• - Mélenchon, l'hère du peuple...

    - Mélenchon, l'hère du peuple...L’hère du peuple...

    En marge de l’ouvrage « L’ère du peuple » de Jean-Luc Mélenchon

    « Autrefois, quand le public acheteur de livres n'était pas encore constitué, les écrivains, même ceux de génie, étaient de pauvres hères, vivant des faveurs seigneuriales et royales, ce qui ne les empêchait pas de mourir misérables ».1

    Cent trente années ont passé depuis ces mots de Paul Lafargue qui constatait déjà comment l’impérialisme naissant avait conduit une « littérature niaise et démoralisante » à se développer largement.

    Il est décidément bien loin ce temps où l’appareil idéologique des classes dominantes à destination des masses populaires était plus ou moins circonscrit aux lieux de cultes.

    Aujourd’hui, alors que le public littéraire tend à se décomposer dans les centres impérialistes en déclin, la bourgeoisie n’en parvient pas moins à continuer de nourrir une cohorte d’écrivailleurs à sa solde, gardiens du sacro-saint temple "démocratique".

    Si ce personnel intellectuel lui servant à justifier sa domination est toujours constitué de « pauvres hères », c’est avant tout dans le sens d’intellectuels médiocres ayant pour seul "mérite", ou plutôt dirons-nous pour seule utilité, de distraire et de duper la grande masse des esclaves salariés aujourd’hui plus ou moins lettrés.

     

    Nous allons maintenant voir que Jean-Luc Mélenchon est sans aucun doute, derrière sa trompeuse et mystificatrice phraséologie gauchisante, l’un de ces plus nuisibles et dangereux hères. Mais au moins, les multiples mandats d’élu de ce dernier lui assureront une confortable retraite qui le placera à l’abri du dénuement dans ses vieux jours...

    Profond aveuglement politique ou infinie mauvaise foi ?

    Voilà la question qui vient aussitôt à l’esprit quand on confronte le portrait peu racoleur (pour ne pas dire presque macabre) que dresse Jean-Luc Mélenchon de "notre" président « normal », avec le soutien qu’il lui apporta au cours de l’élection présidentielle de 2012 sous prétexte d’en finir avec Sarkozy... François Hollande est ainsi caractérisé de « fossoyeur » « fourbe », « servile » et « pervers » ne renonçant devant aucune trahison et n’hésitant pas à renier ses propres engagements pour mener à bien un projet « glauque »...2

    Mais pouvait-on attendre autre chose de l’aile de "gauche" des gestionnaires du Capital ? L’exemple des gouvernements "socialistes" grecs et espagnols appliquant docilement de terribles plans d’austérité ne suffisait-il pas à prévoir cette « trahison » à l’égard des masses populaires les ayant porté au pouvoir ? Et comment croire qu’ayant été, trente ans durant, membre actif du PS, sénateur, puis ministre délégué à l'enseignement supérieur sous Jospin (2000-2002), il puisse méconnaitre le fait que François Hollande incarnait l’aile "droite", social-libérale, de son Parti et augurait ainsi sa politique de « trahison ». Tout cela est bien difficile à avaler...

    Au passage, pour la petite histoire, il n'est pas inintéressant de se plonger dans la biographie politique de Jean-Luc Mélenchon. Après avoir fait ses débuts en politique dans l'organisation trotskiste OCI (1972-1976), Jean-Luc Mélenchon poursuivit sa carrière politique au PS (1976-2008) au sein duquel il fût, plus d'une décennie durant, mitterrandiste.

    Parallèlement, dès 1983, il rejoint la franc-maçonnerie à laquelle il appartient toujours et dans laquelle il voit non pas « une machine à corrompre la classe ouvrière », mais « l'inverse », à savoir « le lieu où se conserve le fil d'or » de « notre histoire ».3

    Finalement, les répercussions de la crise des subprimes annonciatrice des plans d'austérité le conduiront à divorcer d'avec le PS pour créer le Parti de Gauche (2009) qui prendra rapidement l'ascendant sur le PCF au sein du Front de Gauche. Comme on le voit, Jean-Luc Mélenchon est un redoutable caméléon politique rompu aux tactiques de l'entrisme... Sa seule constance : sa foi aveugle dans « l'universalisme » des principes démocratiques-bourgeois qui sont comme on va le voir et comme il le reconnaît lui-même « sa religion humaine »...4

    Quoiqu’il en soit, la longue charge à laquelle se livre Jean-Luc Mélenchon contre François Hollande sous forme d’un humiliant exercice de pleurnicheur feignant la repentance, témoigne soit de sa malhonnêteté, soit de sa profonde incompétence, défauts tous deux rédhibitoires quand on prétend représenter une alternative crédible pour l’avenir... A l’OCF, nous n’avons pour notre part jamais nourri le moindre espoir ni la moindre illusion sur la politique que mènerait la nouvelle présidence.5

    Une critique sociétale implacable... enfin presque !

    Au premier abord, il semble que notre auteur n’ait pas de mots assez durs pour condamner « les mécanismes autodestructeurs de la société humaine » sous « l’aberrant capitalisme contemporain », qu’il s’agisse de « l’aveuglement des élites dirigeantes », de « l’infinie cupidité des puissants » ou de « la perversité de l’égoïsme édicté en norme suprême dans tous les domaines » qui conduit à faire l’apologie de la « réussite individuelle au prix de l’écrasement des autres », poussant ainsi par là à « la compétition généralisée pour l’emploi, le salaire, le logement » avec à la clef « le chacun pour soi, la guerre de tous contre chacun ».6

    Dans le cadre national, notre critique dénonce ainsi le pouvoir d’une « oligarchie » induit par la concentration des richesses et ayant abouti à un « ordre globalitaire » où le « pouvoir absolu » de cette minorité fortunée influente, véritable « oligarchie financière mondialisée », s’oppose à la « démocratie ».7

    De même, il transpose cette opposition sur le plan international qui voit « l’agressivité américaine », « première source d’instabilité mondiale », croître avec la menace de l’éclatement de la « bulle dollar ». Pour lui, « l’empire agressif » dont l’OTAN est le « porte-avions » voit en effet d’un très mauvais œil « la fin de l’hégémonie dollar » qu’annonce par exemple le rapprochement Chine- Russie.8

    Ces mots pourraient constituer l’embryon d’une critique véritablement radicale du capitalisme s’ils n’étaient pas étroitement mêlés aux préjugés petit-bourgeois démocrates-bourgeois et social- chauvins si profondément ancrés dans le cerveau de notre auteur. Notre auteur ne cache pas être en effet « animé » par « le républicanisme » et s’il dépeint sous de bien sombres traits l’impérialisme américain avec lequel il dénie toute communauté de valeurs, il se garde bien d’évoquer les aventures coloniales et militaristes (passées et actuelles) tout aussi peu glorieuses du nôtre...

    A « l’ordre globalitaire impérial » exécré, il n’oppose évidemment pas le socialisme scientifique, tel qu’il guida pendant trois décennies héroïques la classe ouvrière soviétique et donna pour la première fois aux travailleurs et aux peuples exploités du monde entier un idéal et un exemple concret de la puissance de la classe ouvrière une fois politiquement éveillée. En effet, pour lui, l’URSS ne fût autre chose que du « communisme d’Etat » auquel la « chute du mur » mit bruyamment un terme.9

    Le nouveau prophète de la « religion humaine » « éco-socialiste »...

    Tout au long de son ouvrage, Jean-Luc Mélenchon fait la part belle à deux poncifs rebattus de longue date par le lobby politico-médiatique de nos impérialismes en déclin : l’explosion démographique et le catastrophisme climatique...

    Après avoir souligné « l’explosion » démographique des dernières décennies ayant vu la population humaine passer de 2,5 à 7 milliards d’habitants depuis les années 1950, Jean-Luc Mélenchon remarque que notre planète est déjà incapable de « répondre aux besoins si tout le monde vivait comme nous ».10 Malthus n’est décidemment pas loin, permettant ainsi d’expliquer les futures catastrophes humanitaires et guerres civiles que nous amèneront les derniers sursauts d’un capitalisme proche de sa phase terminale... Jean-Luc Mélenchon ne devrait pas s’inquiéter outre mesure : l’horizon borné du capitalisme ne permettra sans doute jamais à la population humaine de doubler de nouveau.

    Comme nous l’avons montré dans plusieurs de nos ouvrages, il conduira même sans aucun doute au cours de ce siècle à un crash démographique à mesure qu’il fera entrer les derniers peuples économiquement arriérés dans l’âge industriel. A l’échelle internationale, l’indice de fécondité par femme a drastiquement chuté au cours des dernières décennies et n’est déjà plus que de 2,47 aujourd’hui, se rapprochant de plus en plus du taux de renouvellement de 2,1 en dessous duquel le capitalisme entrera dans une ère de crise économique globale permanente...

     

    Le tableau est encore pire en ce qui concerne le « changement climatique irréversible» que notre Cassandre décidément bien consensuelle et politiquement correcte définit comme un des trois périls majeurs de notre temps.11

    Se situant dans le registre du fidéisme dont il se réclame ouvertement,12 Jean-Luc Mélenchon brosse un tableau quasi apocalyptique nommément inspiré par les carbo-centristes du GIEC auxquels il emprunte aveuglément les projections les plus catastrophistes et mélange impunément CO2 et pollution atmosphérique...13 Pauvre CO2, que ne t’aura-t-on pas mis sur le dos !...14

    Et Jean-Luc Mélenchon de résumer avec « tout le pessimisme de la raison » :

    « Le nombre s’emballe et son espace naturel se souille à mesure, le changement climatique est commencé, la dette écologique franchit le seuil de l’irréversible, l’ordre politique du monde bascule sous nos yeux, la guerre générale se profile ».15

    Que Jean-Luc Mélenchon tempère son catastrophisme ! En ce qui concerne l’environnement, la seule chose qu’il risque, c’est de voir l’espèce humaine s’autodétruire si elle s’avérait incapable d’évoluer, c’est-à-dire de dépasser le mode de production bourgeois et de s’affranchir véritablement des nécessités immédiates de la survie ainsi que de la concurrence multiforme destructrice induite par la lutte pour la possession des moyens de production.

    La disparition de notre espèce, même si elle s’accompagnait de la disparition d’une partie significative des espèces animales et végétales existantes, ne signifierait pas la fin de toute vie sur notre planète, mais "seulement" la destruction de l’espèce la plus évoluée qu’elle ait porté jusque-là et le gâchis de tout au plus quelques centaines de millions d’années d’évolution... Notre planète s’en remettrait donc un jour. Non, le principal gâchis concernerait assurément notre espèce. Mais comment une espèce peut-elle véritablement respecter son environnement quand elle est incapable de respecter et d’offrir une existence digne à l’ensemble de ses propres membres ?!

    Alors commençons par régler la question fondamentale de l’esclavage salarié et la nouvelle société communiste aidera notre espèce à trouver les moyens d’interagir plus durablement avec son écosystème !

    « L’éco-socialisme » comme panacée aux maux du capitalisme

    Au pouvoir exécré de la « globalisation financière » mise en œuvre par une « caste toute-puissante », constituée par 3 % d’êtres humains possédant autant de richesses que les 85 % les plus démunis, il oppose comme "alternative" l’avènement d’une « révolution citoyenne » instaurant une 6ème république sociale capable de « rendre le pouvoir aux citoyens » et faisant la part belle à la défense de « l’intérêt général humain ». Cette « écologie républicaine » sera un modèle de « décroissance » et de « sobriété ». Elle permettra de remplacer la « main invisible du marché » ainsi que « la concurrence libre et non faussée » par des valeurs de « solidarité », de « coopération », d’écologie ; et, à l’échelle internationale, par un « protectionnisme solidaire » qui permettra d’ « en finir avec le libre échange » et les délocalisations : « le grand déménagement du monde doit cesser ».16

    Cet « éco-socialisme » renouant avec les principes de « liberté, d’égalité et de fraternité », sera alors capable de faire naître un « nouveau géant français » cessant de « s’intégrer servilement aux politiques de l’empire nord-américain » pour redevenir « une puissance à vocation universelle, présente sur les cinq continents » et œuvrant à l’avènement d’un nouvel « ordre altermondialiste » ayant pour souci « d’élargir le champ du droit » et d’instaurer « une amicale coopération ».17

    Plutôt que de démonter ici en détail les élucubrations économiques avancées par Jean-Luc Mélenchon, nous renvoyons à notre critique des fondamentaux d’un des ouvrages majeurs de l’économiste altermondialiste Jacques Généreux auquel Jean-Luc Mélenchon fait référence nommément à deux reprises.18 L'ensemble de notre critique de Jacques Généreux s'applique ainsi par ricochet à notre pauvre hère...

     

    Clou du spectacle, Jean-Luc Mélenchon présente le tableau prospectif de son « éco-socialisme » qu’il définit comme la « synthèse » entre une « écologie anti-capitaliste » et un « socialisme débarrassé des logiques du productivisme », comme une « alternative concrète et radicale » allant à « la racine des causes» du mal: la «marchandisation» à tout va et le «consumérisme» induits par le « capitalisme et le productivisme ».19

    Il feint même d’aborder la question de la propriété, qu’il reconnaît comme étant « un point très sensible », en la limitant à « l’eau, l’air, la terre, le savoir » en d’autres termes à ce qui appartient d’ordinaire souvent à la sphère "des services et des biens publics" dans les pays bourgeois avancés.20 On comprend ainsi que ce n’est pas un oubli fortuit si notre auteur omet de mentionner les usines, les commerces, les transports, les banques, etc., et se garde naturellement bien de souligner que c’est grâce à ce monopole sur l’ensemble des affaires économiques, que la minorité capitaliste détourne à son profit le fruit du labeur des simples esclaves salariés... et dispose au passage des moyens de communication pour se les soumettre idéologiquement.

    Une "alternative" éco-socialiste qui finit en fausse-couche...

    Pauvre Marx, pauvre Lénine ! Que de préjugés petit-bourgeois réactionnaires amoncelés en si peu de pages. Que d’illusions élevées au rang "d’alternatives" aussi grandiloquentes que creuses, pompeuses et utopistes!... Comme si la production marchande soi-disant "régulée" pourrait conduire à humaniser le capitalisme, à enrayer l’anarchie et le gaspillage qui lui sont inhérents et enfin à modifier en profondeur la forme des sociétés humaines... Comme si la caste au pouvoir allait un jour se laisser déposséder pacifiquement (ou même seulement se résoudre à modérer sa soif de profit) dans le cadre coercitif de la production marchande internationale... Comme si les Etats bourgeois militaristes allaient d’un coup de baguette magique se transformer en "Etats de tout le peuple" !... Comme si enfin toutes ses conceptions inspirées du proudhonisme et du kautskisme pourraient mener notre espèce à autre chose qu’à de nouvelles cruelles et sanglantes déconvenues, et contribuer à autre-chose qu’à aider la bourgeoisie à perpétuer pour un temps l’esclavage salarié !...

    Pour Mélenchon, le marxisme est dépassé, mort et enterré : pour lui, c'en est fini de « l'ancienne révolution socialiste ». Dans la lutte qu’il appelle de ses vœux, l’action sera en effet menée par « le peuple » « et non une classe particulière dirigeant le reste de la population » : « Ici, c’est le peuple qui prend la place qu’occupait hier la « classe ouvrière révolutionnaire » ».21

    Ce qui est dépassé, ce n’est évidemment pas le marxisme-léninisme, dont l’idéologie matérialiste- dialectique elle seule permet de comprendre et le monde en vue de le transformer, mais les élucubrations archi-rebattues de Jean-Luc Mélenchon, de son mentor Jacques Généreux, et de toute la cohorte de "lanceurs d’alerte" petit-bourgeois qui somment aujourd’hui les gros capitalistes d’ouvrir les yeux pour tenter de conjurer le spectre grandissant de l’explosion... et de la révolution sociales !

    Pour nos défenseurs masqués de l’ordre bourgeois, la véritable alternative à l’ordre actuel ne viendra pas de la lutte révolutionnaire du prolétariat ouvrier indien, mexicain ou sud-africain, etc., c’est-à- dire de ces travailleurs d’avant-garde qui au prix de leur sueur, de leurs larmes et de leur sang, s’éveillent à la lutte et commencent à prendre en mains la défense de leurs propres intérêts (travailleurs auxquels Jean-Luc Mélenchon ne fait pas la moindre référence), mais des masses petite- bourgeoises prétendument "éclairées" des pays bourgeois et du prolétariat bourgeois "indigné", laminé par l’austérité et aujourd’hui en décomposition (couches sociales en fait impuissantes car hétéroclites et farcies de préjugés démocratiques-bourgeois et social-chauvins).

    A n’en pas douter, à l’instar de François Hollande à qui il fait ce reproche, Jean-Luc Mélenchon est un « usurpateur » et un « voleur de mots ».22 Prétendant s’inspirer du « matérialisme historique » et faisant la promotion d’un « éco-socialisme » ou règnera une « planification écologique », il cherche à travestir sa volonté de réformer le capitalisme sous un vocable idéaliste faussement gauchisant.23

     

    Ainsi, il contribue à en prolonger l’agonie, dépossédant au passage les travailleurs de leur riche et précieux héritage révolutionnaire pour mieux les dissuader de s’organiser indépendamment. La seule chose que notre auteur a donc à proposer aux exploités, c’est, à l’instar ce que proposent tous les réformistes bourgeois depuis plus d’un siècle, l’illusion de la possibilité d’instaurer un partage moins inégalitaire des richesses et l’extension des aspirations démocratiques... entrant quotidiennement en contradiction avec le pouvoir réel de la bourgeoisie découlant de son monopole économique. Ainsi, quelles que soient les intentions subjectives de Jean-Luc Mélenchon, il contribue à sa façon, à l’instar de tous les idéologues bourgeois, à boucher aux exploités toute perspective d’avenir réellement alternative à la société capitaliste.

    Mais Jean-Luc Mélenchon ne trompe pas seulement les travailleurs sur la seule nature du "changement" qu’il propose, mais également sur les moyens d’y parvenir. Il se représente ainsi cette transition comme "démocratique", pacifique, comme un simple produit d’un peuple éclairé se constituant en... « Assemblée constituante » !...

    Si nous sommes d’accords avec Jean-Luc Mélenchon pour affirmer de l’Histoire qu’elle nous apprend qu’ « à toute condition sociale finit par correspondre une conscience collective », nous ne pensons pour autant pas comme lui que « cette conscience soit claire ou confuse n’empêche rien » et que « ça se fait tout seul »...24 L’Histoire réelle (et non pas fantasmée, telle qu’elle se joue dans la tête de Jean-Luc Mélenchon), nous prouve au contraire que l’élément conscient est primordial, et que les classes exploiteuses menacées ou déchues cherchent par tous les moyens à préserver/recouvrer leur pouvoir et disposent souvent de puissants leviers idéologiques à cette fin, sans même parler des multiples héritages culturels négatif légués par le capitalisme, legs qui persiste longtemps après l’abolition de l’exploitation.

    « L’hère du peuple », disions-nous, voici ce qu’est en réalité Jean-Luc Mélenchon, un misérable écrivain-politicard farci de préjugés petit-bourgeois au service réel... de ceux qu’il prétend combattre !

    Quant à la véritable ère du peuple, celle qui fera trembler les capitalistes du monde entier et mettra un terme définitif à l’esclavage salarié, elle s’ouvrira un jour prochain de nouveau sous la direction du prolétariat industriel et de son Parti communiste marxiste-léniniste...

    Vincent Gouysse, pour l’OCF, le 15/03/2015

    Notes :

    • 1 Paul Lafargue, Sapho, paru dans Le Socialiste, 2 janvier 1886

    • 2 Jean-Luc Mélenchon, L’ère du peuple, Editions Fayard, octobre 2014, pp. 20-29

    • 3 Mélenchon est bien franc-maçon, Le Figaro.fr, 17/01/2012

    • 4 Mélenchon, Ouvrage cité, p. 15

    • 5 Cf. Vincent Gouysse, 2011-2012 : Reprise... de la crise !, Edition numérique, pp. 188-189

    • 6 Mélenchon, Ouvrage cité, pp. 12 ; 15 ; 112

    • 7 Mélenchon, Ouvrage cité, pp. 66-67 ; 122-123 ; 128-129 ; 131 ; 146

    • 8 Mélenchon, Ouvrage cité, pp. 68-75 ; 82 ; 128-129 ; 131 ; 146

    • 9 Mélenchon, Ouvrage cité, p. 17

    • 10 Mélenchon, Ouvrage cité, pp. 33-37

    • 11 Mélenchon, Ouvrage cité, p. 143

    • 12 Mélenchon, Ouvrage cité, p. 15 ; Le blog de Jean-Luc Mélenchon, Laïcité et concordat, 24/02/2012 - http://www.jean-luc- melenchon.fr/2012/02/24/interview-dans-le-magazine-la-vie/

    • 13 Mélenchon, Ouvrage cité, pp. 45-54

    • 14 Nous renvoyons ici aux pages 187 et suivantes de l'édition numérique de notre ouvrage Le réveil du dragon (2010) dont un chapitre traite en détail de la réalité du "changement climatique".

    • 15 Mélenchon, Ouvrage cité, pp. 148-149

    • 16 Mélenchon, Ouvrage cité, pp. 30 ; 54-58 ; 66-67 ; 84-85 ; 138-139

    • 17 Mélenchon, Ouvrage cité, pp. 82-85

    • 18 Mélenchon, Ouvrage cité, pp. 12 ; 134 . – Cf. Vincent Gouysse, Les classes sociales sous l’impérialisme (2013), Edition numérique, pp. 217 et suivantes.

    • 19 Mélenchon, Ouvrage cité, pp. 145-147

    • 20 Mélenchon, Ouvrage cité, pp. 125 ; 138 • 21 Mélenchon, Ouvrage cité, pp. 13 ; 121 ; 137-138 • 22 Mélenchon, Ouvrage cité, pp. 26-27 • 23 Mélenchon, Ouvrage cité, pp. 15 ; 91 • 24 Mélenchon, Ouvrage cité, p. 115

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