• - TROIS BOURREAUX DU PEUPLE PALESTINIEN A PARIS LE 11 JANVIER : QUELLE HONTE ! ( + La liste complète des dirigeant du monde impérialiste qui défileront)

    - TROIS BOURREAUX DU PEUPLE PALESTINIEN A PARIS LE 11 JANVIER : QUELLE HONTE !Communiqué de l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix)

     


    Benjamin Nétanyahou, Avigdor Lieberman et Naftali Bennett représenteront le 11 janvier l’Etat d’Israël à la grande manifestation européenne de riposte aux fusillades contre Charlie Hebdo et contre le magasin casher à Paris. Ces trois personnages sont des criminels de guerre qui relèvent de la Cour Pénale Internationale pour les meurtres de masse commis à Gaza et ailleurs.
     

    Ce sont trois sinistres artisans de la volonté d’Israël d’écraser le peuple palestinien : Nétanyahou, le dirigeant des massacres à Gaza, Lieberman et Bennett, deux ministres colons, l’un prévoit l’expulsion de tous les Palestiniens, y compris ceux qui vivent en Israël et l’autre se vante d’avoir tué des Palestiniens.
     
    Ce qui est tout aussi grave, c’est la signification que leur présence confirme, concernant la nature de cette manifestation.
     
    C’est pourquoi nous exhortons les diverses associations  amies du peuple palestinien qui comptent se rendre à cette manifestation à reconsidérer leur décision.
     
    La manifestation devait être soi-disant « d’unité nationale » contre le terrorisme et pour la liberté d’expression.
    Elle sera en réalité une représentation des « valeurs du monde civilisé occidental » contre les « menaces terroristes du monde arabo-musulman », une manifestation bien dans la tonalité du « choc des civilisations » qui d’après nos gouvernants, même quand ils se défendent de diffuser ce point de vue, régit le monde actuel.

    En fin de compte tous ceux qui souhaitaient manifester demain leur solidarité avec les victimes  de ces terribles attentats  et pensaient  sincèrement  montrer une société française unie contre le crime, se sont fait confisquer leur  manifestation par les organisateurs autoproclamés d’une grande messe de « l’Axe du Bien » : le gouvernement, ses amis et tous ses concurrents de droite – hormis le Front National, dont  l’idéologie n'a nul besoin d'invitation pour prospérer. Les grands alliés internationaux seront présents :  ces mêmes  représentants d’État dont les politiques contre les peuples ont permis l’apparition du terrorisme djihadiste, les courants islamophobes, les amis de l’État d’Israël et bien sûr les représentants de cet État.
    Quant aux populations dangereuses, postcoloniales, jeunes, éventuellement  porteuses de signes ostentatoires  musulmans, elles subiront  le dispositif de contrôle renforcé dans la période qui s’ouvre. Nous ne pouvons oublier  qu’à tous ceux-là les manifestations de solidarité et la liberté d’expression ont été interdites, l’été dernier,  pendant l'opération « Bordure de protection » menée contre Gaza  par les trois invités israéliens de demain. 
     
    Les représentants d’Israël ont commencé à faire de grands appels à la population juive française, soi-disant victime d’un déferlement antisémite sans précédent, pour qu’elle émigre en Israël, pays « de grande liberté ». Une fois de plus, les dirigeants israéliens mettent sciemment en danger les Juifs français par la peur et l’incitation au départ.

    Le Bureau National de l’UJFP le 11 janvier 2015

     

    Voici la liste complète des dirigeant du monde impérialiste qui défileront :

    • la chancelière allemande Angela Merkel,
    • le premier ministre britannique David Cameron, 
    • le président du conseil italien Matteo Renzi, 
    • le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, 
    • le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, 
    • le président du Parlement européen, Martin Schulz, 
    • le président du Conseil européen Donald Tusk, 
    • le chef du gouvernement danois Helle Thorning-Schmidt, 
    • le chef du gouvernement belge Charles Michel,
    • le chef du gouvernement néerlandais Mark Rutt,
    • le premier ministre hongrois Viktor Orban,
    • le premier ministre grec Antonis Samaras,
    • le premier ministre portugais Pedro Passos Coelho, 
    • le premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka,
    • le premier ministre letton Laimdota Straujuma,
    • le premier ministre bulgare Boïko Borisov, 
    • le premier ministre croate Zoran Milanovic,
    • le président roumain, Klaus Iohannis,
    • la présidente de la Confédération suisse Simonetta Sommaruga,
    • le président ukrainien Petro Porochenko,
    • le premier ministre géorgien Irakli Garibachvili,
    • le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov,
    • la présidente du Kosovo Atifete Jahjaga,
    • le premier ministre turc Ahmet Davutoglu,
    • le premier ministre albanais Edi Rama,
    • le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, avec son chef de la diplomatie Avigdor Lieberman,
    • le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas
    • le roi de Jordanie Abdallah II et la reine Rania...

    L’Afrique sera représentée à cette Garden party par le premier ministre tunisien Mehdi Jomaa, les présidents malien Ibrahim Boubacar Keïta, gabonais Ali Bongo, nigérien Mahamadou Issoufou et béninois Thomas Boni Yayi, l’Amérique du Nord par le ministre américain de la Justice Eric Holder et le ministre canadien de la Sécurité publique Steven Blaney. Au total, une cinquantaine de pays seront représentés.


    Plusieurs dirigeants d’institutions internationales (Organisation internationale de la Francophonie, Bureau international du Travail, Ligue arabe) ont également annoncé leur présence. 


    Cerise sur le gâteau, il y aura même le secrétaire général de... l’Otan Jens Stoltenberg. Sans doute pour mieux nous faire comprendre que « nous sommes en guerre », comme l’a martelé Manuel Valls.

    Eux devant, le bon peuple derrière. Le gouvernement invite les citoyens à prendre le gratin en marche.

    Avec un tel aréopage et ses mots d’ordre guerriers, l’unité nationale à laquelle nous appelait mercredi soir le président de la République ressemble furieusement à l’union sacrée qui précède les grands engagements martiaux. L’année Jaurès n’est plus qu’un souvenir.


    « On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui. » Le mot bien connu de Desproges trouve, avec cet épilogue de l’effroyable attentat qui a frappé Charlie hebdo, une nouvelle déclinaison. Il nous faut dire aujourd’hui qu’on peut pleurer, manifester son émotion, mais pas avec n’importe qui.

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