• Travailleurs de tous les pays, unissez-vous ! Un mot d'ordre toujours plus d'actualité - (Un article du PCOR-PCUS) - Листовка Пермской организации РКРП

    Travailleurs de tous les pays, unissez-vous ! Un mot d'ordre toujours plus d'actualité - (Un article du PCOR-PCUS) - Листовка Пермской организации РКРПLa migration des travailleurs est la loi du capitalisme moderne et de la «mondialisation» (plus précisément, celui de l'impérialisme). Il est rentable pour un capitaliste d'attirer de la main-d'œuvre étrangère bon marché. Ce qui lui permet de faire d'une pierre non pas deux mais trois coups - baisser le coût de travail, réduire drastiquement les salaires des travailleurs «autochtones» et diriger la haine des travailleurs locaux contre la main d'œuvre immigrée, "source" de tous les malheurs.

    Après la contre-révolution de 1991 et l'effondrement de l'URSS, la migration des travailleurs est rentrée dans la vie quotidienne de cette façon, et provoque une grande indignation chez certains Russes. La première vague d'immigration : de nombreux citoyens de la fédération de Russie et des anciennes républiques soviétiques de professions différentes, en commençant par les scientifiques jusqu'au personnel des maisons closes, ont émigré en Occident. Puis, lors de la deuxième vague, c'était le tour de la Russie même d'être envahie de migrants légaux et clandestins en provenance d'Asie centrale, où la vie après la destruction de l'URSS était encore pire.

     

    La raison de cette situation est la loi du développement inégal du capitalisme. Un entrepreneur est indifférent à tout : l'aspect social dans la production, l'emploi, le niveau minimum des salaires ; il n'est pas indifférent aux bénéfices. Le Capital cherche toujours à augmenter ses profits d'une façon permanente et illimitée ; c'est pourquoi on n'arrivera jamais, dans les conditions du marché, à développer les différentes régions uniformément. Il est plus facile pour un entrepreneur de transformer le pays en une « république bananière » que de développer la production, l'éducation et la culture. C'est en cela que diffère la politique des capitalistes modernes des communistes de l'Union soviétique. Dans les républiques de l'Union Soviétique, toutes les régions ont été développées sur la base d'une économie planifiée socialiste (sans la propriété privée). Alors que maintenant, messieurs les capitalistes, ne font que pomper les ressources naturelles (Kazakhstan, Azerbaïdjan, Turkménistan, etc) et importent une main d'œuvre semi- esclave. Enfin peu nous importe la nationalité de ces entrepreneurs - qu'ils soient locaux, russes ou américains.

      

    Sous le socialisme en URSS chaque république donnait la possibilité aux travailleurs de trouver un emploi et procurait ainsi les conditions du développement personnel ; en règle générale, ils n'avaient donc aucun besoin de partir. En outre, en URSS la discrimination dans les salaires était impossible, personne n'aurait payé un Tadjik moins qu'un Russe, puisque cela était interdit par la loi. De plus, le but de la production n'était pas de générer un profit pour le capitaliste, mais de satisfaire les besoins de la société. Par conséquent, le fondement même économique de la migration moderne (des travailleurs à bas salaires) n'existait pas en URSS.

     

    Bien sûr, cela ne veut pas dire qu'il n'existait pas en Russie des ressortissants en provenance d'autres républiques. Ils étaient présents en nombre suffisamment important, mais ils n'étaient pas des travailleurs migrants. (terme employé est "Gastarbeiter" d'origine allemande qui a en russe un caractère péjoratif.) Aujourd'hui, la situation est différente. Et, comme mentionné ci-dessus, les capitalistes essaient de dresser les ouvriers et les travailleurs de différentes nationalités entre eux, incitent à la haine raciale les travailleurs russes contre les travailleurs immigrés afin de dévier d'eux-mêmes la colère juste et bien méritée. Et, malheureusement, cela trouve un écho parmi une partie des ouvriers russes "autochtones". C'est pourquoi, nous proposons d'examiner en détail certains des mythes "anti gastarbaiter" les plus populaires.

    Le premier mythe. "Les travailleurs migrants sont les briseurs de grève qui acceptent de travailler pour de bas salaires et ainsi cassent les salaires des ouvriers russes." En effet, le "Streikbrecher" (terme allemand) est un travailleur qui, pendant la grève accepte de travailler à la place des grévistes. Si on élargie cette notion à tout travailleur acceptant de travailler pour un bas salaire, alors cette notion peut être attribuée non seulement aux travailleurs migrants, mais aussi à une partie très importante du prolétariat russe : à de nombreuses femmes, aux gens des campagnes qui sont partis travailler dans les villes, aux personnes âgées qui travaillent pour un kopeck symbolique pour compléter leur retraite (ce qui fait baisser drastiquement les salaires dans les usines). Eh bien, tous ces gens-là sont-ils les ennemis d'autres ouvriers ?

     

    Le deuxième mythe. "Les travailleurs migrants sortent l'argent gagné de la Russie et sapent ainsi l'économie russe." Comme on le sait, le travailleur crée par son travail la valeur présente dans le produit nouvellement créé, tels que la construction des routes, des bâtiments, etc. Cette nouvelle valeur ajoutée (au coût des matières premières et équipements) créée par le travail de l'ouvrier se compose de deux parties : le salaire gagné par le travailleur, et le profit qui revient au capitaliste. C'est-à-dire que le salaire de l'ouvrier est, par définition, inférieur à la valeur créée par son travail. Tout cela est vrai pour tout travailleur, mais les travailleurs migrants, comme nous le savons, ont des salaires encore plus bas que d'autres ouvriers. Cela veut dire qu'ils reçoivent une très petite partie de ce qu'ils ont créé et laissé ici en Russie. C'est infiniment beaucoup moins que ce que sortent du pays les oligarques et les bureaucrates russes. En outre, dans leur pays natal, où les travailleurs migrants dépensent cet argent, ils achètent les marchandises russes ou les marchandises chinoises mais qui sont fabriquées à partir des matières premières russes. L'économie russe du capitalisme de marché a longtemps dépassé les frontières nationales et il n'y a que deux grands camps - la bourgeoisie et le prolétariat.

    Le troisième mythe. "Si l'on expulse des travailleurs clandestins et d'une façon générale, tous les travailleurs migrants, les travailleurs russes se sentiront mieux." La migration des travailleurs est un phénomène naturel du capitalisme. La classe dirigeante de la bourgeoisie est extrêmement intéressée par la migration, en particulier celle de la main-d'œuvre clandestine (la plupart des clandestins n'ont aucun droit et sont donc plus faciles à exploiter, à sous payer, voire à ne pas payer). Donc, il est insensé et juste inutile de lutter contre l'utilisation des travailleurs migrants dans le capitalisme. Les nationalistes essaient d'inciter à la haine ethnique entre les travailleurs, ceci est leur politique délibérée de tromper les travailleurs. Le soi disant Parti communiste "PCFR" de Ziouganov apporte tout leur soutien aux nationalistes, plaidant pour l' instauration du régime des visas entre la Russie et les pays d'Asie centrale. En réalité, l'introduction des visas entraînera des coûts supplémentaires pour les employeurs qui embauchent des travailleurs migrants, ce qui réduira ainsi d'avantage les salaires des travailleurs migrants.

     

    Le quatrième mythe. "Les travailleurs migrants originaires de pays où l'islam domine, sont tous des islamistes, ils cherchent à imposer la charia en Russie et la transformer en un Etat islamique du type Arabie Saoudite." Bien sûr, il existe en Russie des gangs criminels formés par l'origine ethnique, les commerçants de la nationalité "non autochtone" et les partisans du "califat mondial"... Mais tous ces gens-là sont les ennemis des travailleurs migrants, de la même façon que les gangsters et les commerçants russes sont hostiles au prolétariat russe. Parmi les migrants , il y a aussi des travailleurs qui ont la conscience de classe, venant progressivement à l'idée sur la nécessité de se joindre à des travailleurs autochtones pour résister ensemble aux exploiteurs et aux menteurs nationalistes.

    Par exemple, le 9 mai dernier à Moscou, le syndicat des travailleurs migrants a tenu une assemblée solennelle le jour anniversaire de la victoire du peuple soviétique sur le fascisme. La réunion était menée par la camarade Afganov, les camarades E. Kuranbaev, H. Halyanova et d'autres militants syndicaux des travailleurs migrants ont pris la parole. Ont également participé à la réunion les invités des organisations de gauche et communistes de Moscou. Les représentants des travailleurs migrants ont parlé du rôle important dans la Grande Victoire de l'internationalisme et de l'amitié entre les peuples, de l'Union soviétique et de Staline.

    "Merci aux communistes moscovites. Ils sont la seule force qui n'a jamais trahi la cause de la classe ouvrière, qui se prononce pour l'internationalisme contre le fascisme. Je suis moi-même un communiste moscovite. Les migrants sont des gens qui représentent au moins une 10ème partie des ouvriers de Moscou. Ce sont des travailleurs qui ne travaillent pas huit heures, mais plus, qui n'ont pas 2 jours fériés par semaine, mais moins. Nous voulons que tous les travailleurs soient protégés : les travailleurs migrants et les travailleurs russes", - a dit Karimov, le président des syndicats des travailleurs migrants, en s'adressant aux participants.

    Cela veut dire que certains travailleurs migrants se sont déjà engagés dans une lutte commune à côté des ouvriers russes contre les capitalistes, niant les mensonges nationalistes sur le soutien total par les migrants des "islamistes" et des "terroristes".

    Résumant tout ce qui précède, il est possible de répéter le vieux slogan des travailleurs qui ont la conscience de classe : «Prolétaires de tous les pays et de toutes les nations, unissez-vous dans la lutte contre le capital, son seul et pire ennemi!"

    Les travailleurs ne doivent pas lutter contre d'autres travailleurs !

    Rejoignez le combat contre le capitalisme et le nationalisme, pour le socialisme !

     

    En russe : Листовка Пермской организации РКРП

     

    Трудовая миграция - закон капитализма и современного «глобализма» (точнее, империализма). Капиталисту выгодно привлекать дешевую иностранную рабочую силу. Этим он убивает сразу не двух, а трех зайцев - экономит на заработной плате, сбивает расценки "коренным" работникам, направляет ненависть местных работников против «понаехавших», из-за которых будто бы все беды и происходят.

     

    После контрреволюции 1991 г. и развала СССР трудовая миграция стала входить и в нашу жизнь в том виде, который вызывает такое бурное негодование у некоторых россиян. Сначала многие граждане России и других республик бывшего Союза поехали в качестве гастарбайтеров на Запад по разным профессиям - от ученых до персонала борделей. Затем в саму Россию хлынул поток легальных и нелегальных мигрантов из Средней Азии, где жизнь после разрушения СССР оказалась еще хуже.

     

    Причиной такого положения становится закон неравномерности развития капитализма. Предпринимателю безразлично абсолютно все, кроме прибыли, в том числе социальная составляющая производства - рабочие места и сносная оплата труда. Капитал всегда стремится к безмерному и бессмысленному самоумножению, поэтому в условиях рынка никогда не получится равномерно развивать разные регионы. Предпринимателю проще превратить страну в «банановую республику», чем комплексно развивать производство, образование, культуру. Этим и отличается политика капиталистов современности от политики коммунистов в СССР. В республиках Союза на основе плановой социалистической экономики (без частной собственности), развивали регион. А сейчас господа просто выкачивают природные ресурсы (Казахстан, Азербайджан, Туркмения и др.) и ввозят полурабскую рабочую силу. Причем не важно, какой национальности эти предприниматели - местные, русские, американцы.

     

    При социализме в СССР в каждой республике была возможность для работы и самореализации трудящихся, и им, как правило, не было необходимости куда-то уезжать. Кроме того, в СССР была невозможна дискриминация приезжих в оплате труда, никто не стал бы платить таджику меньше, чем русскому, так как это было запрещено законом, и целью производства было не получение прибыли капиталистом, а удовлетворение потребностей общества. Поэтому сама экономическая основа современной трудовой миграции (более низкая оплата труда мигрантов) в СССР отсутствовала.

    Конечно, это не значит, что тогда выходцев из других республик в России не было. Их было достаточно много, но они не были гастарбайтерами. Сейчас ситуация иная. И, как было сказано выше, капиталисты пытаются стравить рабочих и вообще работников разных национальностей, натравить русских на гастарбайтеров, чтобы отвести заслуженный и справедливый удар от себя самих. И это находит, к сожалению, некоторый отклик у части «коренных» российских тружеников. Поэтому рассмотрим некоторые наиболее популярные «антигастарбайтерские» мифы.

    Миф первый. «Гастарбайтеры - это штрейкбрехеры, которые соглашаются работать за низкую плату и сбивают зарплату русским рабочим». На самом деле «штрейкбрехер» - это рабочий, который во время стачки соглашается работать вместо бастующих. Если же толковать понятие штрейкбрехера расширенно, как любого работника, соглашающегося работать за низкую зарплату, то сюда можно отнести не только гастарбайтеров, но и очень значительную часть российского пролетариата - многих женщин, деревенских жителей, работающих в городе, стариков, работающих за копейки в дополнение к пенсии (что очень сильно сбивает зарплату на заводах). Что же, все они — враги остальных рабочих?


    Миф второй. «Гастарбайтеры вывозят заработанные деньги из России и подрывают российскую экономику». Как известно, рабочий создает своим трудом стоимость, воплощенную во вновь созданном продукте, например, дорожном покрытии, зданиях и т.д. Эта вновь созданная, добавленная (к стоимости использованного сырья и оборудования) трудом работника стоимость распадается на две части - заработную плату, которую получает рабочий, и прибыль, достающуюся капиталисту. Т. е. зарплата рабочего по определению ниже созданной его трудом стоимости. Все это верно для любого рабочего, но у гастарбайтеров, как мы знаем, заработная плата еще ниже, чем у других. Т.е. они получают совсем небольшую часть того, что они создали и оставили здесь в России. Это во много раз меньше, чем вывозят из страны российские олигархи и чиновники. Кроме этого, на своей родине, где гастарбайтеры тратят вывезенные средства, они покупают российские же товары, или китайские товары, которые произведены на российское сырье. Рыночная экономика капитализма давно вышла за национальные рамки и есть лишь два больших лагеря - это буржуазия и пролетариат.

    Миф третий. «Если изгнать нелегалов и вообще всех гастарбайтеров, то русским рабочим будет лучше». Трудовая миграция — это естественно для капитализма. Правящий класс буржуазии сам в ней кровно заинтересован, особенно в нелегальной (нелегалы наиболее бесправны и поэтому их можно интенсивнее эксплуатировать, да еще затем и обмануть). Поэтому бороться против привлечения гастарбайтеров при капитализме - просто бессмысленно. Националисты пытаются разжечь национальную ненависть среди трудящихся, это — их сознательная политика по одурачиванию тружеников. Поддерживает националистов в этом и псевдокоммунистическая партия «КПРФ» во главе с Зюгановым, выступающая за введение визового режима России со странами Средней Азии. В реальности визовый режим приведет всего лишь к дополнительным затратам предпринимателей, нанимающих гастарбайтеров, а значит, еще большему снижению заработной платы мигрантов.

    Миф четвертый. «Гастарбайтеры из стран, где господствует ислам, - сплошь ваххабиты, они стремятся насадить в России законы шариата, и превратить ее в исламское государство по типу Саудовской Аравии». Конечно, есть в России и преступные группировки, сколоченные по этническому признаку, и рыночные торговцы «некоренной» национальности, и сторонники «всемирного халифата».. Однако все это — враги рабочих-мигрантов, также как русские бандиты и лавочники враждебны русскому пролетариату. Среди мигрантов есть и сознательные рабочие, постепенно приходящие к пониманию необходимости объединения с коренными тружениками для совместного отпора эксплуататорам и националистическим обманщикам.

    К примеру, 9 мая этого года в Москве профсоюз трудящихся-мигрантов провел праздничное собрание, посвященное годовщине победы советского народа над фашизмом. Вёл собрание товарищ Афганов, выступили Е.Куранбаев, Х.Хальянова и другие активисты профсоюза трудящихся-мигрантов. Участвовали в собрании и приглашённые от левых и коммунистических организаций Москвы. Выступавшие представители трудящихся-мигрантов говорили о великой роли дружбы народов и интернационализма, Советского Союза и товарища Сталина в Великой Победе.

    «Спасибо московским коммунистам. Они – единственная сила, которая никогда не предавала дело рабочего класса, которая выступает за интернационализм против фашизма. Я сам – московский коммунист. Мигранты – это люди, которые составляют как минимум 10-ю часть московских рабочих и трудящихся, которые работают не 8 часов, а больше, отдыхают не 2 дня в неделю, а меньше. Мы хотим, чтобы они были защищены одинаково вместе с российскими рабочими», - обратился к собравшимся председатель профсоюза трудящихся-мигрантов Каримов.

    То есть, как мы видим, часть гастарбайтеров уже ведет совместную с российскими рабочими борьбу против капиталистов, опровергая националистические вымыслы о поголовной поддержке мигрантами «исламистов» и «террористов».

    Обобщая всё вышеизложенное, можно вновь повторить старый лозунг сознательных рабочих: "Пролетарии всех стран и наций, соединяйтесь в борьбе против капитала - своего настоящего и злейшего врага!"


    Людям, живущим своим трудом, нечего делить между собой!

    Присоединяйтесь к борьбе против капитализма и национализма, за социализм!

    A télécharger ci-dessous :

    Télécharger « Tract PCOR de Perm sur la migration des travailleurs.pdf »

     

     

     

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