• - Résistance Prolétarienne ou Kollaboration de classe - A chacun de choisir ! (MAJ)

    Un article du camarade TML

    Sur la question actuellement en débat, celle du rôle économique et politique des Banques Centrales, il y a clairement besoin d’une remise à plat sur les fondamentaux.

     

    Si l’on considère que la dette mondiale continuera, pour l’essentiel, en termes de tendances durables, à se creuser, ce qui est, de plus, une évidence, au regard de l’évolution générale du système, il n’y a pas de doute sur le fait que le rôle des Banques Centrales est bien de compenser en permanence par des « injections de liquidités » le déficit de la valeur créée par rapport à l’accumulation des dettes.

     

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    Même si une partie de la dette est remboursée de manière sporadique, le déficit, globalement, continue de se creuser, et la survie du système ne repose plus que sur la « régulation » opérée par les Banques Centrales, qui n’est donc plus essentiellement une anticipation de la valeur créée, sauf marginalement, mais principalement une régulation permanente du déficit global du système.

     

    Dans la mesure où ce déficit ne peut que se creuser davantage encore avec l’automatisation et la robotisation de la production (cf les "Grundisse" de Karl Marx), le « libéralisme », « néo- », « ultra- », ou autre, est d’ores et déjà condamné par la nécessité de passer du monopole « classique », au sens léniniste du terme, des valeurs d’échange, au monopole ultra concentré des valeurs d’usage, qui n’est d’aucune rentabilité intrinsèque en termes de création de plus-value, mais ne peut survivre que sur la base d’une marge « bénéficiaire » entièrement fictive qui ne peut exister qu’en tant que fraction de la dette globale, et donc entièrement dépendante de la création monétaire permanente issue des banques centrales.

     

    A terme, que les Banques Centrales prennent le contrôle des monopoles, ou que les monopoles prennent le contrôle des Banques Centrales, cela ne fait strictement aucune différence en termes de valeur : il n’existe pratiquement plus, à terme, dans le circuit économique, que la valeur fictive créée en permanence par la création monétaire des Banques Centrales.

     

    La création de valeur réelle, sur la base du travail productif humain tendant à devenir inéluctablement de plus en plus marginale, et à terme, à disparaître quasi totalement, sauf peut-être au sens de la part de création « intellectuelle » qui ne sortirait pas encore complètement, espérons le, de l’IA !!!

     

    La crise de 2007-2008, et encore plus, celle de 2020, montre que le système est parfaitement en mesure de contrôler l’ensemble de son évolution, et cela précisément à travers l’intervention permanente des Banques Centrales, que ce soit en termes de taux directeurs et/ou d’injections de liquidités, permettant, également et notamment, le contrôle du ratio endettement/capitalisation des monopoles actuels.

     

    Il n’y a donc aucune chance que le système s’effondre spontanément sous la poussée de ses contradictions internes, même si elles restent multiples. Tout discours du type « millénariste » prédisant l’inéluctabilité d’une catastrophe économique, ou même, écologique (l’écologie, une arme idéale de « régulation » au service des Banques Centrales), ne peut faire que contribuer à démobiliser le peu de conscience politique révolutionnaire qui reste dans la société, en remettant les tâches de la construction d’une force de combat politique à l’échéance de ce chimérique « effondrement », d’une part, et en désignant généralement, d’autre part, pour adversaire politique principal le prétendu « capitalisme ultra-libéral », alors qu’il ne représente d’ores et déjà plus du tout une cible centrale de pouvoir, qu’il a, de fait, d’ores et déjà perdu, de même que les États-nations, du reste, sauf de rares isolats « nationaux-bourgeois », dont la Russie ! (ndlr : Les écologistes sont des fascistes "verts", mais surement pas d'authentiques écologistes !)

     

    Il y a donc un choix politique clair à opérer dès maintenant :

     

    - Soit entreprendre de construire une force politique de résistance et de contre-offensive contre le pouvoir central réel du système, celui des Banques Centrales, avec une stratégie appropriée à cette réalité.

     

    - Soit continuer à ergoter sur le « capitalisme monopoliste ultra-libéral », ou autre formule du genre, et sur les « catastrophes inéluctables », « Nième guerre mondiale » ou autre, qui « précipiteront sa chute », etc… et, de ce fait, contribuer à déresponsabiliser et démobiliser les consciences, en limitant les perspectives aux actions de révoltes spontanées vouées non seulement à l’échec systématique, mais même directement aux manipulations, directes ou non, de la part du système, en vue de perfectionner sa propre régulation interne.

     

    A chacun de choisir !

    TML

    LIRE AUSSI : LA BANQUE CENTRE ANGLAISE refuse de rendre le milliard de dollars déposé par le gouvernement Maduro

    https://www.voltairenet.org/article210437.html

     

     

    LIRE AUSSI :

    « Merveilleux » Monde d’Après : face à l’émergence du banco-centralisme, quelle forme de Résistance ? >> https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/

     

     
    Source : https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/07/05/resistance-proletarienne-ou-kollaboration-de-classe-a-chacun-de-choisir/ 
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