• - Organisons la résistance à la politique de l'oligarchie, vers la révolution socialiste...

    COLLECTIF DÉFENSE : RAPPORT À L’ASSEMBLÉE DE REMISE DES CARTES DU 20 FÉVRIER 2018

    - Organisons la résistance à la politique de l'oligarchie, vers la révolution socialiste...La politique de Macron consiste à donner le maximum de libertés et d’aides aux monopoles capitalistes pour augmenter leurs profits et leur compétitivité sur le marché mondial.

    Cela implique la destruction de toutes les garanties des travailleurs, l’augmentation de l’exploitation en allongeant le temps de travail et en permettant l’accroissement de la productivité grâce à l’innovation, à l’investissement dans de nouvelles technologies qui alourdissent la charge de travail, et en supprimant du personnel.

    La Sécurité Sociale est aussi démantelée avec la fiscalisation des cotisations au profit de la CSG, le passage à 63 ans de l’âge de la retraite pour bénéficier à taux plein de la complémentaire, à quoi s’ajoute la réforme de la retraite en cours.

    La rupture conventionnelle collective, qui est un des dispositifs servant à faciliter les licenciements, a commencé à être mise en oeuvre à PSA qui avait déjà supprimé 3.000 emplois par an depuis 2013.

    Profitant des lois Macron-El Khomri, PSA opère une attaque contre les salaires avec l’aval des syndicats collaborateurs et des directions réformistes.

    L’application de la RCC dans la fonction publique donnerait un coup d’accélérateur à la liquidation des statuts dans le but de démanteler et privatiser. Déjà 120.000 emplois sont menacés, alors que 20% des travailleurs du public sont contractuels.

     

     

    L’ «attractivité française» que défend Macron, implique une course sans fin vers la destruction des acquis sociaux, à la baisse des salaires et à l’augmentation de l’exploitation pour rendre les entreprises françaises et leurs marchandises compétitives sur le marché mondial. C’est aussi à cela que servent les divers dispositifs comme le CICE, la loi EL Khomri de simplification, le «droit à l’erreur» et les mesures d’amnistie des exilés fiscaux.

    Les travailleurs n’ont rien à y gagner, d’autant plus qu’ils sont mis en concurrence avec ceux des autres pays qui subissent eux aussi des baisses de salaire visant à les rendre encore plus compétitifs. Les plans de licenciements se multiplient comme à Carrefour qui menace 10.000 emplois, la Société Générale veut en supprimer 900 et une centaine d’agences, General Electric liquide 25% de ses postes dans le monde…

    Le rapport Spinetta sur la SNCF s’inscrit aussi dans le démantèlement du service public mis en concurrence avec les monopoles privés. Il préconise la suppression du statut de cheminot déjà mis à mal avec l’appui des gouvernements de droite et de gauche, de fair payer plus l’usager, de fermer plus de 9.000 km de voies, le désengagement de l’État…

    Spinetta, haut fonctionnaire qui a dirigé plusieurs grandes entreprises, s’est fait connaître en tant que PDG d’Air France de 1997 à 2008 comme celui qui a, sous le ministre Gayssot, privatisé partiellement la compagnie aérienne, puis l’a fusionnée avec KLM pour en faire un monopole privé. Les attaques contre le statut avaient commencé bien avant lui, mais il n’en restait plus rien à la fin mis à part les sanctions.

    La crise économique, qui se traduit par une surproduction de marchandises ne trouvant pas à se vendre et une suraccumulation de capitaux ne trouvant pas à s’investir, s’accentue en provoquant une guerre économique dont font les frais les travailleurs et les peuples. Les réformistes (PCF, FdG, France Insoumise,…) expliquent qu’il s’agit d’un problème de partage inéquitable, d’une dictature des actionnaires au détriment de l’économie et des besoins, du manque de courage et de la capitulation du gouvernement et des hommes politique devant la Finance.

    Cette explication, outre qu’elle méconnaît la nature de l’État qui est toujours l’instrument de la classe possédante, ignore également les lois du capitalisme. Selon les réformistes, il suffirait d’imposer (par des luttes, certes) des mesures en faveur des couches populaires (hausse des salaires, impôts plus justes, modulation des aides et du crédit pour les entreprises qui créent de l’emploi, des richesses, au détriment de celles qui licencient, fraudent, accordent une rémunération scandaleuse aux actionnaires et aux dirigeants), réformer l’Europe, revoir les traités… pour ainsi  relancer l’économie par la hausse du pouvoir d’achat qui relancera la consommation, donc l’activité, l’emploi…

    Or, le but du capitalisme n’est pas de créer de l’emploi ni même de produire telle ou telle marchandise, mais, au stade de l’impérialisme, de faire le maximum de profits. Si un capitaliste n’en fait plus assez bien que son entreprise soit rentable et que le carnet de commande soit plein, il licenciera ou fermera l’entreprise, le plus souvent avec l’aide de l’État, et ira investir ailleurs.

    Ces illusions réformistes sont portées par les directions syndicales, ce qui contribue à limiter les luttes et à les priver de perspectives. Au lieu de mobiliser les travailleurs contre les plans de restructuration, de dénoncer le pouvoir de la bourgeoisie et ses partis, on en appelle au «dialogue social», on fait des propositions pour «une autre réforme», on demande à l’État «d’assumer ses responsabilités».

    Le capitalisme n’est plus aménageable en faveur des travailleurs, ce qui explique que les propositions d’économistes et d’intellectuels progressistes visant à «sortir de la dictature des marchés financiers» ne rencontrent que peu d’échos auprès des décideurs, non plus qu’auprès des travailleurs qui ne croient guère à la possibilité d’appliquer ces idées aussi généreuses qu’elles soient.

    Quand Mélenchon se lamente parce que Macron a l’initiative de l’offensive contre nos acquis, il révèle son impuissance devant la dictature de la bourgeoisie, alors qu’il faut aux masses une perspective révolutionnaire qu’elles doivent porter dans leurs luttes contre le capital, ce que Mélenchon rejette. Il ne critique que les attaques contre la démocratie, le libéralisme, mais rejette toute idée de renversement révolutionnaire de la bourgeoisie. Il faut agir dans les entreprises avec les syndicats pour développer et unifier les luttes sociales en riposte aux exigences du MEDEF et de la politique de Macron.

    Il ne suffit donc pas d’appuyer les luttes pour l’emploi, les salaires et les besoins sociaux, de se contenter du «tous ensemble»; il faut que les travailleurs posent le problème d’un changement de société: le renversement du capitalisme au profit du socialisme, démontrer que la propriété privée des grands moyens de production et d’échange est incompatible avec la satisfaction des besoins de la société. Il faut aussi que les luttes soient coordonnées et massives, puisque les travailleurs affrontent le même ennemi: le capital monopoliste.

    La nécessité d’une révolution est une idée partagée dans de nombreuses couches populaires de la société, comme le rejet du système politique et des partis bourgeois, l’abstention aux élections en est un signe. Les dernières élections législatives partielles dans le Vexin et à Belfort illustrent le désaveu du parti au pouvoir et des partis traditionnels, y compris le PS, sur lequel le  PCF semble toujours miser pour sa survie (avant l’élection de Macron, il disait vouloir s’allier avec le PS mais sans Hollande…)

    La théorie marxiste-léniniste, basée sur l’oeuvre toujours actuelle des classiques et sur l’expérience de la construction du socialisme en URSS de 1917 à 1956, permet de s’orienter dans les luttes, d’éviter les pièges réformistes et les fausses solutions qui ne remettent jamais en cause le système capitaliste. Elle doit être enseignée parmi les masses pour qu’il se forme une avant-garde d’où émergera le Parti.

    Pour que les travailleurs remettent en cause l’existence du capitalisme, il faut donc, en l’absence du Parti, développer le Collectif dans les entreprises et les quartiers populaires. L’idée d’éditer un journal pour les militants et les sympathisants de notre organisation peut aider à construire l’organisation révolutionnaire.

    Outre l’analyse et l’éclairage théorique qu’apporte le Collectif, il permet de faire connaître des expériences de lutte, d’oeuvrer à l’unité de celles-ci, de faire progresser la conscience de classe. Les adhérents auraient la possibilité ainsi de faire des propositions d’articles ou d’idées. Il doit avoir un contenu lié à l’actualité des luttes et un éclairage politique. Une partie doit aussi être consacrée à l’éducation des militants, servir de support au travail pratique.

    Nous n’avons pas encore la possibilité d’éditer un journal destiné aux masses, mais il est possible de diffuser tout de même notre point de vue via les tracts et l’internet. Nous avons lancé un site sur facebook pour nous faire connaître et organiser des discussions et des débats publics. La page, qui sera complémentaire à celle du site, sera plus interactive avec les lecteurs et les militants.

    Il est nécessaire aussi de programmer des écoles de formation au marxisme-léninisme, sur la base de l’étude des textes des classiques et d’analyses du fonctionnement du socialisme, afin que les membres soient plus en capacités de transmettre aux travailleurs des théories scientifiques dont ils ont besoin pour comprendre le monde et agit dessus.

    Notre Collectif a la capacité d’expliquer que le capitalisme est historiquement périmé, que si les monopoles de la production et de la distribution devenaient propriété collective nationale, les bénéfices de la production et de la modernisation profiteraient aux travailleurs qui produiraient pour la satisfaction des besoins de la société et non pour le profit individuel et privé.

    Il faut donc lier les luttes économiques à la perspective politique de renversement du capitalisme et de construction du socialisme en expliquant comment ce dernier sera à même de répondre aux besoins et aux revendications :

    -parce qu’il sera basé sur une économie planifiée au lieu de l’anarchie de la production et de la concurrence qui découlent de la propriété privée des entreprises

    -parce qu’il sera basé sur le pouvoir des travailleurs dirigés par un parti ouvrier révolutionnaire au lieu de la dictature de la classe exploiteuse maquillée en démocratie

    -parce que la production aura pour but la satisfaction des besoins des masses et non le profit maximum et immédiat.

    Source : https://collectifdefenseblog.wordpress.com/2018/03/01/rapport-a-lassemblee-de-remise-des-cartes-du-20-fevrier-2018/

    TÉLÉCHARGER : "Le socialisme, seule alternative au capitalisme"

    Télécharger « le_socialisme_seule_alternative_au_capitalisme.pdf »

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