• - NI AUSTÉRITÉ DE DROITE, NI AUSTÉRITÉ DE GAUCHE… BOYCOTT & ABSTENTION

    NI AUSTÉRITÉ DE DROITE, NI AUSTÉRITÉ DE GAUCHE… BOYCOTT DES PRÉSIDENTIELLES !Par le "Collectif défense "

    L’élection présidentielle de 2017 consistera une fois de plus à faire désigner par les électeurs le principal représentant de la bourgeoisie au pouvoir.

    La constitution de la 5e République attribue au Président de la République des pouvoirs très importants, mais, quelle que soit son étiquette, il ne pourra pas faire une autre politique que celle que lui dicte la classe capitaliste.

    Pour masquer cette dictature de l’oligarchie financière, un pluralisme de façade est entretenu au niveau des partis et des candidats du système. Or, aucun parmi eux ne remet en question le système économique capitaliste qui enfonce le monde entier dans la crise et accroît les dangers de guerre.

     

    La campagne des différents candidats de «gauche» ou de «droite» porte sur les solutions à mettre en oeuvre pour restaurer la compétitivité des entreprises, faire baisser le «coût du travail» et les dépenses publiques, donner à l’armée française les moyens de faire face au terrorisme…

    Fillon, qui a emporté la primaire à droite, exprime le plus les désidératas de la bourgeoisie dans son programme. Le PS au pouvoir les avait aussi grandement satisfaits avec les lois Macron, El Khomri, Rebsamen… mais le MEDEF veut aller plus loin.

    À «gauche», des prétendants à la candidature rivalisent en surenchérissant sur le discours de droite pour flatter encore plus l’électorat traditionnel des «Républicains» ; des socialistes, écologistes et autres, expliquent à qui veut les entendre que les intérêts des salariés et des entreprises sont convergents, que les catégories de travailleurs qui ont quelques avantages par rapport à ceux qui sont les moins bien lotis doivent renoncer à leurs «privilèges» pour sauver «notre modèle économique et social».

    Or, les différentes élections qui se sont succédé depuis une quinzaine d’années voient le taux d’abstention s’élever, particulièrement dans les couches populaires. Ceci traduit un accroissement de la défiance envers les partis traditionnels, un rejet plus ou moins conscient du système.

    La crise économique provoque ainsi une crise de la représentation politique et une montée du mécontentement et la persistance des luttes.

    Le capitalisme est incapable d’assurer les besoins élémentaires de la population en matière de logement, d’éducation, de santé, de fournir un travail à chacun.

    Les conditions objectives pour son renversement sont donc réunies, et la nécessité d’un parti révolutionnaire qui organise et dirige la lutte vers l’objectif de la révolution est plus urgente que jamais. Ce n’est pas en participant à la mascarade électorale que sont les élections présidentielles que l’on peut avancer vers l’expropriation du capital privé des entreprises industrielles, agricoles, commerciales et bancaires, l’établissement du contrôle ouvrier sur la production et la ré-industrialisation avec une économie planifiée démocratique et centralisée. C’est en brisant l’État bourgeois et en le remplaçant par un État du prolétariat qu’on résoudra les problèmes économiques, sociaux, écologiques…

    Parmi les obstacles dressés devant les travailleurs en lutte contre la loi El Khomri, il y avait en premier lieu la volonté de sauver la social-démocratie (qu’il s’agisse du PCF, de Mélenchon, des Frondeurs du PS…) pour lui permettre de se présenter à la Présidentielle comme le sauveur du «modèle social français» en promettant l’abrogation de la loi dite Travail.

    Présenter ou soutenir un candidat dans ces conditions revient à soutenir le système et à retarder la prise de conscience qu’il faut faire la révolution. Déplorer qu’aucun candidat ne porte les revendications des travailleurs et ne remette en cause le système, tout en laissant entendre que l’élection présidentielle serait un moyen d’aboutir à des changements en faveur des travailleurs en faisant pression par les luttes sur le vainqueur, c’est encore se méprendre sur la nature de l’État, faire l’impasse sur le rapport des forces existant dans la classe ouvrière,  et faire croire que la bourgeoisie peut encore céder aux revendications sous la seule pression des luttes.

    Il faut rejeter la théorie selon laquelle chaque victoire des revendications apprivoiserait de plus en plus l’ennemi de classe.

    Le Collectif DÉFENSE soutient les revendications des travailleurs, mais il les appelle à les opposer à la logique du système capitaliste, à les inscrire dans la lutte pour la révolution socialiste qui brisera la dictature des monopoles : emploi en CDI pour tous sans démolition ni aménagement régressif du Code du travail, retraite pleine et entière à 60 ans avec 37 ans et demi de cotisation et 55 ans pour les travaux invalidants, expropriation de tous les monopoles privés du service public… Il appelle à développer les luttes, en particulier contre la loi El Khomri, à être vigilant contre les guerres impérialistes, à empêcher leur escalade, et à rejeter le monarcho-présidentialisme en boycottant les présidentielles de 2017 ; le taux d’abstention et de refus de vote constitueraient un point d’appui contre la politique d’austérité de la droite ou de la sociale-démocratie et contribuera idéologiquement à préparer la révolution socialiste.

     

    Source >> https://collectifdefenseblog.wordpress.com/2017/01/04/ni-austerite-de-droite-ni-austerite-de-gauche-boycott-des-presidentielles/

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  • Commentaires

    3
    Barbusse
    Jeudi 16 Février à 17:39

    Bonjour, camarade

    Merci de la publication de mes critiques de ce texte

    J'ai bien compris tout l'intérêt de votre démarche, d’où mon intervention, qui, soit dit en passant, aurait mérité que je la relise mieux avant de poster, cela en raison de ce que les répétitions et mauvaises formulations en rendent désagréable la lecture.

    Ouvrier communiste

    2
    Barbusse
    Jeudi 16 Février à 14:29

    Bonjour, camarades

    Permettez-moi quelques mots, sur ces quelques extraits du texte qui de mon point de vue méritent discussions.

    Premier extrait :

     « Le taux d’abstention et de refus de vote constitueraient un point d’appui contre la politique d’austérité de la droite ou de la sociale-démocratie et contribuera idéologiquement à préparer la révolution socialiste. »

    Taux d’abstention et refus de vote, si effectivement apparaissent comme un rejet du jeu de dupes que sont les consultations électorales en système capitaliste ; il est idéologiquement osé d’affirmer qu’ils peuvent constituer un point d’appui contre la politique d’austérité des deux bords. Pourquoi cela ?

    - déjà parce qu'abstention et refus de vote, traversent toutes les couches de la société aux intérêts économiques et politiques divergents.

    - et que la faiblesse idéologique qu’elle enferme, du point de vue de la prise conscience d’appartenance de classe, ne supprime en rien la capacité de l’extrême droite à la vendanger, en là vidangeant.

    Maintenant, quant à penser qu’ils peuvent contribuer à préparer idéologiquement la révolution socialiste, c’est simplement, apporté beaucoup de crédit au spontanéisme des masses, qui en l’absence d’un véritable Parti ouvrier, avant-garde de la classe ouvrière, peut accoucher, même à leurs dépens, de beaucoup d’aventures politiques, mais certainement pas de la révolution socialiste.

    A contrario, ce qui peut être vrai, est que ces situations de refus des mascarades électorales, peut permettre de rendre visibles les éléments les plus à l’avant-garde qu'abstention et refus de vote inspirent ; disposer à venir renforcer le parti en acceptant de se placer sous sa direction politique et organisationnelle des camarades ouvriers idéologiquement instruits des principes fondamentaux du communisme.

     Maintenant choses plus "comiques", bien que de pur jus réformiste ; qui peut nous expliquer en quoi ses revendications tirées du texte, et citer ci-après sont de nature anti-capitaliste :
    « Emploi en CDI pour tous sans démolition ni aménagement régressif du Code du travail, retraite pleine et entière à 60 ans avec 37 ans et demi de cotisation et 55 ans pour les travaux invalidants, expropriation de tous les monopoles privés du service public… »

    Déjà évoquée, la défense du code du travail sans démontrer sa véritable nature de classe, c’est au mieux une faute, au pire avoir déjà un pied englué dans le marais du réformisme.


    Concernant le contrat CDI, je voudrais rappeler qu’en système capitaliste, il est aussi un contrat précaire. Les millions de travailleurs licenciés dans la grande industrie sont là pour en attester. Il est juste une forme juridique passagère, codifiant l’exploitation des travailleurs, en correspondance avec un degré de développement économique ascendant du capitalisme.

    Pour ce qui est de la revendication de la retraite pleine et entière à 37 ½ de cotisation, et son blablatage autour de sa possibilité d’être à 55 ans pour les travaux invalidant ; nous ouvriers pour la plupart, la vivont comme une vaste fumisterie. Frappant plus singulièrement les femmes premières victimes des carrières courtes, elle est une manière à peine dissimulée de nous faire les poches, même après que nous ayons rejoint le cimetière. Cela pour le pur profit des classes moyennes, par transfère de notre capital de cotisation dont nous ne pouvons profiter, en raison de ce que font figure de héros ceux qui dans notre classe arrivent à les cumuler effectivement. Cette revendication scélérate et profondément réformiste, ne peut que concerner les salariés des catégories sociales du service public « bénéficiant » de la garantie de l’emploi, et encore à la condition d’avoir débuté leur carrière avant leur vingt deuxième année.

    Quant à l’expropriation de tous les monopoles privés du service public… Quant à l’expropriation de tous les monopoles privés du service public… Seuls des réformistes avérés peuvent défendre stricto-sensus, cette revendication, du maintien du service publique. Ces services dits aux publics, en système capitaliste marquent simplement un haut degré de socialisation de toute la société. Un moment dans l’histoire de son développement où la société capitaliste organise des services à la personne conformes à ses intérêts d’implantation territoriale. De plus, la revendication de la défense des services dits publics est un moyen de passer idéologiquement en fraude l’idée d’un État au-dessus des classes sociales, organisant la vie du citoyen en toute neutralité. C’est une revendication défendant les intérêts de la petite-bourgeoisie réformiste, créant la confusion entre légitime défense du statut des agents des services publics, et la défense de l’identité structurelle de leur lieu d’exploitation. Il n’est pas d’État au-dessus des intérêts de classe, comme il en va d’ailleurs des services dits publics qu’ils rendent.

    Un ouvrier communiste

     

      • Jeudi 16 Février à 17:02

        Cher camarade,

        tu as tout à fait raison.

        Ta critique est pertinente.

        Ce blog est ouvert au débat et tous les articles qui y sont publiés ne sont pas ceux de la rédaction.

        Ainsi, j'ai publié cet article dont la rédaction a été le fait du Collectif défense.

        Ce n'est qu'en débattant entre communistes, sans arrière-pensée, que petit à petit des liens vont se tisser entre-nous, malgré les divergences qui nous habitent.

        Le but est de favoriser la reconstruction d'un authentique PC sur des bases marxiste-léninistes.

        Fraternellement,

        Pour Recocom, René Sansa

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