• - LUTTONS POUR LE RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI ET NOS REVENDICATIONS, PAS POUR RÉFORMER UN SYSTÈME À BOUT DE SOUFFLE !

    Par le "Collectif défense" (suivi de "Les preuves que le pouvoir est de plus en plus aux abois face à l’ampleur des mobilisations qui se multiplient" par le Collectif Intervention Communiste et de "Loi travail: Durant votre sommeil, le Sénat a durci l'article 2 et supprimé les 35 heures")

    - LUTTONS POUR LE RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI ET NOS REVENDICATIONS, PAS POUR RÉFORMER UN SYSTÈME À BOUT DE SOUFFLE !- LUTTONS POUR LE RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI ET NOS REVENDICATIONS, PAS POUR RÉFORMER UN SYSTÈME À BOUT DE SOUFFLE !

    Les travailleurs de nombreux secteurs sont en lutte: cheminots, éboueurs, personnels du transport aérien, de la Poste, de la Banque de France, du raffinage… selon les formes qui permettent la participation du plus grand nombre avec le minimum de perte de salaire.

    Des caisses de solidarité ont d’ailleurs été instituées; des milliers de travailleurs, souvent les plus précaires, des retraités, citoyens, petits commerçants, apportent leur soutien à la lutte contre cette loi de régression de civilisation.

    À la SNCF, la direction a cédé sur quelques revendications afin de faire cesser la grève, mais la division de la SNCF en trois entités, la liquidation du statut Cheminot (le RH0077) et l’élaboration d’une convention collective en lieu et place de celui-ci ne sont pas remis en cause, et l’article 49 du projet d’accord reprend le contenu de l’article 2 de la loi El Khomri: les organisations syndicales l’ayant signé pourront négocier des aménagements du temps de travail moins favorables aux travailleurs que ce que la loi permet.

    Les cheminots ne s’y trompent pas et votent massivement la reconduction de la grève.

     

    Berger multiplie les attaques contre les travailleurs en lutte et des négociations ont cours en haut lieu, sans mandat des travailleurs, pour faire cesser le mouvement, avec des dirigeants syndicaux plus sensibles à leur image «responsable» qu’à leur devoir de soutenir leur classe.

    Les manifestations, luttes, blocages, grèves… pour le retrait de la loi El Khomri en lien avec la satisfaction des revendications des travailleurs en matière de salaires, horaires, conditions de travail… révèlent une prise de conscience qu’il ne faut pas compter sur les directions confédérales qui sont aux mains des partis de la social-démocratie (PS, PCF, Front de Gauche) et qui redoutent comme la peste un mouvement uni et puissant qui mettrait en difficulté la bourgeoisie et remettrait en cause la sacro-sainte compétitivité des entreprises et la dictature de l’Etat bourgeois.

    - LUTTONS POUR LE RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI ET NOS REVENDICATIONS, PAS POUR RÉFORMER UN SYSTÈME À BOUT DE SOUFFLE !Avec les prochaînes élections présidentielles, la social-démocratie en faillite tente en vain de se présenter comme un rempart contre une politique de droite qui serait pire, alors que le PS a instauré les contre-réformes commandées par le capital monopoliste et que la droite n’aurait pas osé mettre en oeuvre, en usant de la répression et du passage en force parlementaire.

    Les présidentielles constitueront une fois de plus une mascarade pour donner un vernis démocratique à la dictature de la bourgeoisie. Y participer, même avec un programme «de gauche», c’est cautionner et renforcer cette dictature et masquer  le caractère répressif de l’Etat.

    Il est indispensable que les syndicats ne soient pas laissés entre les mains de la bureaucratie qui introduit des revendications qui ne viennent pas de la base et sont contraires aux intérêts des travailleurs, comme la fameuse «sécurité sociale professionnelle» qui sert à accompagner la précarité institutionnalisée en dédouanant le patronat de sa responsabilité dans le chômage et en l’exonérant en partie de ses obligations de financer la sécurité sociale et la formation professionnelle. Les travailleurs doivent se syndiquer massivement et imposer leurs revendications, s’organiser politiquement dans le Collectif pour que leurs luttes soient efficaces et ne soient pas récupérées par les partis de «gauche» qui n’ont d’autre but que d’aménager le système capitaliste pour empêcher la révolution.

    Le capitalisme n’est en effet plus à même de satisfaire durablement une quelconque revendication et de résoudre sa crise. Il doit être renversé au profit d’une société socialiste dans laquelle les richesses produites par les travailleurs bénéficieront à l’ensemble de la société et non à une minorité d’exploiteurs.

    Continuons la lutte pour le retrait inconditionnel de la loi!

    À bas le capitalisme!

    Source : https://collectifdefenseblog.wordpress.com/2016/06/13/luttons-pour-le-retrait-de-la-loi-el-khomri-et-nos-revendications-pas-pour-reformer-un-systeme-a-bout-de-souffle/

    - Les preuves que le pouvoir est de plus en plus aux abois face à l’ampleur des mobilisations qui se multiplient.

    Le Collectif Intervention Communiste salue les centaines de milliers de manifestants, travailleurs, jeunes et retraités qui, à Paris et en Province, ont montré la force de leur mobilisation contre la loi El Khomri le mardi 14 juin 2016. Car bien loin de s’affaiblir, ce mouvement impulsé par l’intersyndicale de 7 organisations a su démontrer toute sa vigueur et sa détermination malgré les violences policières et le matraquage médiatique visant au dénigrement continu.

    Les preuves que le pouvoir est de plus en plus aux abois face à l’ampleur des mobilisations qui se multiplient.

    Manœuvres et violences policières

    De nombreux témoignages concernant la manifestation parisienne révèlent que les provocations étaient d’abord du côté des CRS et policiers en civils, et ce avant même le départ du cortège. Leur présence au milieu et devant les manifestants, leurs charges à répétition, leurs coups et jets de grenades lancés sans discernement et sans raison apparente, se sont poursuivis y compris jusqu’à l’esplanade des Invalides (fin du parcours), où les manifestants de Province cherchaient simplement à regagner leurs cars. Beaucoup se sont interrogés sur l’incroyable inefficacité de ces mêmes forces de l’ordre, incapables d’empêcher les casseurs d’agir, alors même qu’ils se trouvaient en tête de manif, et que le service d’ordre de la CGT les avait isolés. Dès lors, on ne peut que s’interroger sur le rôle véritable que le pouvoir a laissé jouer à ces casseurs de vitrine, qui devenaient opportunément des « empêcheurs » de manifester...

    Malhonnêteté et mensonges médiatiques 

    Pour quiconque ayant participé à cette journée de mobilisation, le traitement de l’information sur ce sujet, au soir du 14 juin, de la part des principaux médias, ne peut que paraître hallucinant de malhonnêteté : aucune remise en cause des chiffres ridicules fournis par le ministère de l’Intérieur sur le nombre de manifestants (oser avancer 75 000 à Paris, alors que les derniers manifestants ont dû patienter plus de 4 heures Place d’Italie pour démarrer...) ; des commentaires axés quasi exclusivement sur les dégâts commis par les casseurs et leurs victimes, avec des amalgames souvent tendancieux entre « casseurs » et manifestants ; l’utilisation d’un fait divers (le meurtre de deux policiers, que nous condamnons) pour occulter l’ampleur des manifestations. À un tel niveau de désinformation, la collusion complice entre « grands médias » et pouvoir au service des monopoles ne peut plus faire de doute pour un nombre grandissant de travailleurs.

    - LUTTONS POUR LE RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI ET NOS REVENDICATIONS, PAS POUR RÉFORMER UN SYSTÈME À BOUT DE SOUFFLE !L’interdiction de manifester : l’annonce d’une répression de masse ?

    D’où le recours à une nouvelle étape de la violence d’État, exposé successivement par Valls et Hollande : sur France Inter d’abord, Valls a rejeté sur la CGT la responsabilité des exactions commises, pour demander qu’elle « cesse d’appeler à de nouvelles manifestations » ; puis, ce fut le tour de Hollande, annonçant en Conseil des ministres qu’il n’y aurait plus « d’autorisation de manifester si les conditions de la préservation des biens et des personnes et des biens publics ne sont pas garantis ».

    Cette annonce d’interdiction de manifester ne fait que prolonger les graves attaques contre les droits et libertés démocratiques que constituent l’état d’urgence et la dernière loi pénale ; elle a comme double objectif de diviser le mouvement syndical en ciblant exclusivement la CGT, et de susciter la peur d’une répression de masse, pour affaiblir l’organisation des mobilisations.

    La meilleure réponse que les travailleurs et couches populaires peuvent opposer à cette violence de classe de l’État capitaliste, c’est celle de leur unité dans l’action et l’amplification de ce mouvement pour le retrait de la loi El Khomri. Mais pour que la peur change de camp, et contraigne le pouvoir à céder sur les revendications des travailleurs et de la jeunesse, il est nécessaire d’inscrire cette bataille dans le cadre de l’affrontement de classes actuel. La classe capitaliste, avec tous ses représentants économiques, politiques et idéologiques, doit devenir la cible du mouvement populaire, pour que s’ouvre une alternative réelle, révolutionnaire, au système d’exploitation-répression qu’est le régime capitaliste.

    Paris, le 15 juin 2016

    Source : http://www.urcf.fr/spip.php?article947

    - LUTTONS POUR LE RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI ET NOS REVENDICATIONS, PAS POUR RÉFORMER UN SYSTÈME À BOUT DE SOUFFLE !- Loi travail : Durant votre sommeil, le Sénat a durci l'article 2 et supprimé les 35 heures.

    La fin des 35 heures. C'est notamment ce qu'a voté le Sénat dans la nuit de jeudi à ce vendredi, lors de son examen de l'article 2 de la loi Travail.

     

    Cet article, qui instaure la primauté des accords d'entreprises sur les accords de branches et qui a provoqué la colère de la CGT, a été voté contre l'avis du gouvernement par 186 sénateurs contre 153. Il sera réécrit lors de la prochaine lecture du texte à l'Assemblée nationale, qui a le dernier mot dans l'élaboration des lois.

    Myriam El Khomri : «Vous voulez revenir aux 39 heures sans compensation»

     «Nous voulons pousser la logique de cet article jusqu'au bout sur la durée du travail, tant sur les 35 heures que sur la durée minimale de temps partiel», a annoncé le rapporteur de la commission des Affaires sociales, Jean-Baptiste Lemoyne (LR), en défendant la version du Sénat. «La ficelle est un peu grosse», lui a reproché la ministre du Travail, Myriam El Khomri. «Avouez que vous voulez revenir aux 39 heures, voire aux 40 heures sans négociation ni compensation», a-t-elle critiqué, affirmant que «le gouvernement entend bien que les 35 heures demeurent dans l'ordre public social» et qu'il n'est pas question «de revenir sur cette règle par la petite porte».

    Entamé mardi soir, le débat sur cet article a été marqué par l'opiniâtreté des sénateurs du groupe Communistes, républicain et citoyen (CRC), auteurs de plus de la moitié des 190 amendements déposés. Estimant que cet article «constitue l'un des volets les plus régressifs de ce projet de loi», Dominique Watrin (CRC) a jugé qu'avec lui, «une entreprise pourra désormais négocier des conditions moins favorables que la convention collective de branche, ce qui ouvre la porte au dumping social». «L'inversion des normes», c'est-à-dire la primauté des accords d'entreprises, «est une commande de la commission européenne», a accusé pour sa part la présidente du groupe CRC Eliane Assassi. «Elle l'avait déjà exigé en 2011 pour la Belgique, l'Italie et l'Espagne. Nous ne pouvons l'accepter».

    Des mesures pour les handicapés et les accidentés du travail

    Nicole Bricq (PS) a défendu les accords d'entreprises, «mais ce qu'il s'est passé au Sénat, aussi bien sur les 35 heures que sur le temps de travail partiel, nous amène à voter contre l'article 2 parce qu'il a été dénaturé». En revanche, selon Catherine Deroche (LR), «toutes les entreprises demandent à ce qu'on les libère des carcans dans lesquels ont les a mis depuis des années, c'est ce que fait l'article 2».

    Le Sénat a par ailleurs prévu pour les travailleurs handicapés la possibilité de mettre en place, lorsque le temps de trajet entre le domicile et le lieu habituel de travail est majoré ou rendu pénible du fait de leur handicap, une contrepartie sous la forme de repos. Il a aussi amélioré le droit à congés payés pour les victimes d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle entraînant un handicap.

    Le projet de loi fera l'objet d'une commission mixte paritaire Sénat-Assemblée chargée de trouver un accord. En cas d'échec, attendu, c'est l'Assemblée nationale qui aura le dernier mot. Le recours à l'article 49.3, qui permet d'adopter la loi sans débat, sauf si une motion de censure contre le gouvernement est adoptée, est une possibilité, comme en première lecture.

    Source : http://www.leparisien.fr/economie/loi-travail-le-senat-durcit-l-article-2-et-supprime-les-35-heures-17-06-2016-5892631.php#xtor=AD-1481423553

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