• - Patriot Act...

    - Patriot ActAvec l'attentat terroriste manipulé à Charlie Hebdo, nous venons d'avoir notre 11 septembre.

    Demain nous aurons notre "Patriot Act".

    Pas besoin, pour l'instant, de Le Pen, les gouvernements successifs de droite et de gauche aux ordres du capital monopoliste mettent déjà en place un système autoritaire qui ressemble de plus en plus au fascisme !

     

    Le patronat garde Marine Le Pen bien au chaud pour l'heure où le peuple désespéré et dégouté la choisira comme "dernier recours".

    En attendant, les jeux malsains des Sarkozy, Hollande et Valls lui ouvrent une voie royale ! Le FN n'aura plus qu'à tirer les marrons du feu.

     

    Mais d'ores et déjà vous pouvez dire "adieu" à vos chères libertés (d'exploiter et d'abrutir) et à votre si magnifique "style de vie" (6 millions de chômeurs, 2 millions de mal logés et sans abris, ⅓ de la population qui ne se soignent plus, etc). Car demain, si le peuple ne se réveille pas en décidant de lutter contre les exploiteurs par une authentique révolution socialiste-communiste, alors se sera pire : tout ce que nous connaissons aujourd'hui sera démultiplié et nous envierons même les pays du "tiers-monde"...

     

    A chacun de choisir son camp : Laissez faire en faisant la sourde oreille ou en croyant encore aux boniments de nos perroquets du capital, ou bien agir pour en finir une bonne fois pour toute avec l'exploitation capitaliste et l'esclavage salarié !

     

    Comme le disait si bien Elsa Triolet : "Une barricade n'a que deux côtés".

     

    Suivi d'un bon coup de gueule...

    ... Par François Nicolas

     

    Que vise la campagne déferlant actuellement sur la France ?

     

    Elle ne vise aucunement à protester contre les massacres en général ! La preuve :

    • La France a massacré récemment tout un pays - la Libye - sans que cela émeuve quiconque. Mieux, toute la classe politique y a applaudi des 2 mains.
    • La France est à l’initiative de massacres étatiques de masse : en Syrie, en Afrique (après l’avoir fait en Afghanistan, en Irak, contre l’Iran). Qui manifeste contre ?
    • La France soutient les massacres étatiques de masse de ses alliés (Israël, EU…): qui proteste dans ce pays ? Qui peut penser un seul instant que de tels massacres de masse resteront sans conséquences sur le sol français ? Qui déclare la guerre ne s’étonnera pas qu’on la lui fasse !

    Première conclusion : l’indignation n’existe pas quand ce pays massacre des milliers d’indigènes mais elle se lève quand quelques Français sont eux-mêmes massacrés (rappelez-vous, bonnes gens, la guerre d’Algérie, et c’était déjà le PS-SFIO au pouvoir !).

     

    La campagne ne vise pas plus à défendre « la liberté d'expression ». La preuve :

    • la France est le seul pays au monde a avoir interdit cet été des manifestations exprimant leur solidarité avec Gaza. Liberté d’expression ?
    • L’expression d'opinions racistes est légalement interdite : Charlie aurait dû, depuis longtemps, être interdit pour ses campagnes racistes. Les gouvernements ne l’ont pas fait : le racisme anti-arabe est étatiquement encouragé en ce pays !
    • Le gouvernement ne cesse de dire qu’il ne saurait tolérer l’expression de la haine. Et pourtant, que fait d’autre Charlie ? Haine, mépris, dérision… Honte à lui !
    • Charlie ne pratiquait pas lui-même la liberté d'expression puisque Val a vidé Siné parce qu'il émettait des opinions anti-sionistes. Charlie est un journal conformiste, du conformisme colonial et raciste qui méprise les anciens peuples colonisés, qui organise subjectivement la haine.

    Seconde conclusion : la liberté d’expression est à sens unique (je crache sur les autres mais je ne tolère pas qu’ils crachent sur moi et mes amis). Ce n’est pas un principe. C’est un argument de propagande.

     

    Quel est alors l’enjeu véritable ?

    L’enjeu véritable est de transformer un massacre (qui relève d'une sorte de vendetta mafieuse et nullement de terrorisme : le terrorisme est aveugle ; ici le massacre était ciblé) en « affaire nationale », en sorte de transformer Charlie en emblème de ce pays.

    Libération le rappelle : le deuil national est une affaire rarissime (il s’agit seulement de la 5° fois dans toutes la V° République !).

    Ce massacre, par des bandits-truands, de gens par ailleurs méprisables (mais être méprisable ne mérite bien sûr pas d’être tué - qui pourrait nous faire croire que l’enjeu serait aujourd’hui de rappeler ce genre de truisme ?), relève plus du fait divers que du deuil national (prenons un exemple: si le Figaro avait insulté l’honneur d’un clan sicilien et que des membres de ce clan étaient venus massacrer la rédaction du Figaro, aurait-on considéré ce massacre comme concernant la France comme telle ?).

    Troisième conclusion : le massacre par des truands du personnel de Charlie ne concerne pas le pays comme tel !

     

    L’enjeu est donc : quel emblème pour quel pays ?

    Il faut le rappeler : Charlie est un torchon raciste, islamophobe et colonialiste; c'est le « Minute » de la gauche, le « Crapouillot » du XXI° siècle.

    Charlie fait campagne permanente, insistante, prolongée pour présenter les Arabes comme les colons de l’Algérie française les présentaient (j’ai connu cela !) : des « bougnoules » enculant les chèvres (« normal : c’est des bicots ! »), aux croyances d’attardés mentaux, aux femmes hideuses pondant leurs œufs comme des poules qui caquettent plutôt qu’elles ne parlent, etc. Et je n’invente rien : allez-y voir vous-même si le cœur vous en dit !

    Voilà donc l’emblème de ce pays ! Voilà donc à quoi il s’agirait aujourd’hui d’identifier la France !

     

    Cette campagne vise à souder les Français dans la peur de perdre leurs privilèges coloniaux et impérialistes (cela se dit ainsi : « nos valeurs : droits de l’homme et liberté d’expression » puisque toute entreprise coloniale et d’oppression s’avance au nom de « ses valeurs » contre celles des autres) dans un monde plongeant dans le chaos et les guerres, à la mesure de cette concurrence de tous contre tous que prône le capitalisme.

    Cette campagne prépare le pire ici et maintenant. Elle configure à grande échelle subjective le bouc émissaire qui est censé rendre compte des « problèmes des Français ».

    A minima, je ne serai pas de cette abjection.

    Cela ne dépend que de moi de refuser la minute de silence, le défilé pétainiste, les larmes aux yeux et les pleurnicheries sur le droit du Français d’insulter les Arabes, les Noirs, les Musulmans mais aussi les Juifs (finalement, les mêmes, que font-ils d’autre qu’insulter les Juifs quand ils proclament qu’un Juif, par nature et atavisme religieux, serait âpre au colonialisme ?).

     

    - Non, je ne suis pas « Français » ! Je défends une France (celle de la Révolution française, de 1848, de la Commune de Paris, de la Résistance, de mai 68…) contre une autre France (celle de la Restauration, du Second Empire, de la III° République, de Pétain, de Giscard et Mitterrand…). Et je pourrais aussi bien la défendre en étant Marocain, Malien, Russe ou Palestinien.

     

    - Non, je ne suis pas « citoyen » ! Définition: « citoyen = qui se considère assujetti à un État ». Je ne suis pas assujetti à l’État français. Cet État n’est pas « mon » État ! Je suis un militant politique.

     

    - Non, je ne suis pas « Républicain » ! Depuis la Commune de Paris, la République en France est d’essence coloniale (c’est le colonialisme qui assure l’existence matérielle et subjective de classes moyennes). Je suis internationaliste.

     

    - Non...

    « - Boycott de la manif de dimanche !- Pourquoi la liberté d’expression s’arrête à Dieudonné »
    Partager via Gmail Yahoo!

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :