• - Sur le livre "Marxisme et universalisme" de Georges Gastaud aux Editions Delga

    - Sur le livre "Marxisme et universalisme" de Georges Gastaud aux Editions DelgaPar J.J.B.

    La vraie ligne rouge sur laquelle militer aujourd'hui est d'un niveau bien plus "bas" que celle préconisée par Gastaud. Attaquer le système par le haut peut sembler révolutionnaire. N'importe quel petit-bourgeois radicalisé peut le faire. 

    Avant d'unifier le genre humain, unifions la classe ouvrière !

    Et puis, ce bouquin, çà sent le besoin de reconnaissance intellectuelle. Beaucoup d'appels du pied à des Sapir, Lordon, Samir Amin sur le site du PRCF.

    La Révolution se pense par les abstractions, mais la lutte n'est effective que par le détail qui est le point de jonction entre ouvriers et communistes révolutionnaires.

     

    Aujourd'hui, il faut mettre en évidence les fractures du système, ses contradictions insurmontables comme autant de levier pour l'action en liaison avec la vie quotidienne, la vie de plus en plus dure, le manque d'avenir pour nos gamins. Mais le vrai levier, c'est la lutte déterminée jusqu'au bout pour la satisfaction des besoins ouvriers.

    Portée par la conviction qu'aucune issue capitaliste aux crises du système n'est possible, qu'aucune voie intermédiaire n'est possible entre capitalisme et socialisme mais qu'au contraire que tout ajustement capitaliste à la crise amplifie les contradictions du système, rend les crises de plus en plus graves au détriment de la classe ouvrière qui en paye le prix fort. 

    Cette mise en évidence doit être partagée par le plus grand nombre grâce à un parti révolutionnaire qui est à reconstruire.

    Le PRCF et ses "Assises du communisme" n'est qu'un leurre, un obstacle qu'il faudra bien dénoncer et détruire en en dégageant les éléments sains non opportunistes. Cette ligne rouge n'a rien à voir avec le "progressisme", "l'évolutionnisme"; Le vrai débat est entre rupture et continuité.

    Contre la conception de l'Etat capitaliste qui domine encore dans nos rangs, un Etat supra-classiste, républicain, droit-de-l'hommiste. Cette ligne rouge est bien plus complexe que celle préconisée par ceux qui veulent nous replonger dans l'étapisme de la "démocratie avancée".

    Elle est basée sur l'illégitimité du droit bourgeois qui repose sur la propriété privée des moyens de production. Sur la dénonciation permanente de la dictature du capital dans chaque acte des monopoles même les plus démocratiques en apparence. Sur la dimension révolutionnaire (sous-estimée) de tout rassemblement pour la satisfaction provisoire des besoins que le capitalisme ne peut réaliser que de manière partielle et provisoire en fonction du rapport de force entre les classes.  

    La classe ouvrière aujourd'hui n'a pas à être patriote, seule une classe ouvrière au pouvoir réel est patriotique. La classe ouvrière au pouvoir défend alors son processus révolutionnaire contre l'impérialisme ; Dans ce cas, aucune confusion n'est plus possible. 

    Quel type de communistes veut Gastaud ? En amplifiant et théorisant  le nationalisme démocratique qui a détruit le mouvement communiste international dans lequel s'est fourvoyé le PCF ? Ce nationalisme ferment d'union sacrée au-dessus des classes et d'acceptation des guerres au nom de la "défense nationale" et finalement ferment d'atténuation de la combativité ouvrière.

    Avec Gastaud c'est le compromis avant, alors que le compromis c'est après la reprise de l'initiative historique par la classe ouvrière. Quant à la question de l'initiative historique que les dominants auraient conquise provisoirement ? Gastaud a la "langue française" trop bien pendue parce que l'intitiative historique qui ne peut être que révolutionnaire, en France, la classe ouvrière ne l'a jamais eue !! 

    Le programme du Conseil National de la Résistance, si cher à Gastaud, fut un compromis de la bourgeoisie concédé à la classe ouvrière française. L'initiative historique appartenait au grand capital représenté par De Gaulle. 

    Aujourd'hui la lutte de la classe est défensive. Le travail des communistes révolutionnaires contre les directions réformistes qui agissent dans la classe est de montrer que la contre-offensive est possible, que le tout défensif ne conduit qu'à la collaboration de classe. 

    Que de la contre-offensive on peut passer à l'offensive. Il n'y a de contre-offensive et d'offensive que révolutionnaires. 

    Aucun recul partiel de la bourgeoisie sans que l'avant-garde ouvrière suffisament forte ne brandisse le drapeau du socialisme-communisme. C'est la peur du "tout perdre" qui fait reculer les capitalistes.

    Aux communistes révolutionnaires de montrer les limites des victoires partielles que seul le socialisme peut rendre pérennes. 

    L'initiative historique c'est  le moment où la classe ouvrière est en mesure de répondre à tous les coups de la réaction, où l'objectif révolutionnaire est devenue hégémonique dans la classe avec un adversaire empêtré et affaibli dans ses contradictions.

    L'objectif de l'initiative historique, c'est la dictature du prolétariat, la prise du pouvoir réel. Oui, et seulement à ce moment, lorsque la classe ouvrière est redevenue l'acteur historique qui a repris l'initiative des mains de la bourgeoisie, la question nationale peut se reposer mais seulement subordonnée au processus révolutionnaire. 

    jjb 

    http://editionsdelga.fr/portfolio/georges-gastaud/ 

    ...Un livre à ne surtout pas acheter, ce serait de l'argent jeter par les fenêtres et ça gonflerait encore plus l'égo sur-dimensionné de

    notre Gastaud national...iste.

     

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  • Commentaires

    3
    Christian Garlic
    Jeudi 2 Avril 2015 à 13:37

    En parlant de Marx, voici ce qu'il dit : "En système capitaliste, les prolétaires n'ont pas de patrie" (Effectivement, car la patrie appartient toute entière aux propriétaires des moyens de production et d'échange...)

    2
    placide
    Mercredi 1er Avril 2015 à 23:21

    Il serait bon de lire le livre avant de le commenter, et au moins de citer quelques passage à l'appui du propos.
    En tant que tel, on sent ici surtout la jalousie et le sectarisme.
     Crier révolution révolution ne l'a jamais fait arriver plus vite. Si gastaud ne vous plait pas, prenez au moins la peine de lire Lénine. Ou Marx.

    1
    Mardi 31 Mars 2015 à 22:24

    A travers la stratégie d'un "nouveau CNR" Gastaud et ses acolytes cherchent un substitut pour échapper à l'échec chronique de la gauche française, encore plus évident ces jours derniers. Ils le cherchent précisément là où il a pris souche, avec les accords de 1943-44, où le PCF a complètement bradé l'autonomie prolétarienne, au profit de la bourgeoisie gaulliste, qui n'était que faussement "indépendante" de l'impérialisme US. Et il l'a fait délibérément, en toute connaissance de cause. Derrière le social-chauvinisme, il y avait déjà capitulation devant l'impérialisme US, parachevée au moment du Plan Marshall.

    L'alliance "eurosceptique" du "nouveau CNR" reproduit carrément ce schéma de collaboration de classe et de capitulation. L'UE n'est qu'un cartel de larbins des USA qui veulent se donner un peu d'"air" (ou d'"aire", selon Parisot...).

    Chaque bourgeoisie européenne doit être combattue à la foi pour le système qu'elle représente localement et comme alliée servile de l'impérialisme US (et non de l'UE...!). Ce qui donne tout de suite un sens à la solidarité internationale avec les autres peuples en lutte contre l'impérialisme. D'autant plus que la "mondialisation", qui engendre les reculs sociaux, est, à la base, une évolution de l'impérialisme spécialement imposée par l'impérialisme US.

    Dans l'état actuel du rapport de forces, ce serait déjà un pas en avant si la gauche qui se veut anti-impérialiste arrivait à le comprendre et à le mettre en œuvre dans sa propagande et son action. Cela couperait l'herbe à la fois sous les pieds du social-fascisme et du social-chauvinisme.

    Sans être suffisant, ce serait néanmoins déjà un peu de terrain idéologique de regagné... Pour l'instant, on continue d'en perdre, chaque jour un peu plus!

    Luniterre

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