• - Quand le PS s'en prend à la CGT ! Suivi de "Déjà 1 mois de lutte, le combat continue !"

    - Quand le PS s'en prend à la CGT ! Suivi de "Déjà 1 mois de lutte, le combat continue !"L'affiche du syndicat info'com CGT suscite un émoi qui va des syndicats de policiers aux diverses voix de droite :

    Eric Ciotti « scandaleuse, indigne et honteuse d’un syndicat totalement discrédité "

    Christian Estrosi « une honte et une provocation indigne ».

    en passant par Florian Philippot, vice-président du parti de Marine Le Pen, qui  est « très choqué » et, lui aussi, il demande au ministère de l’Intérieur de porter plainte contre la CGT.

    Preuve s'il en fallait que le parti soit-disant "anti-système" est bien un défenseur et un recours de l'ordre établi, à coup de matraques si nécessaire.

    Mais c'est le premier secrétaire du parti socialiste qui sur ce terrain aussi se distingue par sa hargne et sa pratique des manoeuvres politiciennes de bas étage :

    "Il y a beaucoup de choses qui me choquent en ce moment à la CGT"

     

    Hier, lors de l'ouverture du congrès, les congressistes de la CGT ont crié : Les socialistes dehors, a poursuivi le Premier secrétaire du PS. Je constate donc que les socialistes n'ont plus droit de cité dans la CGT. J'en prends acte." "Il y a une gauchisation aujourd'hui de la CGT, a développé Jean-Christophe Cambadélis. Il y a un cours gauchiste qui est en place et cette affiche fait partie de ce cours gauchiste où on veut une CGT pure, une CGT sans opposition, une CGT tellement radicale qu'à la fin elle se regroupe autour de quelques personnalités qui sont en confrontation frontale avec l'ensemble de la société."

    et s'en prenant directement au secrétaire général de la CGT :

    "C'est l'orientation de Philippe Martinez", a affirmé M. Cambadélis, "parce que connaissant la CGT, on n'a pas crié : Socialistes dehors ou fait cette affiche sans que le secrétaire général de la CGT ne le sache". Le responsable socialiste a lancé une dernière pique : "Il peut ne pas savoir ce qui se passe dans l'appartement qui est le sien, mais quand il se passe quelque chose dans un congrès il le sait."

    C'est que tous craignent au fond que les travailleurs, la jeunesse convergeant dans les luttes infligent une défaite à ce pouvoir et à l'oligarchie dont ils sont les partisans avoués ou honteux!

    Raisons de plus pour galvaniser l'énergie du monde du travail, les précaires les sans emploi et pour que la CGT et le 51e congrès prennent toute leurs responsabilités et comme une délégué l'a fortement affirmé ce matin, pour que la CGT ne se contente pas de prendre le pouls des salariés mais ouvre la voie et indique la direction dans laquelle elle pense qu'il faut s'engager.

    Le débat qui doit s'ouvrir sur la poursuite de la lutte et les formes à envisager y compris la grève générale reconductible n'en prend que plus d'importance!

    - Quand le PS s'en prend à la CGT ! Suivi de "Déjà 1 mois de lutte, le combat continue !"

    Source : http://www.frontsyndical-classe.org/2016/04/quand-le-ps-s-en-prend-a-la-cgt.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

     

    Déjà 1 mois de lutte, le combat continue !

    - Quand le PS s'en prend à la CGT ! Suivi de "Déjà 1 mois de lutte, le combat continue !"Mobilisation en baisse ?  C’est ce que martèlent les médias, à l’occasion de cette 6ème journée de mobilisation anti-loi El Khomri …

    Ce que leurs chiffres ne disent pas,  c’est que la variabilité des conditions propres à chacune de ces 6 manifestations y amène un public en partie différent à chaque fois, et que celle ci, organisée en période de début de vacances scolaires et  un Samedi, a permis à toute une population qui n’a ni la possibilité de se mettre en grève, en semaine, ni la possibilité de partir en vacances, de participer à cette occasion et de traduire ainsi dans la rue l’enracinement du mouvement.

    La variabilité de participation est une constante traditionnelle, normale et bien compréhensible de ce type de lutte de longue durée pour le retrait d’une réforme particulièrement rétrograde, mais dans un contexte de crise économique approfondie, et de plus, masqué par un battage médiatique constant sur le « terrorisme », instrumentalisé comme roue de secours du système.

    A chaque occasion de mobilisation semble correspondre un nouvel épisode de ce feuilleton macabre, comme prétexte « moral » à la survie d’un système contesté par les slogans de la jeunesse et des travailleurs, conscients qu’il a définitivement hypothéqué sur le compte de la crise, en réalité, leurs dernières chances d’un avenir social déjà précaire tel qu’entrevu …

    L’avenir du mouvement ne dépend donc pas essentiellement de la motivation populaire et prolétarienne, qui reste toujours aussi forte, et pour cause, mais de la manière dont les initiateurs locaux et les dirigeants syndicaux entendent structurer la suite de cette mobilisation.

    Jusqu’au 28 Avril, un passage à vide ? C’est ce que semble indiquer l’absence de mobilisation syndicale prévue, mais aussi le glissement du mouvement « spontané » des réseaux sociaux vers une « mobilisation » essentiellement tournée vers les « Nuits Debout » dans les centre-villes, qui éloignent le mouvement des quartiers ouvriers et populaires, contrairement aux bonnes intentions proclamées au début de ces initiatives ultra-démocratiques, mais peu efficaces en direction de ces quartiers. La complaisance relative, mais de plus en plus évidente, des médias à l’égard de ce « phénomène » ne devrait pourtant pas manquer d’interroger les éléments les plus déterminés dans la lutte contre le projet de loi El Khomri. Les médias ne manquent pas de souligner que les questions évoquées dans ces débats nocturnes vont « beaucoup plus loin » que le retrait du projet El Khomri, ce qui veut dire essentiellement, pour eux et pour le pouvoir, qu’ils vont ailleurs, dans les sphères de l’idéalisme « romantique révolutionnaire », mais surtout idéaliste petit-bourgeois, et de préférence loin de la lutte immédiate et de son enjeu stratégique anti-loi El Khomri, ce qui les arrange bien, et surtout le pouvoir patrons-PS qui commandite ces mêmes médias !

    Mais, last but not least, dans ce « trou d’air » apparent se loge le 51ème congrès de la CGT,qui est encore la première force syndicale en France, celle sur laquelle les prolétaires sont sensés compter pour barrer la route aux attaques antisociales venant du patronat.

    Ce congrès se tiendra du 18 au 22 Avril, à Marseille … dans un contexte de très haute tension entre les différentes fractions qui se livrent à des batailles d’influence impitoyables à l’intérieur du syndicat, et remettent éventuellement en cause le leadership actuel de Philipe Martinez.

    En effet, celui-ci venait à peine de faire une une sorte de « coming-out » de collaboration de classe, très remarqué, en affirmant, journal Le Monde, 21 Septembre, que « le syndicalisme est par essence réformiste », qu’une vague de répression sans précédent s’est abattue sur les syndicalistes qui osaient encore défendre l’emploi des salariés de leur entreprise. Ce fut d’abord l' »affaire de la chemise arrachée » au CCE d’Air France, où 2900 postes étaient directement menacés. Puis la condamnation à de la prison ferme des 8 de Goodyear, en Janvier 2016, pour les faits d’une action syndicale remontant à Janvier 2014…

    Démocratique, le débat ? En partie, du fait de l’ouverture du débat aux propositions d' »amendements » du texte officiellement proposé. Démocratique  mais pas que…, selon ces mêmes syndicalistes de base et de choc, les 8 de Goodyear, et leur porte parole « charismatique » Mickaël WAMEN.

    Sur place, du côté d’Amiens, le torchon brûlait déjà assez fort entre la base et l’union départementale, comme en témoigne cet article du 24 Mars sur leur site (Voir texte complet et lien en annexe 1).

    Il faut dire qu’à cette date le problème était déjà rendu complexe par le fait accompli de la création des Comités de Soutien aux Goodyear, dans la plupart des villes importantes de France …

    Certains,tant à l’intérieur de la CGT qu’à l’extérieur, prétendaient, avec un regard critique, y voir la création d’une CGT « parallèle », voir l’amorce d’un éclatement. D’autres, simplement, une manœuvre de « contournement » en vue de peser plus lourd à l’occasion du prochain congrès …!

    Quoi qu’il en soit, dans le principe et à l’origine, l’idée de créer ces Comités de Soutien à cette cause aussi urgente et évidente, et sur une base élargie, dépassant le cadre des seuls adhérents syndicaux, de moins en moins nombreux en France,  et de moins en moins motivés,en outre, dans le contexte de recul idéologique prévalent depuis plusieurs décennies, ne pouvait que rencontrer un succès certain avec le retour sur le devant de la scène médiatique de quelques conflits sociaux significatifs.

    Le besoin d’unité à la base et dans l’action reste une antienne mythique de toutes les vagues de luttes sociales qui  balayent sporadiquement notre pays. Celle ci peut elle être « la bonne »? C’est évidemment ce que l’on espère à chaque renouveau de ces luttes…

    C’est cet espoir qui explique le succès de toutes les initiatives « citoyennes » qui ont fleuri ces derniers temps sur les réseaux sociaux, comme de celui, relatif, des « Comités Goodyear ». Relatif, ce succès l’est devenu, par rapport à la vague de résistance qui s’est levée contre la loi El Khomri. Et de par ce fait, l’initiative « médiatique » prévue pour le 31 Mars, noyée dans cette déferlante, n’a en fait quasiment pas eu d’écho. Bien évidemment, il n’y a pas lieu de s’en réjouir, car c’était au départ une initiative de lutte prolétarienne, même si elle était objectivement mal avisée. Et cela au contraire du tristement fameux (par son ridicule…) « 30 Mai à Paris » des sociaux-chauvins, qui eut simplement contribué, en cas de « succès » à fourvoyer un peu plus le mouvement ouvrier. Dans ce cas, au contraire,  on ne peut qu’en rire encore, et de bon cœur ! (* )

    Néanmoins, à l’issue de ce 9 Avril, le questionnement ressurgit concernant les enjeux du mouvement de soutien aux Goodyear, précisément dans la perspective du 51ème congrès de la CGT à Marseille…

    En effet à la pétition soutenue par les Comités se trouve maintenant associée une sorte de « lettre ouverte » libellée ainsi:

     

    Texte pour le 51e congrès signé par les adhérents de la CGT Goodyear et des milliers d’autres militants CGT :

    Mais que fout la Confédé CGT ?

    Mais qu’attendent ils pour jeter toutes nos forces dans la bataille contre la loi travail ?


    La CGT c’est notre organisation syndicale, elle est forte de centaines de milliers de militants. Si nous le décidons, dans les conditions actuelles nous sommes capables d’organiser à PARIS le 28 avril une MANIFESTATION UNITAIRE de plus d’un million de personnes pour arracher le retrait de la loi travail.


    Nous savons que, si la CGT joue son rôle, nous allons gagner.


    Lorsque notre syndicat mobilise toutes ses forces, nous sommes capables:


    - d’empêcher les multinationales qui font des milliards de profits de fermer leurs sites et de détruire nos emplois de participer à la gestion de notre entreprise pour imposer l’investissement et les créations de postes


    - de reprendre les usines que les actionnaires veulent fermer, afin de poursuivre l’activité, maintenir les emplois et créer des entreprises dirigées par ceux qui y travaillent

    - d’établir une nouvelle répartition de la valeur ajoutée en augmentant les salaires et en diminuant le temps de travail, en prenant le pouvoir économique et social au capital


    - de refaire de la grève massive, générale et du blocage des moyens de production un instrument de la lutte des salariés


    Donc, que fout la Confédé, pourquoi n’est elle pas aux avants postes ?


    Il faut que ça change et le 51ème Congrès doit être le tournant par lequel la CGT reprend possession de ses forces.


    Faisons ce que nous sommes capables de faire !


    Et d’abord, décidons à notre congrès à Marseille d’organiser une manifestation d’une ampleur sans précédent le 28 avril TOUS ENSEMBLE A PARIS pour imposer le retrait de la loi El-Kohmri

      https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-l-appel-des-goodyear/u/16160207?tk=cLf6l8HF-Ui5B3Ga2JOZ7MwkvRhd2aNBnQmhTYO7MYI&utm_source=petition_update&utm_medium=email  )

    Bien entendu l’appel à signature pour cette lettre ne peut officiellement concerner que les adhérents de la CGT, et il y a une autre page en lien pour tenter à nouveau de mobiliser tout les sympathisants de la cause sur Paris, comme c’était le cas pour le 31 Mars, tentative qui n’avait donc pas obtenu le succès escompté, et de loin! De sorte qu’on ne comprend pas bien, en première lecture, si la CGT Goodyear entend utiliser le congrès pour donner du « gonflant » à son initiative du 28 Avril, ou au contraire, s’appuyer sur la synergie d’une base « élargie » pour peser sur ce fameux congrès …!

    Un peu les deux, probablement, serait-on logiquement tentés de penser, en fin de compte. Seul problème: on en revient par là à vérifier l’hypothèse d’une stratégie de « contournement », dans laquelle la base « élargie » peut légitimement avoir le sentiment de servir de « masse de manœuvre », alors que sa motivation de départ est tout autre: l’unité à la base et dans l’action, au delà, précisément, des querelles de factions bureaucratiques, l’une fut-elle, en apparence plus « à gauche » que l’autre.

    Dans le cas des Goodyear on n’a pas de doute sur leur grande combativité, mais en ce qui concerne l’orientation idéologique qui se dégage de leur courte lettre, il est difficile de se prononcer, tant elle mélange quelques élans très « révolutionnaires » dans la forme avec quelques antiennes réformistes des plus classiques et bien usées …

    Bien entendu, la lutte contre la répression anti-syndicale reste pour tous les militants ouvriers une priorité absolue et il y a lieu de continuer à soutenir leur action, ce qui n’empêche pas de conserver un regard critique sur les manipulations dont ils peuvent être l’objet, « à l’insu de leur plein gré », serait-on tenté de conclure, selon une formule désormais célèbre …

    Et cela d’autant plus, dans leur cas, que certains sont tentés de faire le rapprochement entre les luttes des différentes tendances à l’intérieur de la CGT et du PCF. Bien sûr, c’était le 1er Avril, (**) mais une pétition a été lancée par un de ces blogs « dissidents » du PCF pour une candidature de Mickaël WAMEN, le principal porte parole des Goodyear, à la présidence de la République en 2017, au nom du PCF !!Pour « protester » de sa bonne foi, le principal intéressé l’a donc signé, en demandant son retrait ! (***) Ceci dit, son autorité dans ce domaine manquerait elle? La pétition, à l’heure actuelle, est toujours en ligne …

    ( http://www.communcommune.com/2016/04/pour-que-mickael-wamen-soit-le-candidat-des-exploites-en-2017-petition-adressee-a-parti-communiste-francais.html )

    Entre les querelles intestines du PCF et de la CGT, on peut longtemps se demander laquelle est première, à l’instar de ce vieux problème de l’œuf et de la poule …A noter, parmi les rares soutiens enthousiastes de cette candidature hypothétique, celui du blog lyonnais « maoïste régionaliste », Servir le Peuple (****), en désespoir de cause, semble-t-il…

    Le prolétariat de France, en fin de compte, s’il continue à reprendre le chemin de la lutte, devra rouvrir sa propre voie, être à lui même son propre Phoenix rouge, renaissant des cendres de la « gauche » vermoulue, et se passer même de tout ce poulailler…

    Luniterre

    Source : https://solydairinfo.wordpress.com/2016/04/10/9-mars-9-avril-1-mois-de-lutte-ce-nest-quun-debut-continuons-le-combat/

    « - USA : la réalité du capitalisme...- 51e congrès CGT - Du rififi à Marseille !! »
    Partager via Gmail Yahoo!

    Tags Tags : , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :