• - Ukraine : danger fasciste et organisation de la lutte

    Déclaration des partis communistes et ouvriers signataires sur le danger du fascisme et l’organisation de la lutte

     

    Ukraine : danger fasciste et organisation de la lutte La crise politique en Ukraine est rentrée dans la phase de l’opposition directe des forces. Il existe une menace réelle pour sa résolution en faveur des nationalistes bourgeois, les forces les plus réactionnaires, ouvertement pro-fascistes.

    La crise actuelle en Ukraine est la manifestation de la lutte acharnée des clans dans la classe bourgeoise au pouvoir ; elle est l’attaque d’une partie du grand capital financier et industriel de l’Ukraine, aspirant au pouvoir et à la redistribution de la propriété, contre le groupement actuel des capitalistes proches du gouvernement. Dans cette lutte, à un degré plus ou moins fort, sont impliqués les intérêts aussi bien du Capital occidental que du Capital russe. Sans aucun doute, les leaders de l’impérialisme mondial, en particulier les États-Unis et l’Union européenne (à l’intérieur de celle-ci, principalement l’Allemagne), ainsi que la Russie, désirent orchestrer la situation en Ukraine, directement issue de la crise actuelle, chacun, à son avantage. Il s’agit d’une intervention directe et sans précédent de ces pays dans les affaires intérieures de l’Ukraine, aussi bien en finançant la soi-disant opposition, qu’en provoquant et en aidant l’organisation de la tentative de coup d’État, et en exerçant la pression politique allant jusqu’à indiquer ouvertement la liste des personnes qui devraient faire partie du gouvernement ukrainien, et celui qui devrait être nommé pour le rôle du futur président.

    Cette politique est clairement une poursuite des agressions impérialistes menées en toute impunité, des provocations organisées contre la Yougoslavie, l’Irak, la Libye, la Syrie, et des menaces proférées contre d’autres pays. Cette politique, d’après la définition de Komintern, est une manifestation du fascisme, car elle exprime les intérêts des forces les plus réactionnaires, les plus impérialistes du Capital financier et se réalise par des méthodes de la dictature directe avec le rejet de toutes les normes démocratiques.

    Mais en même temps que cette intervention extérieure, nous devons clairement voir que c’est précisément la politique du clan de la grande bourgeoisie jusque-là au pouvoir, "Parti des régions", et celle de son protégé, le président Ianoukovitch, qui a poursuivi et intensifié la politique du pillage de ses prédécesseurs (en commençant par Kravtchouk, Koutchma et jusqu’à Iouchtchenko), qui a conduit à la détérioration de la situation de la classe ouvrière, de tous les travailleurs, à la corruption rampante monstrueuse ; ce qui a permis à « l’opposition » de réanimer et d’utiliser dans leur lutte acharnée pour le pouvoir la puissance des forces les plus sombres, les plus réactionnaires, en exploitant les sentiments et les éléments fascistes, voire nazis, d’une grande partie de la société.

    Objectivement parlant, la lutte des capitalistes pour le pouvoir, ainsi que toute crise, affaiblit la classe dirigeante, crée des conditions préalables au renforcement de la politique menée par les ouvriers et les travailleurs. Mais cela n’a pas été le cas en Ukraine. Sa classe ouvrière est venue à la crise idéologiquement désarmée, désorientée et éclatée d’un point de vue organisationnel, et a été prise en otage par la politique de la classe qui l’exploite.

    Nous considérons qu’il est de notre devoir de reconnaître notre part de responsabilité pour la faiblesse du mouvement communiste et ouvrier en Ukraine et de dire ouvertement que, nous en sommes convaincus, une des principales raisons de cet état du mouvement ouvrier en Ukraine, comme en Russie, et comme dans la plupart des pays occidentaux, est une forte déviation droitière dans le mouvement communiste, la politique actuelle de coopération avec les classes dirigeantes bourgeoises, que mènent, depuis des décennies, de nombreux grands partis de la Gauche Européenne et d’autres partis dont la stratégie et la tactique s’en approchent.

    De la même façon que l’opportunisme sous Gorbatchev a rendu le socialisme au capitalisme, aujourd’hui les successeurs de la cause de Gorbatchev cèdent leurs positions devant le fascisme qui attaque. Ils désorganisent les travailleurs, les maintiennent dans les illusions parlementaires et dans l’espoir des élections honnêtes, créent les différentes variantes de gouvernements de centre- gauche et des soi-disant possibles alliances progressistes entre les états bourgeois.

    Ces illusions et la tromperie des travailleurs doivent être clairement rejetées.

    La classe ouvrière et tous les travailleurs doivent disposer de leur propre politique de lutte de classe contre le capitalisme de toutes sortes et contre leurs clans, pour leur propre pouvoir - le pouvoir des travailleurs. Les fronts populaires de la classe ouvrière et les détachements du prolétariat peuvent et doivent devenir des centres de lutte antifasciste de tous les hommes honnêtes et des forces progressistes dans le monde, puisque la lutte contre le fascisme, sans une lutte contre l’impérialisme et contre son soutien dans le mouvement ouvrier, l’opportunisme, est une phrase creuse et mensongère.

    Les communistes et les travailleurs de tous les pays doivent être les premiers à monter dans les rangs de la résistance au fascisme grandissant en Ukraine, en Syrie, dans les pays de l’Union Européenne, aux États-Unis, et partout dans le monde.

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

    Union des Communistes d’Ukraine - Parti Communiste Ouvrier de Russie - Parti Communiste de l’Union Soviétique - Parti Communiste Ouvrier de Biélorussie - Mouvement socialiste du Kazakhstan - Mouvement marxiste de Résistance Populaire (Moldavie) - Parti Communiste (Italie)- Sinistra popolare - Union des Révolutionnaires-Communistes de France - Parti Ouvrier de Hongrie - Parti des communistes de Bulgarie - Initiative Communiste d’Allemagne - Parti des Travailleurs Socialistes de Croatie - Nouveau Parti Communiste de Yougoslavie - Parti Communiste Bulgare

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