’horizon du 31 Mars...

    Pourtant, céder sur la loi EL Khomri, c’est un billet sans retour pour l’obscurantisme social du 19ème siècle. Un voyage dans le temps dont on se passerait bien.

    L’idée d’une Révolution Socialiste Prolétarienne, dans ces conditions, redevient une idée d’avenir, qu’elle n’a jamais cessé d’être, en réalité, seulement enfouie sous les mensonges de la propagande anticommuniste forcenée de la bourgeoisie, aidée en cela par toutes les factions idéalistes petites bourgeoises, incapables d’assumer la responsabilité de reprendre en main l’outil Marxiste-Léniniste pour comprendre la réalité du monde actuel et ouvrir une voie politique à la fois réellement nouvelle et s’appuyant sur un bilan lucide de l’expérience passée du mouvement ouvrier.

    La négociation, dans la lutte sociale, peut, selon les circonstances concrètes, rester un moyen utile, lorsque les objectifs sont clairement définis et que le rapport de force permet une avancée réelle sur les revendications immédiates.

    Dans le cas de la loi El Khomri, il n'y a rien à négocier. Le retrait s'impose, comme seule nécessité.

    La question fondamentale de l'avenir social, posée bien involontairement par le pouvoir comme une provocation plus que comme une interrogation, demeure.

    On sait, désormais, ce pouvoir pseudo-"socialiste" incapable de la résoudre.

    Luniterre

     

     

     

     

    Source : https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/20/mercredi-9-jeudi-17-jeudi-24-jeudi-31-mars-et-ensuite-en-avant-pour-la-revolution-des-4-jeudis-nouvelle-edition/

     

    Loi-Travail et Code du Travail : plus d'un siècle de rapport de force


    Après une série de mesures en faveur du patronat depuis l'ANI en 2013, la loi travail est un nouveau palier franchi par le gouvernement « socialiste » pour saboter les droits des travailleuses et travailleurs obtenues par plus d’un siècle de lutte. 

    La loi Travail est peut-être l'attaque la plus franche, mais les précédentes ont permis de préparer le terrain au gouvernement pour casser définitivement le cadre national mis en place par le code du travail, et remettre législativement en cause le principe de l'égalité devant la loi, acquis en 1910 par les luttes syndicales. Cette réforme c'est peut-être la goutte d'eau qui fait déborder le vase. 
     
    Pour l'OC-FR, nous devons mettre nos forces dans cette lutte, soutenir les syndicalistes combattifs et combattives, isoler les conciliateurs/trices, et porter la revendication de retrait total de la loi sans négociation. 
     
    Cette loi répond à une vieille revendication du CNPF (ancêtre du Medef). Son objectif premier est de briser les conventions collectives et nationales, pour permettre aux patron-ne-s de négocier entreprises par entreprises les conditions de travail, et d'isoler les travailleurs/euses et les syndicalistes face aux patron/nes. Ce sont les accords d'entreprises qui pour 5 ans détermineront le temps de travail. Les règles ne seront plus nationales, mais décidées par le/la patron-ne.Les conséquences seront immédiates. Dans les entreprises où les syndicats sont très faibles, voir inexistants, et où les travailleurs-euses n’ont pas les moyens de combattre leur patron-ne, les conditions de travail vont se dégrader largement et entraîner vers le bas celles de toutes et tous.  
     
    La concurrence à tous les niveaux, entre travailleurs/euses, entre salarié-e-s de différentes entreprises, et leurs isolement, va se développer. Sans la lutte et la solidarité, on ne pourra plus dire non aux conditions posées par les patron-ne-s pour un emploi, tandis que l'opacité dans les entreprises augmentera. Sans la mobilisation collective, les pouvoirs du patron-ne-s sont systématiquement renforcés dans les négociations. Nier ce fait, c'est nier la relation de subordination entre l'employeur et l'employé-e, c'est nier la lutte des classes. Le code du travail était justement écrit pour tenter de limiter les pouvoirs du patronat dans l'entreprise, ce que la réforme tente de gommer. 
     
    Le gouvernement prétend que ces mesures visent à soutenir l'activité des PME et TPE pour embaucher en CDI. En réalité, ces mesures sont des cadeaux aux grands groupes industriels qui y voient une opportunité nouvelle pour développer la sous-traitance.En externalisant au maximum la production, ces groupes industriels peuvent réduire leur masse salariale, accroitre leur profits, et imposer plus facilement aux ouvriers-ères leurs conditions de travail, en invoquant la concurrence, et sous la menace du travail sous-traité, le/la salarié-e n'étant qu'une variable d'ajustement. 

     

    Les syndicats doivent établir le rapport de force et organiser la lutte ! 

    Le syndicalisme est traversé de fortes contradictions. Des sections syndicales ouvrières comme celle des Goodyear, de cheminots, des unions locales comme dans le nord sont à la pointe de la lutte et ont appuyé le mot d'ordre de grève générale. Certaines se sont opposées ouvertement à la direction de la CGT et ont dénoncé son attentisme et la faiblesse de ses réponses à l'offensive du gouvernement.

    Entre un syndicalisme intégré à l'appareil d'état, dont les représentant-e-s sont payé-e-s par des subventions étatiques et un syndicalisme de lutte de classe à la base, c'est le jour et la nuit. Réunions dans les bureaux cossus, adresse polie au gouvernement contre manifestations, grèves, blocages. Cela reflète la défense d'intérêt divers.


    Nous trouvons très positif que des forces se redéveloppent et se pérennisent dans la jeunesse. Nous assistons à un renouveau des luttes lycéennes et étudiantes qui ne doit rien au hasard ni aux organisations syndicales et politiques jaunes comme l’Unef et les MJS. Ces jeunes en formation ont connu par eux-mêmes ou dans leur entourage l’expérience de la précarité. Ils/elles sont conscient-e-s que le gouvernement travaillent pour les intérêts de la bourgeoisie et au nom de ces intérêts-là les contraints à la précarité, à la soumission au travail et restreint drastiquement leur chance de pouvoir construire une vie stable à laquelle ils/elles aspirent, suivant leurs choix personnels et leurs initiatives.

     Renforcer nos organisations de classe en prévision des futures batailles


    Nous étions septiques sur la possibilité d'une grève interprofessionnelle le 9 mars et constatons le travail qu'il y a à réaliser pour rendre concret un tel mot d'ordre. Il faut que les forces du prolétariat déterminées à la lutte réussissent à entrainer leurs syndicats et avec eux la majorité des travailleurs/euses. 

    La CFDT restant hors mouvement, une partie des travailleurs et travailleuses syndiqué-e-s ou travaillant dans des boîtes où la CFDT est forte ne sont pas mobilisé-e-s. De plus, nous constatons toujours une faiblesse des organisations syndicales en général dans la classe ouvrière. Cette faiblesse a été accentuée par les réformes internes à la CGT dont la direction a attaqué le financement des unions locales ces dernières années. C’est pourtant dans ces unions locales que les travailleurs/euses des différents secteurs peuvent échanger, se rassembler, se constituer en force contre leurs patron-ne-s qui les exploitent.

    Une grève générale est sensée désorganiser la production. Cela demande que de nombreux travailleurs et travailleuses cessent le travail. Cela demande qu'ils et elles soient informé-e-s de la réforme, des grèves, qu'ils et elles aient des espaces de discussion. Cela demande une organisation solide et une solidarité infaillible entre tous les secteurs afin de permettre aux grévistes de tenir l’effort de grève.

    Nous considérons qu'abattre la réforme du code du travail et renforcer les organisations qui nous permettront de renforcer le mouvement et de pérenniser les forces acquises peut se faire du même élan.
    Avec les ouvriers et ouvrières, syndicalistes combatifs et combattives, les lycéen-ne-s, les étudiant-e-s, construisons l'unité à la base et dans l'action. Mobilisons autour de nous, dans nos boites, nos écoles, nos quartiers. Manifestons, dotons-nous d’espaces de discussion pour prendre nos décisions, organisons des assemblées générales, votons la grève.

    Nous sommes dans une situation économique et politique qui exacerbe les tensions au sein de la société de l'état français. La crise capitaliste fait de notre pays un des plus agressifs militairement au monde. Le gouvernement tente de faire passer des réformes aux conséquences terribles pour les travailleurs et travailleuses. C'est le chômage, la misère, le racisme nauséabond. Sur le territoire de l'état français, pour museler toute opposition à ses campagnes militaires et pouvoir mener à bien sa politique, c'est l'état d'urgence.

    Face à l'accroissement des contradictions au sein de la société de l'état français, il est normal que des forces prêtes à se mettre en mouvement se créent. A tous et toutes de faire en sorte de gagner cette bataille et en sortir renforcé-e-s en prévision de batailles de plus en plus importantes.

     

    Guerre, état d'urgence, réformes assassines : assez. Relevons la tête et battons nous ! Renforçons le mouvement ! Renforçons nos organisations ! Unité à la base et dans l'action !
     
    Non à la loi travail !

    NI CONTRE-PROJET, NI NEGOCIATION, RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI !

    Comme on s’y attendait, le report de l’examen de la loi El Khomri a permis au gouvernement d’affiner le texte en faisant semblant d’en ôter les éléments les plus scandaleux.

    L’essentiel est cependant maintenu : une entreprise pourra licencier en cas de baisse des commandes, du chiffre d’affaires, même si les résultats de la maison mère à l’étranger sont positifs. Le plafonnement des indemnités prudhommales est remplacé par l’instauration d’un barème indicatif auquel les juges pourront se référer, ce qui ne changera pas grand chose, surtout que de nombreux dispositifs ont été mis en place pour dissuader les salariés de s’adresser au tribunal prudhommal.

    Le recours au référendum, dispositif central du projet, est, dans la deuxième version, limité à la question du temps de travail dont la modification serait permise par un accord avec un syndicat minoritaire malgré l’opposition de la majorité. La rémunération des heures supplémentaires serait définie par un accord d’entreprise, même si un accord de branche est plus favorable.

    Face à la mobilisation des travailleurs, des lycéens et des étudiants pour le retrait de cette loi de liquidation du Code du travail, le gouvernement a cherché à impliquer les directions syndicales dans son projet.

    Il y a réussi avec la CFDT qui a contribué à la rédaction du texte. En ce qui concerne les autres directions confédérales, le discours ferme appelant au retrait du projet s’accompagne de contre-propositions réformistes tout aussi dangereuses.

    Celle de la CGT ressort son projet de «sécurité sociale professionnelle», porté par les réformistes du PCF, visant à aménager dans la durée la précarité et la flexibilité du travail. Ainsi, un salarié licencié serait considéré comme étant en formation, tandis qu’un «Nouveau Statut du Travail Salarié», permettrait de capitaliser en quelque sorte un socle de droits acquis au cours de la carrière, financés par un fonds géré par l’Etat, les entreprises et les «représentants» des salariés. Ceci tourne le dos au principe de la véritable Sécurité Sociale et s’en remettant à l’Etat pour qu’il daigne orienter les aides aux entreprises vers celles qui créent de l’emploi au détriment de celles qui délocalisent ou pratiquent la spéculation financière.

    Ainsi, le nouveau mot d’ordre «Zéro chômeur» (le chômage est inhérent au capitalisme, il est nécessaire à la bourgeoisie pour maintenir les salaires le plus bas possible, il n’y a qu’en URSS et dans les pays socialistes qu’on a pu liquider le chômage) n’est-il qu’un slogan trompeur dissimulant l’inscription des dirigeants syndicaux dans le système capitaliste.

    Quand FO assortit son opposition à la nécessité de «tout remettre sur la table» et déclare qu’il n’y a pas un problème de système mais d’orientation de la politique économique générale (Mailly sur RTL le 9 mars), il entretient l’illusion sur la possibilité d’un autre fonctionnement du capitalisme et ignore le rôle de l’Etat comme instrument de la bourgeoisie monopoliste.

    La bourgeoisie compte sur l’encadrement et la récupération de la contestation par la social-démocratie. Le PS, qui a dépassé Sarkozy dans la régression sociale, est en effet déconsidéré pour un certain temps. Le rôle des soi-disant frondeurs, comme celui des partis réformistes du Front de Gauche, est alors de limiter la lutte à une exigence de réformes sociales et d’une politique économique alternative au libéralisme.

    De plus, la loi El Khomri, comme la loi Macron, pousse jusqu’à ses conséquences extrêmes l’annualisation du temps de travail instaurée par l’actuelle «frondeuse» Martine Aubry, alors Ministre du travail du gouvernement de gauche plurielle de Jospin. Le double langage de ceux qui prétendent être opposés à la politique de Hollande, tout en s’alliant au PS aux élections et en appelant à une primaire à gauche avec les serviteurs du capital déguisés en socialistes authentiques, doit faire réfléchir sur la véritable nature de ce qu’on présente comme la «gauche de la gauche».

    Aujourd’hui, la crise du capitalisme rend impossible toute réforme progressiste, et oblige les monopoles capitalistes à liquider les droits des travailleurs et les conquêtes sociales obtenues par nos anciens, pour maintenir leur taux de profit, faute de quoi ils seront broyés par d’autres monopoles concurrents. Il n’y a pas d’issue avec le capitalisme, il faut le renverser par la révolution et construire une société nouvelle: le socialisme-communisme.

    Ainsi, il faut assurer le succès des manifestations et des grèves pour obtenir le retrait de la loi El Khomri, mais aussi la relaxe des travailleurs poursuivis, licenciés ou condamnés pour faits de lutte (à Air France, la Poste, Goodyear…). Il faut aussi que tous les travailleurs s’affilient aux syndicats, quelle que soit leur position, et y expriment leurs revendications pour couper l’herbe sous le pied des réformistes qui ne jurent que par le «dialogue social». Enfin, il faut une organisation politique révolutionnaire des travailleurs. Le Collectif «DEFENSE» a commencé à la construire. Rejoignez-le.

    Source : https://collectifdefenseblog.wordpress.com/2016/03/21/second-tract-contre-la-loi-el-khomri/

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    Contactez l'OCF (Organisation des Communistes de France) >> ocf@kominform.org

     

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